NKUNDA CONTINUE A REGNER, GRACE AUX ACCORDS DE NAIROBI?

22 novembre 2007

Actualités

Les FARDC se battent en plein Rutshuru contre les rwandais
 

(Le Monde 21/11/2007)

Des soldats insurgés ont pénétré dans la ville de Rutshuru (Nord-Kivu – est) où de violents combats les opposaient mercredi en fin de matinée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a-t-on appris auprès d’habitants.


« Les insurgés ont débordé les positions FARDC et ils se battent en ce moment à l’état-major des FARDC à Rutshuru, à 700 mètres de mon bureau », a déclaré Dominique Bofondo, l’administrateur du territoire de Rutshuru.

« Il y a un mouvement de panique terrible. La population fuit, surtout en direction de Kiwanja », cité voisine où la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) dispose d’une base.

D’autres habitants ont confirmé des combats très violents, à l’arme lourde. Des milliers de villageois fuient la ville.

La ville de Rutshuru, chef-lieu du territoire du même nom, compte habituellement plus de 150.000 habitants, auxquels se sont ajouté ces derniers mois des milliers de déplacés ayant fui des combats impliquant l’armée régulière, des soldats insurgés ralliés au général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda et des milices locales et étrangères.

Les combats avaient débuté mercredi vers 4H00 selon les FARDC, qui avaient accusé les insurgés d’avoir attaqué leur position de Rukoro, à 3 km de Rutshuru, avant d’être repoussés plus au sud-est.

Le colonel Antoine Mushima, commandant de la 6e brigade des FARDC, avait affirmé que ses hommes avaient tué une vingtaine d’insurgés et que les combats se poursuivaient.

Selon un habitant de Rutshuru ayant requis l’anonymat, « les troupes de (Sultani) Makenga (un fidèle de Nkunda) ont attaqué à nouveau par le nord. Ils ont contourné la ville pour s’attaquer au quartier général de Rutshuru ».

 

© Copyright Le Monde 

Est de la RDC: combats près de Rutshuru, une vingtaine d’insurgés tués  

AFP, 21 nov. 07 – 11h46 

 GOMA (RDCongo), 21 nov 2007 (AFP) –  

  

Une vingtaine de soldats insurgés ralliés à l’ex-général Nkunda ont été tués mercredi matin après une attaque contre une position des Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) près de Rutshuru, au Nord-Kivu (est), selon un officier des FARDC.

« Vers 04H00 du matin, les insurgés ont attaqué notre position de Rukoro (à 3 km de Rutshuru-centre). Nous avons ouvert le feu et nous les avons repoussés. Nous avons compté une vingtaine de cadavres d’insurgés. Deux militaires des FARDC ont été blessés », a déclaré à l’AFP le colonel Antoine Mushima, commandant de la 6e brigade des FARDC.

« Les opérations se poursuivent » au sud-est de Rutshuru, localité située à environ 50 km au nord de la capitale provinciale Goma.

L’administrateur du territoire de Rutshuru, Dominique Bofondo, a précisé à l’AFP que trois soldats des FARDC blessés avaient été admis à l’hôpital de Rutshuru, où il s’est lui-même rendu mercredi matin.

En revanche, aucune source indépendante n’a pu confirmer le bilan des victimes dans les rangs des insurgés.

Selon le colonel Mushima, les soldats insurgés venaient de Karambi et Runyoni, localités proches de la frontière rwandaise, à environ 25 km au sud-est de Rutshuru, une zone sous contrôle des hommes de Nkunda depuis la mi-août.

L’administrateur Bofondo a affirmé que les insurgés étaient arrivés jusqu’au village de Burai, voisin de Rukoro, quasiment aux portes de la ville de Rutshuru, chef-lieu du territoire du même nom où des milliers de civils se sont réfugiés en octobre à la suite de combats.

« Nous avons appelé la population à ne pas paniquer, parce que la situation est sous contrôle des FARDC », a-t-il déclaré, affirmant qu’en milieu de matinée, les combats se poursuivaient à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Rutshuru.

Depuis la fin août, les FARDC, qui ont massé environ 20.000 hommes au Nord-Kivu, combattent quelque 4.000 soldats insurgés ralliés à Nkunda sur plusieurs fronts, dans les territoires de Rutshuru et de Masisi, au nord et nord-ouest de Goma.

Début novembre, la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) a établi une base mobile à Tchengerero, près de Bunagana (ville frontalière de l’Ouganda), au nord de Runyoni.

Selon des sources sécuritaires congolaises et onusiennes, les soldats insurgés ont attaqué par le sud, pour contourner la position des Casques bleus.

