En vue de la réconciliation au plan national

9 août 2007

Actualités, Interview

Pression  souhaitée de la communauté internationale  sur les leaders régionaux du Sud-Kivu 

Bukavu, le 9 août 2007 – (D.I.A.) – La communauté internationale doit faire pression sur les leaders régionaux afin qu’ils acceptent la réconciliation au plan national, estime un  ancien parlementaire banyamulenge au cours de la transition qui avait abouti aux élections générales de 2006. Cette personnalité a émis sa réaction dans un article publié par l’agence onusienne « Irin » (édition du 6 août 2007). 

      

 

« La lutte de M. Kagamé a causé des problèmes aux Banyamulenges du Congo du fait de notre soutien à sa rébellion », a expliqué cet ancien parlementaire du nom de Enock Ruberangabo Sebineza. Dans  cet article de « Irin » intitulé  » Les Banyuamulenge cherchent une solution politique aux tensions, monsieur Sebineza affirment que ces derniers sont touchés par les conflits qui sévissent au Congo depuis les années 1960.  Et de souligner qu’au cours de la rébellion qui a éclaté en 1996, menée par Laurent-Désiré Kabila, ils se sont notamment trouvés pris entre deux feux.  Mobutu a envoyé ses soldats pour  chasser les Banyamulenge et le Rwanda y a vu une occasion de faire sortir l’ex-Far et l’Interahamwe du Congo.       Selon M. Sebineza, de nombreux jeunes banyamulenges ont rejoint les rangs de l’armée rwandaise, arrivée au Congo pour soutenir la rébellion de M. Kabila, mais au terme de la guerre, aucun processus de réconciliation adéquat n’a été mis en place avant que M. Kabila ne se brouille avec les Rwandais. « A la suite de cela, il y a eu une scission au sein de la communauté banyamulenge : un groupe pensait qu’il valait mieux prendre le parti des Rwandais, tandis que l’autre pensait que les Banyamulenges seraient mieux sans le Rwanda », a-t-il indiqué. Cette personnalité soutient que « les Banyamulenges font depuis longtemps les frais des incursions du Rwanda au Congo ». Elle pense que  la plupart des Banyamulenge s’opposent à un recours à la force pour réprimer les troubles dans l’Est.  

 M. Muhamiriza, président de la communauté des Banyamulenge à Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, affirme pour sa part que  « toutes les communautés devraient se respecter les unes les autres et renoncer à commettre des atrocités contre ceux qu’elles perçoivent comme leurs ennemis ». (Agence catholique D.I.A./ www.dia-afrique.org)     

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22