La FIDH indignée face à l’ampleur des viols et à l’impunité en RDC

17 novembre 2007

Actualités

(AFP) – La président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) s’est indignée vendredi à Kinshasa de l’ampleur des violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC) et de l’impunité dont jouissent les violeurs, au cours d’un point presse.

« Nous dénonçons les crimes massifs commis aussi bien par des éléments de l’armée congolaise que par des miliciens contre les populations, particulièrement dans l’est du pays », a déclaré Souhayr Belhassen. « Nous sommes venus exprimer notre solidarité avec les victimes des crimes parmi les plus odieux qui soient, le viol et les autres formes de violences sexuelles », a poursuivi la présidente de la FIDH, venue célébrer une « journée de solidarité avec les victimes de crimes sexuels en RDC ». « C’est l’occasion pour la FIDH de crier son indignation, alors qu’une nouvelle fois, les viols, utilisés comme une véritable arme de guerre, d’appropriation et de conquête territoriale, se multiplient par milliers dans l’est du Congo », a-t-elle martelé. 

Depuis des années, bandes armées locales et étrangères sèment la terreur dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, où ont été enregistrés 60% des plus de 43.000 cas de violences sexuelles répertoriés entre 2004 et 2006 en RDC, selon l’ONU. Depuis près de trois mois, le Nord-Kivu est le théâtre de violents affrontements impliquant l’armée régulière et des soldats insurgés, mais aussi des miliciens locaux Maï Maï et des rebelles hutus rwandais. Les violences, notamment sexuelles, à l’encontre des civils se sont multipliées, jusque dans les camps de déplacés du Nord-kivu où une quarantaine de viols ont été recensés en un mois. Mme Belhassen a interpellé les autorités congolaises, dénonçant l’absence d’ »application effective » de la loi sur la répression des crimes sexuels promulguée en juillet 2006 et le fait que le projet de loi sur la coopération avec la Cour pénale internationale n’ait « pas encore été examiné par le Parlement ». La FIDH a exigé une répression « systématique et exemplaire » des auteurs de ces crimes et plaidé pour un soutien à la justice, estimant que la « résurgence de viols massifs » était « symptomatique de l’incapacité du système judiciaire et de l’impunité qui en découle ». 

Elle a demandé que les prisons soient « réformées », les magistrats « formés » et « respectés », y compris dans leur intégrité physique. De son côté, le directeur exécutif de la FIDH, Antoine Bernard, a estimé que la situation des violences sexuelles en RDC était actuellement « la plus grave au monde ». Il a préconisé que le renforcement de la justice en RDC soit considéré comme « la priorité numéro un » du gouvernement, mais aussi de toute la communauté internationale et des partenaires qui veulent soutenir ce pays. En RDC, moins de 10% des femmes violées bénéficient d’une assistance judiciaire. En moyenne, une femme est violée par quatre hommes. L’âge des victimes varie de « 3 mois à 78 ans », selon l’ONU. 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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