CONGO ACTUALITE’ n°71

8 août 2007

Congo Actualités

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SOMMAIRE

ÉDITORIAL 

POLITIQUE INTERNE 

CENCO 

KIVU 

RELATIONS INTERNATIONALES

 

Rete Pace per il Congo – Reseau Paix pour le Congo – 31 juillet 2007 – Vicomero (Parme – Italie) 

 

ÉDITO RIAL

La République Démocratique du Congo n’est pas en paix. Cette situation dure depuis dix ans, pratiquement depuis la chute de Mobutu Sese Seko. Tout est parti de la crise rwandaise des années 90 qui a culminé, en 1994, avec le génocide, la chute du régime Habyarimana, la prise du pouvoir par le FPR et l’afflux des milliers de réfugiés rwandais à l’est de la RDC. 

Pour les gens des provinces du Grand Kivu comme pour de nombreux observateurs du conflit des Grands Lacs, ce conflit est un conflit importé venu se dérouler sur les terres de la RDCongo. Cette affirmation est en passe de devenir aujourd’hui une évidence universelle.  On ne doit pas mâcher les mots au regard de la duplicité de la communauté internationale dans la crise des Grands lacs africains. Cette guerre qui se poursuit aujourd’hui par intermittence, qui a pris naissance au Rwanda et qui a fait plus de quatre millions de morts congolais, a été une guerre d’hypocrisie. Victime d’un complexe de culpabilité vis à vis du Rwanda pour n’avoir pas voulu éviter ou arrêter le génocide de 1994, jamais la Communauté Internationale a osé exercer la moindre pression sur le Rwanda en vue d’une ouverture politique et de la démocratisation du Pays. Après avoir constaté l’impasse de la situation sécuritaire dans les Grands lacs, l’Union Européenne et le SG de l’Onu Ban Ki-Moon sont en train finalement de comprendre que la paix et le développement dans la région des Grands Lacs passent par la démocratisation du Rwanda et non par une prétendue harmonisation de la situation interne en RDC. Pour les pays de cette partie du continent africain comme pour tout ce continent d’ailleurs, la solution au développement et à la paix reste la démocratie; il ne sert à rien de se voiler la face et de dire aux congolais de s’entendre, car en réalité ces derniers n’ont jamais eu de grands litiges entre eux, si non ceux qui sont connus par d’autres Pays aussi, dans la relation normale entre différentes régions ou provinces. Depuis longtemps on sait où se trouvent les racines de la violence cyclique qui ensanglante l’Est de la RDCongo et la seule solution à ce conflit est l’instauration de la démocratie au Rwanda, précédée d’un dialogue inter rwandais entre le régime actuellement en place et son opposition interne et externe et d’élections vraiment démocratiques, libres et transparentes.[1] 

POLITIQUE INTERNE

Le 11 mai, Léon Kengo wa Dondo , a été élu président du Sénat de la République avec 55 voix sur 106 votants. Il s’était présenté comme candidat indépendant. Léonard She Okitundu, ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, a obtenu 49 voix. Deux bulletins ont été déclarés nuls. Le Sénat, qui compte 108 membres, est pourtant dominé par l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) de Joseph Kabila et ses alliés. Léon Kengo wa Dondo, 71 ans, a été plusieurs fois ministre et Premier ministre sous Mobutu Sese Seko (1965-1997) et, pendant ces dix dernières années, il a vécu en exil en Belgique. De retour en RDC en 2006, il a appelé à voter pour Jean-Pierre Bemba.[2] Le 17 mai, le Conseil des ministres a décidé de clôturer  le «Dossier Kahemba» et de le classer sans suite. En clair, le gouvernement a la conviction qu’il n’y a pas eu violation du territoire congolais par les forces armées angolaises. Le Ministre des Affaires Étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi, a reconnu que deux villages congolais (Shayimbwanda est l’un des deux) se situent effectivement sur le territoire angolais, précisément à 2.370 et 600 mètres de la frontière. Kinshasa se fonde, paraît-il, sur les rapports des commissions techniques mises sur pied à cet effet.[3] 

Le 21 mai, le ministre du Budget, Adolphe Muzitu a reconnu que la rétrocession des 40 % des recettes aux provinces est un droit établi par la Constitution, mais il a affirmé que l’application de cette disposition constitutionnelle ne peut être appliquée avant le vote et la promulgation de la loi sur la décentralisation.[4] Le 12 juin, le président Joseph Kabila, a procédé à une série de nominations à la tête de l’armée et de la police. Le lieutenant-général Dieudonné Kayembe Mbandakulu, originaire du Katanga (province du sud-est), a été nommé chef d’état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC), en remplacement du lieutenant-général Philémon Kisempia Sungilanga Lombe. Le général-major Rigobert Masamba Musungu, originaire du Bas-Congo (ouest), a été nommé chef d’état-major de la force aérienne. Le vice-amiral Didier Etumba Longila, originaire de l’Equateur (nord-ouest) a été nommé chef d’état-major de la force navale. Le général Gabriel Amisi Kumba, originaire du Maniema (centre-est) et issu d’une ex-rébellion soutenue par le Rwanda pendant la dernière guerre en RDC (1998-2003), est maintenu à la tête de la force terrestre. Le général-major John Numbi Banza, un Katangais qui dirigeait depuis mars 2001 la force aérienne, obtient la direction de la police nationale. Jean-Pierre Daruwezi Mokobe, originaire de la Province orientale (nord-est), a été nommé administrateur délégué général de l’Agence nationale du renseignement (ANR).[5]    