En dépit de la reddition de plus d’un millier de ses hommes depuis septembre, Nkunda refuse de désarmer. Le président congolais Joseph Kabila a donné le « feu vert » aux FARDC pour désarmer de force les combattants récalcitrants d’ici à la fin de l’année.

Depuis la fin 2006, les violences ont entraîné le déplacement forcé de quelque 375.000 civils au Nord-Kivu, qui compte désormais quelque 800.000 déplacés de guerre, selon l’ONU. 

  

  

Il n’y a pas d’embargo sur les armes contre la RDC, selon Swing
Jean- René Bompolonga 

Le Phare, 20 novembre 2007 

  

  

Il n’y a pas d’embargo sur les armes contre la Rd Congo. A ce sujet, la communauté internationale demande au Gouvernement de lui signaler l’arrivée des armes destinées aux Fardc pour éviter qu’elles ne tombent entre les mains des adversaires de la Rd Congo.  

  

La Monuc a la mission de mettre fin au trafic des armes le long des frontières du pays, mais elle n’a pas assez de ressources pour remplir comme il se doit cette tâche », a déclaré hier dans la salle paroissiale Sainte Anne, commune de la Gombe, William Lacy Swing, représentant spécial sortant du secrétaire général de l’Onu pour la Rd Congo. 

  

  

Invité par la commission diocésaine des Intellectuels, le patron de la Monuc a parlé des actions de la Mission en Rd Congo. Il a évoqué son apport en ce qui concerne la sécurité du pays, la consolidation des institutions élues démocratiquement, l’appui aux élections et la coordination entre la Rd Congo et la communauté internationale. 

  


S’agissant de la poursuite des hostilités à l’Est du pays et de Laurent Nkunda, Swing a déclaré qu’ « il y a des gens qui n’ont pas compris le processus de démocratisation du pays et qui continuent à résister. Parmi eux, il y a des membres même des Fardc. »
 

  


Présidée par Mgr Dominique Bulamatari, évêque auxiliaire de Kinshasa, et modérée par Maurice Mbayo, coordonnateur diocésain de la commission des Intellectuels, la séance a connu la participation de plusieurs personnalités. 

  

2007-11-20

 

Réaction d’un lecteur à  l’article sur Nkunda        

- www.benilubero.com 20-11-2007 

  

  

Cher compatriote et frère Rigobert Kankudi 

  

Beaucoup de gens ont lu avec intérêt votre article sur Nkunda, Roi en devenir du Nord-Kivu. Je suis de ceux qui pensent comme vous que l’Accord de Nairobi a été un pas important dans cette direction. Mais je veux vous reprocher quelque chose: en tant qu’informateur de notre peuple, vous n’appelez pas le chien par son nom. Je veux dire, vous vous en prenez à la Monuc, à la Communauté internationale, et au Rwanda,… mais la responsabilité de celui qui préside aux destinées de ce pays ne ressort presque pas. Et pourtant, si nous réfléchissions correctement, nous comprendrions que le Rwanda ne pouvait pas croître en importance à l’est de la RDC sans la complicité de JK. Et votre journal doit être en mesure de citer nommément JK comme responsable de ce méli-mélo dont vous parlez.  

  

Et même si les opposants au régime actuel sautaient sur l’occasion « en or » comme vous le dites pour préparer 2011, personne dans les Kivu ne les prendrait au sérieux. Les Kivutiens (du sud ou nord, c’est pareil) sont désormais connus pour leur naïveté. A l’état actuel des choses, ils préféreraient JK à Bemba ou à Tshisekedi ou à Ngbanda. Pourquoi? Parce que ceux-ci parlent d’autres langues, dont le lingala, vu à l’est à tord comme langue des voyous. Et par conséquent ces hommes-ci seraient forcément des voyous, hommes à abattre. Comme si les swahiliphones étaient des enfants de choeur, et les autres des voyous…Cette façon de voir les choses doit changer, car les voyous, on les retrouve partout. Et on ne devient pas voyou ou saint à cause d’une langue.  

  

En plus, ne pensez-vous pas que 2011 serait trop tard pour le Kivu? Pourquoi attendre 2011? 

  

Pour terminer, nous devons aussi reconnaître nos propres fautes : 

  

 a) Mbusa Nyamwisi est fils du Nord-Kivu, mais cet accord n’allait jamais aboutir sans son apport. Et il peut toujours démissionner à tout moment si des pressions contraires aux intérêts du Nord-Kivu s’exercent sur lui. Mais il préfère l’argent, le pouvoir et les honneurs personnels.  

