INTERVIEW A MARCEL LUTETE ET M.M.

10 juillet 2007

Interview

Membre du Bureau exécutif de l’Alliance de la majorité présidentielle et Adg de l’Inss, le professeur Faustin Toengaho Lokundo s’est confié au Potentiel. 

Au menu, les différentes questions qui focalisent l’actualité politique. Après avoir fait le constat des quarante-sept ans d’indépendance de
la RDC, il en projette de meilleures perspectives surtout que le pays vient de se doter de nouvelles institutions issues des urnes. La loi sur le statut de l’opposition politique, le cas Jean-Pierre Bemba, les prochaines mises en place dans les entreprises publiques et d’économie mixte ont été aussi évoqués au cours de cet entretien à bâtons rompus.

 D’où vient
la RDC et où va-t-elle quarante-sept ans après son accession à l’indépendance ?
 

Il est connu de tous que
la RDC est née à la suite du mouvement de décolonisation. Celle-ci a été réalisée dans des conditions que nous connaissons tous et qui, de près ou de loin, ont des conséquences sur l’avenir du pays.
47 ans après cette décolonisation et son accession à la souveraineté nationale et internationale,
la RDC a connu des hauts et des bas. Son évolution a été ponctuée de moments aussi bien glorieux que très difficiles.
Nos parents affirment qu’au lendemain de l’indépendance,
la RDC était un pays où tout le monde souhaitait vivre. Mais à la suite de l’instabilité politique, d’une longue et forte dictature et de la crise économique émaillée notamment de mouvements de pillages, à la suite de différentes guerres,
la RDC est tombée trop bas. 

Où en est-on? 

Aujourd’hui, avec l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes qui confèrent une légitimité incontestable et incontestée à ses dirigeants, le pays est en train de prendre un nouveau départ. Il ne faudra pas oublier que la crise de légitimité figure parmi les grands problèmes qui ont traqué le pays pendant les 47 ans de son existence. Une crise de légitimité qui a été à la base de tous les maux que nous venons de décrire.Aujourd’hui que l’on a mis fin à cette crise de légitimité et que nous avons des dirigeants responsables élus démocratiquement, nous pouvons dire que
la RDC est en train d’évoluer, lentement certes, mais sûrement, vers un avenir meilleur, qui assure aux Congolaises et Congolais le bien-être. 

Six mois après l’installation de ses nouvelles institutions issues des urnes, le Congo-Kinshasa vous donne-t-il réellement des raisons d’espérer pour l’avenir ? 

Comme nous l’avons dit, nous devons effectivement avoir des raisons d’espérer. Avec l’élection du président de
la République au suffrage universel direct, d’une assemblée nationale dont émane le gouvernement et d’un sénat, nous avons des raisons d’être optimiste et confiant en l’avenir. Avec la démocratisation, le pays va évoluer. Mais cela ne repose pas seulement sur les épaules des dirigeants.
L’on doit se tromper lorsqu’on croit que la situation du pays ne dépend que du président élu, du premier ministre, de l’assemblée nationale ou du sénat, c’est à dire les institutions de
la République. C’est bien l’affaire de chaque Congolais et de chaque Congolaise. Il nous appartient à nous tous de nous remettre au travail pour soutenir les nouvelles institutions dont la mission est d’encadrer le peuple congolais vers le développement, aspiration légitime de tous.
Mais apparement, on ne voit rien venir… 

A première vue, six mois c’est beaucoup. Mais il me semble qu’on serait trop sévère lorsqu’on se permettrait déjà de faire le bilan de nouvelles institutions. La tâche de reconstruction du pays appelle beaucoup de sacrifices. Elle nécessite beaucoup de temps et suffisamment de moyens. Et c’est là où nous en sommes aujourd’hui. Après s’être installées effectivement et pris la température de la situation, les nouvelles institutions doivent maintenant se mettre à mobiliser les ressources humaines, matérielles et financières pour entreprendre de grands travaux de reconstruction du pays, et dans tous les secteurs. Il est donc tout à fait normal qu’aujourd’hui les gens puissent se poser beaucoup de questions. On ne doit pas se leurrer et croire qu’en six mois seulement le pays serait remis sur les rails et que toutes les conditions seraient réunies pour permettre aux Congolais de vivre décemment comme on l’a toujours souhaitéC’est un travail qui doit suivre un certain processus, lequel appelle temps, patience, effort et abnégation de la part de chacun de nous. 

