(CongoForum)
Le grand retour de la RDC au sein de la Francophonie est le sujet vedette du jour. Il faut mentionner aussi l’UDPS, les dossiers Cinat, DGDP et Okimo, la cavale à Bruxelles de M. Alexis Thambwe Mwamba, fils de son père et de nouveaux signes de campagne électorale prématurée.
Francophonie
« Francophonie : le grand retour de la RDC », titre Le Potentiel. Il note qu’alors qu’elle l’attendait en 1990, la République démocratique du Congo va « organiser son Sommet de la Francophonie en 2012 ». Pour ce, le président Joseph Kabila a dit « merci » à tous les Etats de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour avoir « porté leur choix sur la RDC pour l’organisation du prochain Sommet, le XIVe, à Kinshasa en 2012 ».
La RDC a donc deux ans devant elle pour assurer l’organisation et le succès du XIVe Sommet de la Francophonie. Pour cela, elle peut compter sur la France. En effet, le président Nicolas Sarkozy a assuré Joseph Kabila du soutien de la France à l’organisation de ce sommet lors de leur entretien samedi dernier à l’hôtel Montreux Palace.
Au cours de leur échange, les deux personnalités ont abordé les questions notamment de la participation de la France au renforcement des capacités de la Police nationale congolaise, les problèmes de santé et de l’éducation.
L’Avenir signale dans un article paru dans ses pages intérieures que M. Abdou Diouf a été réélu secrétaire général de la Francophonie. Cette réélection a constitué l’un des moments forts du Sommet de Montreux. L’ancien président sénégalais, dont les actions à la tête de l’OIF ont permis, entre autres, de consolider la démocratie sur le continent africain, passera ainsi 12 ans à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie.
L’Observateur titre : « Organisation du XIV sommet de la Francophonie ; Raymond Tshibanda : ‘ Oui, nous sommes prêts pour 2012’ »
« Vendredi 22 octobre, le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda s’est exprimé sur les ondes de RFI dans une interview menée par le confrère Christophe Boisbouvier. L’organisation du XIVe sommet de la Francophonie par Kinshasa en 2012, les élections de 2012, la situation sécuritaire, des droits de l’Homme en RDC, l’arrivée ou non de Joseph Kabila au sommet de Montreux, le rapport de l’Onu sur les violations à grande échelle perpétuées en RDC entre 1993 et 2003 par les militaires rwandais ont été évoqués au cours de cet entretien. Au cours duquel, Raymond Tshibanda affirme, la main sur le cœur, que Kinshasa est prêt à accueillir le XIV sommet de la Francophonie en 2012, qu’il n’y a aucun incident capable de l’en empêcher, ni les élections de 2011 ni une éventuelle nouvelle affaire des droits humains, l’élection du secrétaire général de l’OIF ».
38 Chefs d’Etat et de gouvernement ont assisté à l’ouverture du XIIIème sommet de la Francophonie parmi lesquels le Président congolais, Joseph Kabila Kabange.
Dans son discours d’ouverture, la Présidente de la Confédération helvétique, Mme Doris Leuthard, s’est interrogée sur la nature de l’influence que peut prendre la Francophonie sur les grands thèmes qui traversent la planète et sur les réponses communes à apporter au manque de ressources pour la sécurité alimentaire et la préservation de l’environnement tout en assurant le bien-être des populations. « Quelle peut être enfin la fonction du français dans nos sociétés souvent plurilingues et qu’entend-on par diversité culturelle », s’est encore interrogé Mme Leuthard, qui a par ailleurs estimé que la Francophonie a un grand rôle à jouer dans le monde.
Intervenant pour la circonstance, le Président français Nicolas Sarkozy a relevé l’importance de la langue française au sein de la communauté francophone. « La langue française est notre trésor commun ,» a-t-il dit, ajoutant que la langue française est bien plus que notre outil de travail. Elle est véhicule des valeurs, celles de l’humanisme. »
Le Chef de l’Etat français a rendus publics les trois chantiers que la France se propose d’ouvrir lorsqu’elle prendra, dans quelques semaines, la double présidence du G 20 et du G8. Ces chantiers consistent (1) en la réforme monétaire international en vue de faire face à la lourde menace qui pèse sur la croissance mondiale,(2) en la volatilité des prix des matières premières et (3) en la réforme de la gouvernance mondiale.
Aussi a-t-il plaidé pour la réforme du Conseil de sécurité oü l’Afrique, en dépit du poids de ses habitants, un milliard d’habitants, n’a aucun membre permanent. Le Président Sarkozy a qualifié cette situation de scandale dès lors que dans trente ans, a-t-il précisé, l’Afrique aura deux milliards d’habitants qui n’auront pas de représentation permanente au Conseil de sécurité
Le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, s’est réjoui, de son côté, de constater que la Francophonie est aujourd’hui en totale osmose avec tous les Suisses, qu’ils parlent le français, l’allemand, l’italien, ou le romanche. Aux Chefs d’Etat et de gouvernement, il a demandé si la Francophonie a quelque chose de spécifique à apporter par rapport à d’autres organisations internationales. A cette question, il a répondu: « Nous avons la conviction, la passion, l’énergie, la force des valeurs et de la langue qui les porte, mais nous pourrons d’autant plus, que vous, Chefs d’Etat et de gouvernement, croirez que nous pouvons »..