Le 14 juin, l’Assemblée Nationale a voté, à une grande majorité de ses membres, une loi sur le statut de l’opposition en RDC. Cette loi institue un « coordonnateur » de l’opposition qui sera chargé « d’assurer la représentation de l’opposition politique au niveau national ». Cette personnalité aura rang de ministre et sera désignée par « consensus » au sein de l’opposition « parlementaire et extra-parlementaire ». Ce texte de 30 articles a été initié par le député Delly Sesanga du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de l’opposant Jean-Pierre Bemba et sera transmis au Sénat pour une seconde lecture avant sa promulgation après avis conforme de la Cour constitutionnelle.[6] Le 10 juillet, le Sénat a adopté la loi sur le statut de l’opposition, amendant le texte voté le 14 juin à l’Assemblée. La loi a été adoptée à la majorité absolue. Sur les 80 parlementaires présents (sur 108 sénateurs), 79 ont émis un vote favorable et 1 élu s’est abstenu. Ce texte institue un « porte-parole » de l’opposition avec rang de « ministre d’Etat ». La durée de son mandat sera déterminée par un règlement intérieur à élaborer par les membres de l’opposition parlementaire. Ce texte prévoit une « dotation » à la direction de l’opposition pour lui permettre « de fonctionner ». L’Assemblée nationale avait opté pour un « coordonnateur » – et non un porte-parole » – de l’opposition qui devrait avoir rang de simple ministre. Une commission paritaire sera constituée pour permettre aux deux chambres « d’harmoniser » le texte avant son adoption définitive, puis sa promulgation par le chef de l’Etat.[7] 

Le 15 juin, le Sénat de la République a autorisé le sénateur Jean-Pierre Bemba à prolonger son séjour médical au Portugal « jusqu’au 31 juillet 2007″. Il l’avait demandé dans une lettre datée du 12 juin, dans laquelle il se dit « prêt à regagner le pays pour participer à la consolidation de la démocratie », mais il y a évoqué « les problèmes d’ordre sécuritaire » liés à son retour.[8] Le 19 juin, l’Assemblée nationale a ouvert une session extraordinaire afin d’examiner dix projets de loi relatifs au financement public des partis politiques et des campagnes électorales ainsi qu’au séjour et à la circulation des étrangers dans les zones minières. Cette session va également examiner et adopter les lois sur la décentralisation ainsi que sur le règlement intérieur du Congrès, un organe de décision qui réunit les deux chambres du Parlement.[9] 

Le 7 juillet, le président de la République Joseph Kabila a promulgué le budget 2007, après son adoption par les deux chambres du Parlement. Les recettes externes représentent 44 % du nouveau budget contre 56% pour les recettes internes qui proviennent pour la plupart de l’Office des douanes et accises (OFIDA) et de la direction générale des Impôts.[10]  Le projet de budget pour l’exercice 2007 avait été présenté à l’Assemblée Nationale le 30 mai, par le Premier ministre Antoine Gizenga. Arrêté à la somme de 2,127 milliards de dollars US, le nouveau budget avait été élaboré sur la base d’un taux de croissance du PIB de 6,5 %, un taux d’inflation moyen de 8,8 % et de 12% en fin période et un taux de change moyen de 560 FC/dollar et devrait permettre au gouvernement d’accélérer la croissance et réduire la pauvreté par la réalisation d’infrastructures et des services sociaux de base.  [11]  Un budget équilibré en recettes et dépenses pour un total de 1.382,885 milliards de francs congolais (2,47 milliards de dollars) avait été adopté par l’Assemblée Nationale le 14 juin. Les recettes courantes de ce budget étaient fixées à 906,55 milliards de francs congolais (1,62 milliards de dollars) tandis que les recettes extérieures s’élevaient à 476,32 milliards de francs congolais  (850 millions de dollars). Les « faiblesses » de ce budget sont imputées principalement au poids de la dette publique (14 milliards de dollars) largement héritée du régime de Mobutu (1965-1997) et au déficit cumulé légué par le précédent gouvernement (320 millions de dollars).[12] Un budget équivalent à 2,39 milliards de dollars, légèrement inférieur à celui adopté le 14 juin par l’Assemblée (2,46 mds USD) avait été adopté par le Sénat le 29 juin.[13] Le 13 juillet, à l’issue d’une rencontre avec Jean Pierre Bemba, à Faro au Portugal, le commissaire européen au Développement, Louis Michel, a indiqué que le sénateur Bemba s’était « engagé à conduire son action politique en dehors de toute démarche armée ». De plus, Bemba « entend reconnaître à la majorité présidentielle +le bénéfice du doute+ et laisser le temps opératoire nécessaire à la mise en oeuvre du projet de la majorité ». « C’est ainsi qu’il s’abstiendra de toute action ou démarche ou déclaration pouvant induire une volonté de déstabilisation. Il souhaite rentrer dans son pays dès que les conditions de sa sécurité seront garanties, son intention est d’exercer son mandat parlementaire dans un esprit de contribution positive au redressement politique, économique, social et humain de son pays en tant que chef de l’opposition démocratique ».[14]

