Etat de droit, quid ?

8 novembre 2007

Au fil des jours

Rompre définitivement avec l’état d’anarchie où n’importe qui peut faire n’importe quoi et instaurer un Etat de droit. La question, non seulement qu’elle préoccupe tout le monde, mais elle a été au centre de la rentrée judiciaire 2007, au Palais du Peuple, le samedi 3 novembre 2007.
Dans la mercuriale dont le thème a porté sur « Bâtir un Etat de droit », le Procureur Général de la République, M. Laurent Tshimanga Mukeba a montré toute la difficulté qu’il y a à bâtir un Etat de droit dès lors que le citoyen ne sait pas respecter les lois du pays ou qu’il se considère comme étant au-dessus d’elle.
Pourtant, c’est la loi qui doit être respectée et c’est elle qui doit régir la conduite de chacun, indistinctement de sa qualité.
Or, dans la pratique, il se révèle que nombreux sont ceux qui aiment parler d’un Etat de droit. A longueur des journées, ils s’improvisent en donneur des leçons ; utilisant tous les canaux de communication.
Cependant, il reste évident que ce thème soit venu avant tout de la magistrature. Encore que celle-ci a fait l’objet des plusieurs critiques acerbes surtout lors des contentieux électoraux. En effet, les justiciables, à tous les niveaux, se sont plaints notamment des cas liés à la corruption des juges et des magistrats.
Se penchant sur le cas, l’Assemblée nationale ne s’était pas empêchée d’examiner des voies et moyens pour opérer une réforme en profondeur de la justice. Cela, de façon à retourner tout le monde, magistrat soit-il, au respect de la loi.
Observer de près, l’affaire ne se limite pas là. Le mal ayant déjà gangrené toute la société, l’on voit des ministres agir sans la moindre considération de la loi. Les cas à ce sujet sont légion.
L’on trouve de part en part, des mandataires dans les entreprises du portefeuille qui agissent au mépris de toute la réglementation en matière de gestion de ces unités de production de l’Etat, des agents et fonctionnaires de l’Etat qui sont loin de respecter les biens de l’Etat, des chauffeurs qui brûlent le feu rouge en passant par les constructions anarchiques qui sont à la base de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines à l’occasion de fortes pluies.
Eu égard à ce sombre tableau, il y a lieu de dire que le Congo est loin de parvenir à un Etat de droit.
Or, y parvenir ne relève nullement d’un miracle. Il faut que les uns et les autres se mettent en tête que seul le respect de la loi, sous toutes ses formes d’ailleurs, peut conduire à l’instauration d’un Etat de droit et non point la tenue de discours creux, qui reste loin de toute réalité.
 

Ghislain Lubula 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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