CONGONET RADIO A INTERVIEWE LE PERE LUIGI (Kakaluigi)

30 juin 2007

Actualités

topac1.gifC’est aujourd’hui vers 15h.00 heure locale que Congonet Radio (http://congonetradio.com/), à partir du Japon s’est entretenu en directe avec le P. Luigi, ancien Directeur de Radio Maria Malkia wa Amani du Diocèse de Bukavu.P. Luigi lance un message d’espérance pour la diaspora congolaise afin qu’elle s’unisse davantage et travaille pour le bien du pays. Il faut des actions concrètes. Voila longue interview durée presque une heure.

Congonet Radio : Révérend Père Kakaluigi, bonjour. Vous êtes en Italie actuellement. Merci d’avoir répondu a notre invitation de partager votre vision, vos préoccupations et votre expérience au Kivu ou vous avez vécu et travaille pédant plusieurs années. Avant toutes choses, pourriez-vous si vous le voulez bien vous presenter au x auditeurs de Congonet Radio ? Dites nous qui vous etes. Ou avez-vous vecu au Congo ? Quand et pourquoi ? 

P. Luigi :  C’est moi qui vous remercie.  Vous me donnez l’occasion de m’entretenir avec vous et par vos moyens avec les congolais et les congolaises qui sont à l’écoute de Congonet Radio. Je suis très content  de pouvoir parler des véritables problèmes qui intéressent la RDC en cette journée mémorable du 30 juin 2007. Je me présente : Je m’appelle Kakaluigi pour les amis, mais mon véritable nom est Luigi ;  je  suis un missionnaire catholique en RDC depuis 1970. J’ai vécu  au Sud Kivu et au Maniema, mais j’ai voyagé en peu partout dans le reste de la République que je connais suffisamment bien.  Je me suis occupé toujours des problèmes de la jeunesse, leur encadrement, leur croissance morale, intellectuelle et religieuse. J’ai passé beaucoup d’années dans l’enseignement. Je me suis occupé de la création et  l’encadrement des groupes des Petits Chanteurs, qu’ en 1990 j’avais accompagné à Rome pour se rencontrer avec le Pape Jean Paul II.  Le 1991 je le passe à l’Institut Catholique de Paris pour suivre un cours sur la communication et les médias En 1992 l’Evêque de Kasongo m’appelle dans son Diocèse pour diriger le  Bureau Diocésain pour le Développement, en sigle BDD. Et en 2003 je me retrouve à Bukavu pour m’occuper de la Radio Diocésaine « Radio Maria Malkia wa Amani ».

