
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a accepté de rencontrer les députés de l’opposition, a annoncé mardi le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe. « L’opposition avait adressé un mémorandum au président de la République par le truchement du président de l’Assemblée nationale pour lui exprimer de manière détaillée ses revendications et formuler une demande d’audience pour parler de vive voix » avec lui, a rappelé à l’Assemblée M. Kamerhe.
« Pour notre part, nous avons transmis ce mémo et je voudrais ici rassurer nos amis de l’opposition (sur le fait) que le président a marqué son accord pour recevoir la délégation de l’opposition », a ajouté le président de l’Assemblée nationale qui n’a pas précisé la date de cette rencontre.
Les députés de l’opposition ont suspendu le 13 avril leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale, réclamant notamment des garanties pour leur sécurité, à la suite d’une série de perquisitions musclées et de menaces visant plusieurs d’entre eux.
Un des trois partis d’opposition congolaise a repris sa place mardi à l’Assemblé nationale, tandis que les deux autres, dont le Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ex-vice-président Jean-Pierre Bemba, se prononceront mercredi.
Mais les députés de l’Opposition ne pourront pas participer à la plénière de ce mardi à l’Assemblée nationale. Ils attendent la réaction du président Joseph Kabila à leur mémorandum. C’est ce qu’a déclaré lundi le 2e vice-président du groupe parlementaire de l’Union pour la Nation, au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi.
Jean-Lucien Bussa est d’avis que les députés de l’Opposition ont été élus pour débattre des questions d’intérêt national à l’Assemblée nationale. Toutefois, ces députés conditionnent leu retour à l’hémicycle du Palais du peuple. Il faut, dit M. Bussa, qu’« on libère les prisonniers d’opinion qui, selon lui, sont nombreux à l’ex prison de Makala ; qu’on évite d’instrumentaliser la justice à des fins politiques et qu’on garantisse le retour au pays du sénateur Jean-Pierre Bemba, président de l’Union pour la Nation, en homme libre dans les 60 jours ». Pour lui, ce sont des conditions pour que les députés de l’Opposition rentrent au Palais du peuple. Ils attendent par conséquent un signal du chef de l’Etat comme réaction à leur mémorandum, avant toute reprise.










24 avril 2007
Actualités