  

b) L’Abbé Malu-Malu de la CEI a joué un rôle de premier plan dans l’élection (pas du tout évidente) de JK. Il est originaire de l’Équateur… 

  

c) Les populations du Kivu ont préféré JK à Payi-Payi ou à d’autres candidats nationalistes. .. Elles payent maintenant le prix très élevé de leur naiveté, et beaucoup continuent à espérer une prouesse de dernière minute de leur champion JK pour en finir avec Nkunda.  

  

Que faire maintenant? 

  

Passer à l’acte maintenant, prendre les rues et exprimer son ras-le-bol. Manifester non contre la Monuc ni contre le Rwanda, mais contre le régime issu des urnes de Malu-Malu. Et vous journalistes, parlez ouvertement et franchement et sans peur. C’est ainsi que vous contribuerez au réveil rapide de la conscience du peuple. Au fait, il faut vraiment être congolais pour lancer encore des appels sur le réveil de la conscience après tant de morts et de souffrances parmi les nôtres. Sous d’autres cieux, les choses iraient toutes seules, les rues seraient envahies chaque jour jusqu’au départ du despote…  

  

Bonsoir!  

Désiré Kabwe  

  

  

  

Et si l’Accord de Nairobi consacrait  Nkunda Roi du Kivu !  

Beni-Lubero Online, 14-11-2007 

  

  

C’est avec grande consternation que les patriotes congolais ont pris connaissance de l’accord signé entre la RDC et le Rwanda à Nairobi au Kenya sur le désarmement des FDLR, des groupes armés étrangers opérant sur le territorial congolais, l’extradition vers le Rwanda des FDLR accusés de crimes de guerre et contre l’humanité, etc.  

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Cet accord est du déjà entendu pour les patriotes congolais qui voient en lui le maintien délibéré de la main mise du petit Rwanda sur le Grand Congo tel que voulu par certaines puissances du monde actuel. Selon le schéma colonialiste de ces puissances, c’est au Congo de résoudre en premier ses problèmes sécuritaires, car c’est lui qui est coupable de loger les FDLR rwandais sur son sol. Ceux qui ne connaissent pas l’histoire récente du Congo peuvent penser que le Congo avait invité les FDLR rwandais pour venir investir ses forêts et savanes, oubliant ainsi que c’est l’ONU qui avait sollicité le Congo appelé alors Zaïre d’accueillir sur son sol les refugiés Hutu fuyant le génocide des rwandais au Rwanda en 1994.  

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En jetant un coup d’œil rapide sur le texte de l’accord de Nairobi, il n’est pas ainsi surprenant, par exemple, de voir que le paragraphe sur la responsabilité du Congo est trois fois plus long que celui concernant la responsabilité du Rwanda.  

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Ce que l’accord de Nairobi demande au Congo est très clair et précis. Par contre ce que le Rwanda  ne doit presque rien faire. Ce qu’on lui demande c’est de fermer sa frontière à Nkunda, aux FDLR,  car ils sont devenus congolais .  Et le peu que l’accord lui demande ne répond nullement aux attentes des congolais, à savoir, la capture de Nkunda et la démocratisation politique du Rwanda, condition sine qua non pour la securité au Rwanda.  

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Ainsi pour les patriotes congolais, ce que l’accord de Nairobi demande au Rwanda contient des omissions graves. Ainsi par exemple, l’accord demande au Rwanda de : 

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« Prendre toute les mesures nécessaires pour sécuriser sa frontière et empêcher l’entrée ou la sortie de membres de tout groupe armé, en particulier de celui du chef de milice dissident Nkunda, et d’empêcher que toute forme de soutien – militaire, matériel ou humain – soit fourni à aucun groupe armé en RDC ».  

  

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La phraséologie creuse de cette clause veut tout simplement dire que le Rwanda est idoine. Ainsi par exemple, l’accord de Nairobi ne demande aucune action au Rwanda ou au Congo concernant les éléments de l’armée rwandaise qui avaient traversé la frontière pour prêter main forte au rebelle Nkunda tout au long de cette année 2007. D’après l’accord de Nairobi, ces derniers ne doivent pas rentrer au Rwanda, le Rwanda doit empêcher leur retour au Rwanda. Ils sont devenus soit congolais, soit Fardc, soit FDLR…  

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L’accord de Nairobi reste presque muet sur Nkunda. En effet le texte de l’accord n’autorise aucune de deux parties au conflit à entreprendre une quelconque action à l’encontre de Nkunda, l’ennemi numéro un de la paix au Nord-Kivu qui est sous mandat d’arrêt international et dont un deuxième ultimatum de sa démobilisation a expiré la semaine dernière. Comment les négociateurs congolais qui sont supposés être au courant de cet ultimatum ont pu apposer leurs signatures à un document comportant une telle omission grave! Si le ridicule tuait… le gouvernement congolais serait mort depuis longtemps !  

