RESUME : En RDC, alors que le Conseil de Sécurité se déclare « préoccupé » par la situation humanitaire dans l’est, que des ONG réclament la suspension de l’opération Kimia 2, jugée être une réussite par le facilitateur Obasanjo (RDC_2), et que l’ambassadeur américain itinérant, de passage à Goma, déclare soutenir (RDC_11), la suspension de l’appui logistique de
la MONUC à la 213ème brigade, composée d’anciens soldats de Nkunda, suite aux massacres de Lukweti (Nord-Kivu) survenus entre mai et septembre et qui auraient été liées à des conflits fonciers, continue à alimenter la polémique (RDC_7) (RDC_8). Human Rights Watch réclame une enquête approfondie sur le comportement des FARDC à ce sujet (RDC_4).
Sur le terrain, les accrochages ont opposé cette semaine au Sud Kivu les FARDC, non pas aux FDLR, mais aux milices Maï-Maï dont certaines sont devenues leurs alliés (RDC_1) (RDC_10) (RDC_11_1), tandis qu’au Nord-Kivu, les tueries, les viols et les pillages se poursuivent en territoire de Walikale (RDC_9).
On signalera aussi que la société civile du Nord-Kivu se plaint de ce que le plan de stabilisation et de reconstruction qui a remplacé le programme AMANI n’est toujours pas mis en place (RDC_5) et que le chef du CNDP, Désiré Kamanzi, qui a remplacé Laurent Nkunda, a démissionné, estimant que l’application de l’accord de paix avec le gouvernement est trop lente (RDC_6). Par ailleurs, 1.300 ex-combattants se trouvent au centre de regroupement de Wamaza au Maniema (RDC_3). Toujours au Kivu, un reportage effectué à Bukavu indique que, depuis le réchauffement des relations entre le Rwanda et
la RDC, de plus en plus de jeunes Congolais travaillant à Bukavu vivent à Kamembe au Rwanda où ils sont satisfaits de leurs conditions de vie (RDC_22).
En Province Orientale, la plupart des rebelles de
la LRA se trouveraient en fait en RCA ; une centaine seulement seraient actifs en territoire congolais (RDC_12).
En Equateur, plus de 20.000 personnes ont fui des violences inter-ethniques et se trouveraient de l’autre côté de la frontière, au Congo-Brazzaville (RDC_13).
Dans le domaine politique, le Sénat a adopté un projet de loi portant organisation et fonctionnement de
la Cour constitutionnelle, ce qui fait dire à certains députés que l’on se dirige vers une réforme de la constitution, de plus en plus évoquée par la classe politique (RDC_14). Par ailleurs, Thérèse Pakasa, cadre du PALU qui avait plaidé l’éviction d’Antoine Gizenga à la tête du parti, a annoncé la tenue l’an prochain d’un congrès du parti (RDC_15). Enfin, Le candidat indépendant, mais proche du parti de Joseph Kabila, Jean-Claude Baende, a été élu au gouvernorat de la province de l’Equateur faisant perdre au MLC son dernier bastion provincial (RDC_16).
En matière de justice et de droits humains, l’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs, Howard Wolpe, a demandé au gouvernement congolais d’arrêter Bosco Ntaganda et de le livrer à
la CPI (RDC_17).
Dans le domaine économique et financier,
la MONUC et le gouvernement congolais ont annoncé le lancement d’un fonds de stabilisation et de relèvement pour
la RDC qui sera alimenté par divers bailleurs de fonds et qui vient s’ajouter au programme STAREC pour l’est du Congo (RDC_18). Par ailleurs, les discussions entre le FMI et
la RDC se sont terminées à Kinshasa : le contrat chinois ne pose plus de problèmes, mais il reste à régler la chute vertigineuse de la monnaie et l’inflation (RDC_19). Dans le domaine des infrastructures, le projet de pont rail-route entre Kinshasa et Brazzaville suscite la polémique, les autorités du Bas Congo estime que ce projet s’effectuera au détriment de la province (RDC_20). Dans le domaine minier, un conflit s’est développé entre les habitants d’une commune de Lubumbashi et la société minière CHEMAF qui a instauré une barrière de contrôle à l’entrée de leur quartier (RDC_20_1), tandis que le processus de revisitation des contrats miniers s’est clôturé et a permis au gouvernement congolais de récupérer plus de 300 millions $ en termes de pas-de-porte (RDC_20_2).
En matière sociale, les employés congolais des commerçants indo-pakistanais et libanais ont décidé d’un arrêt de travail qui durait toujours en fin de semaine : ils se plaignent de leurs conditions salariales (RDC_21) (RDC_21_1).
Dans le domaine des relations extérieures, un opposant congolais est détenu en Belgique pour une peine prononcée par un tribunal correctionnel : l’opposition congolaise accuse l’ancien commissaire européen Louis Michel d’être à l’origine de cette arrestation (RDC_23) (RDC_23_1)
Au Burundi, le président de
la Configuration Burundi pour la consolidation de la paix s’est déclaré impressionné par les progrès réalisés dans ce pays (BUR_1). Par ailleurs, le président de
la République a limogé le ministre de l’Energie pour « manquements graves dans l’exercice de ses fonctions » (BUR_2).
En Ouganda, des centaines de personnes ayant fui les exactions de
la LRA ont été rapatriées de force dans leurs régions d’origine (OUG_1).
En ce qui concerne le Rwanda, le procès de celui qui est considéré comme le financier du génocide, inculpé de crimes mais non de génocide, s’est ouvert à Bruxelles en l’absence de l’intéressé qui est atteint d’un cancer en phase terminale (RWA_1), tandis que le procès de l’ancien ministre de
la Jeunesse du régime Habyarimana s’est ouvert au TPIR (RWA_2). Au Rwanda, un ancien maire de la région de Kigali a été condamné à perpétuité par un tribunal gacaca (RWA_3). Dans le domaine économique, on signalera que le Rwanda va lancer prochainement la création d’une zone franche pour diversifier ses exportations et réduire le déficit de sa balance commerciale (RWA_4).
Enfin, sur le plan régional, on signalera que les ministres des Mines de
la SADC ont approuvé un plan d’harmonisation de leurs législations minières (REG_1)
REGION
(REG_1) Radio Okapi – 13/11
Les ministres des Mines des Etats membres de
la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont approuvé jeudi à Kinshasa un plan d’harmonisation des législations minières de leurs pays respectifs. L’objectif, c’est d’avoir une politique commune dans le secteur en vue de mieux faire bénéficier à leurs peuples les ressources minières dont est dotée la sous région.
Neuf pays membres de
la SADC sur les quinze sont producteurs des mines, et 60 % de leurs exportations proviennent des minerais. Au cours de la conférence des ministres des Mines qui s’est tenue jeudi à Kinshasa (SADC), tous les problèmes du secteur ont été passés au peigne fin. Il s’est avéré, après examen, que la plupart des pays de
la SADC ont enregistré d’importantes pertes de recettes suite à la chute des prix des minerais, consécutive à la crise financière mondiale. Pour faire face à cette donne, le conseil des ministres des Mines de la sous région ont résolu d’adopter une politique minière commune. Celle-ci consistera, notamment, en l’échange d’expériences et des technologies. Et, selon le ministre congolais des Mines, Martin Kabuelulu,
la RDC tirera particulièrement profit de cette politique. «
La RDC est très en retard dans les données géologiques, dans le système d’exploitation et de la mise en œuvre de son code minier. Un pays tel que l’Afrique du Sud va nous aider à pouvoir rehausser nos capacités humaines et nos capacités techniques », a-t-il déclaré.
Tous les pays membres de
la SADC, excepté le Madagascar encore sous le coup de la suspension, ont pris part aux travaux de cette conférence ministérielle des mines. La prochaine aura lieu au Malawi en novembre 2010.
BURUNDI
Vie politique…
(BUR_1) Agence burundaise de presse – 12/11
Le premier vice-président de
la République du Burundi, M. Yves Sahinguvu, a reçu en audience dans la soirée du 10 novembre le président de
la Configuration Burundi aux Nations Unies pour la consolidation de la paix, M. Peter Maurer.
Dans un point de presse à sa sortie de l’audience, M. Maurer a signifié que l’objet de sa visite est de faire le point sur l’engagement de
la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies dans le processus de paix au Burundi. Il a rappelé que l’objectif de
la Commission est de soutenir le processus électoral, l’environnement propice aux élections libres et pacifiques et la stratégie de réintégration socioéconomique.
Ce responsable onusien s’est par ailleurs déclaré être impressionné par les progrès réalisés depuis sa dernière visite au Burundi au mois de juin dernier. « J’ai pu constater et avoir des explications approfondies du premier vice-président sur toutes les avancées déjà réalisées dans tout le pays, mais aussi nous avons fait le tour de certains problèmes et soucis qui restent et auxquels nous devrions nous attaquer ensemble à l’intérieur du Burundi et surtout en tant que Communauté internationale pour soutenir le mieux possible le processus électoral en cours», a-t-il ajouté.
Mercredi matin, M. Maurer a été reçu par le président du Sénat, M. Gervais Rufyikiri. Il a déclaré à sa sortie de l’audience qu’il a eu l’occasion de féliciter le président du Sénat pour le travail déjà accompli dans la législation électorale et de faire avec lui le tour des problèmes et des défis qui sont encore posés à la veille de l’année électorale de 2010, une période tellement importante, selon lui. Il a ajouté qu’ils ont également parlé de l’importance de non seulement bien préparer les élections, mais aussi de réfléchir à temps à la phase postélectorale qui est souvent toute aussi importante.
À la question de savoir en quoi la commission de consolidation de la paix va concrètement aider le Burundi pour ces élections, il a répondu qu’elle continuera à approcher les donateurs pour qu’ils paient davantage. « Nous savons à peu près les lacunes qui sont là et nous travaillons fort pour combler ces lacunes.
