REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI 23/10/09/

23 octobre 2009

Aujourd'hui dans la presse

Par (www.congoforum.be)

Les journaux kinois présentent tout un arc-en-ciel de titres disparates : J.Kabila joue au sapeur pompier dans la crise au Zimbabwe, l’affaire Ogefrem, R. Lumbala en disgrâce, Kamitatu sous contrôle etc autant de sujets abordés ce vendredi.

Kabila et la crise au Zimbabwe

(JK se trouve embarqué dans les bagarres zimbabwéennes du fait qu’il est président en exercice  de la SADC. ET la situation à Harare doit bien lui rappeler quelque chose  dans la mesure où ce pays est actuellement soumis à un régime de « transition » consécutif à des élections contestées ayant failli déboucher sur une guerre civile, qui pourrait bien lui rappler quelque chose … NdlR)

« Kabila médiateur entre Mugabe et Tsvangiraï », annonce Le Palmarès qui cite l’AFP et la radio nationale congolaise. Il rapporte que le Premier ministre du Zimbabwe, Morgan Tsvangiraï, est arrivé jeudi à Kinshasa. Il a été reçu le même jour en audience par le chef de l’Etat Joseph Kabila, président en exercice de la Sadc.
Le but de la visite du numéro deux du Zimbabwe consistait dans la demande de l’implication du numéro un de la Sadc dans la crise politique qui secoue le Zimbabwe. Joseph Kabila désigné par ses pairs à la tête de la Sadc est le médiateur naturel pour aplanir les différends entre Mugabe et son Premier ministre.
Selon Séraphin Ngwej, ambassadeur itinérant du président Joseph Kabila, le chef de l’Etat congolais a donné son accord pour cette médiation et a proposé de se rendre dans les tout prochains jours à Harare.

Sous le titre : « Joseph Kabila joue au sapeur pompier », Forum des As note que le tandem Mugabe – Tsvangiraï est une nœud gordien pour la Sadc.
Ça sent le roussi au Zimbabwe. Le torchon brûle, depuis quelques jours, entre le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangiraï et le président Robert Mugabe.
Le refus du président Mugabe de prendre acte de la prestation de serment de son ministre de l’Agriculture, issu du MDC serait l’une des principales causes de la crise. Conséquence, tous les ministres MDC ont séché la réunion du Conseil des ministres présidée par Mugabe. Cela en signe de protestation contre l’attitude de Mugabe et en solidarité à leur collègue.

Ogefrem

L’Ogefrem (office de gestion du fret maritime) occupe la manchette de quelques journaux à la suite d’une évolution assez pittoresque de l’action judiciaire qui le concerne.
Pour rappel, Emile Ngoy et Roger Andende, respectivement Administrateur délégué et Directeur technique,  ont été interpellés par le parquet général de la République le 10 octobre dernier avant leur transfert, 48 heures plus tard, à la prison centrale de Makala. Ils sont poursuivis pour détournement des deniers publics. Mais, selon des sources à l’Ogefrem ayant requis l’anonymat, les deux mandataires seraient poursuivis pour usurpation de pouvoir dans le cadre du contrat qui lie l’Ogefrem et Frabemar, une firme italienne, notamment en ce qui concerne la gestion de la fiche électronique de renseignements à l’importation. Cette fiche, précise-t-on à l’Ogefrem, est un document important. Elle aide à établir la traçabilité des marchandises, du lieu d’embarquement à l’exportation, en passant par les différents postes de transit. Toujours d’après ces sources, on reproche également à Emile Ngoy d’avoir procédé à la mutation d’un agent de l’Ogefrem, de son poste d’attache à Anvers en Belgique au port de Mombassa au Kenya.
Emile Ngoy et Roger Andende, poursuivis dans le cadre du « grand nettoyage » en cours, ont été libérés sous caution, ce qui est un fait banal. Il est déjà moins banal, quoique typique d’un certain « désordre à la congolaise » que cette libération implique leur retour à leurs fonctions, car on a oublié, au moment de leur arrestation, de les suspendre ! Si l’on considère que le maintien en détention préventive – qui dans leur cas n’a pas eu lieu – peut être justifié par le risque que le prévenu détruise des preuves ou influence des témoins, cela devient assez pittoresque. Enfin, en quittant Makala, ils ont pratiquement croisé les juges qui ont pris la décision de les libérer et qui ont, eux, été arrêtés !
Réagissant à cette arrestation des juges, l’intersyndicale des magistrats de la RDC, a accusé mercredi, le Procureur général de la république de porter atteinte à l’indépendance des juges. Le parquet n’a pas fourni des indices de culpabilité sur Emile Ngoy et son collaborateur, a soutenu Me Thomas Otshudi, porte-parole de l’Intersyndicale des magistrats. C’est cette absence d’indices qui a poussé les juges a accorder la liberté provisoire aux deux prévenus, a-t-il ajouté. Me Thomas Otshudi s’insurge et explique: « Il y a un dérapage inadmissible à constater que le parquet, fût-il général de la République qui présente les prévenus en chambre du conseil, puisse au lendemain des décisions rendues par les juges, transformer ces derniers en prévenus. C’est ce qui se passe malheureusement. Ceci est un recul pour l’Etat de droit que nous voulons bâtir. L’intersyndicale pense que lorsqu’un prévenu est présenté devant la chambre de conseil, le parquet doit apporter les éléments qui puissent attester des indices sérieux de culpabilité. Et quand ces indices sont caractérisés, les juges puisent les éléments de sa décision dans la profondeur de sa conscience à base de ces éléments. Les juges qui ont pu rendre cette ordonnance ne se sont soumis qu’à l’autorité de la loi. Mais de là à les transformer en prévenus dans un temps voisin à l’ordonnance rendue, sincèrement, c’est un recul dangereux et même regrettable dans notre pays.»
Le Procureur général de la République, Flory Kabanga Numbi confirme détenir des indices sérieux de culpabilité d’Emile Ngoy et Roger Andende. Il a affirmé ne pas être opposé à leur mise en liberté provisoire, puisque les juges sont indépendants. Par ailleurs, Flory Kabange a confirmé l’arrestation des deux juges. D’après lui, les circonstances qui entourent l’ordonnance de mise en liberté provisoire d’Emile Ngoy et Roger Andende soulèvent des questions auxquelles la justice doit répondre. . « Comment pouvez-vous expliquer que peu de temps avant que ces juges ne rendent leur ordonnance, la décision était déjà connue du public ?», s’intérroge le Procureur. Selon lui, en tant que l’un des premiers défenseurs des droits de l’homme et de l’indépendance des juges en RDC, il y a des choses qui ne seront plus tolérées et les magistrats doivent le savoir. A la question de savoir si les juges arrêtés sont accusés de corruption, Flory Kabanga a répondu : « C’est vous qui le dites. La corruption est un acte secret, personne ne l’avoue, mais il y a des indices. Et ça, nous n’allons pas le tolérer dans ce corps que nous sommes en train d’assainir. Ces juges savent pourquoi ils sont écroués, ils ont été suffisamment entendus pas les magistrats du parquet général. Il y a des magistrats qui ternissent l’image de la magistrature et nous avons comme objectif de les écarter de notre corps. « 

