Radio Okapi
Les miliciens du Front populaire pour la justice au Congo, FPJC, ont encerclé depuis mardi la localité de Getty, à près de 80 kilomètres au sud de Bunia, en Ituri. Ces miliciens occupent déjà plus de 7 localités aux environs de Getty. Parmi les villages occupés figurent notamment Ruzinga Mukubwa, Masira, Sorodo, Avezo et Musangola. La présence des ces miliciens est signalée également à environ 2 kilomètres de Getty-centre, dans la localité de Nongo. Certains d’entre eux sont localisés au village de Zitono, à 7 kilomètres de Getty, précise la même source.
Il n’y avait aucun militaire Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, dans ces villages avant leur occupation par des miliciens. Le commissaire de district de l’Ituri a affirmé avoir été déjà saisi de la situation. Et, à son tour, il a déjà transmis l’information à sa hiérarchie.
Le chef de collectivité de Walendu Bindi redoute l’intensification prochaine des hostilités dans cette région déjà meurtrie par les affrontements armés qui opposent régulièrement les miliciens aux forces loyalistes. Les FPJC seraient lourdement armés et porteraient des uniformes des FARDC. Ils planifieraient une attaque des positions des forces loyalistes à Getty. La plupart des habitants de cette cité ont déjà trouvé refuge en brousse, selon la même source.
Les opérations Kimia II se poursuivent au Sud Kivu contre les rebelles hutu rwandais de FDLR, alors que ces derniers empêchent les populations civiles de fuir des zones sous leur contrôle. C’est le cas de 4 localités du groupement de Ihembe, chefferie de Nindja dans le territoire de Kabare; où les FDLR ont érigé des barrières à chaque sortie-
Les localités concernées sont Kasimba 1 et 2, Ihogo et Kalinganya, qui sont sous le contrôle strict des FDLR. Ils s’y comportent en rois et princes, selon un habitant venu se ravitailler en vivres à Ihembe. Chaque entrée et sortie est taxée 200 Francs congolais. En dehors de cela, ajoute-t-il, ils exigent une partie des biens transportés. Toute sortie avec des fardeaux et autres biens domestiques et strictement interdite. D’après un autre habitant trouvé à Ihembe, les FDLR empêchent les populations civiles de quitter leur milieu pour se réfugier ailleurs.
Ces rebelles font aussi payer d’autres taxes à la population. Quiconque n’obtempère est mis au cachot et maltraité, affirme une autorité du groupement d’Ihembe. Toujours selon la même source, il y a quelques mois, une femme avait trouvé la mort dans un des cachots des FDLR après y avoir été maltraitée. Les autorités civiles demandent ainsi aux autorités militaires d’accélérer les opérations Kimia II afin de libérer les populations du joug des rebelles hutu rwandais.









23 juillet 2009
Actualités