Le 16 juillet, Louis Michel est arrivé à Kinshasa dans le but d’amener le président Joseph Kabila à renoncer aux poursuites judiciaires engagées contre le dirigeant de l’opposition Jean-Pierre Bemba suite aux affrontements entre sa garde et l’armée à Kinshasa en mars dernier. Le sénateur Bemba est, en effet, visé par une demande de levée de son immunité parlementaire par le parquet général, qui voudrait le poursuivre pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » après les sanglants affrontements de mars. Le président Kabila a pris acte de ces engagements », tout en précisant qu’il n’avait pas chassé l’opposant mais que M. Bemba avait souhaité se rendre au Portugal pour des soins médicaux.[15] Dans certains milieux l’on est surpris par les propos de Jean-Pierre Bemba, et surtout son insistance sur les conditions de sa sécurité pour son retour au pays. On s’étonne que Bemba continue à poser des conditions aux lendemains de l’adoption du Statut de l’Opposition par l’Assemblée nationale et le Sénat. Cette loi fixe les règles du jeu pour tout acteur politique congolais, Jean-Pierre Bemba y compris, lui qui bénéficie des privilèges des accords de sécurité reconnus à tous les anciens vice-présidents de la République, avec un nombre déterminé de policiers affectés à leur protection. on tient à souligner que après les élections, tout problème devra être abordé et discuté au sein des institutions nationales en place. Partant, il ne peut être éternellement question des « dispositions spéciales » pour le perdant d’hier, protégé déjà par la Constitution et la loi organique sur le Statut de l’Opposition politique. Il est étonnant que Louis Michel ait dû obtenir de la part de JP Bemba un nouvel engagement à «conduire son action politique en dehors de toute démarche armée» et à «s’abstenir de toute action ou démarche ou déclaration pouvant induire une volonté de déstabilisation». Cela prouve à suffisance qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’il y a anguille sous roche.[16] 

CENCO

Réunis à Kinshasa du 03 au 07 juillet 2007, les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), ont publié un message intitulé: « À VIN NOUVEAU, OUTRES NEUVES (Mc 2, 22) – Ne pas décevoir les attentes de la nation». Selon les Evêques, la conjoncture actuelle du Pays est marquée par l’insécurité toujours persistante et l’exploitation non encore bien ordonnée et contrôlée des ressources naturelles. 