Le Potentiel, dans son éditorial traite toute l’affaire de « ping-pong judiciaire » et affirme que la crédibilité de l’appareil judiciaire est en jeu.

« Emile Ngoy et Roger Andende en liberté provisoire », signale La Prospérité.
Selon ce journal, il a fallu attendre 24 heures de plus pour que soit exécutée l’Ordonnance de mise en liberté provisoire rendue par les juges du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe le mercredi dernier, dans la soirée.C’est finalement jeudi que Ngoy Emile, Adg de l’Ogefrem, et Roger Andende, Adt, ont quitté leurs cellules du Centre pénitentiaire de re éducation de Kinshasa (Cprk). Cette liberté provisoire a été rendue possible par le paiement d’une caution de 5.000 dollars Us.

« Affaire Ogefrem : ça sent mauvais », constate Le Phare. Il fait état d’un nouveau rebondissement dans l’affaire Emile Ngoy. Au lendemain de l’ordonnance de mise en liberté rendue par les juges du Tribunal de Grande Instance de Gombe, les deux juges auteurs de l’ordonnance de mise en liberté ont été jetés à Makala.
Les circonstances qui entourent l’ordonnance de mise en liberté provisoire d’Emile Ngoy et Roger Andende soulèvent des questions auxquelles la justice doit répondre.

Pétrole

Les récents incidents frontaliers avec l’Angola exhalaient une forte odeur de pétrole et ont donc attiré l’attention sur le secteur des hydrocabures.

Le Potentiel attire l’attention du parlement sur l’exigence d’observer la vigilance au sujet du pétrole congolais. Le parlement a joué un rôle essentiel dans l’adoption et la promulgation « à temps » de la loi sur la délimitation des frontières et espaces maritimes de la Rdc. Ce qui a permis au gouvernement de déposer in extremis ce document aux Nations Unies.[1] C’est aussi grâce à ses commissions ad hoc que des lacunes ont été décelées dans les contrats miniers aujourd’hui soumis à la revisitation. Les Congolais entendent voir leurs représentants à l’Assemblée nationale et au Sénat s’approprier les dossiers des secteurs producteurs pour qu’il n’y ait plus de manque à gagner dans le compte du Trésor public.

Politique

AfricaNews rapporte que le député Roger Lumbala, président du Rcd/N est en disgrâce chez les opposants. Il est menacé d’exclusion pour avoir voté en faveur de la motion Muabilu lors de la plénière consacrée à la motion de défiance de Kanku contre le Premier ministre Adolphe Muzito. (Pius Muabilu, député PPRD et figure importante du paysage audiovisuel, puisque patron du groupe l’Avenir, a assumé la paternité de la subtilité juridique qui écartait la motion Kanku comme irrecevable, bien que beaucoup inclinent à y voir plutôt la main du Président de la Chambre, Evariste Boshab)
Roger Lumbala se défend et fait dire qu’il a voté en âme et conscience au nom de la légalité là où Kanku et Lisanga l’accusent d’avoir fragilisé le groupe et « traversé la rue ». (« Traverser la rue » au Congo exprime ce que nous voulons dire par « Retourner sa veste ». NdlR)

« Ça chauffe », titre L’Avenir qui signale que Olivier Kamitatu est sous contrôle. L’Assemblée nationale veut fouiller dans la gestion des aides extérieures. L’auteur de la question orale n’ayant pas été satisfait des réponses du ministre du Plan, a demandé et obtenue une enquête parlementaire sur l’exécution des projets dans le cadre du Dscrp.

© CongoForum, le vendredi 23 octobre 2009

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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