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Situation à l’Est de la Rdc – Dans un rapport à l’Onu : Les experts accusent le gouvernement

Classé dans : Actualités — 27 juillet, 2007 @ 6:34


(L’Avenir Quotidien 26/07/2007)

*Les experts de l’Onu qui ont fait des investigations sur la sécurité à l’est du pays, ont adressé leur rapport au Conseil de sécurité. *Ils reconnaissent que l’exploitation des ressources naturelles contribue à l’achat d’armes et donc à l’insécurité à l’est de la Rdc. *Plusieurs avions transportent tout dans cette partie du pays en violation de la réglementation de l’aviation civile internationale. *Pour toute conclusion, les experts de l’Onu demandent au gouvernement Gizenga de faire le choix entre la descente aux enfers de son pays et la bonne gouvernance pour assurer la sécurité et le développement de son pays. *C’est sans doute sur base de ce rapport que le secrétaire général de l’Onu a entonné le refrain sur le non recours à la force pour assurer la sécurité à l’Est.

La Rdc est sortie de la guerre depuis la signature de l’Accord global et inclusif le 17 décembre 2002 en Afrique du Sud. Mais depuis ce temps, la situation à l’Est de ce pays est plus que préoccupante. La communauté internationale a envoyé une mission d’experts en vue d’évaluer cette situation. La mission d’experts vient de déposer les conclusions de ses investigations. C’est sans doute sur base de ce rapport que le secrétaire général de l’Onu a fait sa dernière déclaration sur la Rdc.

Mais qu’est ce que les experts ont mentionné dans leur rapport ?

Le groupe d’experts s’était concentré sur les moyens principaux de mettre fin aux violations de l’embargo imposé par le Conseil de sécurité dans les résolutions 1493 (2003), 1596 (2005) et 1698 (2006). Ces mesures incluent la contrebande, la circulation et le stockage interne illicite du matériel sous embargo, des articles dont la détention est légitime en République démocratique du Congo, mais envoyés à des destinataires illicites. Le groupe a également prêté l’attention à la circulation des articles exemptés de l’embargo mais qui ne sont pas trafiqués dans les normes exigées.

Malgré les efforts pour respecter l’embargo, le groupe s’et rendu compte que cet embargo ne peut être efficacement surveillé si le groupe des experts ne pouvait recevoir l’aide de la Rdc à l’entrée et s’il n’y avait pas un système plus efficace coordonné de collecte d’information et d’ analyse au sujet du matériel mis sous embargo, produits trouvés dans le pays.

Se rendre compte du respect de l’embargo Le groupe d’experts a été chargé d’aider le Conseil de sécurité dans l’identification des individus sensés violer les lois internationales au sujet des enfants dans les conflits armés. Pendant son travail, le groupe a attesté la violation de ces lois par les groupes armés oeuvrant en République démocratique du Congo.

Le groupe a continué ses investigations pour identifier les chefs politiques et militaires qui empêchent le désarmement et le rapatriement ou le reclassement volontaire des combattants (résolution 1649 (2005), le paragraphe 2). Les groupes armés étrangers opérant dans Ituri et le Kivu. Ces groupes étrangers continuent à violer cette résolution du Conseil de sécurité.

Les experts de l’Onu sont également arrivés à la conclusion que les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à certaines personnes en République démocratique du Congo n’ont pas produit des effets coercitifs attendus. Peu d’individus et entités sanctionnés ont modifié leurs activités par rapport à la liste originale dressée en novembre 2005. En conséquence, des demandes investigatrices faites par le groupe sont souvent ignorées parce que des sanctions encourues sont inefficaces.

Le groupe a reconnu encore une fois que la source de financement des opérations de guerre à l’Est du pays demeure l’exploitation, le commerce et le transport des ressources naturelles. Les intérêts économiques étroitement mélangés des groupes armés illégaux avec ceux des entreprises légitimes et des populations locales ne permettent pas une délimitation claire à S/2007/423 entre les violateurs d’embargo et les acteurs légitimes.

Des violations flagrantes de l’embargo

En ce qui concerne l’aviation civile, le groupe d’experts a identifié le transport illicite des armes et munitions par des aéroports et des avions qui y atterrissent dans la plus grande illégalité. Le groupe d’experts a dressé une liste d’avions trouvés en République démocratique du Congo et de leur statut.