Tout en saluant la tenue réussie d’élections en 2006 et la mise en place de nouvelles institutions, ils déplorent « la lenteur dans les changements et réformes tant attendus ». L’installation des nouvelles institutions issues des élections démocratiques (Présidence de la République, Sénat, Assemblée nationale et Assemblées provinciales, Gouvernement central et Gouvernements provinciaux), constitue certes un acquis majeur pour une démocratie naissante. Elle inaugure en même temps une ère nouvelle pour une gestion responsable du pays. Cependant le simple fait que les dirigeants soient élus et installés dans leurs fonctions ne suffit pas pour résoudre les problèmes vitaux du peuple congolais. Il leur faut surtout une ferme volonté politique en vue de la réussite de la grande mission qui leur est confiée. En effet, les nouveaux dirigeants sont tenus d’honorer les promesses faites lors des campagnes électorales: la sécurité, la paix, l’amélioration des infrastructures routières, ferroviaires, fluviales et aériennes, la promotion de la santé et de l’éducation, le décollage économique, la gestion rigoureuse et transparente de l’Etat, l’eau et l’électricité, les relations harmonieuses et justes avec les pays voisins. Le peuple est impatient de voir le début de réalisation des projets et programmes annoncés par les autorités aujourd’hui au pouvoir.   Les évêques ont exprimé leurs inquiétudes face à l’insécurité récurrente dans l’ensemble du pays et particulièrement dans les provinces de l’Est, les situations précaires aux frontières, les assassinats ciblés, la ruée au Congo d’« investisseurs » munis de contrats miniers et forestiers discutables, l’exploitation anarchique des ressources naturelles, notamment minières et forestières, la modicité du budget de l’Etat et la lenteur dans les changements et réformes tant attendus. Ils constatent des faits d’insécurité sur l’ensemble du territoire national: vols, viols, tracasseries, enlèvements, taxes et péages excessifs mais sans effets escomptés, arrestations arbitraires, cas répétés de meurtre… et condamne tous ces actes commis par les éléments des forces de l’ordre, les milices et les rebelles étrangers présents sur le territoire national. Ils font noter que la convoitise des ressources naturelles alimente l’insécurité et
soulignent qu’au lieu « de profiter au peuple, les minerais, le pétrole et la forêt sont devenus les causes de ses malheurs. Comment comprendre que nos concitoyens se retrouvent, sans contrepartie ni dédommagement, dépouillés de leurs terres par le fait des superficies concédées ou vendues à tel ou tel exploitant minier ou forestier? », s’interrogent les évêques qui, pour suivre de plus près la question du processus de révision des contrats miniers et forestiers » et exiger le respect des droits humains, annoncent la création d’une « commission épiscopale ad hoc ». 
Aux autorités politiques, les évêques demandent le courage de ne pas avoir peur devant les dossiers dits sensibles (contrats léonins, bradage du patrimoine national, détournements des biens publics, assassinats, atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté nationale). Ils recommandent aux nouveaux dirigeants de mettre de l’ordre dans le secteur minier et forestier, afin que les richesses du pays puissent profiter à tout le peuple et de veiller à ne pas contracter de nouvelles dettes qui pénaliseront les générations futures. C’est aussi un devoir moral pour elles de récupérer, autant que possible, l’argent détourné et logé dans des banques étrangères. Il n’est pas juste que tout le peuple ait à rembourser une dette dont ont bénéficié seulement quelques individus. Au sujet de l’Armée nationale, ils réaffirment avec insistance l’urgence d’une vraie armée républicaine, capable de répondre à sa mission de garantir la sécurité du Pays et de défendre et de sauvegarder l’intégrité du territoire national. 
À la communauté internationale, les évêques rappellent les exigences d’un développement solidaire sur le plan international, en réaffirmant à ce sujet la position fort claire du Pape Benoît XVI qui demande aux huit pays les plus industrialisés du monde (G8), «de mettre en place des procédures pour une annulation rapide, entière et inconditionnelle de la dette extérieure des pays les plus lourdement endettés et des pays les moins développés (…) et de prendre des mesures afin d’éviter que ces pays ne retombent dans une situation d’endettement insoutenable». Les évêques rappellent aussi que le Pape invite la communauté internationale à poursuivre «ses efforts en matière de réduction des ventes d’armes -légales ou non-, de trafic illégal de matières précieuses et de fuite des capitaux en provenance des pays pauvres et à s’engager pour éliminer les pratiques de blanchiment d’argent ou de corruption de fonctionnaires dans ces mêmes pays». Au peuple, les évêques demandent de renoncer à la mentalité d’assistés perpétuels. Ils en appellent à un peuple fier, digne et capable d’assumer pleinement sa part de responsabilité et de prendre en charge son destin pour son développement. On doit savoir que le développement du pays dépend avant tout du peuple même». La manne ne tombera pas du ciel, ni de l’étranger.[17] 

KIVU

Bukavu, chef lieu du Sud Kivu,  continue à vivre dans une absurde insécurité, comme le démontre la chronique des deux première semaine du mois de juin:   La nuit du 1er juin 2007, une fille de 18 ans a été abattue chez elle par des hommes armés parlant kinyarwanda au village Kalulu en Territoire de Kabare. Les 4,5 et 6 juin 2007, à Fendula dans la Chefferie de Kalonge, les interahamwe ont attaqué ce village et tué une femme; la contre attaque des FARDC a chassé les assaillants vers la forêt du parc Kahuzi-Biega et a permis de libérer 7 femmes parmi les otages emmenés par ces inciviques, peu avant, depuis le territoire de Walungu. 