Ce dimanche 24 octobre, « Le Congo en Légitime défense » (CLD), plate-forme d’opposition, a tenu sa conférence de presse, en marge du XIIIe Sommet, à Montreux, en Suisse. Cette rencontre entre la presse et la plate-forme politique présidée par Me Marie-Thérèse Nlandu s’est articulée autour des sujets suivants : la requête introduite auprès du Procureur général près la Cour pénale internationale par cette avocate des droits de l’homme, les conséquences du rapport HCDH et les futurs enjeux électoraux au Congo.
Dans son introduction, Dr Fweley Diangitukwa, Vice-président du CLD a mis un accent particulier sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité imputables aux acteurs majeurs de la région des Grands Lacs qui sont au pouvoir au Rwanda, en Ouganda et en RD Congo. Il a rappelé que Paul Kagame, l’actuel président du Rwanda, est l’un des commanditaires de la guerre contre l’ex-Zaïre et que ses deux principaux exécutants militaires à la tête de l’AFDL et de l’APR (armée patriotique rwandaise) étaient James Kabarebe et le Commandant Hyppo, alias Joseph Kabila, aujourd’hui Président de la RD Congo. Ces trois hommes dirigeaient les opérations militaires de l’AFDL/APR durant les crimes et le génocide (qui doit être établi par un Tribunal pénal) dénoncés dans le rapport du. Ils sont, de ce fait, les principaux responsables des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la RD Congo. Me Nlandu s’est attardée sur différents sujets d’actualité concernant la RDC. Elle a épinglé la politique de silence pratiquée par la majorité des médias internationaux sur les crimes commis en RDC. Après cela, la presse a été invitée à poser ses questions.
En premier lieu, il a été question du but principal de la requête. Me Marie-Thérèse Nlandu a souligné que cette requête n’est pas une plainte au sens juridique du terme. Elle demande l’ouverture d’enquête à charge du président Joseph Kabila, du général John Numbi et consorts, impliqués dans des assassinats de journalistes, de militants des droits de l’homme, comme Floribert Chebeya et d’autres citoyens ordinaires. En effet, si un individu ne peut pas porter plainte auprès de la CPI conformément au statut de Rome, cependant l’article 15 permet la demande d’ouverture d’une enquête et c’est celle-ci qui a été introduite le 05 juin 2010. Le Bureau du Procureur a accusé réception de cette requête et indiqué qu’une décision motivée sera envoyée à l’intéressée.
La presse a ensuite voulu connaître la position du CLD quant au choix de la République démocratique du Congo pour l’organisation du prochain sommet de la francophonie qui se tiendra en 2012. Pour la présidente du CLD, « nous n’accepterons pas ce sommet à Kinshasa si les personnes incriminées dans le rapport Mapping et responsables des crimes de guerre et crimes contre l’humanités depuis l’avènement du pouvoir actuel sont encore au pouvoir, car une telle organisation sera ressentie comme une injure aux victimes des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés sur toute l’étendue du territoire congolais ». Elle a ajouté qu’en revanche le peuple congolais sera ravi d’accueillir le XIVe somment si les auteurs des crimes cités dans le rapport sont écartés du pouvoir afin de rendre justice aux victimes. Le Dr Fweley Diangitukwa a précisé en disant que Madagascar n’a pas été retenu a cause, entre autres raisons, de son manque de respect de la gouvernance. La RDC devra subir le même sort.
Pour Le Congo en légitime défense (CLD), le sommet de la francophonie tenu à Montreux, peut paraître comme empreint d’hypocrisie car certains chefs d’État, comme le président Joseph Kabange (Kabila), sont loin des principes mis en avant par l’Organisation de la francophonie, à savoir : la démocratie, la gouvernance et l’Etat de droit.
UDPS
« La crise au sein du parti du sphinx de Limete se porte très bien » estime La Prospérité en évoquant des tiraillements au Kasaï. Outre les tiraillements entre les ailes de Limete et Righini, la base de Bakwa Dianga à Mbuji-Mayi vient d’entrer en scène. De plus en plus perdue entre les deux ailes, elle met en cause ceux qu’elle appelle ‘‘ les lubilanjistes’’ qui, à l’en croire, ont terni l’image du parti. Dans le lot, les combattants de Bakwa Dianga indexent les deux ailes (Limete et Righini) qui, minées par les antivaleurs dont le clanisme, le régionalisme, la trahison…, auraient prouvé leur incapacité à précéder les événements.
