COBRAMADAFORCES: Jusqu’où veut encore aller Joseph KABILA?

23 décembre 2007

Au fil des jours

Les discussions au sein du commandement général de COBRARMADAFORCES, une  force politico-militaire de l’Est de
la RDC et alliée du CNDP, sur sa stratégie d’approche d’un vrai dialogue entre les fils de l’Est de
la RDC ont fait apparaître un certain nombre de préalables à prendre en compte avant d’entamer les discussions prévues à Goma.

 

Nous présentons ici une synthèse. Elle porte sur la crédibilité des représentants du peuple et sur la réceptivité de leur message au niveau de ce dialogue. Elle est suivie de quelques suggestions quant à l’approche elle-même.  

1. Représentants  d’une base réelle

 

Afin d’influer sur les discussions, il ne suffit pas d’avoir une idée, aussi valable soit elle. Il est nécessaire de représenter une basen importante de la société civile.

 

2. Disposer d’une excellente connaissance du dossier

 

L’autorité des représentants du peuple du Kivu se fonde aussi sur le degré de leur connaissance du dossier et des problèmes en question. Il faut que celle-ci soit incontestable et reconnue comme telle par les interlocuteurs du dialogue. Ceci leur éviterait de tomber dans le piège du dialogue intercongolais de Sun-City qui avait accouché d’une souris en donnant naissance à un monstre à quatre têtes qui, pendant la transition, a milité à renforcer la dictature du jeune Président Joseph Kabila et qui a tenté de légitimer, par les urnes, le  pouvoir de ceux-là même qui ont mis à feu et sang notre peuple pour tout simplement s’octroyer des postes à Kinshasa.

 

Il faut reconnaître une certaine malice du pouvoir en place qui joue avec malignité des dissensions entre les différentes composantes de la population et les nombreuses personnalités ayant fait alliance, officielle ou secrète avec le CNDP. Il voudrait aussi tendre un piège à la notabilité du Kivu à soutenir les efforts diplomatiques qu’il deploie secrètrement pour le compte des FDLR-« interahamwe ». Un piège très dangereux dans la mesure où ces hors-la loi ont commis beaucoup des massacres et des viols sur les kivutiens. Il faut aussi avoir en tête que Joseph Kabila n’a jamais cessé d’opposer des éthnies les unes contre les autres et de renforcer la haine éthnique. Les moyens colossaux financiers et materiels qu’il utilise pour cette fin se voient de fois bien acceuillis par ceux qui les reçoivent à cause des conditions de pauvrété dans lesquelles il les auraient mis.

                                                                                         

3. Avoir une vue d’ensemble

 

Les représentants du peuple seront peu écoutés par le CNDP et ses alliés si leurs opinions se basent sur une quelconque legitimation de l’extremisme et de la xénophobie. Et surtout s’il s’agirait  d’appuyer la perenisation des forces génocidaires « interahamwe » sur le sol congolais.

 

Il faut qu’un grand nombre d’expériences dans des contextes des différents conflits qui ont dechirés l’Est de
la RDC soient soumis à une analyse transversale qui en fasse ressortir le dénominateur commun. Faute de cela, leurs idées risquent d’être considérées comme non-pertinentes pour les observateurs internationaux et nationaux.

 

4. Interprétation par la base

 

Les idées inspirées par des expériences vecues regulièrement par la population à la base et victimes de ces différens conflits et des atrocités des « interahamwe » manquent souvent de crédibilité aux yeux du pouvoir en place qui soutient ces forces négatives étrangères. La capacité de
la MONUCet d’autres d’ONG internationales présentes sur le terrain, d’analyser et d’interpréter les évenements et les mobiles de ces conflits n’est certes pas contestable. Mais, il faut mettre un accent particulier sur leur mauvaise volonté à condamner les actions du pouvoir qui vont en l’encontre des aspirations du peuple. Par exemple ce soutien incontestable de Joseph Kabila aux « interahamwe ».

 

6. De la médiation ou la modération

 

Il vaudra la peine de se demander si le dialogue n’est pas au moins aussi efficace sinon plus efficace que la confrontation, voire l’accusation. Avant d’identifier des intérêts contradictoires, il est d’ailleurs sage de vérifier si ce ne sont pas surtout des représentations de la réalité qui divergent.

 

C’est pourquoi il faudrait bien cibler le médiateur ou le moderateur pour éviter de choisir un individu qui sera lui-même juge et parti. Ce qui ne donnerait plus de crédit à ce dialogue et qui emmenerait les parties plus visées comme le CNDP à ne pas accepter les résultats.

 

A voir la présentation des personnes qui sont dans le comité provisoire, il y a lieu de se poser la question sur la crediblité de ce colloque.  

 

Point n’est besoin d’être psychologue pour savoir que l’ouverture d’esprit nécessaire au changement est précédée par des doutes sur la pratique suivie.

 

Ce n’est qu’au moment où on se trouve dans l’impasse que de nouvelles idées sont accueillies avec faveur. Et c’est dans ces situations d’ouverture qu’on peut semer et espérer récolter des fruits. La pédagogie de l’échec vise à démontrer que telle ou telle stratégie n’aboutit pas, et pourquoi. C’est un premier pas. L’échec a le mérite de mettre en évidence des obstacles qu’on n’avait pas prévus. Cependant, une telle pédagogie, uniquement négative, ne suffit pas. Elle doit être accompagnée de suggestions positives. Il faut un second pas : présenter d’autres approches et des exemples qui démontrent que c’est faisable.

 

Mais ce n’est pas avec les gens comme MALU MALU qu’on’y arrivera.

La paix, la securité et le développement constituent d’ores et déjà le courant de notre époque. La recherche de la paix, la réalisation du développement représentent une aspiration commune des peuples du Kivu. Néanmoins, notre monde n’est pas tranquille et le problème du développement  et de la pauvreté demeure saillant. Il y a donc encore un long chemin à parcourir avant de réaliser une paix durable et un développement partagé du Kivu tant que le  pays sera dirigé apr des gens de mauvaise foi. D’où i faut être très prudent et analyser tous les mots, gestes et pensée des dirigeants politiques congolais, avant, pendant et après le dialogue.

La rédaction de COBRARMADAFORCES

www.cobrarmadaforces.net

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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