Les 7 et 8 juin 2007, en pleine journée, pillage des biens des passagers 2 camions et motos sur la route Bukavu-Bunyakiri. Le 9 juin 2007 la dépouille mortelle d’un étudiant de l’ISDR nommé Serge MUGARUKA a été retrouvée dans la rivière Ruzizi non loin du Barrage Ruzizi I. Dans la nuit du 12 au 13 juin 2007, 12 personnes sont enlevées du village KAJEJE dans la zone de Murhesa en territoire de Kabare et emportées dans le parc Kahuzi-Biega; une femme rescapée de cet enlèvement échappe à la vigilance de ses ravisseurs, après avoir été violée, et rentre au village en témoignant que 6 personnes parmi les prisonniers on été égorgées et leurs corps on été enterrés dans le parc. La nuit du 12 au 13 juin 2007, un véhicule en provenance de Mwenga a été mitraillé par des hommes armés à 12 km de Bukavu: pas de morts mais 7 personnes blessées.  Ce même 12 juin 2007 le Bourgmestre de la Commune d’Ibanda à Bukavu, Monsieur Mutiki, a été agressé, vers l’Institut ISGA en commune d’ibanda, par 6 hommes en civil.  Le 13 juin 2007 à 20h30′ locales (18h30′ GMT), dans la Commune d’Ibanda à Bukavu, Serge MAHESHE, 31 ans, secrétaire de rédaction à la Radio OKAPI a été abattu dans la rue alors qu’il sortait du domicile d’un ami à qui il venait de rendre visite. Il était sur le point de remonter dans sa voiture, marquée du sigle « UN » (Nations unies). Le 14 juin 2007 vers 00h00′, l’étudiant Justin LUBALA de l’ISTM Bukavu a été assassiné par balle dans la maison familiale à Karhale par des hommes en uniforme et armés.[18] La situation est très tendue au Nord-Kivu depuis le déploiement entre janvier et mars de nouvelles brigades dites « mixées » et, selon la Monuc, les violences contre les civils ont décuplé. Dans les localités de Kisharo, Nyamilima et Ishasha, à plus de 80 km au nord de Goma, la Monuc « a constaté que des attaques quasi-quotidiennes étaient commises à l’encontre des civils, soit de la part des FDLR (rebelles hutus rwandais), soit de la part des soldats des brigades mixées déployées dans la région », entraînant des déplacements de populations. La Monuc s’inquiète notamment des « manoeuvres du CNPD (Congrès national pour la défense du peuple), la structure politique du général déchu Nkunda, qui accuse les déplacées d’abriter des éléments du FDLR, pousse les autorités civiles à fermer les camps des déplacés, impose des taxes aux populations et met en place sa propre administration ». De leur part, les FDLR abusent sexuellement des femmes, pillent les récoltes, les maisons et le bétail. Les Nations unies estiment désormais à plus de 130.000 le nombre de personnes jetées depuis janvier sur les routes de cette province, qui compte au total plus de 600.000 déplacés internes.[19] Le 24 juin, le président du Parti national Maï-Maï (Panam), Célestin Kambale Milonga, a été arrêté à sa résidence de Goma par des militaires. Le lieu de sa détention reste inconnu. Peu avant son arrestation, M. Kambale avait vivement critiqué des nominations – par le président Joseph Kabila – au sein de la hiérarchie militaire, estimant que les officiers Maï-Maï avaient été injustement écartés des postes importants.[20] Le 5 juillet, Kisoni Kambale, riche homme d’affaires de Butembo spécialisé dans l’import-export (alimentation, textile) et dans l’exportation d’or vers l’Ouganda voisin, a été abattu dans son bureau par deux inconnus en tenue civile. Le nom de la victime figurait sur la liste des personnalités accusées de trafic d’armes à l’Est de la RDC. « Six étrangers suspectés d’être impliqués dans l’assassinat ont été arrêtés. Trois d’entre eux ont été identifiés d’après leur passeport. Il s’agit de deux Ougandais et d’un Kényan ».[21] Le 8 juillet, le secrétaire provincial de l’ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) au Nord-Kivu, Floribert Chui Bin Kositi, a été assassiné à Goma. Outre ses responsabilités politiques, il était chef de service à l’Office congolais de contrôle (OCC, qui contrôle toutes les importations et exportations en RDC), où il vérifiait notamment la qualité des produits alimentaires importés. Il s’était récemment illustré à l’OCC en ordonnant la destruction d’un important stock de riz jugé impropre à la consommation et d’une valeur d’environ 20.000 dollars, s’attirant l’inimitié d’opérateurs économique locaux.[22] Le 8 juillet, six FDLR et un civil ont été tués par des militaires de la brigade Alpha. Selon le commandant adjoint de cette brigade, ces rebelles venaient de piller des chèvres, des matelas et des vêtements dans le village de Mirangi, localité située à plus de 180 kilomètres au nord de Goma, en territoire de Rutshuru.[23]   

Le 11 juillet, quatre civils congolais ont été tués lors de l’attaque de leurs habitations par des hommes armés non identifiés dans le village de Kinyandoni, situé dans le territoire de Rutshuru, à une soixantaine de km de Goma. L’ONU a récemment déploré l’ »insécurité grandissante » dans la province où les civils sont victimes d’attaques de rebelles rwandais, de miliciens locaux, mais aussi de soldats des brigades mixées, en toute « impunité ». [24] Le 17 juillet, des combats ont opposé à Nyamilima, 120 kilomètres au nord-ouest de Goma, des militaires FARDC de la brigade Bravo aux FDLR.  Des sources médicales ont fait état de 4 morts: 2 éléments du côté FARDC, 1 du côté des assaillants, et 1 enfant d’environ 5 ans. Quatre civils aussi ont été blessés.[25] 