(BUR_2 Voix de l’Amérique – 12/11
Le président burundais Pierre NKurunziza, poussé par les députés de l’opposition, a limogé son ministre de l’Energie et des Mines pour manquements graves dans l’exercice de ses fonctions. Samuel Ndayiragije est accusé d’avoir annulé, de son propre chef, une dette de plus de 37 milliards de francs CFA que le Rwanda et
la RDC devaient au Burundi dans le cadre de
la SINELAC.
Le président de l’Organisation de Lutte Contre
la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) se félicite de l’initiative des députés qui a abouti au limogeage du ministre Ndayiragije. « C’est la première fois que les députés burundais entreprennent ce genre de chose, c’est un signe éloquent de la démocratie », exulte Gabriel Rufyiri. Ces députés « ont tenté de déposer une motion de défiance et certainement que les membres du parti CNDD-FDD ont conseillé au président de
la République de le destituer », a expliqué M. Rufyiri.
OUGANDA
Justice, Droits de l’homme…
(OUG_1) IRIN – 11/11
Des centaines de personnes déplacées qui avaient fui les affrontements entre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et les forces du gouvernement dans les années 1990, trouvant refuge dans le district de Masindi, dans le centre du pays, ont récemment été rassemblées par les autorités locales et renvoyées en camion vers les districts du nord.
« Nous avons appris que ces personnes déplacées sont rassemblées, embarquées sur des camions, et renvoyées vers leurs districts [d’origine] dans le nord de l’Ouganda ; ces opérations sont contraires au principe de retour volontaire des anciens déplacés dans leurs régions d’origine », a dit John Ogwok Komakech, président du district de Kitgum, dans le nord de l’Ouganda. Des sources de Masindi ont indiqué que 2 492 personnes déplacées vivant dans le village de Kihura A, 1 300 vivant à Kihura B, 1 511 à Kasubi et 1 843 à Nyamiringa devaient être rapatriées.
D’après Lilly Adong, Coordinatrice de la préparation aux catastrophes et du relèvement pour le cabinet du Premier ministre à Amuru, dans le nord de l’Ouganda, le gouvernement est intervenu. « L’opération a été totalement interrompue car elle constituait une véritable violation des droits des personnes déplacées… Les déplacés rapatriés ont exprimé des inquiétudes concernant leur sécurité et leur dignité », a-t-elle dit à IRIN. « Ces personnes ont été embarquées à bord d’un camion et déposées à un poste de police d’Amuru sans que nous ayons été prévenus. »
Certaines personnes déplacées ont expliqué qu’elles étaient nées à Masindi et ne savaient pas où aller, d’autres qu’elles avaient des potagers ou des enfants scolarisés à Masindi. « Un des policiers m’a forcée à monter dans le camion, dans le village de Nyamiringa, où je vivais », a dit à IRIN, au site de retour d’Ociti à Amuru, Harriet Achayo, qui avait fui en 1997 le village de Guru-Guru, dans le district d’Amuru. « Ils ont dit qu’ils nous ramenaient parce que les terres que nous occupions allaient servir à planter des cannes à sucre. »
D’après des officiels locaux, Mme Achayo, comme 122 autres déplacés, ont été déposés au poste de police d’Amuru, 93 autres ayant été emmenés dans le district de Pader.
Cependant, d’après les observateurs, dans les lieux de retour, les services ne sont pas adaptés aux besoins des populations revenues dans leurs foyers. Les écoles manquent par exemple de logements pour les professeurs, de salles de classe, de latrines et de points d’eau.
RDC
Sécurité, Armée…
- Kivu
(RDC_1) Radio Okapi – 9/11
Des affrontements ont encore opposé dimanche la 12e brigade des FARDC et les ex-Maï-Maï de Yakutumba, dans les localités Kabondozi et Kabumbe, sur le littoral entre Uvira et Mboko à Fizi. Cette situation coïncide avec le transfert du général Dunia de Baraka à Bukavu sur ordre de l’état-major général des FARDC, selon des sources militaires.
Selon la 12e brigade des FARDC, les Maï-Maï ont lancé une attaque surprise ce lundi matin une position des FARDC à Mboko. C’était lors d’une escale du général Dunia à Swuma, en partance pour Bukavu. Les FARDC affirment avoir repoussé les assaillants vers les collines surplombant les localités de Kabondozi et de Kabumbe. Des sources locales rapportent qu’un centre de santé de Kabondozi a été pillé. Les FARDC reconnaissent que deux de leurs éléments ont été blessés lors de cette attaque. Un autre a été tué par les éclats d’un obus tiré par lui-même. Le bilan dans le camp des Maï-Maï n’est pas connu.
Le chef Yakutumba est injoignable depuis les dernières attaques de la presqu’île de Wari. Le porte-parole des opérations Kimia 2 au Sud Kivu a indiqué que le général Dunia s’est rendu à Swima pour assister à un deuil familial, en provenance de Baraka. La situation serait revenue calme, selon des sources concordantes contactées sur place à Baraka.
(RDC_2) AFP – 9/11
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est dit très préoccupé lundi par la crise humanitaire dans l’est de
la RDC, où les civils continuent de souffrir de multiples exactions, y compris de la part des forces gouvernementales.
Les quinze membres du Conseil « ont exprimé leur profonde préoccupation au sujet de la crise humanitaire dans l’est de
la RDC et de l’impact des activités militaires sur les civils depuis le début de 2009″, a déclaré à la presse l’ambassadeur d’Autriche Thomas Mayr-Harting, président du Conseil en novembre. Ils ont approuvé la récente décision de
la Monuc de « cesser de coopérer avec certaines unités des FARDC (Forces armées de RDC) impliquées dans de graves violations des droits de l’homme », a ajouté M. Mayr-Harting.
Le Conseil venait d’entendre un compte-rendu de la situation par l’émissaire spécial de l’ONU dans la région des Grands Lacs africains, l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo.
Des ONG internationales et congolaises réclament la suspension de l’opération « Kimia II » (« paix » en langue locale) conduite par les FARDC pour traquer les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) présents dans le Nord et le Sud-Kivu. Récemment, des voix se sont élevées pour dénoncer le prix payé par les populations civiles, victimes de pillages, incendies, viols et tueries lors de l’opération.
En dépit de cette situation, M. Obasanjo a estimé que « l’opération Kimia II pouvait raisonnablement être vue comme un succès ». Il a ainsi affirmé qu’au Sud-Kivu, l’opération recevait un « large soutien », la population reconnaissant qu’elle avait « contribué à affaiblir les FDLR ». « Même si nous ne devons pas minimiser les conséquences humanitaires de ces opérations, il importe de continuer à soutenir le gouvernement congolais dans son effort pour débarrasser les Kivus des FDLR, tout en l’encourageant à garder à l’esprit la nécessité de protéger les civils », a-t-il dit.
En octobre, le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, avait qualifié Kimia II de « catastrophe » en matière des droits de l’homme, et plaidé pour un « changement de stratégie » des FARDC et de
la Monuc. Mais peu après à New York, le représentant de l’ONU en RDC, Alan Doss, s’était opposé catégoriquement à l’idée d’une suspension de Kimia II, tout en reconnaissant « l’impossibilité de protéger tout le monde, partout et tout le temps ».
Lire aussi sous :
http://congosiasa.blogspot.com/2009/11/un-envoy-to-great-lakes-olusegun.html
(RDC_3) Radio Okapi – 10/11
Le centre de regroupement de Wamaza a enregistré environ 1 300 ex-combattants et 84 armes en un mois. Cependant, ce camp, situé à 300 kilomètres de Kindu, dans le sud du Maniema, devra être fermé le 15 novembre prochain.
Les ex-combattants enregistrés sont des Mai-Mai de Shikito, Yakutumba, Shabunda, et de Kasongo. Il y a aussi des Raiya Mutomboki de Wamaza et très peu de Kabambare qui étaient pourtant les plus attendus. 1 069 de ces ex-combattants ont choisi la réinsertion communautaire en apprenant des petits métiers. Ce programme de réinsertion se réalise avec l’aide du PNUD.
Par ailleurs, 84 des ex-combattants ont reçu chacun 140 dollars et un poste-radio pour leur réinsertion sociale alors que 31 seulement ont opté pour l’armée. Parmi ces ex-combattants, figuraient 41 enfants soldats dont 36 ont déjà été réinsérés dans leurs familles. Selon le chef de bureau de
la Monuc Kindu et responsable de DDR, Ahmed Shariff, 84 armes ont été récupérées.
Des sources concordantes renseignent que l’opération qui a 30 jours, au lieu de 20 initialement prévus, parce que les responsables du camp étaient dans l’attente des combattants Raiya Mutomboki de Kabambare. Ceux-ci, à travers leur délégation, ont estimé leur nombre à plus de 2 500, mais ils ne se sont pas tous au rendez-vous. Sur place à Wamaza, ce sont plutôt les Mai-Mai Yakutumba, les Shikito, ceux de Shabunda ainsi que ceux de Kasongo qui sont les plus nombreux. A ceux-là, se sont ajoutés les Raiya Mutomboki de Wamaza.
L’objectif de l’opération conjointe, UNPDDR, PNUD, MONUC et FARDC est d’accorder une dernière chance aux groupes et forces armés qui étaient en retard pour le désarmement et la réintégration.
(RDC_4) RFI – 10/11
« Les preuves sont vraiment là et j’aimerais bien que Lambert Mende et les autres membres du gouvernement acceptent qu’il y ait des enquêtes sérieuses, indépendantes pour vérifier ce qu’il se passe. »
Les casques bleus de
la Monuc ne sont-ils pas en train de se salir les mains en soutenant certaines unités militaires qui commettent des tueries dans l’Est du Congo-Kinshasa ? C’est la question que pose l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié il y a quelques jours.