Pour une certaine opinion, le gouvernement Gizenga fait du sur-place. Partagez-vous une telle approche ? 

 S’il y a des gens qui affirment que le gouvernement Gizenga fait du sur-place, je serais plutôt convaincu du contraire.Vous savez que le gouvernement a trouvé le pays avec tous les indicateurs au rouge. Pour cela, il a besoin de temps et de soutien populaire pour remettre le pays en marche. Il est vrai que nous attendons beaucoup de l’actuel gouvernement, lequel n’a pas droit à l’échec. Mais, nous devons comprendre que son travail a consisté d’abord à faire les états des lieux. Dans tous les cas, lorsqu’on arrive à la tête d’une institution, d’une société ou d’un Etat comme le nôtre, il est tout à fait normal que, avant de pouvoir se doter d’un programme, on puisse tout d’abord faire un état des lieux complet, exhaustif. C’est à partir de cet état des lieux que l’on doit être en mesure de savoir ce que nous avons comme atouts et faiblesses. De là, on peut alors se fixer des objectifs à atteindre qui puissent tenir compte des aspirations populaires. 

Est-ce qu’avec son budget pour l’exercice 2007, l’Exécutif central vous paraît en mesure de répondre aux pressantes attentes de la population ? 

A travers le budget qui vient d’être voté par le parlement et qui sera bientôt promulgué par le chef de l’Etat, le gouvernement Gizenga s’est nettement démarqué de tous les précédents gouvernements. Il suffit d’abord de voir comment ce budget est configuré. Depuis plusieurs années, nous avons connu des budgets où plus de 50% de ressources était attendu de l’extérieur. Mais, avec le budget du tout premier gouvernement de la 3ème République, on a inversé la tendance. Une grande partie de ressources doit provenir des ressources locales, donc des ressources propres Et le reste peut être attendu de l’extérieur. Le travail réalisé par les deux chambres du parlement dans le sens d’améliorer ce budget et surtout de trouver des ressources additionnelles mérite aussi d’être apprécié. Maintenant qu’il y a un budget, la politique du pays devra être traduite dans les faits. Car, c’est dans le budget qu’on fixe les objectifs et qu’on détermine également les moyens. En dehors du budget, il était impossible d’attendre du gouvernement Gizenga quoi que ce soit. Nous allons voir comment ce gouvernement va se mettre à l’oeuvre, va mobiliser ses ressources prévues et puis comment il va réaliser ce qui est prévu dans son programme adopté par le parlement. Le gouvernement a besoin de temps pour réorganiser le travail dans tous les secteurs et relancer les activités sur le plan économique et social. Il y a de réformes, de projets de réforme partout parce qu’il faut marquer une rupture avec le passé pour que les attentes de la population soient rencontrées. 

Beaucoup considèrent l’AMP comme ayant déjà fait son temps. Plate-forme électorale, elle doit, selon eux, disparaître et céder la place à une autre structure plus appropriée et plus efficace. Qu’en dites-vous ? 

