Pas de 5 chantiers dans l’impunité
Kinshasa, le 3 août 2007 – (D.I.A.) – Durant plusieurs heures le 31 juillet 2007 les environs très proches de la présidence de la République à Kinshasa ont connu une animation particulière avec le sit-in organisé par le Réseau national des Ong des droits de l’homme de la RDC ou Renadhoc. Le sit-in, qui a prévu de remettre un mémorandum au secrétariat du directeur de cabinet du chef de l’Etat, a voulu exiger, comme l’a indiqué un des calicots, la réouverture sans délai d’un procès juste et équitable sur l’assassinat de l’activiste congolais des droits humains Pascal Kabungulu tué il y a deux ans par des hommes armés à Bukavu, dans l’Est de la RDC, République Démocratique du Congo.
Un déploiement impressionnant de la police un moment donné n’a pas fait flancher les manifestants, essentiellement des activistes des Ong des droits humains membres de la Renadhoc. Ces derniers ont brandi des calicots sur lesquels on pouvait lire : « Pas de changement des mentalités sans justice équitable », « Pas de 5 chantiers dans l’impunité », « Assassiner un défenseur des droits humains c’est tuer vos droits ». Après le meurtre de Pascal Kabungulu, secrétaire de l’Ong « Héritiers de la justice » le 31 juillet 2005, un procès a été ouvert sur ce dossier. Cette action de la justice n’a jamais connu d’épilogue, selon des sources, car des autorités administratives et militaires seraient impliquées dans cette affaire. Les militaires poursuivis dans ce dossier se sont évadés de la prison où ils ont été mis en détention. Le magistrat militaire saisi du dossier a été depuis muté ailleurs.
Le Renadhoc, lors de ce sit-in, a demandé au chef de l’Etat, premier magistrat du pays, la délocalisation de ce procès vers Kinshasa. En effet le tribunal militaire de Bukavu s’est déclaré incompétent, à en croire le Renadhoc, de le mener jusqu’au bout. Ce dernier a aussi demandé l’élaboration d’une loi protégeant les activistes des droits humains en RDC. Le Renadhoc, mis sur pied en 2000, compte 11 structures au niveau de toutes les provinces de la RDC ou Reprodhoc. Une structure Reprodhoc regroupe entre 40 et 50 Ong de défense des droits humains. Le secrétaire exécutif du Renadhoc est M. Floribert Chebeya, président de la Voix des sans voix pour les droits de l’homme. Le secrétaire exécutif adjoint est M. Fernandez Murhola, chargé de programmes et de relations avec les Reprodhoc. (Agence catholique D.I.A.- www.dia-afrique.org )










5 août 2007
Actualités, Evangile