Goma, le 09 octobre 2007 – (D.I.A.) – Un officier des Fardc, armée nationale congolaise, joint à Karuba a confirmé à l’Afp (édition du 8 octobre 2007) la reprise des combats dans la région du Masisi, dans le Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, RDC. « Nous sommes au front. Les villages de Bwirunde, Muremure et Kiluku viennent de tomber sous notre contrôle », a déclaré le major Paluku, commandant d’un bataillon de la 14e brigade des Fardc.
Ce commandant d’un bataillon de la 14e brigade des Fardc.
a eu ces mots sur fond des tirs d’armes lourdes et légères au téléphone du correspondant de l’Afp : « Les affrontements se poursuivent. Bientôt, nous serons à Mushaki et Karuba ». L’ex-général Laurent Nkundabatware a de son côté annoncé récemment à l’Afp le lancement d’une « offensive active » contre les Fardc au Nord-Kivu. Des combats à l’arme lourde ont repris il y a quelques jours dans cette partie du pays après une brève accalmie. Laurent Nkundabatware est visé par un mandat d’arrêt par les autorités congolaises pour des crimes de guerre commis par ses hommes en juin 2004 lors de la brève prise de la ville de Bukavu (Sud-Kivu), où il avait affirmé intervenir pour sauver ses « frères » Tutsis qu’il disait menacés par Kinshasa.
« Nous refusons aujourd’hui le cessez-le-feu », instauré le 6 septembre 2007 sous forte pression de l’Onu et déjà violé à plusieurs reprises dans la province, a affirmé le général déchu tutsi congolais. Ce dernier est intervenu à partir d’un de ses fiefs des montagnes du Masisi, dans le Nord-Kivu.
« Ceci me pousse à lancer l’offensive active pour protéger la population », a ajouté Laurent Nkundabatware. Ce dernier fut un officier de l’ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie soutenue par le Rwanda pendant la récente guerre en RDC de 1998 à 2003. Le général déchu a refusé en 2003 d’intégrer l’armée régulière après la guerre. Il a été déchu de son grade de général en septembre 2005.
Pour des analystes, la trêve en vigueur depuis un mois dans le Nord-Kivu a volé en éclats. Selon Rfi, il est difficile d’établir un bilan sur ces affrontements et de dire qui a commencé encore une fois. Les deux camps se rejettent la responsabilité de l’initiative des affrontements. La Monuc ou Mission des Nations Unies au Congo, qui a confirme ces affrontements, n’est pas jusqu’ici capable de fournir un bilan.
A l’origine de ces récents incidents on signale, suivant la même source, l’enlèvement par les insurgés de six militaires de la 9e brigade des Fardc. Ces enlèvements sont démentis par Laurent Nkundabatware. En 11 jours, indique Rfi, 5.000 personnes supplémentaires ont rejoint les camps de déplacés. Les autorités ont annoncé des mesures pour rétablir la sécurité dans la capitale provinciale, Goma, et dans les villes de Beni et Butembo. Le gouverneur du Nord-Kivu vient de lancer une vaste opération de récupération des armes à feu en bouclant les quartiers et en les quadrillant pour la fouille de chaque maison.(Agence catholique D.I.A. – www.dia-afrique.org )









9 octobre 2007
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