
(Muanacongo 20/07/2007)
Quand on parle des forces armées négatives qui opèrent à l’Est du Congo en y semant mort et désolation, on en oublie souvent une : La Monuc.
Adepte inconditionnel du tourisme sexuel impliquant des mineurs d’âge, la Monuc, dont le népotisme et le clientélisme exacerbés n’ont d’égal que l’égoïsme de nos dirigeants, semble se complaire et exceller dans des rôles troubles, totalement étrangers au mandat de paix qui lui est dévolu au Congo.
En arrivant dans notre pays, les membres de cette force onusienne ont vite compris, grâce à leurs compatriotes installés chez nous, que l’extrême pauvreté de la population congolaise alliée à la cupidité sans borne de nos gouvernants allait être pour eux une source d’enrichissement facile avec en prime un lupanar de 2.345 .000 de km2 entièrement à leur disposition et dont ils sont les gardiens du temple.
Diamant, or, coltan, bois et même la jeunesse de nos enfants, pour eux tout est bon à prendre et quand eux-mêmes se font prendre la main dans le sac comme dans ce trafic d’or et d’armes qu’ils entretiennent avec les interahamwe du Fdlr, la Monuc rompt avec le principe de trois singes (rien voir, rien entendre et rien dire) qu’elle applique à la perfection quant il s’agit de ses alliés du Fdlr pour stigmatiser le comportement de brigades mixées qu’elle accuse aujourd’hui d’être en tenue militaire rwandaise, espérant ainsi écarter d’elle tout opprobre.
Mais les congolais savent depuis les événements malheureux de Bukavu de juin 2004 que Laurent Nkunda a pour logistique l’armée rwandaise.
Par cette distraction, la Monuc espère nous cacher le conflit d’intérêt réel et de plus en plus ouvert entre elle et les soldats de Nkunda dans l’exploitation illicite de ressources naturelles du Kivu.
Là où Nkunda, sous le prétexte fallacieux de combattre les Interahamwe, utilise les brigades généreusement mixées avec l’aide de kabila pour dépeupler nos villages et faire main basse sans coup férir sur les richesses qu’ils renferment, la Monuc utilise elle, avec également une certaine générosité, les mêmes interahamwe du Fdlr pour la même sale besogne.
Le problème est qu’à force d’avoir le même mode opératoire et d’exercer leurs activités de prédation sur le même territoire, les deux armées, celle de la Monuc et celle de Laurent Nkunda, finiront un jour par s’affronter et il n’est pas certain que la victoire revienne à la force onusienne.
De cet affrontement armé, la Monuc n’en veut pas, voilà pourquoi elle doit à tout prix l’éviter pour la bonne marche de son business. Raison pour laquelle elle préconise une « solution politique » pour la paix à l’Est avec le secret espoir de voir ainsi les brigades mixées se fondre complètement dans les Fardc qui comme tout le monde le sait obéissent au doigt et à l’œil aux vaillants soldats onusiens.
Jean-Eric Badibanga,
jeudi 19 juillet 2007










21 juillet 2007
Actualités