Congonet Radio :Les nouvelles qui nous parviennent de l’Est de la RDC, principalement au Grand-Kivu, sont chaque jour alarmantes. La situation humanitaire et sécuritaire se détériore. Pourtant la MONUC y a 80% de ses troupes, le gouvernement y aurait dépêche des brigades. Mais rien ne revient à la normale. Pourriez-vous nous décrire la situation du Kivu durant le temps ou vous y étiez et ce qui s’y passe actuellement. Ca permettra aux congolais de la diaspora de mieux comprendre. P. Luigi :  Le Grand Kivu vit encore dans la peur et la panique d’une nouvelle guerre qui pourrait éclater d’un moment à l’autre. C’est ce même  climat d’incertitudes, de soupçons, d’inquiétudes que nous avons déjà vécu en 1996 avec la guerre de libération du vieux Kabila et en 2004 avec Mutebusi et Nkunda.  Rien ne revient à la normale, au contraire la situation sécuritaire et humanitaire se détériore davantage. Vivant avec le peuple je ne peux que décrire la situation de souffrances énormes que ce peuple a vécues au cours de ces années. Mais je ne  peux pas me taire, donner mon témoignage et faire hommage à  la grande dignité que ce peuple, malgré tout, a su faire montre.  Certes nous le connaissons bien : Le peuple du Kivu a été obligé à subir ces guerres. Il faudra faire lumière sur toutes les complicités intérieures et extérieures qui ont voulu déclencher ces guerres. Les seigneur de guerre sont encore là, libres de mouvements, mais avec leurs mains souillées de sang.  Et le cri paternel de Dieu tout puissant pèse sur leurs conscience : « Où est ton frère, Abel ? Qu’as-tu fait ? Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol… » (Gn.4,9). Pour ce qui concerne la Monuc je suis trop critique, je ne me sens pas de partager leur mission, en voyant aussi les immenses dépenses qu’elle demande.  Je ne sais pas quel a été son véritable rôle . Oui le 80% de ses troupes se retrouvent au Kivu. Mais pourquoi faire ?  Elles sont là pour le maintien de la paix, elles observent, elles n’interviennent jamais. Et ainsi laissent massacrer, piller, violer, et je dirais peut-être  plus, accompagner Nkunda et Mutebusi saccager la ville de Bukavu ce 30 mai 2004. Je les ai vus avec mes yeux. Et avec moi, des autres personnes les ont vus. Pourquoi la Monuc avait laissé faire à Nkunda ? Les soldats de Nkunda ce jour l° avait criblé de coup le portail de ma Radio, mais heureusement ils n’avaient pas eu la possibilité de saccager le tout. On leur avait dit d’anéantir cette radio qui propagé « haine » et incité au génocide ». L’ordre était venu de Kigali. La Monuc n’était loin, elle avait laissé faire. Et pourtant en ce moment dans la petite chambre de la Radio il y avait aussi des Tutsi qui nous avaient demandé de les protéger.  Personnellement je n’ai jamais cru à leur efficacité. Combien de victimes innocentes au cours de toutes les guerres ! On parle de plus de 4 millions de victimes,  mais personne connais le nombre exacte, et personne n’a le courage de crier à un véritable génocide au Congo. Triste sort, mais espérons que l’histoire va se venger autrement !    Aujourd’hui dans la ville de Bukavu on assiste à une hausse de criminalité  avec des assassinats, de viols et de pillages, à l’intérieur,,  au contraire  a une recrudescence des attaques FDLR (massacre de Kanyola de moi de mai dernier - Dans la commune de Kadutu, en cinq jours de cette semaine nous avons eu 7 meurtres.  L’ambassadeur de l’Onu Jean Marie de la Sabliére en visite, la semaine passée,  avec une délégation au Congo a parlé que « la situation est très préoccupante dans le Kivu, et que  les violences contre les civils, victimes de groupes armés étrangers ou de militaires, est augmenté ces derniers mois.  Plus de 100.000 personnes se retrouvent en ces jours jetées sur les routes, à la suite de combats entre l’armée et des rebelles, ou du fait de violences perpétrées par des militaires, qui accusent les civils de complicité avec les rebelles. Enfin Jean Marie de la Sabliére avait insisté : « Nous pensons qu’il faut une stratégie globale pour le Kivu… Il faut une stratégie qui comporte toutes les dimensions, politiques, diplomatiques. » 

Congonet RadioDes élections ont eu lieu en RDC l’an passe. On nous a affirme que Joseph Kabila avait reçu un vote massif des kivutiens. Quelle est votre évaluation des élections en RDC ? Etaient-elles réellement libres démocratiques et transparentes ? 

P. Luigi :  Oui, c’est l’Est de la RDC qui a fait que Kabila passe aux élections de l’année passée. Toute la région de l’Ex Kivu (Sud et Nord Kivu, Maniema) avait voté massivement pour Kabila. On a parlé de 90% pro Kabila, parce que le peuple voyait en lui celui qui pouvait la paix, la sécurité, la stabilité définitive. Les élections s’étaient bien passées. Et cela grâce aussi à l’Eglise Catholique de Bukavu qui n’avait pas épargné ses forces dans la préparation de  l’événement. Je vous parle en particulier de la Paroisse de Mater Dei, là où je faisais mon service de prêtre : notre église depuis deux ans avant était devenue le podium de conscientisation, de formation et d’implication dans les élections. Combien de conférences, de débats, de personnes du monde de la politique, personnes de n’importe quelles religions nous avions pu organiser. A parte quelque petite bavure les élections sont passée dans le calme, la transparence et la liberté. A distance d’une année il nous est difficile pouvoir oublier les longs rangers de personnes, biens disciplinées qui depuis le matin très tôt avaient attendu leur tour devant les portes des bureaux de vote. 

Congonet Radio :  L’Eglise Catholique ne peut-elle pas être une force, comme un important lobby au niveau national et international, pour aider a ramener la paix, la sécurité et la prospérité au Grand Kivu ? L’Eglise Catholique a t elle un rôle a jouer ? 