 Vous pouvez, dans une certaine mesure, avoir raison de dire que l’AMP a été une structure mise en place pour gagner les élections, principalement l’élection présidentielle, et par la suite les législatives. Parce que, pour gagner les élections, il faut avoir une bonne organisation. Il y a lieu d’apprécier, à sa juste valeur, l’initiative prise par le président Joseph Kabila en créant l’Alliance de la majorité présidentielle. Il est vrai que cet objectif n’avait pas été atteint comme tel au premier tour de l’élection présidentielle. C’est pour cette raison qu’au deuxième tour, l’AMP avait été amenée à nouer des alliances avec d’autres formations politiques comme le Palu de Gizenga, l’Udemo de Nzanga Mobutu Avec ces alliances, l’AMP a atteint son objectif en faisant élire Joseph Kabila au second tour. Et cela s’est manifesté aussi au niveau des élections législatives parce que l’AMP a réussi à dégager une majorité confortable aussi bien au niveau de l’assemblée nationale et du sénat que dans plusieurs assemblées provinciales. Voilà le travail abattu par l’AMP. Personne ne peut contester ce résultat et la vigueur avec laquelle l’AMP a réalisé sa mission électorale. Gagner les élections est une chose, mais faut-il encore savoir conserver le pouvoir. Maintenant que l’AMP a le pouvoir avec ses alliés, il va falloir que ce pouvoir soit bien exercé, que ses délégués au niveau de toutes les institutions soient bien encadrés et que ceux qui la représentent puissent savoir comment placer leurs tirs. D’où la nécessité d’un accompagnement. Mais, cet accompagnement ne peut se faire que dans un cadre bien établi. 

 Ce que vous voyez un avenir pour l’AMP ? 

Dans tous les cas, nous avions aimé que l’AMP ne s’arrête pas à l’élection, à la réussite des élections. Il a fallu qu’elle puisse poursuivre son chemin parce que lorsque vous lisez sa charte, il n’était pas question que l’AMP s’arrêtât seulement à faire élire le chef de l’Etat et les députés mais aussi à accompagner et à encadrer les élus au niveau des institutions.Il est tout à fait souhaitable, tenant compte de la nouvelle configuration, qu’on puisse revisiter la structure de l’AMP et sa charte pour l’adapter à la nouvelle donne. L’AMP ne dirige pas seule, elle le fait dans le cadre d’une coalition qui devra être encadrée au cours de cinq années à venir. De ce côté-là, nous avons la conviction que le président de l’AMP qui est le président de
la République ne manquera pas, dans les jours à venir, de battre le rappel des troupes pour que, comme on l’a fait pendant la campagne, on puisse également s’occuper correctement de l’encadrement des élus, des dirigeants de cette nouvelle République.
Si cela peut nécessiter une restructuration ou de légères modifications, personne n’y verrait quelque chose d’anormal puisque l’institution est appelée à évoluer et à tenir compte de l’évolution de l’environnement et de la société. Il y a beaucoup d’éléments nouveaux après les élections dont on doit tenir compte pour bien redéfinir la structure, la mission et les objectifs de l’AMP. 

Ces jours-ci, l’actualité à l’assemblée nationale et au sénat a été ou est marquée par la loi sur le statut de l’opposition politique. Cette loi va-t-elle, selon vous, constituer une avancée pour la démocratie en RDC ? 

Bien sûr que oui. Voter une loi qui organise l’opposition politique institutionnelle est une avancée significative pour la démocratie. Il est vrai que nous avons toujours connu une opposition dans notre pays, l’opposition clandestine ou l’opposition non organisée. Mais, aujourd’hui on ne peut plus continuer de cette manière. Surtout à partir du moment où nous avons des institutions démocratiquement élues, l’opposition ne peut fonctionner que dans un cadre institutionnel. Voilà pourquoi il fallait une loi pour définir les règles du jeu. En organisant l’opposition par une loi, l’on vise en fait à bien encadrer l’exercice de la démocratie dans notre pays. Il faut souligner que ceux qui vont se retrouver dans cette opposition, ce ne sont pas seulement les opposants actuels, ceux qui ont perdu les élections. Demain, la minorité d’aujourd’hui, l’opposition d’aujourd’hui, pourrait se transformer en majorité gouvernante, et la majorité d’aujourd’hui passer demain dans l’opposition. Donc, il faudrait que nos parlementaires ne puissent pas tailler cette loi sur mesure. Elle doit survivre aux parlementaires d’aujourd’hui. Elle doit être impersonnelle. Elle doit être élaborée pour l’avenir et pour tout le monde. Donc, on doit l’élaborer de façon qu’elle puisse régir tout cas de figure de l’opposition qui va se présenter dans notre pays. 

Toujours en séjour au Portugal, M. Jean-Pierre Bemba a-t-il encore de la place sur l’échiquier politique congolais ? 