Le 18 juillet, la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) a déclaré que de nombreux soldats des nouvelles brigades mixées portent des « uniformes rwandais », dépourvus d’insignes de nationalité. Du 1er janvier au 15 juillet 2007, la Monuc a rapatrié dans leur pays, sur base du volontariat, 322 combattants étrangers, presque tous Rwandais et parmi lesquels 103 combattants, majoritairement tutsis, ayant déserté les rangs de l’ex-général Nkunda.[26]  Le 21 juillet, un médecin et un motard ont été assassinés à Muranga, à environ 4 kilomètres au sud de Sake, lorsqu’ils tentaient d’échapper aux tracasseries d’un militaire.[27] Le 21 juillet, des accrochages ont opposé l’armée régulière à des soldats dissidents « banyamulenge » (Tutsis congolais) réfractaires au brassage à Muramvia, une localité située sur les plateaux du territoire d’Uvira, à plus de 150 km au sud-est de Bukavu (capitale du Sud-Kivu). Quatre militaires congolais ont été tués et une dizaine blessés. L’armée congolaise a repris le contrôle de Muramvia, tombée depuis plusieurs jours entre les mains des insurgés. D’autres combats avaient été déclenchés les 16 et 17 juillet sur deux fronts. L’un commandé par Michel Rukunda dans la localité de Makutano, près de Minembwe, dans les hauts plateaux de Fizi. Et l’autre par le colonel Bisogo dans la localité de Ruhuha, hauts plateaux d’Uvira. Les accrochages sont fréquents dans cette région entre l’armée régulière et ces groupes dissidents qui refusent de rejoindre le processus de réforme de l’armée. Le commandant de la Région militaire du Sud-Kivu, le général Tshikwej est catégorique: ils doivent accepter le brassage sans condition. Mais les insurgés Banyamulenge ne l’entendent pas de cette oreille. Ils opposent leur sécurité à la participation aux opérations de brassage.[28] 

Le 14 juin, une centaine d’acteurs politiques nationaux et provinciaux ont pris part à une journée de réflexion organisée à l’initiative de Pole Institute à Goma.. Pour les participants, la sécurité au Kivu passe avant tout par l’éradication du phénomène FDLR. Les avis divergent cependant quant aux stratégies pour y parvenir. Pour les uns, la solution, c’est l’usage de la force pour rapatrier les combattants rwandais, tandis que pour les autres, il faut plutôt un dialogue inter Rwandais, à l’instar du dialogue inter Congolais de 2002-2003. D’après les tenants de cette dernière thèse donc, la sécurité au Nord-Kivu dépend de la volonté politique du gouvernement rwandais de favoriser la réconciliation entre les divers groupes du pays.[29] Le 20 juin, la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre de l’entretien que les membres d’une délégation du Conseil de sécurité de l’Onu ont eu, à Kinshasa , avec les parlementaires du Nord et Sud-Kivu

