KINSHASA, 25 juil 2007 (AFP) – Quatre militaires congolais ont été tués et une dizaine blessés samedi au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’affrontements avec des soldats dissidents, réfractaires à la réforme en cours de l’armée, a annoncé mercredi l’ONU.
« Le bilan des combats est de 4 morts au sein des FARDC (Forces armées de la RDC) et d’une dizaine de blessés », a affirmé le porte-parole militaire de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc), le major Gabriel de Brosses, au cours d’un point de presse à Kinshasa.
Ces accrochages ont opposé l’armée régulière à des soldats dissidents « banyamulenge » (Tutsis congolais) à Muramvia, une localité située sur les plateaux du territoire d’Uvira, à plus de 150 km au sud-est de Bukavu (capitale du Sud-Kivu), a précisé l’officier onusien.
La Monuc ne disposait pas mercredi d’un bilan sur d’éventuelles pertes subies par les insurgés commandés par le major Michel Rukunda.
L’armée congolaise, qui a repris le contrôle de Muramvia, tombée depuis plusieurs jours entre les mains des insurgés, a repoussé les 16 et 17 juillet une attaque des dissidents à Kahololo, selon l’ONU qui a intensifié ses patrouilles dans la région « afin d’assurer la sécurité de déplacement des biens et des personnes ».
Les accrochages sont fréquents dans cette région entre l’armée régulière et des groupes dissidents, ou entre ces derniers, qui refusent de rejoindre le processus de réforme de l’armée.
Le groupe de Rukunda promet depuis des mois de réintégrer l’armée mais demeure réfractaire au désarmement. Il a été rejoint début 2007 par le « groupe des 47″, dont est issu le colonel Bisogo. Ce « groupe des 47″ (qui a depuis grossi) est composé de soldats déserteurs suspectés d’avoir participé en juin 2004 à une brève occupation de Bukavu aux côtés du général tutsi Laurent Nkunda, depuis déchu et visé par un mandat d’arrêt.










26 juillet 2007
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