Le terrorisme sexuel dévaste les populations de l’Est du Congo

21 novembre 2007

Actualités

(Congo Inter 21/11/2007)

Le témoignage de Christine Schuler Deschryver, militante congolaise des droits des femmes,est la fille d’Adrien Deschryver, un planteur belge, fondateur du parc de Kahuzi-Biega dans le Kivu, a ébloui le monde entier. Christine Deschryver Schuler de père belge et de mère congolaise vit au sud Kivu, une région marquée par dix ans de conflits armés qui a emmené une dévastation totale . Chaque jour ce génocide psychologique du sexe féminin pour objet la detruction du plus profond « amour interne » de la femme. S’il est vrai que les hommes sont aussi victimes de viols et de mutilations sexuelles lors des conflits armés, les premières cibles demeurent néanmoins les femmes.

Déjà les guerres à répétition à l’Est de de la République Démocratique du Congo ont conduit à l’un des plus grands désastre humanitaire du siècle avec plus de 4 millions de morts(ce nombre est croissant), des millions de déplacés et rien que dans la province du Sud-Kivu plus de 100.000 femmes violées dans des conditions de violences extrêmes. « Nous avons hurlé notre douleur, nous avons accueilli les grands de ce monde, nous avons fait un plaidoyer pour que cesse à jamais cette violence mais en vain…. » a déclaré Christine Schuler Deschryver ; « Nous nous sommes heurté à la surdité et à l’indifférence du monde face à ce « fémicide » en cours en RDC ou le corps des femmes et des enfants est devenu une cour de récréation où tout est permis ».

La conséquence est que ce nouveau fléau,le terrorisme séxuel est á sa plus grande expression au Congo.Les viols ont très vite pris des proportions épidémiques et furent donc banalisés, la femme est devenue une chambre de torture pour faire non seulement ces femmes victimes,mais aussi la pensée de toute personne qui s’en imagine.

Par ailleurs, la richesse de la République démocratique du Congo en minerai – or et surtout casserite et coltan très prisés dans la fabrication de composants électroniques pour l’informatique et l’aéronautique – provoque des trafics illégaux permanents, pratiqués par des groupes incontrôlés qui rançonnent et violent des villageois. Dans ce documentaire trois femmes témoignent : Ndamosu M’Buefuh, 70 ans, violée plusieurs fois, dont le mari et les cinq enfants ont été assassinés ; Ntakobajira M’Bisimwa, 30 ans, qui a été esclave sexuelle dans un camp de rebelles ; Noella M’Mburugu, 18 ans, qui a subi pendant trois ans des sévices sexuels et à qui on a enlevé le fils.

« Malgré le désespoir, la révolte, les larmes, le syndrome de l’impuissance, l’envie de tout quitter, lâchement…… il y avait toujours une lueur d’espoir… et notre lueur d’espoir fondée j’en suis sûre a été l’arrivée de la militante des droits de la femme, auteur du très célèbre « Monologue du vagin », Madame Eve Ensler à Bukavu, traversant monts et vallées pour palper du doigt la souffrance des femmes, ces femmes sans voix, muselées au nom desquelles nous parlons et nous nous exprimons » a declaré Christine Schuler presque avec des larmes aux yeux ; « Toutes les femmes du Sud-Kivu et je suis sûre de la RDCongo soutiennent et se joignent à la campagne contre les viols co organisée par V day et UNICEF ».

« Nous restons convaincues que seules les mobilisations pourront pousser les politiques à prioriser la sécurité de nos populations et à mettre fin à ce « fémicide » silencieux, ces crimes massifs contre l’humanité.Nous ne revendiquons qu’une chose, le droit de vivre, de vivre librement dans nos campagnes, nous exigeons que justice soit rendue et que cesse l’impunité à tous les niveaux » a-t-elle conclu.

Dans l’ Est de la RDCongo,le nombre d’agressions sexuelles est passé de dix par mois à 10 par jour. Chiffres horribles, chiffres froids, chifrres qui réifient les victimes. Ainsi le viol est devenue une véritable arme de guerre .

Parce que la force des boureaux leur vient de l’indifférence de l’opinion et se taire c’est être complice de non-assistance à personne massacrée.Nous devons manifester notre horreur, notre indignation.

Par Mireille Fayila

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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