Pour ce qui est des causes de l’insécurité qui sévit dans ces deux provinces, les membres de la société civile et les parlementaires ont cité la présence incontrôlée et non souhaitée des Interahamwe et de plusieurs groupes armés dans les deux Kivu. Raison pour laquelle, ils ont demandé l’aide de la communauté internationale pour rapatrier les rebelles hutu rwandais qui sèment au quotidien, la désolation auprès de la population. Les députés du Nord-Kivu ont réaffirmé que Laurent Nkunda aussi est la principale source d’insécurité dans leur province. Les députés ont fait remarquer qu’au début de l’année 2007, la tentative du gouvernement congolais de régler pacifiquement la question Nkunda par la mise sur pied d’une formule particulière d’intégration dans l’armée dénommée «Mixage» a, selon eux, conduit au déplacement massif des populations civiles vers d’autres localités. Ce phénomène a également entravé la libre circulation des personnes et de leurs biens et a emmené la déperdition scolaire, le ralentissement de l’activité économique et l’aggravation de l’état de pauvreté. Pour combattre l’insécurité dans cette partie du pays, les élus de ces deux provinces suggèrent la solution militaire. Ce qui n’est pas l’avis de la délégation onusienne qui, elle, préconise la solution à la fois politique et militaire. Pour ce qui est des pistes de solutions, les députés du Nord-Kivu ont formulé quelques recommandations. Au plan politique et diplomatique, ils proposent que le Conseil de sécurité s’assure de l’application effective de sa résolution 1596 sur les personnes et organisations impliquées dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RDC. Ils demandent à la communauté internationale d’amener le Rwanda et l’Ouganda à organiser respectivement des dialogues politiques avec leurs oppositions armées et non armées établies en RDC et dans d’autres pays, notamment les FDLR, NALU/ADF, LRA, etc. Sur le plan de la justice, ils demandent la création d’un Tribunal Pénal international sur les crimes commis en RDCongo par des Pays limitrophes impliqués dans les deux guerres de 1996-97 et de 1998-2003 et dans l’appui fourni aux divers groupes armés qui sèment violence et insécurité.  Sur le plan militaire et sécuritaire, les députés suggèrent la levée immédiate de l’embargo imposé au gouvernement congolais sur l’achat des armes et autres équipements militaires ainsi que la surveillance accrue sur l’importation des armes par les groupes armés opérant à l’Est de la RDC.           Ils demandent aussi de mettre définitivement un terme au phénomène Nkunda et d’arrêter le mixage en vue de doter le pays d’une armée nationale intégrée et dissuasive.[30] Pendant que les FDLR tuent sans cesse les Congolais, toutes les ethnies confondues, très rares sont leurs attaques contre le Rwanda mentionnées par la presse. On pourrait presque dire qu’il n’y en a plus. Encore plus, le Rwanda a privilégié sa médiation dans le conflit opposant Nkunda à Kabila au lieu d’en finir avec la question des FDLR. Le recours à cette «pierre d’achoppement» ou «fausse pomme de discorde» entre Kigali et Kinshasa (les FDLR et les Interahamwes) selon les mots du Ministre rwandais des Affaires Étrangères, Charles Murigande, permet au Rwanda et à ses alliés de vider les villages congolais de leurs habitants et de les repeupler du surplus des populations rwandaises.[31] Aux yeux de tant d’observateurs dans la sous région, s’il faut attendre du Rwanda une solution à cette situation, il faut tout simplement la renvoyer aux calendes grecques. Pour un diplomate de l’Union européenne à Kinshasa, le Rwanda ne vendra pas son fonds de commerce qui est le génocide de 1994 et son acteur apparent, qui porte plusieurs facettes: Interahamwe, FDLR, rebelles hutus, etc. Mais ce que ce diplomate fait remarquer, plusieurs de ces hutus réfugiés en RDC y sont nés et nombre d’entre eux sont arrivés à bas âge. De quoi sont-ils accusés?, s’est interrogé le diplomate. Vont-ils s’agacer les dents alors que ce sont leurs parents qui auraient consommé le fruit?[32] 

RELATIONS INTERNATIONALES

Le 20 juin, une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en visite de 24 heures à Kinshasa a jugé « préoccupante » la situation sécuritaire dans l’est de la RDCongo. En effet, au Nord comme au Sud-Kivu, la violence contre les civils, victimes de groupes armés étrangers (les FDLR-Interahmwe-Rasta principalement) ou de militaires (brigades mixées ou brassées des Fardc), a augmenté ces derniers mois. La situation est très tendue depuis le déploiement entre janvier et mars de nouvelles brigades dites « mixées ». La délégation a invité le président Joseph Kabila et son gouvernement à ne pas se limiter à la solution militaire et à « donner la priorité à la recherche d’une solution par les voies politiques et diplomatiques », en améliorant les relations bilatérales avec le Rwanda. Elle a invité les dirigeants congolais à abandonner le mixage des troupes et à « accélérer » la réforme des forces armées et des services de sécurité. Le chef de la délégation a précisé que l’embargo sur les armes décrété par les Nations Unies contre la RDC ne concerne pas les brigades intégrées des Forces armées de RDC (FARDC), mais les armes illégales.[33]  Le 23 juillet, le Conseil de Sécurité de l’Onu a exprimé sa vive préoccupation devant la situation sécuritaire qui continue de se détériorer dans l’est de la RDCongo, en particulier dans le Nord-Kivu et dans le Sud-Kivu. Le Conseil « s’inquiète tout particulièrement des graves conséquences humanitaires des actions violentes des groupes armés étrangers, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et des activités militaires des brigades ‘mixées’ ». Le Conseil de sécurité exhorte toutes les parties en présence à s’abstenir de toute action conduisant à une confrontation militaire, qui risquerait d’attiser davantage les tensions et d’aggraver la crise humanitaire dans les Kivus, et à rechercher une solution politique et diplomatique à la crise actuelle. Il appelle les brigades mixées et leurs commandants à accepter le brassage comme modalité d’intégration aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à cesser leurs activités de recrutement. Il exige à nouveau que les groupes armés étrangers et congolais déposent les armes et s’engagent volontairement et sans conditions dans la démobilisation, le rapatriement, la réinstallation et la réintégration, selon qu’il convient. Le Conseil de sécurité invite le Gouvernement congolais à intensifier le programme de désarmement, démobilisation et réintégration des combattants congolais et de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration des combattants étrangers. Le Conseil de sécurité encourage fortement le Gouvernement à mener à bien la réforme de l’armée et du secteur de la sécurité. Le Conseil engage les États voisins concernés à faciliter davantage la réinsertion effective des anciens combattants rentrant dans leur pays et à empêcher toute activité de recrutement sur leur territoire.[34] Certains observateurs font remarquer que le Conseil de Sécurité de l’Onu est souvent prêt à exercer une forte pression vis-à-vis du gouvernement congolais, pour qu’il assure l’ordre et la sécurité à l’Est du pays mais que, dans le même temps, il ne rappelle pas du tout à l’ordre les pays voisins qui fomentent l’insécurité à l’intérieur de la Rdc. L’Onu met facilement le gouvernement congolais devant ses responsabilités, sans cependant se montrer aussi ferme vis-à-vis des pays voisins qui continuent en toute impunité, non seulement à exploiter illégalement les ressources naturelles de la RDCongo, mais aussi à fournir des armes et munitions aux groupes armés présents dans son territoire. Ce traitement de faveur vis-à-vis de certaines personnalités qui font déjà l’objet d’un mandat d’arrêt international et de certains État qui sont notoirement la cause principale de l’instabilité de la région entière, est une concrétisation évidente de la politique des deux poids, deux mesures qui a déjà eu et qui aura encore de graves conséquences pour toute la Région des Grands Lacs en général et pour le Congo en particulier.[35]    