Ecoutez l’interview d’une chercheuse d’Human Rights Watch sous :
Lire aussi sous :
(RDC_5) Radio Okapi – 10/11
La société civile du Nord Kivu a exhorté, lundi, les animateurs du STAREC, (le programme du gouvernement pour la stabilisation et le relèvement de l’est de
la RDC) à améliorer leur communication afin de mieux faire connaître leurs structures. Le président de la société civile du Nord Kivu, Jason Luneno, l’a déclaré, lundi, au cours de l’émission Dialogue entre Congolais de Radio Okapi. Intervenant dans la même émission, le chercheur belge Xavier Zeebroek a estimé que le défi sécuritaire reste prioritaire pour les populations de l’Est de
la RDC.
La visibilité du STAREC semble poser problème. Alors que ce programme est à quelques mois de son démarrage, ses structures locales ne sont pas encore mises en place, a indiqué Jason Luneno, président de la société civile du Nord Kivu.
D’après lui, le STAREC n’est pas encore connu des populations concernées parce que ses animateurs ne sont pas encore installés. Autre sujet d’inquiétude pour Jason Luneno, c’est le retard observé dans le démarrage effectif des activités de cette structure qui remplace le programme Amani. « Si le STAREC a été créé pour une année et qu’on a déjà consommé 4 mois. 6 mois après, on va l’évaluer pour constater qu’il n’a rien produit. Ensuite, on va le dissoudre et l’on va penser à créer des nouvelles structures. L’essentiel pour nous société civile n’est pas de créer de nouvelles structures. Mais de savoir ce qu’on fait, avec qui et comment on le fait », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le chercheur belge Xavier Zeebroek du groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, (GRIP), a relevé des défis majeurs qu’il ne faudrait pas, selon lui, perdre de vue pour la construction de la paix. D’après ce chercheur, le premier défi est sécuritaire. Il faut d’abord que les populations du Kivu et de l’Ituri essentiellement puissent vivre en paix, c’est-à-dire vivre à l’abri de la menace quasi permanente des exactions, des massacres, des viols comme c’est le cas actuellement, a-t-il indiqué. Il faut également s’attaquer aux problèmes des centaines de milliers des déplacés, au Kivu notamment, a-t-il poursuivi. Xavier Zeebroek a aussi encouragé le gouvernement congolais à se concentrer à la reconstruction de la justice pour faire cesser l’impunité de tous ceux qui commettent des massacres et des viols.
Pour rappel, le week-end dernier, les Nations unies ont annoncé une contribution de 20 millions de dollars américains au STAREC.
Créé par le président Kabila, le STAREC a été présenté le jeudi 20 août à Kinshasa. Il concerne la stabilité et la reconstruction de toute la partie de l’Est de
la RDC, du Sud-Uele au Nord Katanga. Le STAREC prend la relève du Programme Amani. Il a trois composantes : la sécurité, l’humanitaire et l’économie. Le volet sécuritaire tient à résoudre la question d’insécurité par le déploiement de la police, l’armée et par la construction des casernes. Il consiste à aider le gouvernement à retrouver ses prérogatives régaliennes par la restauration de l’autorité de l’Etat.
Le volet humanitaire concerne la réinsertion des personnes déplacées. Il faut faire revenir tous les déplacés chez eux et leur trouver des occupations.
Le succès du STAREC passe notamment par le renforcement des structures judiciaires et l’installation des tribunaux de paix. Ce programme est prévu pour une année.
(RDC_6) Radio Okapi – 11/11
Successeur du général déchu, Laurent Nkunda, à la tête du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ex-mouvement politico-militaire mué en parti politique, Désiré Kamanzi vient de démissionner. Il justifie sa décision par la lenteur, d’après lui, dans la mise en œuvre des accords de paix signés avec le gouvernement depuis plusieurs mois.
C’est au mois de janvier 2009 que Désiré Kamanzi avait succédé au général déchu Laurent Nkunda à la tête du mouvement. Il se dit aujourd’hui frustré. Ce qui l’a poussé à la démission à la tête du CNDP. Il explique : « Les raisons fondamentales sont, notamment, la lenteur dans la mise en œuvre des accords que nous avons signés avec le gouvernement depuis janvier, bientôt 11 mois. Après avoir signé les accords, nous avons demandé qu’il y ait tenue régulière du comité national de suivi, mais en vain. On s’est réuni une fois seulement à Kinshasa, deux fois à Goma, à la demande de la facilitation internationale. Personnellement j’ai réalisé que ça devenait une grande frustration de ma part. »
Un membre du comité de suivi des accords de paix de Goma, ayant requis l’anonymat, a déploré cette situation et dénoncé la négligence du gouvernement à mettre en jeu des moyens nécessaires pour la mise en application de ces accords.
Pour rappel, les accords de Goma signés le 23 mars dernier prévoyaient, entre autres, la fin des hostilités, la transformation des ex-groupes armés, le CNDP notamment, en partis politiques, ainsi que l’intégration de leurs cadres dans la vie politique nationale. Lors de la première rencontre d’évaluation à Kinshasa, en mai 2009, avec le gouvernement, le CNDP avait déjà insisté sur la nécessité du respect par les autorités gouvernementales des engagements pris dans les accords, et cela, dans leur intégralité. « Le CNDP est composé des Congolais. Ils ont, autant que les autres Congolais, droit à participer à la vie politique nationale. Et le gouvernement avait pris cet engagement. On espère qu’il va s’acquitter de son devoir », avait expliqué alors le porte-parole de l’ex-rébellion, Jean Baptiste Rudasinkwa Gasominari.
De son côté, le ministre de
la Coopération internationale et régional, Raymond Tshibanda qui dirigeait la délégation gouvernementale, souligna à la même occasion la nécessité du respect par tous les signataires des accords de Goma de leur serment devant le peuple congolais. En dehors de cet appel du ministre Tshibanda, il n’y eut aucune position formelle du gouvernement, ni pendant ni après les travaux d’évaluation de Kinshasa. Néanmoins, le CNDP obtint au cours de cette rencontre l’engagement formel de la partie gouvernementale de libérer ses hommes faits prisonniers. Promesse qui avait été respectée et concrétisée au mois de septembre dernier avec la libération de 120 militaires bénéficiaires de la loi d’amnistie promulguée justement dans le cadre des accords de Goma.
(RDC_7) Radio Okapi – 11/11
La suspension du soutien logistique de
la Monuc à la 213è brigade de Forces armées de
la RDC (FARDC) basée à Lukweti, au Nord Kivu continue d’alimenter l’actualité en RDC. Au cours du point de presse hebdomadaire de
la Monuc, le commandant de la force de
la Monuc, le Général Babacar Gaye a fait une nouvelle mise au point sur cette décision. D’après lui, cette suspension a plus une valeur symbolique. Elle permet d’interpeller les FARDC pour qu’elles méritent le soutien total de
la Monuc.
« Je crois que si nous avions à multiplier les suspensions de soutien aux FARDC, ce ne serait pas bon signe. Parce que cela signifierait que le signal que nous avons donné et qui n’est pas un signal logistique, mais un signal politique et symbolique n’a pas été entendu. Or, nous travaillons en partenariat avec les FARDC. », a déclaré le Général Babacar Gaye. Le commandant de la force de
la Monuc a rappelé que la décision de suspendre le soutien logistique à la 213è brigade des FARDC n’a pas été prise par Alan Doss, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, mais qu’elle relève du mandat de
la Monuc tel que défini par le Conseil de sécurité de l’Onu. « Nous devons soutenir les FARDC et nous devons dans ce soutien emmener les FARDC à être dans des conditions telles que ce soutien leur est donné à 100 %. Nous ne sommes pas dans une attitude répressive », a précisé le Général Babacar Gaye.
Lors de son séjour en RDC le 2 novembre dernier, le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, avait annoncé la suspension de l’appui logistique de
la Monuc aux soldats de la 213è brigade des FARDC basée à Lukweti. Ces soldats se seraient rendus coupables des tueries sur au moins 62 personnes civiles entre mai et septembre dernier dans ce secteur, selon les enquêtes préliminaires menées par le bureau conjoint des droits de l’homme de
la Monuc.
Près de 35 % des combattants des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont été neutralisés depuis le lancement de l’opération de leur traque dans les provinces du Nord Kivu. Le Général Babacar Gaye qui a donné cette estimation a refusé toute spéculation sur le chiffre exact des combattants neutralisés. Tous les bastions des FDLR ont été démantelés, d’après lui. Il a reconnu par ailleurs qu’il faut une nouvelle approche pour combattre les poches résiduelles de ces rebelles qui attaquent les populations civiles en ordre dispersé. Il a recommandé notamment que toutes les zones de ravitaillement de ces rebelles soient occupées par les FARDC, afin de les contraindre à vivre dans les zones inhospitalières.
Les opérations de
la Monuc aux côtés des FARDC dans les provinces du Nord et du Sud Kivu et dans
la Province Orientale ont connu des avancées appréciables, a déclaré le Général Gaye. Il a annoncé que la force qu’il commande sera renforcée le en troupes et logistique à partir du mois de décembre 2009.
(RDC_8) Reuters – 12/11
Congolese army units killed dozens of civilians earlier this year as part of a longstanding ethnic dispute over land, victims of the assaults were cited as saying in a U.N. report seen by Reuters on Thursday. The killings have led to calls on the United Nations to suspend its backing for all Congolese army operations against Rwandan rebels in the east, but so far it has only frozen support for those units implicated in the attacks.
