Par Freddy Mulongo, mardi 24 novembre 2009
Après la Chine, l’Inde fait le forcing en République Démocratique du Congo, pays très riche en matières premières mais pauvre en infrastructure. La République démocratique du Congo et l’Inde ont signé, le 29 octobre dernier à New Dehli, un accord de financement de 263 millions de dollars pour des infrastructures. 213 millions pour deux barrages, 50 millions pour un chemin de fer dans Kinshasa et 25 millions pour l’adduction d’eau.
Manmohan Singh, premier ministre indien
L’Inde et la RDC ont signé un accord de financement de 263 millions de dollars pour des infrastructures. L’Inde vient d’accorder une ligne de crédit de 263 millions de dollars US pour financer la construction des barrages électriques de Katende, au Kasai Occidental, et de Kakobola, au Banudndu, et du chemin de fer urbain de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon le ministre congolais des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba, 168 millions de dollars de ce crédit serviront au financement du barrage de Katende, 45 millions à la construction de celui de Kakobola, alors que 50 millions USD sont destinés au chemin de fer urbain de la capitale congolaise.
M. Thambwe a en outre annoncé la construction par l’Inde en RDC, d’un centre de formation pour des jeunes surdoués en NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication) et d’un atelier pour la formation des femmes congolaises aux techniques de l’énergie solaire.
C’est une forte délégation, comprenant notamment les ministres des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, du Plan, Olivier Kamitatu, des PTT, Louise Munga, ainsi que le gouverneur du Kasaï Occidental, Trésor Kapuku, qui a été envoyée en Inde par Joseph Kabila, qui a montré, ce faisant, l’importance qu’il accorde à cette coopération.
Joseph Kabila et l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) pensent déjà au bilanA quelques encablures de la prochaine élection présidentielle, Joseph Kabila pense déjà à son bilan. Joseph kabila et son AMP se savent attendu sur les 5 chantiers, dont ils avaient fait le thème central de leur campagne électorale. Jusque là, ils n’ont pas encore convaincu grand monde. Ils pensait avoir fait le plus difficile en signant des contrats de troc avec la Chine, minerais contre construction d’infrastructures, pour neuf milliards de dollars. Malheureusement, le Fonds monétaire international s’y est opposé. Avec un argument sonnant et trébuchant, le passage au Club de Paris pour l’effacement d’une dette publique d’environ dix milliards de dollars.
Les contrats chinois avaient alors dû être amputés de trois milliards, avec une garantie du gouvernement sur trois milliards seulement.
La Chine pourrait contribuer à soigner le bilan. La requête pour les cinq chantiers, introduite depuis 2008, a été réitérée.
En espérant qu’en cas d’accord les partenaires ne s’y opposeront pas. Sans doute échaudé par le précédent chinois, le gouvernement évitera-t-il tout risque que le contrat puisse alourdir la dette du pays, comme le reproche en a été fait pour les contrats chinois.
Ni les contrats avec la Chine, ni ceux avec l’Inde n’empêcheront les Congolais de faire un bilan sans complaisance d’un régime d’impunité, de favoritisme de quelques individus mangeurs à tous les râteliers, les politiciens aux huit estomacs et ventripotents, face à la majorité des congolais paupérisés à outrance.
Les équipements indiens permettront-ils aux Congolais d’oublier leur misère quotidien en consentant de se faire rouler encore une fois dans la farine par les pâtissiers de l’AMP pour les élections de 2011 ?
Transferts de technologies
La notoriété indienne dans les technologies nouvelles imposait également à la RDC de chercher à bénéficier du savoir-faire indien. Un centre de formation pour des jeunes surdoués en informatique à Kinshasa, ainsi qu’un atelier pour initier les femmes rurales à l’utilisation de l’énergie solaire, bien que n’étant pas prévus dans l’accord, devraient néanmoins être considérés avec bienveillance par New Delhi.
En marge des discussions avec le gouvernement, la délégation congolaise a aussi rencontré des industriels indiens pour leur présenter des opportunités d’investissement dans le pays.








24 novembre 2009
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