[1]

Cf L’Avenir – Kinshasa, 28.07.07. [2] Cf AFP – Kinshasa, 11.05.’07. 

[3] Cf Le Potentiel – Kinshasa, 19.05.07 et AFP – Bruxelles, 23.05.’07. 

[4] Cf Radio Okapi, 21.05.’07. 

[5] Cf AFP – Kinshasa, 13.06.’07. 

[6] Cf AFP – Kinshasa, 14.06.’07. 

[7] Cf AFP – Kinshasa, 10.07.’07. 

[8] Cf AFP – Kinshasa, 18.06.’07. 

[9] Cf AFP – Kinshasa, 19.06.’07. 

[10] Cf AFP – Kinshasa, 09.07.’07. 

[11] Cf APA – Kinshasa, 31.05.’07. 

[12] Cf AFP – Kinshasa, 14.06.’07. 

[13] Cf AFP – Kinshasa, 29.06.’07. 

[14] Cf AFP – Bruxelles, 13.07.’07 

[15] Cf  AFP – Kinshasa, 17.07.’07. 

[16] Cf Le Potentiel – Kinshasa, 17.07.’07. 

[17] Cf Conférence Episcopale Nationale du Congo, 07.07.’07. 

[18] Cf Source: rdcinfos@yahoogroupes.fr 

[19] Cf AFP – Kinshasa, 27.06.’07. 

[20] Cf AFP – Kinshasa, 11.07.’07. 

[21] Cf AFP – Beni (Rdc), 05.07.’07. A Beni, le 18 mai, le chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Raymond Kibwana, a été tué de deux balles dans la tête devant chez lui par des inconnus. Le 14 février dans la même ville, Claude Duvigneaud, architecte belge d’une cinquantaine d’années établi depuis toujours en RDC, a été poignardé à son domicile. 

[22] Cf AFP – Kinshasa, 09.07.’07. 

[23] Cf Radio Okapi, 08.07.’07. 

[24] Cf AFP – Goma, 12.07.’07. 

[25] Cf Radio Okapi, 17.07.’07. 

[26] Cf AFP – Kinshasa, 18.07.’07. 

[27] Cf Radio Okapi, 23.07.’07. 

[28] Cf Radio Okapi, 20.07.’07 et AFP – Kinshasa, 25.07.’07. Rukunda continue de promettre de réintégrer l’armée alors qu’il demeure réfractaire au désarmement. Il a été rejoint début 2007 par le  »groupe des 47 », dont est issu le colonel Bisogo. Ce  »groupe des 47 », est constitué par d’anciens collaborateurs du colonel Jules Mutebusi et du général déchu Nkundabatware qui avaient investi la ville de Bukavu en juin 2004. 

[29] Cf Radio Okapi, 15.06.’07. 

[30] Cf Albert tshiambi – Le Potentiel – Kinshasa, 22.06.07. 

[31] Cf J.-P. Mbelu – Congolité 27.07.’07. 

[32] Cf Emmanuel Makila – Le Révélateur 27.07.’07. 

[33] Cf AFP – Kinshasa, 20.06.’07; BBC Afrique, 21.06.’07 et Xinuanet, 21.06.’07. 

[34] Cf UN News, 23.07.’07. 

[35] Cf Cf L’Avenir Quotidien – Kinshasa, 26.07.’07 et Le Potentiel – Kinshasa, 26.07.’07. 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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