RDC: PETER KARIM A RENDU LES ARMES

8 avril 2007

Actualités

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Peter Karim, le dernier chef milicien actif d’Ituri, a rendu les armes et intégré l’armée de République démocratique du Congo (RDC), samedi, au cours d’une cérémonie officielle à Kpandroma, dans ce district troublé du nord-est du pays, a-t-on appris de source militaire. « Peter Karim a lui-même rendu les armes hier soir (vendredi). La cérémonie officielle de son intégration au sein des FARDC (Forces armées de RDC) a eu lieu aujourd’hui (samedi) à Kpandroma », à 90 km au nord-est de Bunia, chef-lieu d’Ituri, a déclaré à l’AFP le général Vainqueur Mayala, commandant de l’armée congolaise dans le district. « C’est une étape importante qui a été franchie, avec l’aide de la Monuc (Mission de l’ONU en RDC). Karim était le dernier chef de groupe armé qui résistait au désarmement », a-t-il poursuivi. En juillet 2006, ce chef de guerre s’était engagé à la démobilisation de ses troupes en échange d’une amnistie générale, assortie pour lui-même d’un grade de colonel au sein des FARDC, qu’il a obtenue. Mais après une trêve de quelques mois, les combats avaient repris dans la zone sous son contrôle au nord de Bunia. Il avait finalement été acculé par l’armée, appuyée par des Casques bleus, dans son village de Doye. Depuis début 2007, des affrontements entre les miliciens du Front nationaliste et intégrationniste (FNI) de Karim et les FARDC ont fait plus d’une centaine de morts, selon un bilan de l’armée. « Il faut maintenant que tous les combattants qui sont encore dans la brousse démobilisent », a ajouté le général Mayala, estimant à « environ 350″ le nombre de ces miliciens issus de différentes milices sur l’ensemble du district. Depuis 2005, le processus national de démobilisation a permis le désarmement de plus de 15.000 miliciens en Ituri. Ces combattants étaient membres de différents groupes armés, pour la plupart créés en 2002 avec le soutien de l’Ouganda voisin.

Les chefs historiques de ces milices ont presque tous été arrêtés en 2005 et l’un d’entre eux, Thomas Lubanga, sera bientôt jugé pour « crimes de guerre » devant la Cour pénale internationale, à La Haye. Le FNI est quant à lui accusé de nombreux crimes contre les populations civiles et Karim a été désigné par la Monuc comme responsable d’une attaque contre un hélicoptère qui avait coûté la vie à un Casque bleu népalais en 2005. Malgré ces accusations, la Monuc comme les autorités congolaises ont toujours privilégié un règlement pacifique du conflit. « L’important était de pacifier le territoire, pour pouvoir rouvrir les axes de communication, construire des écoles, des hôpitaux », a expliqué le général Mayala. L’ONU estime actuellement à plus de 150.000 le nombre de déplacés internes en Ituri. Dans ce district riche en or, les affrontements entre groupes armés et les violences interethniques ont fait plus de 60.000 morts depuis 1999, selon des sources humanitaires.  © 2007 AFP

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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