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Revenant sur Nkunda, le mal Nord-Kivutien, l’accord de Nairobi dit en passant que le Rwanda doit simplement cesser de fournir de l’aide à Nkunda et l’empêcher de rentrer au Rwanda… Autrement dit, l’accord de Nairobi consacre Nkunda Roi du Nord-Kivu, avec tous ses sbires venus du Rwanda et dont le nombre avait été chiffré à 9 000 par William Swing de la Monuc.  

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Voilà un fait notoire qui révèle, comme si besoin était, que le sort du Nord-Kivu est déjà scellé. Tous ces accords ou verbiages autour de Nkunda ne seraient ainsi q’une rhétorique politicienne creuse, une simple distraction des congolais… Heureusement que les congolais du plus jeune au plus vieux, voient les incohérences notoires du gouvernement congolais et de la communauté internationale.  

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Les accords sur le Kivu se révèlent ainsi comme des tractations des dupes où les autorités congolaises iraient pour se faire dire ce qu’elles doivent faire, et comment elles doivent tromper  leur peuple  pour jouer leur part du contrat.  

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C’est incroyable que ceux qui se disent opposants congolais ne prennent pas cette occasion en or pour préparer leur agenda de 2011 ? Y-a-t-il encore des opposants au Congo ? 

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L’accord de Nairobi laisse entrevoir des pans entiers du scénario possible de l’occupation rwandaise de l’Est de la R.D. Congo si les congolais ne se réveillent pas maintenant. 

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Nkunda deviendrait le Roi du Nord-Kivu ou de l’Est de la R.D. Congo. Pour que ses miliciens venus du Rwanda puissent opérer sans inquiétude dans le Royaume conquis, il faudrait en plus que les Fardc s’occupent du nettoyage de sa cour royale et des forêts de son royaume de toute sorte de mouvement de résistance (Mai-Mai) et groupes armés étrangers (FDLR). C’est cette faveur que Nkunda a visiblement obtenu à Nairobi. La R.D. Congo a ainsi accepté de trouver une solution négocié avec Nkunda qui sort blanc comme neige de la négociation de Nairobi malgré les mamans et filles congolaises éventrées, violées, les congolais décapités, par ses troupes.  

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Le Gouvernement de Kinshasa a ainsi, pour la nième fois en l’espace d’un an, déçu les congolais en s’engageant à faire non pas la guerre que les congolais veulent, mais celle que les Rwandais ont préparé depuis le début de la période de la transition congolaise (2003-2006)  jusqu’à nos jours.  

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Comment le Rwanda a-t-il préparé la guerre qu’elle veut gagner coûte que coûte au Nord-Kivu ?  

  

Jouant sur le nationalisme congolais qui demande une guerre juste et nationale contre le Rwanda, les parrains de Nkunda seraient entrain de réussir leur coup. Ainsi, enfin la guerre aux FDLR aura lieu ! Joseph Kabila devra la déclarer prochainement pour satisfaire les congolais dans leur amour propre et sauver son image de mollesse qui le caractérise dans son action au Nord-Kivu.  

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Pour que le Congo lance la guerre en position de faiblesse, le Rwanda a tout fait pour convaincre la communauté internationale de maintenir l’embargo des armes sur la R.D. Congo. Au moment où Joseph Kabila déclarera la guerre aux FDLR, il sera toujours sous embargo d’armes. Pour éviter qu’une déclaration de guerre aux FDLR ne déborde, le Rwanda a toujours obtenu de Joseph Kabila l’éloignement des braves généraux et stratèges militaires du Kivu. Aussi, le Rwanda a toujours obtenu de Joseph Kabila le non soutien du Gouvernement congolais aux résistants congolais. Ce fait prouve à suffisance que le Rwanda ne veut pas que les congolais se défendent contre FDLR qu’il redoute pourtant. Si le Rwanda avait peur des FDLR, il serait favorable à la présence d’une armée congolaise forte au Kivu et à la bravoure des résistants congolais qui maitriseraient sans difficulté les FDLR. Au contraire, le Rwanda appuyé par la communauté internationale, soutient l’embargo sur les armes, l’éloignement des braves généraux militaires congolais du Kivu, le désarmement des Mai-Mai, ce qui équivaut à demander au Congo de céder l’Est du Pays à Nkunda sans l’obliger à combattre. Mais comme les congolais aiment la guerre, on peut l’accorder connaissant les moyens militaires et les généraux militaires dont il disposera au Front. 