According to the internal U.N. investigation, survivors said the attacks were an attempt by Tutsi ex-rebel fighters recently integrated into the army to force their victims, most of whom came from the local Hunde ethnic group, off their land. « All interlocutors referred…to longstanding land conflicts in the area and see these killings as an attempt to cause the population to flee and free the land, » the report read.
MONUC believes at least 62 villagers were killed between May and September and the U.N. report said at least 55 more also likely died in the attacks in and around Lukweti village in
North Kivu province. Those responsible for the attacks, the report said, were members of the 213th brigade, composed mainly of former members of a Tutsi-dominated Congolese rebel movement known as the CNDP, integrated into the army under a January peace deal.
The fertile fields and pastures around Lukweti have been the scene of ethnic tensions between Hunde on one side and Hutus and Tutsis on the other since the early 1990s.
New York-based Human Rights Watch (HRW) said earlier this month that at least 270 civilians, mostly women, children and the elderly, were killed by soldiers in the area around Lukweti during the period cited by the U.N. Some, the rights group said, were hacked to death with machetes, beheaded, or burned alive in their homes.
(RDC_9) Radio Okapi – 13/11
Tueries, viols, incendies, pillages et prises en otage, sont le lot quotidien que vivent les habitants des secteurs du territoire de Walikale, au nord-ouest de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Des actes attribués aux différents belligérants qui opèrent dans la région.
Le dernier cas en date est ce pillage survenu mercredi dans le village de Byungu, à 45 kilomètres de Walikale-centre, sur fond de tueries et de viols. Bilan : six personnes tuées, dix femmes violées et dix maisons brûlées. L’administrateur du territoire de Walikale, Christophe Maliya Mungu qui ne détermine pas l’identité des auteurs de ces crimes appelle au renforcement des mesures sécuritaires dans sa juridiction. D’autres violations des droits de l’homme du genre sont également commis sur plusieurs autres axes du même territoire, affirme-t-il. Notamment, sur les axes Itebero, Mpofi, Wassa, Nyamaboko où FARDC et groupes armés feraient la loi.
Du côté d’Iyana-Luberita, ce sont les FDLR qui continuent leur besogne. Des rescapés en provenance de cet axe affirment que les hommes sont pris de force par les rebelles hutu rwandais pour des travaux dans les mines, et les femmes pour les travaux des champs.
Ce qui fait qu’à ce jour, d’après les sources, sur les treize groupements que compte le territoire de Walikale, huit sont pratiquement vides, leurs habitants ayant fui les exactions de tout genre. Les autorités territoriales de la place demandent ainsi le renforcement des dispositifs sécuritaires, surtout dans les localités encore sous contrôle des FDLR et des groupes armés.
(RDC_10) AFP – 13/11
Au moins huit miliciens Maï-Maï ont été tués lors d’accrochages mercredi et jeudi avec des éléments des forces armées de
la RDC (FARDC), au Sud-Kivu, a-t-on appris vendredi de source militaire congolaise.
Les affrontements se sont déroulés dans la localité de Swuima, sur l’axe Uvira-Baraka, où au moins quatre villages ont été le théâtre de combats entre FARDC et miliciens Maï-Maï ces deux dernières semaines. Les accrochages de Swuima interviennent après quatre autres dans la même région, située au sud de Bukavu, chef-lieu de la province, occasionnant des déplacements massifs de populations.
En raison des combats et de la situation sécuritaire jugée « volatile », les humanitaires ont suspendu leurs activités cette zone.
(RDC_11) Radio Okapi – 14/11
M. Stephan Rapp, ambassadeur itinérant des Etats-Unis d’Amérique chargé des questions de crimes de guerre est arrivé vendredi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu où il a été reçu le même jour par le vice-gouverneur, Feller Lutahichirwa.
Les deux hommes ont évoqué les crimes de guerre qui se commettent en RDC et les efforts à déployer pour les combattre. À l’issue de ses entretiens avec le vice gouverneur du Nord-Kivu, le diplomate américain a indiqué qu’il souhaiterait apporter sa contribution au système judiciaire congolais en vue de lutter efficacement contre les crimes de guerre commis par les soldats et les miliciens. Stephan Rapp a par ailleurs réaffirmé le soutien du gouvernement américain aux opérations militaires en cours contre les FDLR qui déstabilisent la province du Nord-Kivu et le reste de
la RDC. Il souhaite toutefois que ces opérations soient menées dans le respect des droits de l’homme et la protection des populations civiles.
(RDC_11_1) AFP – 14/11
Après une brève période d’accalmie, les affrontements entre ex-milices tribales et l’armée congolaise ont ressurgi dans la province du Sud-Kivu, laissant craindre une recrudescence de l’insécurité. En deux semaines, au moins quatre localités ont été le théâtre d’affrontements dans cette région de 60.000 km2, où les Forces armées de
la RDC (FARDC) tentent depuis juillet de faire rapatrier manu-militari les rebelles hutu des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), dont certains ont participé au génocide de 1994 au Rwanda.
Alliés naturels de Kinshasa pendant la guerre de 1997-1998 dans l’ex-Zaïre, d’anciens miliciens Maï-Maï ont attaqué entre fin octobre et début novembre des brigades FARDC, puis pillé des civils, occasionnant des déplacements massifs de populations. D’abord à Itombwe le 25 octobre, ensuite à Baraka le 2 novembre, le lendemain à Luberizi et enfin dans la nuit du 8 au 9 novembre à Mboko. Les affrontements les plus graves se sont toutefois produits mercredi et jeudi dans la localité de Swuima, sur l’axe Uvira-Baraka, entraînant la mort d’au moins huit miliciens Maï-Maï.
Des sources militaires congolaises et onusiennes dans le Sud-Kivu attribuent ces attaques à d’anciens chefs de guerre Maï-Maï intégrés dans les FARDC, notamment le général William Yakutumba. Officiellement, il dit s’opposer à la présence de « soldats rwandais » au sein de l’armée congolaise, en allusion aux ex-combattants rebelles du Congrès national pour
la Défense du Peuple (CNDP) récemment intégrés eux aussi dans les FARDC.
« Les Maï-Maï disent qu’ils ne peuvent pas laisser le sol congolais aux Rwandais », a affirmé le porte-parole dans le Sud-Kivu de l’opération de rapatriement forcé des rebelles FDLR, baptisée « Kimia 2″, le capitaine Olivier Hamuli, à l’AFP. « Mais quand vous analysez, c’est parce que ces jeunes gens veulent s’accrocher à leurs avantages », notamment le contrôle des zones minières dans leurs territoires, a ajouté l’officier. Aussi, selon une source militaire occidentale, le général Yakutumba est entré en rébellion lorsque l’état-major des FARDC lui a refusé le commandement de « Kimia 2″ dans sa région d’origine. « Il dit que ses hommes connaissent mieux le terrain où se déroulent les opérations », précise cette source, sous le couvert de l’anonymat.
Conséquences: à l’appel de Yakutumba, des centaines de Maï-Maï ont déserté les rangs des FARDC, dont ceux qui ont revendiqué l’attaque du 3 novembre à Luberizi – l’Union du Peuple congolais pour
la Révolution (UPCR) – pour se rallier aux FDLR. « C’est la première fois qu’on voit cela », a souligné la source, même si les Maï-Maï sont connus pour leurs volte-faces souvent surprenantes.
Pour l’armée gouvernementale, il ne s’agit que d’un épiphénomène, bien que ses troupes soient désormais engagées à la fois contre les FDLR et des Maï-Maï, issus de ses rangs. « Militairement, ils ne représentent aucune menace (contre les FARDC) parce qu’ils ne peuvent pas tenir une position pendant longtemps. Ils sont armés, certes, mais ce sont des civils qui n’ont aucune formation militaire », a assuré le capitaine Hamuli.
Cependant, un humanitaire basé à Uvira craint « le pire dans les semaines à venir, car analyse-t-il, plus les Maï-Maï sont acculés par les FARDC, plus il y a le risque qu’ils soient armés par des politiciens aigris et opportunistes ». D’ores et déjà, la quasi-totalité des organisations humanitaires ont suspendu leurs activités dans la région, jugée « zone à risque ».
- Province Orientale
(RDC_12) Radio Okapi – 11/11
Military operations against Uganda’s Lord’s Resistance Army (LRA) have reduced the rebels to at most 100 in Congo but most remaining fighters are in Central African Republic, the region’s weakest link, the United Nations said.
« We feel that there are between 50 and 100 scattered in small pockets, mainly in the eastern part of the Garamba Park and near the border with Central African Republic, » General Babacar Gaye, the U.N. Congo force commander, said on Wednesday. The rest, Gaye said, had crossed
Congo’s northern border into CAR, one of the region’s poorest and most isolated states, where the LRA has already killed and kidnapped civilians. « The LRA has always been considered a sub-regional threat. It is not a surprise that the LRA is moving towards the country where they feel they will have less difficulty to settle. They’re moving towards the weakest link, » he said.
New York-based rights campaigner Human Rights Watch estimates that LRA fighters have killed at least 1,200 Congolese civilians in reprisal attacks since the beginning of the multi-national offensive last year. The rebels have also killed and kidnapped people in Sudan and
Congo.
- Équateur
(RDC_13) AFP – 10/11
Près de 22.000 personnes ont fui les violences interethniques liées à un conflit foncier dans le nord-ouest de
la RDC depuis le 4 novembre pour se réfugier au Congo voisin, a indiqué mardi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
« Nos équipes au Congo qui travaillent avec les autorités estiment à présent le nombre de nouveaux réfugiés à 21.800, qui appartiennent principalement à l’ethnie des Munzayas et ont commencé à fuir mercredi dernier », a expliqué le porte-parole du HCR à Genève, Andrej Mahecic, devant la presse. Le dernier bilan de l’agence onusienne en date du 6 novembre faisait état de 16.000 déplacés et de 60 morts provoqués par de nouvelles violences entre les ethnies Munzaya et Enyele. Ces derniers se disputent des terres et des droits de pêche dans le village de Dongou (province de l’Equateur).