Jean-Pierre Bemba est un fils de ce pays. En tant que tel, il a toujours sa place en RDC. En plus, il a été élu comme sénateur et son mandat a été validé par la chambre haute. Il est parti au Portugal avec un ordre de mission du sénat. Jean-Pierre Bemba a été aussi parmi les deux candidats retenus au deuxième tour de la présidentielle qu’il a perdu en faveur de Joseph Kabila. En tant que tel, il doit en fait jouer son rôle normal de l’opposition. Je crois qu’au-delà de toutes les autres considérations, Jean-Pierre Bemba, comme homme politique de ce pays, a sa place sur l’échiquier politique congolais. Mais il doit comprendre qu’il y a un temps pour tout. Il y a un temps où il a été vice-président de la république, il y a un moment aussi où il a été candidat président de
la République, mais aujourd’hui, bien que sénateur, il est un citoyen de ce pays qui doit se soumettre aux lois de
la République et qui doit reconnaître les institutions de
la République légalement établies, et jouer son rôle qui sera certainement défini dans la loi sur l’opposition s’il tient à rester dans l’opposition 

Qu’attendez-vous de prochaines mises en place au sein des entreprises publiques et d’économie mixte ? 

C’est une question qui me concerne personnellement parce que je suis mandataire. Je crois que ce processus est tout ce qu’il y a de plus normal : les mandataires qui sont en fonction aujourd’hui ont été placés dans le cadre de la transition, sous la formule 1+4. A partir du moment où l’on a mis fin à la transition par la mise en place des institutions démocratiquement élues, il est tout à fait indiqué qu’on puisse renouveler la classe de mandataires. Ce renouvellement, en fait, doit dépendre de la philosophie de ceux qui ont gagné les élections. Parce qu’il y a un groupe, un pouvoir qui a gagné les élections. C’est ce pouvoir qui doit définir le mode de gouvernance des entreprises publiques. Maintenant, quant à la manière dont ce projet de mises en place est conçu et est en train d’être appliqué, il faut reconnaître qu’elle soulève effectivement quelques problèmes. Si nous pouvons affirmer que ce mode confère un caractère démocratique à la formule qui consiste à faire appel aux candidatures et qu’on peut la considérer comme étant une ouverture et comme une possibilité accordée à tout citoyen d’exprimer ses ambitions avec toute la liberté nécessaire, faut-il encore qu’on sache que ce processus doit être bien encadré. Lorsqu’on a fait appel aux candidatures, l’opération s’était déroulée dans la discrétion. Chacun est passé déposer sa candidature à l’insu de l’autre. Mais, maintenant que les organisateurs de ce processus ont rendu publique la liste de candidats, cela crée un certain malaise dans l’une ou l’autre entreprise. Tenez ! Lorsque, dans une entreprise donnée, on retrouve tous les membres du conseil d’administration et du comité de gestion – avec tous les hauts cadres de l’entreprise – candidats à un poste, il y a risque, en attendant la nomination de nouveaux mandataires, que le climat de travail dans ces entreprises en soit affecté. Il y a risque que cela puisse contribuer à une certaine démobilisation de ces entreprises. On n’a pas de temps à perdre. La population tout comme le gouvernement attendent beaucoup de ces entreprises. On est tout à fait d’accord que l’on insiste sur le critère de compétence et de technicité, mais on peut bien réaliser cet objectif sans créer des moments de frustration, de tension, et de démobilisation dans les entreprises. 

C’est comme si vous avez un souhait à formuler ? 

Face à tout cela, nous émettons le voeu que l’on puisse aller très vite pour qu’il n’y ait pas de temps mort dans les activités de ces entreprises. La liste de candidats ayant été publiée, il faudra qu’on aille très vite. L’on pourrait en effet mettre vite fin à cette cacophonie qu’on observe aujourd’hui. Mais sur le plan de la pertinence de la démarche, nous encourageons le processus. Parce qu’il donne un caractère démocratique surtout que les textes qui régissent notre pays soulignent que l’accès à certains postes de responsabilité passe par le concours. Toutefois, il y a lieu que ce concours soit bien encadré pour éviter des dérapages et surtout des difficultés qui risquent de bloquer la vie de ces entreprises. 

