Les guerres civiles en Afrique

31 août 2009

Au fil des jours

Chronologie des guerres civiles en Afrique Suivant les zones, nous pouvons classifier les guerres civiles comme suit :

Afrique centrale

-    Congo – Kinshasa

1.  De 1960 à 1965, trois situations de guerres constatés :
–    La situation du Katanga avec Moïse TSHOMBE
–    La rébellion de Pierre MULELA dans la partie orientale
–     Gaston SOUMUALOT et Christophe à l’Est

2.  les guerres du Shaba entre 1977 et 1978
3.  les guerres de Kabila entre 1996 et 1998 et de 1998 jusqu’à  ce jour

-    Congo – Brazza : juin – octobre 1997
-    Tchad : de 1965
-    Centra Afrique : 2002
-    
Afrique des grands lacs

-    Ouganda : de 1980 à 1986
-    Rwanda : de 1990 à 1994
-    Burundi : de 1993 –

Afrique de l’ouest :

-    la guerre du Biafra dans la partie orientale du Nigeria entre 1967 et 1970
-    la guerre de Casamance au Sénégal en 1982
-    la première du Libéria entre 189 et 1997
-    la rébellion de Touarègue au Mali entre 1990 et 1995
-    la guerre du Niger depuis 1991
-    la guerre de Sierra Léone entre 1991 et 2000
-    en Guinée Bissau entre 1998 et 1998, et actuellement avec le chef d’Etat Major
-    la deuxième guerre du Libéria de 1998 à 2003
-    la côte d’Ivoire depuis 2002

Corne de l’Afrique

-    en Erythrée : de 1961 à 1993
-    en Somalie : de 1980 à 1992 et de 1992 à ce jour
-    au soudan : de 1955 à 1972 et de 1993 et de 1993 à 2005

en Afrique australe

-    en Angola : de 1975 à 1988 ; de 1992 à 1994 et 1995 à 2002
-    au Mozambique : de 1976 à 1992

en Afrique du Nord

La guerre d’Algérie de 1992 à ce jour

Les caractères généraux de la guerre en Afrique

La guerre civile est type des conflits le plus fréquent en Afrique. On a dénombré plus de 40 guerres civiles contre 20 aux conflits de colonisation et inter éthiques. Elle n’épargne aucune région qu’elle soit riche ou pauvre.

Les guerres civiles de plus de 10 ans constituent la majorité avec exception pour l’Erythrée  ( 1961 – 1993), en suite le Soudan (1953-1972 et 1983-2005), le Tchad (1967) et l’Angola (1975-2002).

Les facteurs explicatifs des guerres civiles en Afrique 


Les causes endogènes, les causes exogènes aussi que les facteurs aggravants ou causes directes constituent les facteurs explicatifs de ces types de guerres.
De toutes ces guerres, on a des causes endogènes qui sont des facteurs de déclanchement des conflits dues au disfonctionnement des Etats africains Post-Colonial, les luttes pour le pouvoir et les ambitions personnelles  les dérapages d’un processus mal maîtrisé, la gestion irresponsable de la question nationale ainsi que le jeu de la puissance coloniale.

Les causes exogènes dues aux jeux de puissances extérieures au continent africain au temps de l’impérialisme coloniale qui sont les conséquences de politiques coloniales de manipulations  ethniques «  diviser pour régner », la promotion d’élites médiocres et d’un état autoritaire, la destruction des entités politiques pré – existants ainsi que la reproduction de cette politique par les premiers dirigeants de l’Afrique indépendant qui a conduit à la centralisation des divergences entre les populations. Contrairement aux Européens qui ont une part de responsabilité tout en sachant la situer. Tel est le cas au temps de la guerre froide, lorsqu’il s’agissait de soutenir de régimes et des armés autoritaires pour des motifs stratégiques qui ne donnent aucune référence au respect de droit de l’homme, le déversement des tonnes d’armement à des alliés  pauvres comme motifs stratégiques qui encourageaient les chefs d’Etats d’africains et qui ont pour conséquence les armes restent à l’air libre ainsi que la délinquance de l’Etat qui met à la disposition de tous des puissants arsenaux, tel que la Somalie.

 Les facteurs aggravants constituent le troisième facteur explicatif des guerres civiles en Afrique .De ces facteurs on peut  faire allusion à la militarisation sauvage des sociétés africaines contemporaines avec la prolifération des armes avec laquelle un nombre important d’ armes légers circulant dans les zones des conflits ,la revalorisation de l’armement qui s’obtient à des prix dérisoires qui favorise la créations des groupes armes tel est le cas à l’Est de la RDC qui s’explique par l’incapacité de l’Etat à contrôler le trafic, l’implication de l’Etat dans le trafic à des niveaux divers tel qu’en Guinée Bissau en 1998 ?….
On peut aussi faire allusion à la privatisation de la guerre qui pour conséquences le monopole de la violence par l’Etat ou des militaires politiques tel est le cas en RDC à partir du de 1997 jusqu’à ce jour.  

Il y a aussi la situation qui est favorisée par faiblesse de l’Etat, le désœuvrement de la jeunesse sans emploi est conditionnée par le discours plein d’espoir et le manque du sans de régionaliste.
L’action des médias contribue à déchirer le tissus social en raison de son instrumentalisation tant par l’Etat pour la classe politique et les puissances d’argents.

Conséquences des guerres

Lorsque les éléphants se battent, ce sont les arbres et herbes qui en partissent.
Ainsi donc, les guerres civiles ont leurs conséquences qui sont :
-    Politiques : l’appareil de l’Etat peut s’effondrer globalement tel ça s’est passée en Somalie, partiellement c – à – dire tient compte de la durée de la guerre, instabilité politique chronique.
-    La violation de droits de l’homme avec des massacres de grand ampleur, des génocides ( cas du Rwanda et du Burundi) ainsi que la violation de droits élémentaires qui entraînent un certain désir pendant et à la fin du conflit.
-    Naissance d’économies des guerres dans des zones en conflits par des rébellions dont on peut voir le pillage des ressources naturelles, la réorganisation des circuits économiques aux profits criminels.

La guerre qui s’est déclenché depuis 1997 à l’est de la RDC peut aussi nous servir de référence pour ces genres de situation dont on peut aussi voir des réfugiés qui sont des populations victimes des intérêts des dirigeants.

L’Afrique peut elle sortir de cette situation ? de manière ?

La mondialisation de l’Etat africain, le renouvellement de la classe politique, une approche nouvelle de la défense et sécurité, la création d’une société civile forte au lieu de se baser aux longs et beaux discours plein des promesses irréalisations lorsqu’ est ou on veut  être sur la chaise juteuse ou lorsqu’on y  est à huit heure et à huit heures une minute, on devient riche, toutes les femmes deviennent les vôtre, ses amis, membres de famille occupent tel ou tel autre poste au détriment de la population, pouvait constituer un mécanisme pour sortir l’Afrique de son jungle. 

Ecrit par : Didier PHEZO  

www.c-retro-actuel.net

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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