Les déplacés, dont « 75% sont des femmes et des enfants », ont traversé la rivière Oubangui qui sert de frontière avec le Congo pour se réfugier dans des villages du district de Betou et Impfondo (au Congo-Brazzaville), précise le HCR qui a commencé à leur délivrer couvertures, matelas et moustiquaires. « Ils ont raconté à nos équipes qu’ils fuyaient les hommes de la tribu de Enyele qui, selon eux, vont de maison en maison pour piller, violer et tuer en majorité des civils Munzayas à Dongou et dans les villages alentour désormais virtuellement vides », a ajouté M. Mahecic.
Les premières violences entre les deux ethnies avaient éclaté en mars. Près de 200 maisons avaient alors été incendiées et 1.200 personnes avaient alors trouvé refuge au Congo, selon le HCR.
Vie politique…
(RDC_14) Radio Okapi – 9/11
Le Sénat a adopté au cours de sa plénière de samedi la proposition de loi portant organisation et fonctionnement de
la Cour constitutionnelle. Le texte adopté doit être harmonisé avec celui de l’Assemblée nationale.
Les députés nationaux avaient déjà adopté leur propre texte. Donc, une commission mixte Sénat-Assemblée nationale devra être constituée pour aplanir les divergences entre la mouture de la chambre haute qui vient d’être adoptée et celle de la chambre basse.
Avant cette dernière étape législative, certaines voix s’interrogent déjà si la mise en place prochaine de
la Cour constitutionnelle ne va pas accélérer la révision de
la Constitution de plus en plus évoquée dans la classe politique. Cela n’est pas le point de vue de Philippe Biyoya, professeur d’université en relations internationales et analyste politique. D’après cet analyste, la mise en place de
la Cour constitutionnelle, si elle fonctionne normalement, précise-t-il, contribuera plutôt à garantir la stabilité institutionnelle du pays et va donc annihiler le zèle et l’activisme de certains acteurs politiques qui seraient tentés de manipuler
la Constitution à leur guise. Pour le professeur Biyoya, l’absence de
la Cour constitutionnelle fait que le pouvoir judiciaire en RDC n’est pas encore suffisamment structuré et suffisamment organisé. Sa mise en place viendrait alors, estime-t-il, parachever l’architecture institutionnelle de
la RDC, garantir la stabilité de cette architecture, et inciter au respect de la séparation des pouvoirs.
De son côté, le sénateur Toussaint Ekombe Mpetshi, président de la commission politique, administrative et judiciaire du Sénat, soutient qu’il n’y a aucun rapport possible entre le texte de proposition de loi sur
la Cour constitutionnelle qui vient d’être adopté à la chambre haute et la révision de
la Constitution puisque, dit-il, celle-ci (cette révision) est prévue par la même Constitution.
(RDC_15) Radio Okapi – 11/11
L’opinion avait cru l’affaire Pakasa-Gizenga classée. Erreur. Elle vient de resurgir. Thérèse Pakasa, cadre du parti lumumbiste unifié, Palu, a annoncé, mercredi à Kinshasa, la tenue prochaine du congrès du Palu. D’après elle, la direction actuelle du parti a démontré ses limites. Jusque mercredi en début de soirée, on n’a enregistré aucune réaction de la part de l’aile Gizenga, qui a toujours proclamé l’auto-exclusion de Thérèse Pakasa du Palu.
Le Palu a franchi un nouveau pas vers sa réforme, a déclaré Thérèse Pakasa. Aucun cadre du Palu dont l’ancien premier ministre Antoine Gizenga est le secrétaire général, ne dispose de la légitimité statutaire, a-t-elle précisé. C’est le motif qui l’a poussée à convoquer le « tout premier » congrès de ce parti qui existe depuis 1964, a-t-elle assuré. Elle a expliqué qu’à cette date, les statuts du Palu ne conféraient qu’un mandat de 3 ans à tous les cadres de ce parti. Le moment est donc venu, d’après elle, pour que le parti fasse peau neuve. Refuser d’engager la réforme qu’elle dit initier équivaudrait à tuer pour la seconde fois Patrice Lumumba, le père de l’indépendance de
la RDC, a-t-elle soutenu.
Thérèse Pakasa s’est portée garant en tant qu’ « actrice de l’histoire du Palu »; elle a mobilisé des fonds pour l’organisation de ce congrès. « Il ne faut pas avoir peur des moyens. Nous-mêmes, nous sommes des moyens. Nous avons des ressources en nous. Les premières ressources, ce sont les idées, les bonnes idées. C’est de là que proviendront nos ressources », a-t-elle affirmé. Elle a aussi annoncé son intention d’associer à ce congrès les cadres du Palu fidèles à Antoine Gizenga.
La sortie médiatique de Thérèse Pakasa ce mercredi relance les remous observés au sein du Palu au mois de juillet dernier. Thérèse Pakasa annonçait alors dans les médias, l’éviction d’Antoine Gizenga comme secrétaire général du parti. Le camp Gizenga ne s’était pas fait prier pour réagir. Dans une conférence de presse aux allures de meeting populaire, Godefroid Mayobo, l’un des plus fidèles lieutenants de Gizenga et porte-parole du Palu affirmait qu’il n’y avait aucune crise au sein de son parti. Antoine Gizenga demeure Secrétaire Général du Palu, avait-il déclaré. Élu à ce poste à l’issue d’un congrès en 1964, seul un autre congrès peut décider de l’élection d’un nouveau secrétaire général. D’après Godefroid Mayobo, porte-parole du Palu, Thérèse Pakasa ne peut pas prétendre devenir Secrétaire général du Palu ou engager ce parti alors qu’elle s’en était retirée en 1993 pour créer son propre parti, le Palu Progressiste enregistré au ministère de l’Intérieur. Godefroid Mayobo avait invité la justice à intervenir dans cette affaire pour dissiper tout malentendu au sein de l’opinion.Joint mercredi par radio Okapi, les cadres du Palu, fidèles à Gizenga, ayant requis l’anonymat, ont estimé qu’il n’y a pas lieu de les opposer à Thérèse Pakasa qui ne fait plus partie du Palu.
(RDC_16) Belga – 13/11
Un candidat étiqueté indépendant mais parfois considéré comme proche de la famille politique du président Joseph Kabila, Jean-Claude Baende Etape Eliko, a été élu vendredi comme gouverneur de la province de l’Equateur, a rapporté la radio onusienne Okapi. M. Baende a été élu par l’Assemblée provinciale de Mbandaka, le chef-lieu de la province, par 60 voix, sur 108 votants, selon les résultats provisoires publiés par
la Commission électorale indépendante (CEI).
Les résultats définitifs ne seront connus que le 24 novembre, les quatre autres candidats disposant de trois jours pour introduire un recours en contestation contre le résultat annoncé vendredi.
Ce scrutin était organisé conformément à
la Constitution afin de désigner le remplaçant de l’ancien gouverneur, José Makila Sumanda, destitué pour détournement de fonds. M. Makila était le seul gouverneur issu de l’opposition, appartenant au Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.
M. Baende est un ancien membre du MLC, le principal parti d’opposition en RDC, dirigé par le sénateur et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba.
Lire les commentaires sous :
http://congosiasa.blogspot.com/2009/11/is-this-death-of-mlc.html
http://congosiasa.blogspot.com/2009/11/addendum.html
Justice, Droits de l’homme…
(RDC_17) Reuters – 10/11
L’émissaire américain pour l’Afrique des Grands Lacs, Howard Wolpe, a demandé à
la RDC l’arrestation de l’ancien général rebelle Jean Bosco Ntaganda, inculpé de crimes de guerre.
Le général Ntaganda, surnommé « Terminator« , est actuellement commandant en second des forces gouvernementales congolaises engagées dans une offensive contre des rebelles rwandais dans l’est de
la RDC – offensive lancée en début d’année avec l’aval de
la Mission d’observation des Nations unies au Congo.
« Nous pensons tout simplement que quelqu’un qui a commis des crimes de guerre ne devrait pas participer en ce moment à des opérations militaires de cette sorte mais devrait rendre des comptes« , a déclaré Howard Wolpe lundi soir lors d’une conférence de presse. Il s’est dit inquiet des conséquences sur la population civile de l’offensive gouvernementale congolaise contre les FDLR. « Nous essayons de voir avec
la Monuc comment gérer cette situation de façon à maintenir la pression sur les FDLR tout en limitant le plus possible les risques pour les civils« , a ajouté l’émissaire américain.
Dès janvier dernier, c’était l’émissaire de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs, Roland Van Der Geer, qui avait réclamé l’arrestation du général Ntaganda.
Économie, Finances…
(RDC_18) Belga – 9/11
La MONUC et le gouvernement congolais ont annoncé lundi le lancement du « Fonds de stabilisation et de relèvement pour
la RDC », auquel des bailleurs de fonds internationaux, dont
la Belgique, devraient contribuer. La réunion inaugurale du conseil d’administration du Fonds s’est tenue vendredi à Kinshasa sous la présidence du Premier ministre Adolphe Muzito, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Alan Doss.
À travers le Conseil d’administration, le gouvernement, l’ONU et les bailleurs de fonds décident collectivement des allocations financières et des activités appuyées, ont précisé les deux parties dans un communiqué commun reçu lundi à Bruxelles.