Adg de l’Inss, est-ce que l’Institut national de sécurité sociale joue bien son rôle quand on sait que rien ne va dans ce secteur ? 

Nous ne partageons pas une telle affirmation. Honnêtement, il y a beaucoup de choses qui se font dans le secteur de la sécurité sociale. C’est un secteur qui est peut-être peu connu non seulement du public congolais, mais aussi du politique congolais. Nous voudrions seulement vous amener à vous rappeler le débat qui a eu lieu en France, au deuxième tour de l’élection présidentielle, entre Sarkozy et Royal. Il faut voir combien de temps ces deux candidats ont consacré au thème relatif à la sécurité sociale. Presque 50% du temps leur imparti était consacré à ce secteur. C’est vous dire que c’est tout un programme du gouvernement. Mais si vous avez suivi le débat politique chez nous lors de la campagne électorale, à tous les niveaux, vous constaterez que très peu d’hommes politiques ont évoqué le thème de la sécurité sociale. On peut peut-être les compter sur les doigts d’une main. Donc, c’est pour dire que le problème de la sécurité sociale, est une question de culture. Nous n’avons pas une culture suffisante de la sécurité sociale. Et cela, bien sûr, a des conséquences sur la manière dont la politique de la sécurité sociale est conçue et appliquée dans notre pays. Et pour parler précisément de l’Inss que nous avons l’honneur de diriger depuis bientôt deux ans, il faut vous dire que cette institution vient de très loin. Nous nous sommes imposé un moment pour réfléchir sur l’évolution de l’Inss, d’où il est venu, comment il a évolué et là où il en est aujourd’hui. Cette réflexion a été publiée dans la revue Congo-Afrique. Vous pouvez voir comment nous avons présenté notre analyse. L’Inss c’est une caisse de sécurité sociale qui a été créée à la suite de la fusion des anciennes caisses, trois au total, qui existaient pendant l’époque coloniale. Et à sa création, il y avait beaucoup de préalables qu’il fallait réunir. Il fallait surtout insister sur le mode de financement de cette institution. 

Comment les choses étaient-elles organisées? 

L’Etat congolais devait contribuer à raison de 50% au financement du régime de sécurité sociale géré par l’Inss. Et le reste de ressources, l’autre partie donc, devrait provenir des cotisations de travailleurs et des employeurs ainsi que des recettes de loyers. Mais, il se fait malheureusement que depuis sa création, le gouvernement congolais n’a jamais apporté sa contribution au financement de l’Inss. L’Inss n’a jamais reçu de subventions de l’Etat. Et c’est ce qui fait qu’il ne fonctionne qu’avec ses ressources propres qui proviennent des cotisations de travailleurs et des employeurs. Mais, avec cette catégorie de ressources qui constitue ses ressources principales, l’Inss a fait beaucoup pour ce pays, notamment vers les années 70. Comme le pays connaissait une situation économique prospère au lendemain de l’indépendance, l’Inss payait correctement ses prestataires, ses ayants-droit en charge. Il a contribué, avec les réserves de fonds de pension réalisées, au financement de plusieurs actions de développement, à la création de plusieurs organismes étatiques. L’Inss a contribué à la réalisation du Grand Hôtel Kinshasa, l’Hôtel Intercontinental à l’époque, de
la Fikin, de
la Caisse d’épargne, de Lignes aériennes congolaises et beaucoup d’autres organismes avec les fonds de pension.
La santé d’une caisse de sécurité sociale est liée étroitement à la santé économique du pays. Mieux, ça va sur le plan économique, mieux la caisse de sécurité sociale fonctionne, sa santé est bonne. Quand ça ne va sur le plan économique,
la Caisse est automatiquement affectée par cette crise. Et c’est le cas de l’Inss qui, il faut l’avouer, a connu des moments de forte crise à cause de la crise économique que le pays a traversée.

http://www.lepotentiel.com/ 

 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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