RDC: en Ituri une amélioration

21 avril 2007

Actualités

RDC: la situation sécuritaire s’améliore en Ituri, selon la Monuc et l’armée

KINSHASA – La situation sécuritaire en Ituri s’améliore à la faveur de la démobilisation d’ex-combattants de la dernière milice en activité dans ce district du nord-est de la République démocratique du Congo, selon la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) et l’armée congolaise.

Le 7 avril, le dernier chef milicien actif d’Ituri, Peter Karim, a rendu les armes, s’engageant à la démobilisation de ses troupes du Front nationaliste et intégrationniste (FNI) en échange d’une amnistie générale, assortie pour lui-même d’un grade de colonel au sein de l’armée congolaise. Une partie de ses ex-miliciens avaient déjà rendu leurs armes au premier trimestre 2007.

Jeudi, 201 ex-miliciens ont quitté un centre dit de « pré-brassage », encadré par l’armée et où sont enseignés des rudiments du règlement et de la discipline militaires, première étape de leur future intégration dans les forces armées (FARDC), a indiqué vendredi à l’AFP l’officier de liaison des FARDC en Ituri, le capitaine Olivier Mputu. Environ 400 autres ex-miliciens du FNI étaient attendus vendredi dans ce même centre de pré-brassage à Kpandroma (175 km au nord de Bunia, chef-lieu de l’Ituri), a-t-il ajouté.

Le processus de réforme de l’armée congolaise, dit de « brassage », consiste à intégrer au sein de nouvelles unités des combattants issus des différentes factions de la dernière guerre (1998-2003) dans des camps de formation répartis à travers le pays. « L’amélioration progressive des conditions de sécurité en Ituri, et notamment dans le territoire de Djugu (50 km au nord de Bunia), a permis d’enclencher un mouvement de retour des populations déplacées », a relevé la Monuc.

« La commission des mouvements de population de l’Ituri recensait dans ce territoire 113.654 +retournés+ en mars contre 52.470 en janvier », a annoncé le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki. Toutefois, la Monuc a fait état de la situation critique de 12.000 déplacés, dans ce même territoire de Djugu, « qui sont hors d’atteinte de toute assistance pour des raisons de sécurité », précisant que « la sécurisation de la zone avait été demandée par les humanitaires » sur place. Depuis 2005, le processus national de démobilisation a permis le désarmement de plus de 15.000 miliciens en Ituri. Ces combattants étaient membres de différents groupes armés, pour la plupart créés en 2002 avec le soutien de l’Ouganda voisin.

Les chefs historiques de ces milices ont presque tous été arrêtés en 2005 et l’un d’entre eux, Thomas Lubanga, sera bientôt jugé pour « crimes de guerre » devant la Cour pénale internationale, à La Haye. Le FNI est quant à lui accusé de nombreux crimes contre les populations civiles et Karim a été désigné par la Monuc comme responsable d’une attaque contre un hélicoptère qui avait coûté la vie à un Casque bleu népalais en 2005. Malgré ces accusations, la Monuc comme les autorités congolaises ont toujours privilégié un règlement pacifique du conflit.

(©AFP / 20 avril 2007 14h23)

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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