
MARIE LA MERE DE JESUS Mercredi 08 avril 2009
Presque tous ont abandonné le Christ, mais sa Mère est demeurée fidèle. Elle a suivi son Fils, portant avec Lui sa souffrance, et l’offrant pour le salut du monde.
- Ô perfection inégalée de l’amour maternel !
- Mère très sainte, fais que toutes les mères prennent ainsi à cœur le salut de leurs enfants, et que les enfants sachent reconnaître et respecter cet amour.
Amen.
Marie de l’Annonciation : Je suis la servante du seigneur. Marie de la Nativité : Elle tenait dans son cœur Marie de la Via Crucis, Marie au pied de la croix, Marie à la déposition, Marie au tombeau…
» La piété : familiarité amoureuse et obéissante «
« La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu’elle éprouve dut fait qu’un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (Jan 22).
Le Christ aurait voulu épargner à sa mère, et à lui-même, cette rencontre chargée d’une douleur énorme. Une douleur qui dépasse en intensité toutes les autres, parce qu’elle ne regarde pas le physique, mais la sphère de leurs sentiments les plus intimes.
Mais qu’est-ce qui a poussé Marie à se frayer un chemin parmi la foule et à être encore plus près de son Fils qui va mourir ? Voulait-elle, peut-être, se substituer à lui, comme le ferait spontanément toute mère prête à mourir à la place du fils qu’elle a enfanté ? Même si l’instinct maternel aurait pu le lui suggérer, elle savait que la décision concernant la mort du Fils était irrévocable. Voulait-elle demander compassion et pitié pour son Fils, en montrant sa douleur de mère ? Elle était mue par la piété qui, dans le langage chrétien, est la familiarité amoureuse et obéissante. Nous devrions chercher à imiter, au moins un tout petit peu, cette piété, cette familiarité amoureuse et obéissante, dans nos « pratiques de piété » : dans nos prières, dans notre manière de célébrer l’Eucharistie, Sacramentum Caritatis, sacrement de la piété.
Jésus et Marie se regardent avec des yeux bouleversés de douleur. Jésus demande a sa Mère de pardonner à ceux qui sont en train de le détruire. La Mère affligée redit son fiat et cela confirme, affermit le Fils dans son geste de piété (= de familiarité amoureuse et obéissante), par lequel il obéit amoureusement au Père, pour être, amoureusement, pour toujours l’Emmanuel, le Dieu avec nous, le Dieu qui a pitié de nous, constamment.
Marie, par cette rencontre, étreint la Croix, maternellement, et se manifeste comme la Mère du Rédempteur de l’humanité.
Marie comprend que ces paroles lui sont appliquées : « »O vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente » (Lam 1,12).
La Mère de douleurs est
- la Mère très bonne,
- la Servante obéissante,
- la Co rédemptrice du monde. Prions :
Marie, Mère très bonne, toi qui as accompagné de près ton Fils dans le chemin de Croix, demande pour nous et pour toute l’humanité la grâce de la piété, de l’obéissance à l’amour de Dieu. Fais qu’en face de la souffrance, du refus, de l’épreuve même prolongée, nous ne doutions pas de la pitié de Dieu.
Seigneur Jésus, pardonne nos fautes et puisque nous n’avons pas de mérites qui pourraient nous rendre agréables à toi, fais que nous obtenions le salut par l’intercession de la Mère des douleurs. Amen.










7 avril 2009
Evangile