« Les populations voient déjà sur le terrain les premières réalisations concrètes du plan STAREC (Stabilisation et Reconstruction des zones sortant de Conflit armé). Avec le lancement de ce Fonds, nous sommes complètement mobilisés et la mise en oeuvre sera accélérée au bénéfice des populations. Je salue l’appui des Nations Unies et de la communauté internationale et l’esprit de complète collaboration avec le gouvernement au service des Congolais », a déclaré M. Muzito.
Les premières contributions annoncées sont celles des Pays-Bas (2,7 millions de dollars), alors que
la Belgique a exprimé l’intention de fournir au moins six millions d’euros pour appuyer également les efforts de lutte contre les violences sexuelles. Ce financement s’ajoute aux 20 millions de dollars déjà alloués par le Fonds des Nations Unies pour
la Consolidation de
la Paix pour la mise en oeuvre du STAREC, un plan lancé par le président Joseph Kabila le 29 juin dernier. De source belge, on précise que ces six millions d’euros ne sont qu’une « intention » d’aide supplémentaire à
la RDC, qui doit encore être concrétisée.
Le STAREC est exécuté avec l’appui des Nations Unies et de la communauté internationale. Ce fonds doit permettre une allocation « plus rapide et flexible » des moyens nécessaires à la mise en oeuvre efficace du plan gouvernemental.
Le conseil d’administration du Fonds de stabilisation et de relèvement a approuvé samedi des allocations financières d’urgence pour de nouveaux projets, comme la réhabilitation de centres de formation pour les Forces armées de
la RDC (FARDC), la construction de logements pour les familles des militaires, la réinsertion communautaire des ex-combattants, l’appui au déploiement de
la Police nationale congolaise (PNC) dans des zones stratégiques, l’appui aux blessés de guerre, l’établissement de centres de négoce dans les zones minières et l’appui à la structure de coordination du STAREC.
Ces projets s’ajoutent à quinze projets en cours d’exécution pour une valeur de 138 millions de dollars, fournis par la communauté internationale, dans le cadre du STAREC. Ces projets concernent l’amélioration de la situation sécuritaire (désengagement et réintégration des ex-combattants, cantonnement des FARDC), l’extension de l’autorité de l’Etat (déploiement de
la Police d’intervention rapide, de
la PNC et de la police de frontières et construction de 50 bâtiments d’infrastructure pour les services de l’Etat: police, justice, administrations territoriales, prisons), la reconstruction d’infrastructures (réhabilitation de 600 km de routes sur six axes prioritaires dans les Kivu et dans l’Ituri, en Province orientale), l’appui au retour des réfugiés et au relèvement des communautés (soutien au retour et à la réintégration des réfugiés et déplacés internes, à la résolution des conflits fonciers, à la réintégration communautaire des populations vulnérables).
(RDC_19) Radio Okapi – 10/11
Le gouvernement congolais et la mission du Fonds monétaire international (FMI) ont bouclé, mardi soir à Kinshasa, leurs discussions entamées depuis près de deux semaines. Le contrat chinois, qui faisait obstacle à un programme économique entre le FMI et
la RDC, ne pose plus problème et la voie est ouverte pour l’effacement de la dette extérieure de
la RDC. C’est ce qui ressort du point de presse tenu, à cette occasion, par le directeur de la zone Afrique du FMI, Brian Hams.
Il n’y a plus de divergence entre le FMI et le gouvernement congolais au sujet du contrat chinois. C’est une dette viable et qui revêt un caractère conditions privilégiées, a indiqué le directeur Afrique du FMI et chef de la mission, Brian Hams. Il reste maintenant au gouvernement de
la RDC de présenter des garanties à ses créanciers du club de Paris qui se réunira, sauf changement de calendrier la semaine prochaine. L’acceptation des garanties congolaises par le club de Paris donnera lieu, en décembre, à la réunion du conseil d’administration du FMI. Ce dernier pourra décider du programme économique avec le Congo au terme duquel, plus de 90 % de la dette de
la RDC sera annulés.
Les discussions entre le gouvernement congolais et le Fonds monétaire international visaient, pour les deux parties, à harmoniser leurs points de vue pour que le programme économique 2009 – 2010 soit cohérent avec les objectifs du gouvernement. Elles ont porté entre autres sur la dépréciation à grande échelle du Franc congolais et le taux d’inflation qui a presque doublé depuis le mois d’août. Pour faire face à ce glissement de la monnaie nationale,
la BCC avait opté pour la vente des devises aux banques commerciales pour tenter de sauver le Franc. Mais cette pratique a certes étalé ses limites. Le FMI, qui n’a pas non plus apprécié cette résolution, a demandé à
la BCC d’y renoncer et de recourir plutôt au billet de trésorerie qui est l’outil efficace que doivent utiliser les institutions financières pour absorber la masse monétaire en circulation sur le marché des biens et des services.
En attendant que
la BCC harmonise son programme d’intervention par le billet de trésorerie, il lui est demandé de communiquer au Fonds toutes les analyses et informations hebdomadairement au lieu d’attendre le faire à la fin du mois.
(RDC_20) Radio Okapi – 13/11
Plusieurs économistes africains réunis à Addis-Abeba dans le cadre de la 4e conférence économique africaine estiment que la question de l’intégration régionale de l’Afrique centrale n’est pas encore réglée. Le cas du pont-rail Kinshasa-Brazzaville retient particulièrement l’attention. À ce sujet, le chef de l’intégration régionale au NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique) rejette l’idée selon laquelle ce projet réduirait les recettes de
la RDC, en faveur de Pointe-Noire.
M. Atta Mensah s’explique : « Je pense que ce pont route-rail ne diminuerait en rien les recettes de
la RDC mais par contre les augmenterait parce que les échanges entre les deux pays augmenteront également. C’est projet intégrateur et l’intégration n’est pas seulement économique, il est aussi social, il s’agit d’un même peuple. L’intégration a aussi aidé à résoudre plusieurs crises. Souvenez-vous du rôle qu’a joué
la SADC en période de transition en RDC »
Concernant, les privilèges qu’accorderait ce pont au port de Pointe Noire, le chef de l’intégration du NEPAD répond : « C’est faux. Il suffit d’avoir de bonnes infrastructures au port de Matadi et de Boma et sur toute la région et les ports auront la même importance.
La Banque africaine de développement financera cette construction du pont route-rail et je crois qu’il se réalisera.
Pour rappel,
La RDC et
la République du Congo ont signé le 24 juin à Kinshasa, en marge de l’ouverture de la conférence de
la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), un protocole d’entente pour matérialiser le projet de construction d’un pont route-rail entre les deux rives du fleuve Congo.
Le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, qui a signé ce protocole pour
la RDC, expliquait l’importance du projet : «
La RDC est une puissance économique qui se redéploie. Il ne faut pas avoir peur de notre poids politique et de notre poids économique. Mais, nous avons besoin de différentes portes avec nos 9 voisins. Une des portes sera précisément le pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville. On n’a pas voulu simplement faire ce pont. Nous avons décidé que nous ferions le chemin de fer, avec l’appui de
la Banque africaine de développement, avec l’appui de
la CEEAC, entre Kinshasa et Ilebo. Puisque déjà Ilebo est connecté à Lubumbashi, et Lubumbashi est connecté à l’Afrique australe. Nous aurons une voie souveraine pour nos matières premières qui viennent du Katanga et du Kasaï vers Kinshasa. Nous aurons également une voie qui ira de Kinshasa vers le Congo Brazzaville, vers le Cameroun, vers l’Afrique de l’Ouest. Donc, nous allons connecter l’Afrique. C’est un projet extrêmement ambitieux. Il fallait aujourd’hui franchir le pas. »
Du côté de l’Assemblée provinciale du Bas Congo, ce projet n’a pas été bien accueilli. Pour son président François Kimasi, le développement de cette province n’est pas pris en compte, parce que, d’après lui, un pont entre Kinshasa et Brazzaville entraînera la perte de certaines ressources issues de la nationale numéro un entre Matadi et Banana.
« Pour le Bas-Congo, et que les ressources nationales doivent transiter par Brazzaville, et couper la route nationale qu’est Matadi et Banana,
la RDC perd en sécurité et en garantie », a expliqué à son tour François Kimasi. Et de poursuivre : « Les Congolais, peut-être, ne connaissent pas ça, nous qui connaissons l’affaire, c’est depuis longtemps que ç’a commencé. Même le maréchal a laissé ça, il s’est toujours opposé à cela. Je ne sais pas comment tout à coup les autorités accèdent à ça. Et les autorités du Congo ont peur de dire la vérité au peuple congolais. Mais, je le dis : c’est une perte, c’est une faiblesse et
la RDC le paiera très cher. »
(RDC_20_1) Radio Okapi – 14/11
Les habitants du village Washeni, situé au quartier Luwowoshi, dans la commune Annexe à Lubumbashi, ont organisé jeudi dernier une manifestation contre l’entreprise minière Chemaf qu’ils accusent de les avoir pris en otage en érigeant une barrière à l’entrée du village.
En fait, ce village se trouve dans la concession de l’entreprise minière Chemaf. Une vaste concession où l’on trouve aussi l’ancienne mine de l’Etoile. Les habitants de Washeni disent qu’ils ne sont plus libres de leurs mouvements depuis que Chemaf a érigé sa barrière à l’entrée de leur village. Ce qui, estiment-ils, constitue une violation de leur droit, étant donné qu’ils vivent sur une terre de leurs ancêtres. « C’est le village de nos ancêtres. Il n’appartient pas à Chemaf qui dit l’avoir acheté. On ne comprend pas pourquoi ils nous font souffrir, même les autorités de notre pays connaissent ce dossier, mais elles ne font rien », s’est plaint un villageois.
De son côté, Chemaf reconnaît l’existence de la barrière érigée et la justifie. « Nous devons savoir, qui entre et qui sort. Il peut y avoir des intrus, des gens qui ne sont ni membres du village, ni membres de notre société. C’est tout à fait normal que nos agents de sécurité sachent qui entre et qui sort », a expliqué le responsable du département juridique de Chemaf, Matthieu Kabamba.
