C’est aussi aux Congolais de penser sur l’avenir de cette radio Okapi qui a fait ses preuves, qui a permit à ceux-ci de dialoguer entre eux. Si deux de nos confrères de la radio Okapi: Serge Maheshe et Didace Namujimbo ont été assassiné, tous les deux à Bukavu, une ville qui tue ses journalistes simplement parce qu’ils exerçaient librement leur métier, et appartenaient à un média que les autres ont estimé qu’il fallait faire taire. N’est-ce pas une raison pour nous tous de se battre pour que la liberté d’expression ne s’éteigne pas au Congo de Lumumba, en veillant que le départ de la Monuc ne soit pas aussi la mort de la radio Okapi. Et que cette dernière ne tombe pas entre les mains des prédateurs, des mains museleuses et bâilloneuses.