AFP
Les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont nié toute implication dans un trafic d’or avec des Casques bleus dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans un communiqué transmis à l’AFP mardi. « Les FDLR démentent catégoriquement les accusations mensongères et dénuées de tout fondement selon lesquelles elles seraient impliquées dans des activités d’exploitation d’or dans la région de Nyabiondo en RDC », selon le texte reçu à Nairobi. « Les FDLR tiennent à rappeler au public en général, à la communauté internationale et au peuple congolais avec lequel elles ont partagé les souffrances indicibles infligées par l’armée du dictateur-président du Rwanda Paul Kagame qu’elles ne sont pas et ne seront jamais impliquées dans une quelconque activité d’exploitation des richesses de la RDC », assure le groupe rebelle.
Selon des responsables de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc), des Casques bleus indiens ont échangé en 2005 et 2006 « des rations alimentaires » et « du renseignement » contre « de l’or et des dollars » avec des rebelles des FDLR. « Les FDLR disposent de suffisamment de produits vivriers pour faire face à leurs besoins essentiels et n’ont donc pas besoin d’aller acheter des rations alimentaires ni chez les militaires de la Monuc, ni ailleurs », affirment les FDLR. « Aucun de leurs officiers n’est entré en contact avec un quelconque militaire de la Monuc pour recevoir des informations sur des attaques éventuelles que la Monuc préparerait contre les FDLR », poursuit le communiqué.
La zone de Nyabiondo, où se trouvent des mines et des comptoirs d’or, est depuis des années sous le contrôle des FDLR. Ces rebelles hutus, basés depuis 13 ans en RDC, sont accusés par Kigali d’avoir activement participé au génocide de 1994 au Rwanda, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie. M. Kagame, qui dirigeait en 1994 la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR), avait mis fin aux massacres. La Monuc, qui a déployé plus de 80% de ses 17.600 hommes dans l’est de la RDC, estime l’effectif des rebelles à environ 6.000 actuellement.










18 juillet 2007
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