Selon le groupe d’experts, il est de la responsabilité du gouvernement élu qui est entièrement légal en République démocratique du Congo pour améliorer la situation sur la circulation des biens, sur les normes de migration, et sur les normes en matière d’aviation civile, sans oublier l’exploitation des ressources naturelles.

Le groupe des experts responsabilise également le gouvernement Gizenga de contrôler les besoins de son pays et de contrôler les domaines qui nécessitent de l’aide. Il y a une abondance d’aide internationale potentielle qui inclut notamment le placement pour des améliorations techniques et administratives. Il est du devoir du gouvernement, estiment les experts, de demander cette aide. Le gouvernement, poursuivent les experts, est maintenant en position stratégique de choisir entre lutter d’une façon efficace contre la violence ou permettre que la violence, la corruption et l’absence de la loi, continuent à gêner le développement du pays et de sa population.

Une larme de crocodile

Comme on le voit ce rapport des experts de l’Onu va encore une fois compliquer la tache du gouvernement congolais. Comme pendant la guerre, la communauté internationale est en passe de faire croire que le gouvernement congolais peut faire des miracles, assurer l’ordre et la sécurité à l’Est du pays sans que les pays voisins qui, visiblement ne favorisent pas la sécurisation de la Rdc, soient rappelés à l’ordre. Pour que Kigali sécurise ses frontières, il a envoyé des troupes au Congo. Le Rwanda n’a jamais été condamné pour violation de la charte de l’Onu.

La condamnation de l’Ouganda à la suite de la plainte du Congo à la Hayes, semble n’avoir aucune influence, aucune pression sur Kampala qui, par conséquent ne trouve pas des raisons de se guérir du démon de la déstabilisation du Congo.

En Sierra Leone, la communauté internationale a non seulement fait pression sur les autorités libériennes, mais aussi et surtout, Charles Taylor est devant la barre à la Cpi pour répondre de son soutien aux mouvements rebelles dans la région. Kagame et Museveni n’ont jamais caché leur soutien aux rébellions congolaises qui ont fait plus de cinq millions de morts.

Ces supplications n’ont pas d’effets sur une communauté internationale qui a ses raisons que les Congolais ignorent. Ce qui est choquant voire mesquin, c’est l’attitude de la communauté internationale lorsque le gouvernement congolais, face à l’impuissance de la communauté internationale, veut se prendre en charge. Il avait suffi dernièrement que le chef de l’Etat mette de l’ordre dans l’armée pour que les ballets diplomatiques se bousculent. Ils ont eu tous pour mot d’ordre, non recours à la force pour mettre fin à la situation d’insécurité à l’Est du pays.

Encouragés par cette protection implicite, les rebelles hutus et Nkundabatware se croient tout permis. Ils attaquent les Fardc là où ils devraient se mettre en défensive. C’est ici que l’on peut s’interroger sur le comportement des Fdlr. Indésirables au Rwanda, elles ne peuvent compter que sur l’hospitalité congolaise. Car, en un moment, les politiciens congolais, au lieu de s’acharner contre les Interahamwe et les Fdlr, demandaient que le Rwanda permette un dialogue interrwandais afin que les exilés en Rdc ne rentrent pas dans leur pays pour l’échafaud, sinon pour la prison. Qui peut comprendre que les Fdlr choisissent plutôt de devenir des mal aimés des Congolais au point de se mettre entre deux feux.

Très étonnant est encore le cas Nkundabarware. Encore une fois, l’Onu demande que l’on ne puisse recourir à la force pour le neutraliser.

L’organisation mondiale craint que la région puisse encore s’embraser.

C’est une façon de reconnaître que s’attaquer à Nkundabarwaren c’est s’attaquer au Rwanda. Quelle solution de rechange propose-t-on au non recours à la force ? La population a rejeté catégoriquement le forum inter-ethnique proposé par le gouvernement pour ôter tout prétexte à Nkundabatware ? Ce dernier n’a du reste jamais inscrit ce forum dans ses revendications. Pendant ce temps, l’insécurité se porte bien dans cette partie du pays. L’Est de la Rdc est devenu invivable.

C’est se moquer lorsque la commission des experts de l’Onu responsabilise le gouvernement sans se montrer ferme vis-à-vis des pays voisins qui non seulement poursuivent l’exploitation illégale des ressources naturelles, mais aussi approvisionnent les groupes armés en armes et munitions.

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