Dans un rapport accablant sur les droits de l’Homme en République démocratique du Congo (RDC), un expert de l’ONU presse la communauté internationale d’agir pour éviter « une nouvelle effusion de sang » dans certaines régions du pays où tueries et violences continuent et où l’impunité est « chronique ».
Après onze jours d’enquête en RDC, le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, révèle l’existence d’un « massacre » commis le 26 avril par une unité de l’armée de Kinshasa, dirigée par un colonel, dans un camp de réfugiés hutus rwandais à Shalio (Nord-Kivu, est).
« Au moins 50 réfugiés ont été tués » et une quarantaine de femmes « enlevées », selon le rapport rendu public jeudi à Kinshasa. Dix femmes qui ont pu s’échapper – le sort des autres est inconnu – ont subi « des viols collectifs » et ont eu « des morceaux de sein coupés ».
Le 10 mai, en « représailles », « au moins 96 civils ont été massacrés » par les rebelles hutus des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) à Busurungi (près de Shalio), selon M. Alston.
Ces tueries se sont déroulées en pleine opération « Kimia II » menée depuis mars au Nord et Sud-Kivu par les Forces armées de RDC (FARDC), appuyées par les Casques bleus de l’ONU (MONUC), contre les FDLR estimés entre 4.000 et 6.000 combattants. (belga)
Rapport accablant de l’ONU sur les droits de l’Homme au Congo
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16 octobre 2009
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