ENCORE 50 VICTIMES, FRUIT D’INCOMPETENCE ET IRRESPONSABILITE’

5 octobre 2007

Actualités

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Encore une fois des victimes innocentes. Les responsabilités? Pas seulement de  la compagnie aérienne, mais aussi le gouvernement. C’est trop, il faut mettre fin à cet état de choses. On doit avoir le courage de garer à terre des avions pareils, qui sont des simples carcasses, et qui ne font  que semer des morts et remplir des larmes les yeux des congolais et congolaises. Nous demandons donc au Gouvernement de faire appliquer les décisions prises concernant la sécurité aérienne des civils.

 Après le crash, le ministre est viré !

Le ministre des Transports de la République démocratique du Congo (RDC) a été révoqué vendredi pour « incompétence », au lendemain d’un accident d’avion qui a fait 50 morts à Kinshasa et relancé la polémique sur l’incapacité de l’Etat à réformer son aviation civile. Rémy Henry Kuseyo « a été révoqué vendredi pour son incapacité à réformer le secteur de l’aviation », aux termes d’une ordonnance signée par le président Joseph Kabila et le premier ministre Antoine Gizenga, a déclaré Kudura Kasongo, le porte-parole du chef de l’Etat.
« Cette décision a été approuvée par le Conseil des ministres », qui se tient actuellement à Kinshasa, a-t-il précisé.

Jeudi matin, un Antonov 26 d’une compagnie privée congolaise s’est écrasé peu après son décollage, percutant une dizaine de maisons avant de s’enflamer dans un quartier très peuplé de l’est de la ville.

Le bilan de l’accident s’est brusquement alourdi à 50 morts vendredi après-midi, après la découverte de nouveaux corps sous les décombres de maisons.

« Au moins onze corps ont été sortis du site du crash. Ce sont des gens qui ont été tués dans l’effondrement de leurs maisons. Nous avons aussi appris qu’une fillette gravement brûlée était morte à l’hôpital général », a déclaré Serge Mulumba, directeur adjoint du cabinet du ministre des Affaires humanitaires.

« Le bilan de l’accident est désormais de 50 morts », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait toujours d’un bilan provisoire pouvant encore s’alourdir.

Un précédent bilan faisait état de 38 morts et une trentaine de blessés.
Toute la journée, les secouristes de la Croix-Rouge congolaise ont cherché les corps de victimes et d’éventuels survivants dans les décombres de maisons en ruine, partiellement calcinées.

La Croix-Rouge, qui a dépêché 60 secouristes sur le lieu de l’accident, a pu extraire depuis jeudi des dizaines de corps « dans des conditions extrêmement difficiles », dans un quartier où les maisons sont « collées les unes aux autres », a indiqué son porte-parole, Alphonse Mulowayi.

De son côté, le ministère des Affaires humanitaires a obtenu l’accord de la présidence pour le déblocage de fonds d’urgence, pour « assister convenablement les blessés », organiser des « funérailles dignes » et aider à « reloger les familles dont les maisons ont été détruites », a déclaré Serge Mulumba, directeur adjoint du cabinet du ministre.

Médecins sans frontières a fourni aux hôpitaux concernés « des pansements ainsi que du matériel », notamment destinés « à la prise en charge des grands brûlés ».

La presse de Kinshasa a dénoncé « les larmes de crocodile » des autorités, qui laissent opérer « des cercueils volants », relançant la polémique sur l’incapacité de la RDC à réformer sa flotte, essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique, volant souvent sans licence en règle et à l’origine de dizaines d’accidents meurtriers ces dernières années.

En mars 2007, après une série de précédentes mesures infructueuses, le ministre Kuseyo avait accordé trois mois aux compagnies pour leur mise en conformité, avant d’interdir en septembre tous les appareils de type Antonov.

Selon des courriers publiés vendredi par le Forum des As, M. Kuseyo avait été sommé de revenir sur cette mesure portant « préjudice aux compagnies qui sont en règle » par Nkulu Mitomba Kilombo, ministre d’Etat rattaché à la présidence.

M. Kuseyo avait répondu dans un courrier daté du 14 septembre que ce problème ne devait « nullement être traité en se basant sur le manque à gagner des compagnies » et réaffirmé sa volonté de ne donner son feu vert aux compagnies qu’après un contrôle « minutieux » et « sans pression ».

Selon une source proche du ministère, M. Kuseyo « a dû céder » et a signé « au fur et à mesure des dérogations », dont celle de la compagnie Africa One, propriétaire de l’Antonov qui s’est écrasé jeudi.

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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