Kinshasa, le 10 août 2007 – (D.I.A.) – La rencontre d’évaluation à Kinshasa à l’issue de la descente sur terrain à l’intérieur du pays des formateurs régionaux en vue de la constitution des comités locaux de la gouvernance participative initiée par la Commission épiscopale Justice et paix a pris fin le jeudi 9 août 2007. Le modérateur ou animateur de cette session estime sur celle-ci qu’elle donne à l’Eglise catholique une grande opportunité d’aider davantage les Congolais à aller vers le chemin de la prise en charge.
Cette prise en charge, dans la mesure du possible, est dans le sens de l’autonomie et de la responsabilité des Congolais, a indiqué cet animateur, M. Toss Mumbenga Mukwa, représentant en RDC de Action de Carême des catholiques suisses (Acs). Interviewé par un journaliste de Dia à la clôture de l’atelier (du 6 août au 9 août 2007), M. Toss Mumbenga Mukwa a expliqué que cette opportunité à l’Eglise catholique va dans la pastorale et l’action sociale de celle-ci qui doivent, dans la mesure du possible, être reconsidérées.
La séance de clôture de l’atelier a été rehaussée de la présence du représentant de l’Union européenne, M. Thierry Vercoulon. Ce dernier, madame Denise Holland de Cafod ou Caritas Angleterre, madame Anne Sylvie Berck de
la Commission épiscopale Justice paix/Belgique et Blanchard Ayinza de Acs ont encouragé les participants (15) venus de la capitale et de l’intérieur du pays devant la tâche immense que leur impose la délicatesse de la mise sur pied des comités locaux de gouvernance participative dans le pays.
La sœur Marie – Bernard Alima Mbalula, secrétaire de la Commission épiscopale Justice et paix/RDC, a remercié ces partenaires de leur implication et de leur intérêt à cette entreprise de la constitution, de l’encadrement et du suivi des comités locaux de gouvernance participative qui occupe son organe. « Nous tendons vers un travail systématique », a lancé la religieuse à l’endroit des participants qui ont dégagé du « matériau de travail » dans leurs carrefours portant sur les défis, les comités locaux de gouvernance participative et la réconciliation.
La participante Marie-constance Simuku (Kinshasa), interviewée par le journaliste de l’agence Dia, a affirmé qu’avec l’expérience sur terrain il y a cette chance que les comités locaux de gouvernance participative réussisse dans leur mission, celle de se prendre en charge. Cette formatrice partie assurer l’animation sur ces derniers à Isiro, dans l’Est du pays, a fait savoir qu’ils connaissent eux- mêmes leurs problèmes et détiennent des solutions à ce sujet et que ce qui leur manque c’est l’encadrement. Le participant Hippolyte Bakajika, prêtre oeuvrant à Kinshasa, a insisté comme leçon à retenir de la rencontre sur « l’urgence de l’organisation en vue de penser nos propres problèmes et de trouver nos propres solutions au lieu d’attendre que les autres le fassent pour nous ». « Cet attentisme est regrettable au point que la population par exemple continue à attendre que les autorités gouvernementales lui apportent des solutions partout », ajouté le prêtre. L’abbé Alain Lomandja (Tshumbe, Centre du pays), a signalé que dans sa zone d’action les comités locaux de gouvernance participative sont implantés dans 4 paroisses et au Centre universitaire de Sankuru (Lodja). Selon ce participant, le présent atelier lui a permis de mieux comprendre comment les expériences évoluent ailleurs : fonctionnement, mise en réseau, etc. (Agence catholique D.I.A. – www.dia-afrique.org )










10 août 2007
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