

Kinshasa – (D.I.A) – Le budget de la République Démocratique du Congo, RDC, est en voie d’adoption après les réponses données par le premier ministre le 2 juin 2007 aux préoccupations des élus du peuple. Des Congolaises et des Congolais habitant Kinshasa ont été interviewés le 3 juin par une représentante de l’agence Dia. Une de ces Congolaises affirme qu’elle suit de très près la discussion autour du budget du pays.
« Je ne voudrais pas me fier à la rumeur à propos de ce budget (2,4 milliards de dollars américains); je voudrais comprendre moi-même comment cela se passe afin d’être à même de poser un jugement objectif, » a indiqué madame Besendja, psychologue de formation. Une autre Congolaise, l’étudiante en économie Christelle Ndeke, a affirmé que « ce budget doit être réaliste, refléter l’économie de notre pays ». « On ne peut pas, a-t-elle ajouté demander au premier ministre d’élaborer un budget fictif afin de plaire à ceux qui ne réalisent pas l’état (économique) dans lequel le pays se trouve ». Madame Marie-Louise Tshilabio, une vendeuse, estime que le présent budget ne reflète pas la taille de la RDC. Elle s’est posée la question de savoir où va l’argent payé tous les jours dans les marchés pour diverses taxes par ses concitoyens. Madame Christine Lihamba, ancienne enseignante, a expliqué que le budget est l’argent que le gouvernement prévoit pour réaliser ses projets sur l’avenir du pays.
Après les propos recueillis auprès de ces Congolaises habitant la capitale, la représentante de l’agence Dia a interviewé des Congolais, qui se sont aussi exprimés sur la question du budget de leur pays. Monsieur Albert Kutupuka, économiste de formation converti en imprimeur, a fait savoir que le budget de son pays ne pouvait que refléter la santé économique nationale. Ce dernier a souligné que « c’est la première fois que notre budget atteint le montant de 2 milliards ». Malgré cela, il a invité le premier ministre congolais et son gouvernement à un effort permanent pour améliorer ce contexte budgétaire.
Bienvenu Tomba s’est plaint du fait que les parlementaires ont jugé le budget recevable. Selon cet ancien étudiant tenant une pharmacie, les entreprises publiques font entrer beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat, mais la volonté et la gestion de la part de nos dirigeants font défaut. Le fonctionnaire Alekani a signalé que c’est la première que « notre budget soit confectionné de façon aussi réaliste ». Il a demandé à ses compatriotes d’accepter que le gouvernement commence quelque part, après avoir noté que le premier ministre n’a presque rien trouvé dans les caisses de l’Etat.
Jean-Baptiste Bosongo a appelé les hommes (et les femmes) des médias et les intellectuels de son pays à aider la population congolaise à comprendre de quoi il est question dans le budget. Cet étudiant de l’Ista, Institut supérieur des techniques appliquées, a proposé que les économistes soient invités par la presse pour expliquer à l’opinion nationale les enjeux qui entrent en ligne de compte dans l’élaboration du budget d’un Etat. (De notre stagiaire Marthe Bosuandole de la faculté de communications sociales des Facultés catholiques de Kinshasa)









5 juin 2007
Actualités