Par ailleurs, Chemaf affirme avoir engagé le processus d’indemnisation des habitants du village Washeni. Et pour cela, après recensement de la population concernée, l’entreprise a déjà versé le paiement des champs, des terrains vides et des terrains non habités. Il ne reste plus que l’indemnisation des maisons habitées.
(RDC_20_2) Radio Okapi – 15/11
Le processus de révisitation des contrats miniers engagé par le gouvernement depuis plus de deux ans est arrivé à terme. Il a permis à
la RDC de renégocier tous ces contrats et de gagner près de 315 millions de dollars américains en termes de droits superficiaires et de pas-de-porte, selon le ministre des Mines qui l’a annoncé samedi au cours d’une conférence de presse tenue à Kinshasa.
L’objectif du processus de révisitation et de renégociation des contrats et conventions dans le secteur minier du pays était, pour le gouvernement congolais, d’examiner leur substance ainsi que leur impact sur le développement national. Au total, 57 contrats et conventions étaient concernés. À l’issue de la première phase d’examen, aucun contrat n’a été jugé viable. Il s’est avéré que 37 contrats devaient absolument être renégociés et les 20 autre résiliés. Au terme de tout le processus,
la RDC a gagné donc près de 315 millions de dollars. En plus, d’après le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, ce processus a permis à l’Etat congolais de déterminer les réserves des minerais concernés. Autres effets bénéfiques de la renégociation des contrats miniers, les contractants sont désormais obligés de se soumettre uniquement à la législation congolaise. Ils sont également contraints de construire dans les milieux d’exploitation des infrastructures sociales de base.
Toutefois, le processus n’a pas permis au gouvernement d’évaluer, en termes chiffrés, les pertes subies par le peuple et l’Etat congolais avant, du fait de ces contrats revisités dont la plupart, si pas tous, avaient un caractère léonin, selon les observateurs.
La RDC était représentée, notamment par
la Gécamines, l’Okimo,
la Sakima et
la Sodimco.
Conditions sociales, grèves…
(RDC_21) Radio Okapi – 12/11
Les vendeurs congolais employés des commerçants indopakistanais et libanais, au centre-ville de Kinshasa, ont observé jeudi un arrêt de travail. Ils réclament le réajustement du taux de change appliqué à leurs salaires.
À ce jour, ils perçoivent des salaires en Francs congolais avec un taux de 560 Francs congolais pour 1 dollar américain, alors que le taux actuel est d’environ 920 Francs pour 1 dollar sur le marché parallèle. Du reste, leurs employeurs recourent à ce dernier taux lors de différentes transactions commerciales. Taux qu’ils n’appliquent pas lorsqu’il s’agit des salaires des vendeurs congolais, déplore l’un des manifestants. Lui et ses collègues ont menacé de poursuivre ce mouvement d’arrêt de travail pour 5 jours, si rien n’est fait pour satisfaire leur revendication. Au marché central tout comme sur l’avenue de commerce, des magasins sont restés fermés. Mais on apprend que le calme est revenu sur ces endroits dans l’après-midi.
(RDC_21_1) Radio Okapi – 13/11
Les magasins situés sur l’avenue du Commerce et au marché central sont restés fermés ce vendredi. Jeudi, le mouvement d’arrêt de travail n’avait affecté que les commerces tenus par les expatriés, contrairement à ce vendredi. Les employés congolais des commerçants expatriés revendiquent des meilleures conditions salariales.
Le mouvement avait semblé éphémère lorsqu’elle débutait jeudi. Les vendeurs des commerces tenus par des expatriés, principalement les ressortissants indopakistanais et libanais, avaient refusé de travailler. Une seule revendication était brandie dans leur cahier des charges : payer leurs salaires au taux de 920 Francs congolais pour 1 dollar américain. Ils décriaient ainsi le taux de 560 Francs congolais pour 1 dollar américain tel qu’appliqué par leurs employeurs. Ce vendredi, ils ont élargi leurs revendications. Ils exigent désormais l’application par tous les employeurs du secteur de commerce, l’application de l’ordonnance 80/040 portant modification et fixation du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti). Il revient actuellement à 3$ US le jour. Taux que la plupart des employeurs de ce secteur n’appliquent pas.
Dans un mémo transmis au ministre de l’emploi, le 26 octobre dernier, l’intersyndicale annonçait un préavis d’arrêt de travail au 11 novembre à 16 heures si aucune démarche n’est entamée pour répondre à leurs revendications. De toute évidence, les employeurs sont restés sourds à cet appel. Il en est de même des instances gouvernementales saisies.
Les quelques téméraires qui ont essayé d’ouvrir leurs magasins ce vendredi se sont vite ravisés. Ils ont subi les menaces de ceux qui observaient l’arrêt de travail. Selon des témoins, des policiers intimaient aussi l’ordre à certains tenanciers de fermer leurs commerces pour, disaient-ils, ne pas envenimer la situation.
À propos de ce mouvement, le chargé du secteur du commerce à
la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Dieudonné Kasembo Nyembo a affirmé que cette brouille est l’œuvre des entrepreneurs qui ne sont affiliés à aucune organisation patronale. Ces derniers ne sont pas encadrés et n’appliquent pas scrupuleusement la réglementation sur le commerce, selon lui. Toujours d’après M. Kasembo, cette situation pénalise les membres de
la FEC respectueux du SMIG. Toutefois, il a reconnu que le mouvement d’arrêt de travail est une action légitime dans la mesure où elle respecte les lois prévues en la matière. Saisissant l’occasion, il a réitéré l’appel de son organisation au gouvernement afin que ce dernier oblige les opérateurs économiques d’adhérer à une organisation patronale de leur choix.
Les négociations commencées en début d’après-midi ce vendredi entre l’intersyndicale du secteur de commerce et le ministre de l’emploi se poursuivent encore.
Relations extérieures
(RDC_22) Syfia – Grands Lacs – 5/11
Ils travaillent à Bukavu, mais ils vivent à Kamembe au Rwanda où les loyers sont moins chers et la vie plus facile. Les jeunes Congolais sont de plus en plus nombreux à se partager ainsi entre les deux pays, témoignant du retour de la confiance entre les peuples.
»Si je ne trouve pas de maison à louer, je n’hésiterai pas une seule seconde à vivre à Kamembe où les maisons coûtent moins cher », explique Anselme Kangeta, un jeune journaliste bukavien bien connu. Kangeta n’est pas le seul jeune à avoir une telle idée. Ils sont toujours plus nombreux à travailler à Bukavu et à vivre dans la ville rwandaise de Kamembe, de l’autre côté de la frontière. C’est souvent pour payer un loyer moins élevé que ces Bukaviens, en majorité des jeunes, se décident à traverser la frontière.
En effet, les loyers ont pris l’ascenseur ces cinq dernières années à Bukavu à cause, en grande partie, de l’exode rural dû à l’insécurité dans les villages. Selon une enquête de l’Institut national des statistiques, réalisée en 2008, la ville compte plus de 600 000 habitants, presque trois fois plus que dans les années 1980. La présence de nombreuses Ong dans la ville est aussi pour beaucoup dans cette augmentation. Des propriétaires de maisons du centre-ville préfèrent les abandonner pour y loger des bureaux d’Ong internationales qui payent bien.
Depuis les années 1990, à la suite des guerres à répétition, un climat de méfiance régnait entre les habitants des deux villes séparées par la rivière. La confiance a commencé à revenir en 2008 avec la reprise des relations diplomatiques entre Kigali et Kinshasa.
Aujourd’hui, les Congolais qui se sont installés à Kamembe disent bien vivre dans cette ville rwandaise. »Je ne manque de rien en vivant ici. Je m’arrange seulement pour être en règle avec tous les papiers et il n’y a aucune tracasserie. Je loge dans une maison de quatre pièces que je paie 50 $ par mois alors que la même maison en coûterait 200 à Bukavu », confie Alfred Cubaka, jeune mécanicien dans un des garages de
la Monuc (Mission des Nations unies au Congo). Un autre Bukavien, rencontré au marché de Kamembe avec sa femme, est du même avis : »Les divertissements qu’il y a à Bukavu, on les trouve ici. On peut sortir le soir pour prendre un verre ; on peut faire du shopping ou du sport sans problème. On vit bien ici ! » Une opinion partagée par la grande majorité des Congolais qui disent apprécier la permanence du courant électrique et la sécurité.
Les va-et-vient entre les deux pays sont ininterrompus entre ceux qui vont se ravitailler à Kamembe et les Bukaviens installés au Rwanda. Deux mille Congolais franchissent chaque jour la frontière selon un agent de l’Office des douanes et accises (OFIDA). « Tous les matins, je prends mon bus et je traverse la frontière pour aller au cours à Bukavu. Le soir je m’arrange pour rentrer avant 18 heures, quand on ferme la frontière », raconte un enseignant congolais qui vit au Rwanda.
La Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) a annoncé dernièrement l’ouverture des frontières entre le Rwanda, le Burundi et
la RDC 24 heures sur 24 d’ici fin 2009. Une mesure qui pourrait faciliter la vie de ceux qui vivent à cheval sur deux pays.
Côté Rwandais, on ne s’inquiète pas de cette ruée sur les logements de Kamembe. »J’ai des pièces dans ma parcelle que je loue et j’ai vu un Congolais qui est passé il y a une semaine à la recherche d’un logement. Je lui ai donné mon prix. S’il est d’accord, je ne vois pas ce qui m’empêcherait de le lui donner », lance un chauffeur rwandais qui fait le trafic frontière Ruzizi- Marché Kamembe. Pour les Rwandais, ces installations de Congolais sont surtout un signe d’un retour de la confiance entre les deux peuples.
