Kinshasa, le 1er juin 2007 – (D.I.A.) – « Les médias nous obligent à inventer de nouveaux chemins pour proclamer sur la place publique notre foi de toujours, » a récemment déclaré un prêtre congolais enseignant les communications sociales et ce lors d’une conférence qu’il a présentée au theresianum à l’occasion du colloque international sur le carmel en Afrique. Ce colloque a eu lieu à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, RDC.
Cette invention de nouveaux chemins qu’obligent les médias pour proclamer sur la place publique notre foi de toujours s’opère sans la dénaturer d’un iota, mais dans un contexte marqué par le langage de modulation et d’atmosphère, a précisé ce prêtre, monsieur l’abbé Ferdinand Banga.
L’orateur, dont l’intitulé de l’exposé a été « A l’heure des médias, Comment communiquer une expérience religieuse ? », a souligné que « nous sommes rentrés de plein pied dans une ère marquée par l’explosion des médias ». « Ceux-ci, a-t-il fait remarquer, ont imposé leur nouveau langage, celui fait de modulation et d’atmosphère, au monde entier ». « Comme l’explique si bien Pierre Babin, a noté le professeur abbé Ferdinand Banga, le langage de jadis était constitué de mots, de livres, d’idées claires et de doctrines ».
Le prêtre congolais a signalé qu’aujourd’hui, selon des études scientifiques rigoureuses, les mots n’ont plus la même importance. Ainsi, quand une personne transmet un message à la télévision, les mots ne comptent que pour 7 % de l’impression sur les auditeurs, le rythme du discours et la voix pour 38%, et le langage corporel pour 55%. « Voilà le constat, qui nous a amené à imaginer comment transmettre l’expérience de la prière, en nous servant du nouveau langage, marqué par la modulation et l’atmosphère », a affirmé le prêtre. (Agence catholique D.I.A./ www.dia-afrique.org)










1 juin 2007
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