P. Luigi :  Toutes les confessions religieuses ont joué leur rôle dans le processus électoral et dans la démocratisation en RDC. A maintes reprises nous nous sommes rencontré avec les représentants de différentes confessions religieuses pour faire des programmes communs. Le souci pour le pays nous avait unis et avait su dépassé nos différences religieuses. C’était vraiment bien. L’Eglise Catholique a joué son rôle de coordinatrice et promotrice, étant aussi en son sein la présence de personnes plus capables et plus formées.  L’Eglise Catholique reste au Congo le point de référence primordial. Les lettres des Evêques font texte pour tous. Les prises de position de la Conférence Episcopale (CENCO) retiennent l’attention de tous les politiciens. Personnellement je pense que l’Eglise Catholique a encore beaucoup à faire. L’acquis de la démocratie ce n’est pas l’acquis d’une démocratisation. Beaucoup reste à faire dans la formation des consciences, des mentalités, des leaders…  Congonet Radio : L’évêque de Bukavu a récemment tire une sonnette d’alarme sur l’éventualité d’une nouvelle guerre au Kivu. On se souvient pourtant qu’il avait appelle le peuple a voter et que les élections allaient amener le changement. Que pensez-vous de la lettre de Mgr Maroy ?   

P. Luigi :  Oui , on s’attendait , depuis des mois , à cette intervention. de Mge Maroy.  Monseigneur Maroy est mon ami. L’Archevêques de Bukavu est un homme qui croit à la démocratie. Il s’est toujours battu pour la souveraineté du Congo. Il figurait parmi les noms de ceux qu’on devait abattre et éliminer dans une liste noire qui circulait à Bukavu et dont la provenance était bien claire.   Dès que j’avais reçu sa lettre je lui avais signifié toute ma reconnaissance et mon profond attachement pour le courage qu’il avait « enfin » fait montre. J’apprécie beaucoup cette lettre. 

Congonet Radio :  L’ Eglise Catholique en Amérique Latine a été une grande force pour la défense des droits de l’homme et la démocratie. Des évêques et des prêtres ont combattu aux cotes de leurs peuples pour de meilleures de conditions de vie, pour la liberté… Mgr Romero est un illustre exemple. Pourquoi les prêtres et évêques congolais sont-ils relativement passifs ? Ils font des discours mais ne font pas preuve de leadership détermine pour défendre les valeurs chrétiennes et exiger la démocratie ? 

P. Luigi :  L’Eglise Catholique du Congo a eu ses grands hommes comme Romero. Il ne faut oublier Monseigneur Munzihirwa Christophe, ni Monseigneur Kataliko. C’est trop dire que les eveques et les prêtres congolais ont été passifs. Je parle du Kivu, et je dois vous dire que  c’est vrai le contraire : il y a des prêtres, des religieux, hommes et femmes qui ont été tués pour défendre les valeurs humains , chrétiens, de la démocratie. L’Eglise Catholique du Kivu pleure beaucoup de ses personnes à Uvira, à Kasika, à Bukavu, à Bunyakiri, etc… Les martyrs du Congo se comptent à milliers.  Congonet Radio :  La diaspora congolaise se rend compte de son pouvoir financier et politique. Elle manque cependant de vision et de leadership unique. Malgré cela, croyez-vous que la diaspora peut aider a changer les choses en RDC ? Que doit concrètement faire la diaspora congolaise, d’âpres vous ? 

P. Luigi :  La Diaspora congolaise a un grand rôle à jouer à l’aube de la démocratie. Elle n’est pas contente de Kabila, qu’elle joue alors le rôle d’opposition et que fasse entendre sa voix à travers les voies légales de l’Assemblée Générale et du Senat. Nous sortons d’une période de grande dictature, celle de Mobutu. C’est trop difficile pouvoir s’en sortir facilement. Il y a toujours un peu de Mobutu qui reste dans les cœurs et dans les consciences des congolais et congolaises. C’est très difficile aussi que l’Assemblée et le Senat puissent jouir de leur autonomie vis-à-vis du chef de l’Etat.  A l’occasion de ce 30 juin 2007 nous avons adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat et nous lui avons dit qu’il soit le garant de la Constitution dans toutes les structures étatiques et qu’il ne prenne pas leur place. L’ere de la dictature st finie. La diaspora congolaise doit donc conseiller Kabila à être le chef de l’Etat dans un état démocratique, à laisser faire à son Gouvernement, à penser au bien être de son peuple. 