À Bukavu, à l’occasion de
la Journée mondiale de l’habitat, le 5 octobre dernier, le chef de division chargé de ce secteur, Robert Mondo, a reconnu que la ville était saturée et a indiqué qu’il est prévu de l’étendre vers le nord, dans le territoire de Kabare.
(RDC_23) Belga – 13/11
Noko Ngele, le président de l’Alliance des réformateurs congolais, serait actuellement détenu à Turnhout (en Belgique), selon
La Dernière Heure, qui cite des sources d’opposition congolaises. La radio Congonet voit dans cette arrestation « la main de Louis Michel », accusé de détournements d’argent par Noko Ngele.
Noko Ngele cherchait depuis des mois à impliquer la diplomatie belge dans un prétendu « Congogate », selon le quotidien. Il accusait de corruption Louis Michel et Karel De Gucht, sans apporter la moindre preuve.
Selon Congonet Radio, qui présente Noko Ngele comme un prisonnier politique, celui-ci aurait été arrêté à son domicile de Bruxelles et serait actuellement incarcéré à Turnhout. Le seul point vérifiable jeudi soir est que son téléphone portable ne répond plus, indique
La Dernière Heure.
(RDC_23_1) Belga – 15/1
On sait à présent que Louis Michel n’est pour rien dans l’arrestation du Belgo-Congolais de Bruxelles Mariys Noko Ngele, président de l’Alliance des réformateurs congolais, peut-on lire dimanche dans
la Dernière Heure. L’homme est incarcéré depuis une dizaine de jours à la prison de Turnhout.
Dans les milieux congolais, l’arrestation de Noko Ngele était présentée comme « un coup de Louis Michel » que Noko Ngele accuse d’être impliqué dans un prétendu Congogate de 410 millions d’euros. Noko Ngele était présenté dans ces milieux comme « prisonnier politique ». En réalité, Noko Ngele a été arrêté chez lui au quai du Batelage à Bruxelles le 5 novembre dernier parce qu’il ne s’était pas présenté la veille à une convocation du directeur de la prison de Turnhout, pour une proposition de port de bracelet électronique consécutive à une condamnation en correctionnelle. Le bracelet était l’initiative proposée. En ne répondant pas à la convocation, Noko Ngele s’est mis dans son tort. Informé par le Centre national de surveillance électronique, le directeur de la prison de Turnhout a contacté alors le parquet de Bruxelles qui a chargé la police de localiser l’opposant congolais.
RWANDA
Justice, Droits de l’homme…
(RWA_1) RTBF – Belga – 9/11
Le procès d’un membre présumé du génocide rwandais s’est ouvert ce lundi devant
la Cour d’Assises de Bruxelles. L’accusé Ephrem Nkezabera, qui plaide coupable, souffre d’un cancer du foie. Il est en chimiothérapie et était absent à l’audience de ce lundi.
Ephrem Nkezabera, 57 ans, a fait savoir qu’il veut témoigner pour soulager sa conscience. En 1994, au moment du génocide, il était cadre de
la Banque commerciale du Rwanda. Il est soupçonné d’avoir financé et armé les milices hutues, qui ont massacré des centaines de milliers de Tutsis, entre avril et juillet 1994. Il a été arrêté chez nous en 2004, alors qu’il s’était caché chez son fils en Belgique. Il a passé 4 ans à la prison de Forest.
En 2007, au cours des premiers procès Rwanda en Belgique, il a été cité comme témoin, et il a révélé les circuits de financements des génocidaires rwandais. Son avocat le dit prêt à expliquer d’autres recoins des coulisses du génocide.
Ephrem Nkesabera n’est pas poursuivi pour génocide mais pour un nombre indéterminé de meurtres et de tentatives de meurtre, présumés commis à Kigali, au cours du génocide, entre avril 1994 et juillet 1994. L’accusé doit répondre également d’un nombre indéterminé de viols. Pour la première fois dans l’histoire judiciaire belge, des viols sont qualifiés de crimes contre le droit international. Ce sont les seules accusations qu’Ephrem Nkesabera conteste formellement.
Ephrem Nkezabera souffre d’un cancer du foie et des os en phase terminale. Il lui reste 6 mois à vivre. Il a entamé une chimiothérapie et ce traitement l’a empêché d’assister à l’ouverture de son procès. La tâche de la présidente de la cour est délicate. Elle constitue un jury d’assises sans être sûre de pouvoir continuer le procès. Le box des accusés est vide. Maître Gilles Vanderbeck, l’avocat d’Ephrem Nkesabera souhaite la remise.
Certaines parties civiles sont également favorables à cette remise mais la plupart d’entre elles ont demandé que le procès se déroule par défaut. Le procureur fédéral est également en faveur d’un procès par défaut, laissant l’opportunité à l’accusé de faire opposition ensuite pour être rejugé en sa présence. Le génocide a eu lieu il a plus de 15 ans, et les témoins directs commencent à se faire rares.
Après avoir entendu les arguments de la défense, des parties civiles et du procureur fédéral, la présidente de la cour d’assises de Bruxelles, Karin Gerard, a indiqué que la cour fera connaître sa décision par un arrêt, mardi matin.
(RWA_2) AFP – 9/11
Le procès de l’ex-ministre de
la Jeunesse, Callixte Nzabonimana, s’est ouvert lundi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), mais en l’absence de l’accusé, a constaté l’AFP.
L’avocat principal de la défense, Vincent Courcelle-Labrousse, a expliqué que son client était en train de traduire « des documents en langue rwandaise (vers le Français, ndlr) communiqués très tardivement par le bureau du procureur ». L’avocat français a dénoncé « cette pratique du procureur » qui crée « une situation inéquitable ».
Originaire de Gitarama (centre), M. Nzabonimana, qui était membre du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND) de l’ex-président Juvénal Habyarimana, est accusé d’entente en vue de commettre le génocide, de génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide, d’extermination et d’assassinats.
Dans sa déclaration d’ouverture, Paul Ng’arua, du bureau du procureur, a présenté l’ex-ministre comme un homme qui avait « de l’autorité et de l’influence » sur les miliciens Interahamwe (principaux bras armés du génocide), les policiers communaux, les gendarmes et les autorités locales dans sa préfecture d’origine. Plusieurs personnes, parmi lesquelles des enfants, « ont été tuées sur ses ordres », a souligné le juriste kenyan, qualifiant l’accusé de « boucher de Gitarama ».
Pour sa part, Me Courcelle-Labrousse a nié que son client ait jamais été « un homme politiquement puissant ». Il a indiqué que M. Nzabonimana n’avait dû sa promotion qu’à ses compétences.
L’ex-ministre, qui clame son innocence, a été arrêté dans l’ouest de
la Tanzanie le 19 février 2008 et transféré le lendemain au centre de détention du TPIR.
(RWA_3) Fondation Hirondelle – 9/11
L’ancien maire du district Nyarugenge (Kigali), Jean Bizimana, qui comparaissait devant un tribunal gacaca d’appel, a été condamné samedi dernier à la prison à perpétuité, après avoir été reconnu coupable de participation au génocide de 1994. L‘ex-responsable administratif avait été acquitté en première instance au début de l’année.
Le jury d’appel l’a reconnu coupable de nombreux crimes : planification du génocide, supervision et exécution du génocide, élaboration de listes de Tutsis à tuer, distribution d’armes, complicité dans plusieurs assassinats, ont indiqué à l’agence Hirondelle plusieurs sources associatives ayant assisté au jugement.
Selon l’arrêt, il a en 1994 travaillé de concert avec d’autres personnalités, dont le préfet de la ville, le colonel Tharcisse Renzaho, lui-même condamné à la prison à vie le 14 juillet par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Renzaho attend son procès en appel.
Parmi les témoins qui ont déposé contre Bizimana, figure l’un de ses anciens collaborateurs, l’ex-conseiller municipal Amri Karekezi, également condamné à la prison à vie.
Economie, Finances…
(RWA_4) Reuters – 10/11
Rwanda will launch a $27 million free trade zone at the end of this year in an attempt to diversify exports and redress its widening trade deficit, authorities said on Tuesday. The 100 hectare zone will be funded by a public-private partnership and will be the first of its kind in Africa’s
Great Lakes region, said Alex Ruzibukira, head of the Kigali Free Trade Zone initiative at the state-run Rwanda Development Board. «
Rwanda is very dependent on imports, » Ruzibukira told Reuters in an interview. « The free trade zone is part of the puzzle to ensure this imbalance is tackled. »
Landlocked Rwanda joined the regional East African Community (EAC) trade bloc in July, but its investment climate and export sector remain constrained by the high cost of transporting goods long distances to and from the
Indian Ocean coast.
Rwanda‘s government hopes to complete a new rail link to Tanzania’s main port
Dar es Salaam by 2013, as well as building a new international airport and cut power tariffs by a third via hydropower and methane gas plants.
Officials say a fibre-optic broadband link to neighbouring
Uganda will also be established early next year. « The ultimate hope
Rwanda wants to meet is to position this country as a hub so we see a flood of goods and businessmen in this country, » Ruzibukira said.
According to a 2006 study by Dubai-based consultancy group Jafza, the free trade zone project will create 3,000-5,000 new jobs and help
Rwanda capture more market share in a region that boasts a purchasing power of $1-2 billion in « fast-moving consumer goods » and another $1.5 billion in « consumer durables ».
Ruzibukira said 30 companies, including tea and coffee traders, an agro-processing company and a gold smelter, have shown interest in the free trade site. Duty will be waived on raw materials imports, and firms in the zone will enjoy zero income, corporate and value-added tax.










15 novembre 2009
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