Plusieurs sujets se disputent la manchette des journaux parus ce vendredi. Il s’agit, notamment, de l’entretien de JP Bemba à l’agence Belga, l’assassinat à Kinshasa d’un sujet belge, le 9ème anniversaire de la création du Rcd, le parti cher à Azarias Ruberwa.
« JP Bemba accuse encore J.Kabila », comme il en a l’habitude et en guise d’aveu d’impuissance, note LE PALMARES dans sa livraison de vendredi matin.
C’est devenu quasiment un rituel, souligne le journal de Michel Ladi Luya. A chacune de ses sorties médiatiques, JP Bemba accuse J. Kabila de bloquer le processus de son retour au pays.
Au cours d’un entretien, le 31 juillet dernier, avec l’Agence de presse Belga, le président du Mlc a soutenu « il n’y a pas de volonté de Kabila de régler ma situation ».
Et le confrère de se demander « au nom du principe de la séparation des pouvoirs, quel rôle le leader du Mlc assigne-t-il au Sénat ? ».
L’AVENIR consacre sa manchette à la date du 2 août 2007 qu’il qualifie de « Triste anniversaire ». Le confrère rapporte que le Rassemblement congolais pour la démocratie a célébré son neuvième anniversaire depuis sa création le 2 août 1998.
Selon ce journal, pour de nombreux congolais cet anniversaire sonne aux oreilles comme une insulte pour la mémoire des millions de compatriotes tombés sous le champ de bataille du fait du Rcd, non pour des intérêts globaux, mais au nom de ceux d’une ethnie sur les 400 que compte ce pays continent.
Plutôt que d’essayer de faire son auto critique après son échec aux élections générales organisées dernièrement en Rdc et de demander pardon au peuple congolais pour tout ce dont on l’accuse, le président Ruberwa s’est lancé hier jeudi dans un chassé croisé furieux de critiques inutiles.
Ensuite, note le confrère, il a amalgamé les propositions pour tenter de s’attirer la sympathie de tout le monde, en pure perte ; car les Congolais n’entendent plus se laisser distraire par des discours politiciens sur la réconciliation, le dialogue ou autres thèmes qui n’ont fait que passer son temps.
Au sujet de ce 9ème anniversaire du Rcd, LA PROSPERITE signale que « Ruberwa demande à Kabila de se réconcilier avec Bemba ».
La consoeur de l’avenue Justice note que le président national du Rcd, M. Azarias Ruberwa, déborde d’initiatives. Il a fait des propositions très intéressantes au Président Kabila à qui il demande d’assainir le climat politique en Rdc.
Parmi les mesures courageuses et historiques attendues de Joseph Kabila, Ruberwa parle du retour d’exil de Jean-Pierre Bemba, de la remise d’un prix national à M. Etienne Tshisekedi pour son combat pour la démocratie, un autre au prof. Malu wa Kalenga pour ses qualités scientifiques ou encore à Mutombo Dikembe pour ses hauts faits dans le domaine sportif et social.
LE PHARE annonce à la Une, « Un Belge abattu à son domicile ». La victime , M. Michel Hans, sujet belge, 56 ans, résidant sur avenue Lomande n°5 a été sauvagement abattu vers 8h 30’ au moment où il s’apprêtait à se rendre à son bureau.
Ce quadragénaire, figure bien connue dans les milieux des sociétés de construction de Kinshasa est le directeur financier de l’entreprise « Construct Number One ».
Sur le lieu, des enquêteurs ont pu identifier les deux criminels. Il s’agit de Tamba Kibambe et Kongolo. Ils sont des éléments incontrôlés des Fardc dont on dit qu’ils étaient administrés par la Force terrestre.
UHURU affirme que la déroute des insurgés est totale sur les hauts plateaux de Minembwe et prévient que « …le danger n’est pas complètement écarté ».
Les hauts plateaux de Minembwe constituaient depuis quelques temps une région à risque. En effet, certains officiers réfractaires au brassage y entretenaient une situation trouble et rebelle aux ordres de la hiérarchie des Fardc.
Ces éléments dissidents avaient même fini par occuper militairement toute la région en imposant certaines conditions politiques, dont l’érection de cette localité, habitées essentiellement par les rwandophones, en territoire.
Mais, depuis la fin du mois dernier, cette rébellion est mâtée et les insurgés n’ont trouvé de salut que dans la fuite ou dans la reddition. Selon certains observateurs qui suivent l’évolution politique de cette partie du pays, cette situation serait entretenue pour des raisons politiques par certains cadres politiques, militaire et de la magistrature parce qu’ils y trouvent leur compte.








3 août 2007
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