Congonet Radio :  En Occident, et au sein des communautés chrétiennes en Europe ou aux USA, le cas du Darfur a suscite une très grande mobilisation. Le grand-Kivu ne bénéficie pas du même élan de solidarité. Que doivent faire les congolais de la diaspora pour influencer et mobiliser l’opinion publique en Europe et ailleurs en Occident ? 

P. Luigi :  La guerre du Congo est parmi les guerres oubliées. Elle n’a pas eu les lumières de médias. Tout est passé sous silence. Je pense que cela c’est par volonté de l’Occident, pour continuer ainsi  dans le silence le pillage des richesses du Congo. Je connais les mines de Saramabila et de Bikenge au Maniema. Je sais très bien combien d’argent sort de ces zones minières. C’est argent qui va enrichir ou qui va pour l’achat de nouvelles armes. La diaspora doit crier. La diaspora doit pouvoir mobiliser l’opinion internationale. C’est une action qui demande constance et courage, continuité et fermeté. Mais surtout la diaspora congolaise doit être croyable vis-à-vis de l’Occident. Mes amis de la diaspora, n’ayez pas peur de parler et de défendre votre pays. Le Congo c’est la terre de vos ancêtres.  

Congonet Radio : Le Kivu ne sera pas sauve sans les Kivutiens. Au sein de la diaspora, nous sommes cependant surpris par la passivité des intellectuels du Kivu et des exiles du Kivu. Au sein du pouvoir, les katangais et les kivutiens sont majoritaires mais les leaders kivutiens (autour de Kabila) ne font rien pour ramener la paix au Kivu. Les kivutiens en Europe sont très souvent absents lors des manifestations. Très peu parlent aux medias. Quelle est votre analyse de cette situation ? Qu’en pense la population du Kivu ? P. Luigi :  Seulement les congolais peuvent  sauver le Cong !. Mais il faut s’en convaincre. Ce n’est pas facile. Kabila et bonne partie de son entourage provient de l’Est, mais ils ne bougent pas. La paix vient de l’Est et non pas de Kinshasa, j’en suis sur. Je l’ai crié très fort lors des forums de la presse célébrés à Kinshasa en mai/juin 2005. Dernièrement j’étais dans la ville de Parme. Dans cette ville il y a pas mal de congolais. Je les rencontrés, on a parlé ensemble de la situation qui prévaut au Kivu. Je dois vous avouer que j’ai trouvé une certaine apathie. Ils font de très belles analyses, complète et bien documentées, mais au moment de concrétiser les choses et de s’engager, c’est alors que j’ai trouvé une résistance.  Sans engagements concrets on ne peut pas changer les choses. Et les congolais de la diaspora doivent s’engager pas avec de bons mots, mais surtout avec des concrètes actions. La guerre du Congo est parmi les guerres oubliées parce que la faute est aussi des congolais/congolaises qui n’ont pas parlé à temps opportun.  La population du Kivu est tout autre chose. Une population qui lutte. Une population qui descend dans les rues. Je me rappelle de cette marche des femmes, avec leur poitrine nue ! Une population qui ne perd jamais sa dignité. Une population qui sait résister. N’oublions pas que la société civile congolaise est née à Bukavu. 

Congonet Radio :  Nous sommes le 30 juin 2007. C’est le 47eme anniversaire de l’indépendance du Congo. Le pays est en ruine alors qu’il aurait du être le plus prospéré de l’Afrique. Quelle pensée ou prière avez-vous pour le Congo et les congolais aujourd’hui ? 

P. Luigi :  Le Congo. Ce pays fantastique, qui pourrait donner à manger à toute l’Afrique. Ce pays qui est le cœur de cette Afrique. Un pays sans eau, sans électricité, sans routes, sans écoles, sans hôpitaux, sans… et je pourrais bien continuer la liste. Un pays ruiné. Un pays dont la richesse est dans les mais de très peu de personnes. Un pays parmi les plus pauvres de la terre. Un pays avec des richesses énormes dans sous-sol. Sur mon site je viens de publier cette réflexion poétique :J’ai envie de chanter, mon Congo, les plus belles chansons de tous les temps. J’ai envie de m’habiller avec les habits de la fête pour colorer le jour de ton anniversaire.J’ai envie de revenir à ce 30 juin 1960 et  danser toute la joie de l’indépendance Dans les rues de nos villes et autour de ce rythme frénétique du chachacha. J’ai envie, mais… Mon cœur brisé sanguine de blessures que ne réussissent pas se marger,Ni mes yeux contenir les larmes des pleurs de souffrances de Kanyola, Bukavu, Uvira, Ituri  Et les ombres de mort me remplissent de colère. J’ai envie, mais…  Les millions de morts innocents qui parsèment les routes et les villages du Congo Et qui au profond de leurs tombes de fortune tendent leurs mains en  ce 47e anniversaire d’indépendance  Je les sens plus que jamais présents réclamant toute la valeur de leur sang versé. 