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La guerre dans laquelle l’accord de Nairobi veut entrainer le Congo peut ainsi se révéler suicidaire pour le Congo. Pendant toute la période de la transition congolaise, on aura vu les conditions de cette guerre se dessiner par les actions de la communauté internationale représentée au Congo par la Monuc, qui pendant toute la période de la transition, miroitait aux yeux des congolais une démocratie électorale qui allait sécuriser la R.D. Congo par le dialogue avec ses ennemis et cela sans armes du côté congolais mais avec armes du côté Nkunda qui n’a jamais été candidat au désarmement par la Monuc comme par le DDRR. On aura donc vu se mettre en place cette politique de deux poids, deux mesures qui se révèle aujourd’hui comme une préparation lointaine du couronnement de Nkunda qui, tout en étant sous ultimatum de Kinshasa, peut inquiéter ses geôliers à quelques kilomètres de leur Q.G. pour démontrer que c’est lui le geôlier qui attend faire des Fardc ses prisonniers de guerre. 

 

Cette guerre de tous les dangers contre les FDLR, utilisera à bon escient les structures paralleles des acteurs au conflit du Nord-Kivu, structures qui ont vu se développé, au vu et au su de tous, des faux acteurs de chaque groupe en présence. C’est ainsi que depuis décembre 2006, les populations du Nord-Kivu dénoncent sans se faire attendre car ils accusent les voleurs aux chefs des voleurs, l’existence des Faux Casques Bleus, des Faux Avions de la Monuc, des Faux Camions de la Monuc, des Faux Fardc (les Nkundistes qui portent les tenues militaires des Fardc d’après la Monuc elle-même), des Faux FDLR, des Faux Mai-Mai, tous actifs au Nord-Kivu… C’est dans ce méli-mélo de faux et vrais acteurs que l’accord de Nairobi demande au Congo de faire la guerre aux FDLR, une mission que le Rwanda n’avait pas voulu accomplir pendant ses 7 ans d’occupation effective du Nord-Kivu… La raison est simple : Les FDLR qui endeuillent le Nord-Kivu est une création du Rwanda pour se maintenir au Congo et tenir le Congo en tenaille.  

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Ainsi, plusieurs scenarios de ce qui peut arrivé au Nord-Kivu sont envisageables. A ces faux acteurs, le planificateur de la crise du Nord-Kivu peut faire jouer à souhait plusieurs rôles différents pour faire avancer sa cause dans l’opinion nationale et internationale sans trahir son identité. Toute la faute reviendra au Congo ou aux congolais! L’objectif de la mise en scène de tous ces faux acteurs étant de tromper toute vigilance pour mettre un jour les congolais devant un fait accompli. Ainsi les Faux FDLR pourraient poursuivre les vrais Mai-Mai pour tenter d’anéantir la résistance Nord-Kivutienne à Nkunda. Des Faux casques bleus pourront continuer à ravitailler Nkunda et ses Faux FDLR qui ne sont autres que des rwandais infiltrés au Congo pour aider Nkunda. Les Faux Fardc pourront continuer à donner l’impression qu’une localité congolaise est sous contrôle du Gouvernement en attendant de l’abandonner au profit de Nkundistes. Les Faux Mai-Mai peuvent prendre plaisir à lancer des attaques fantaisistes contre des localités occupées par des Faux FDLR pour donner l’occasion à ces derniers de lancer une contre offensive foudroyante contre les civils congolais accusés faussement des collaborateurs des Mai-Mai, etc..  

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Ainsi dans ce méli-mélo des vrais et des faux acteurs de la crise du Nord-Kivu, la tache que la R.D. Congo a acceptée à Nairobi est de tous les dangers pour le pays. L’accord de Nairobi, pour être appliquer, devrait être soumis au préalable à l’Assemblée Nationale et au Sénat car dans une démocratie qui se respecte ce sont ces deux institutions qui donnent le quitus pour une guerre. L’assemblée Nationale et le Sénat devront dire au peuple congolais tous les contours de l’opération décidée à Nairobi et surtout les mesures qui auront été prises par le gouvernement pour sécuriser les populations civiles dans les zones opérationnelles. Autrement dit, avant d’aller en guerre contre les FDLR, le Gouvernement de Joseph Kabila doit de-privatiser la crise du Nord-Kivu, la débattre au parlement et en faire ainsi une guerre juste de la nation congolaise agressée par ses voisins de l’Est. La victoire voulue est à ce prix.  

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Rigobert Kanduki -Goma  - Beni-Lubero Online 

  

  

 

 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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