J’ai envie d’une fête  grandiose, pharaonique, pleine de couleurs et de sons, J’ai envie de m’enivrer de ce bon vin des verdoyants palmiers du Maniema,J’ai envie de me réjouir avec tous ceux qui me sont familiers, J’ai envie, mais… Nous manquons de ce gobelet de riz pour que les enfants se rassasient, Nous manquons l’argent  suffisant pour faire soigner la vielle maman souffrant de bronchite chronique, Nous manquons d’une maison à nous, Nous manquons… et pourtant j’ai envie de fêter ce 30 juin 2007. J’ai envie…Mais de grâce ne brisez mes yeux et ma fantaisie, J’ai encore le droit de rêver, Où la joie donnera ses lumières et ses couleurs aux visages de mes frères et de mes sœurs.    Rebâtir/reconstruire  le Congo n’est pas seulement l’œuvre des hommes, elle est surtout œuvre de Dieu. Et alors pourquoi ne pas confier notre pays dans les mains de la miséricorde e de l’amour de Dieu « qui veut que tous les aient la vie en abondance ».  Je voudrais que tous ceux qui sont à l’écoute puissent maintenant prier avec nous et demander le don de l’Esprit sur notre pays  Seigneur Dieu, Père de nous tous, en cette inoubliable journée anniversaire de l’indépendance de notre pays nous t’adressons notre prière,  confiants de l’immense miséricorde que tu nous accord chaque jour. 47 longs ans sont passés plein de tous les maux.  Tes enfants du Congo ont vécu des pénibles calvaires de spoliations, de pillages, de massacres, de viols, de déplacements.  Mais. Seigneur Dieu, n’ont jamais perdu l’espoir de jours meilleurs. Seigneur Dieu, Père de nous tous, envoie ton Esprit, pour illuminer ceux qui nous gouvernement et que librement nous avons choisis, pour qu’ils pensent aux intérêts du pays et de nous tous et de voir enfin les jours de la paix et de la prospérité. Seigneur Dieu, Père de nous tous, à nous tes enfants aimés, donne force et courage pour continuer notre lutte et de voir enfin notre pays dans toute sa pleine souveraineté parmi les nation du Monde. Merci, Seigneur, pour nous avoir écouté. Nous confions pleinement en toi. 

Congonet Radio :  C’est par internet que j’ai été informe de vos préoccupations pour le Congo, le Kivu en particulier. Pourriez-vous expliquer aux Congolais ce que vous faites actuellement en Italie en plus du site internet que vous avez mis sur pied ? 

P. Luigi :  Actuellement je suis en Italie dans mon village natal où j’assiste mes vieux parents. Je suis loin physiquement du Congo, mais mon cœur vibre avec mes frères et sœurs du Kivu avec lesquels j’ai partagé les souffrances de la guerre  que j’ai laissé dans la peine de ne pas encore l’aube de la fin de leur souffrances. C’est terrible ce que nous avons vécu. Avec ma Radio Maria nous avions été menacés et accusé par les Ruandais d’être un « média de la haine » qui prônait les gens au génocide.   De mon départ du Congo Radio Maria a perdu beaucoup. Actuellement je donne un coup de main pour la naissance d’un centre multimédia, nomme RTVGL (Radio/Télé Vision Grands Lacs), qu’un groupe de professionnels de la communication est en train de mettre sur place. Il s’agit là d’un projet ambitieux mais très urgent. Nos émissions télévisées ont commencées depuis le mois de mais de l’année passée avec le stricte nécessaire en appareillage.  Actuellement nous sommes en train de chercher les moyens financiers pour l’achat des appareils nécessaires. Si quelqu’un parmi nos auditeurs et auditrices veut nous aider, nous sommes très contents de nous mettre en contact avec eux.  En plus à partir d’Italie j’essaie de coordonner le travail pour le site www.mediamonitorcongo.org   et de suivre mes sites personnels : www.pamoja nakakaluigi.org et www.kakaluigi.unblog.fr. 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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