A la hiérarchie de Kinshasa, on choisit de jouer au ‘‘cavalier solitaire’’ lors des descentes sur terrain, à l’intérieur du pays, avec juste une équipe de ‘‘confusionnistes’’ (conseillers) qui précédent à chaque randonnée et préparent minutieusement, avec les moyens du pouvoir en place, l’accueil du ‘‘chef’’. Ce qui a étonné la base de Mbuji-Mayi, c’est de voir un cadre du parti tenir un meeting à la place de la Poste, sur le podium de l’Etat, sous une double et forte escorte policière et militaire. ‘‘Avec un tel cadre, notre attendu 1er congrès pourra-t-il se tenir sans que le pouvoir en place, qu’il sert, n’ait la main mise ?’’, se demande la base de Bakwa Dianga. Ce, avant d’en appeler à la vigilance pour la bonne tenue du 1er congrès car, soutient-t-elle, le rubicond de la trahison vient d’être franchi.
La crise au sein du parti cher au lider maximo ne fait que se renforcer. Et dire qu’on se rapproche de plus en plus de 2011, année électorale où, cette fois-ci ou jamais, l’Udps a accepté de participer à tous les niveaux. Sur le terrain, outre les déchirements entre Limete et Righini, la base, de plus en plus perdue entre les deux ailes, est sortie de sa réserve pour dénoncer l’inféodation de son parti par des gens qui jouent le jeu du pouvoir en place. Le clanisme, le Régionalisme, la Corruption sont de plus en plus dénoncés, au point que les observateurs estiment que les deux Kasaï ne sont pas du tout acquis d’avance pour l’Udps et Etienne Tshisekedi. Ce qui, pense la base du parti, constitue un danger pour le peuple congolais qui compte énormément sur cette formation politique pour apporter le changement tant attendu par tous.
Des informations parvenues, ce week-end, à La Prospérité sur l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), ne sont pas de nature à encourager la candidature du sphinx de Limete à la magistrature suprême de la République Démocratique du Congo.
L’éclatement en deux ailes de cette formation politique, considérée comme la fille aînée de l’opposition, ne fait que se raffermir à cause de certaines attitudes de la hiérarchie du parti, de plus en plus dénoncées par la base de cette formation politique.
La dernière dénonciation en date est celle de la base de la Ville de Mbuji-Mayi, plus particulièrement, celle de Bakwa Dianga qui, du reste, se considère comme la mal aimée à cause, certes, de ses prises de position face à ce qu’elle qualifie de ‘‘manœuvres dilatoires’’ orchestrées par ceux de leur hiérarchie ayant, ‘‘peut-être par ruse’’, le pouvoir de désigner les dirigeants fédéraux du parti.
Ces mêmes dénonciations mettent en cause ceux que les combattants de Bakwa Dianga appellent les ‘‘lubilanjistes’’ qui, à les en croire, ont terni l’image du parti. Dans le lot ils indexent les deux ailes (Limete et Righini) qui, minées par les antivaleurs dont le clanisme, le régionalisme, la trahison…, auraient prouvé leur incapacité à précéder les événements. Qu’à cela ne tienne, la base de Bakwa Dianga a salué les décisions 092 et 099 du Président National du Parti qui ont ainsi mis fin à l’impunité au sein de l’Udps.
Des nombreuses randonnées politiques de la hiérarchie à l’intérieur du pays, randonnée décidée par le Président national à la suite des assises de Bruxelles de juin 2009, en vue de redynamiser les activités du parti, la base de Bakwa Dianga relève le refus total de la hiérarchie de Kinshasa, de se conformer aux directives du parti tendant à travailler avec tous les organes, notamment avec le Comité national, le Secrétariat National qui ont été tout simplement ignorés ou tout simplement négligés. On choisit plutôt de jouer au ‘‘cavalier solitaire’’ lors des descentes sur terrain, avec juste une équipe de ‘‘confusionnistes’’ (conseillers) qui précédent à chaque randonnée et qui préparent minutieusement, avec les moyens du pouvoir en place, l’accueil du ‘‘chef’’. Du Bas-Congo, en passant par le Bandundu, la Province Oriental, le Nord et le Sud-Kivu, l’Equateur etc…, les préparatifs, soutiennent les dénonciateurs, ont été les mêmes.
A l’étape de Mbuji-Mayi, considérée comme cruciale, une tactique jugée mensongère a été utilisée, à savoir : faire parler Tshisekedi en direct, au travers de cinq chaînes de télé locales. Ce qui ne s’est jamais réalisé.
Des discours contradictoires que controversés ont été débités sur la place publique, du genre : ‘‘Salutations particulières aux ressortissants de Bakwa Kalonji’’, ‘‘après Tshisekedi, le parti ne doit pas être dirigé par un ressortissant d’une autre province’’…
Ce qui a étonné la base de Mbuji-Mayi, c’est de voir un des responsables du parti tenir un meeting à la place de la Poste, sur le podium de l’Etat sous une double et forte escorte policière et militaire.
‘‘Avec un tel cadre, notre attendu 1er congrès pourra-t-il se tenir sans que le pouvoir en place, qu’il sert, n’ait la main mise ?’’, se demande la base de Bakwa Dianga. Ce, avant d’en appeler à la vigilance pour la bonne tenue du 1er congrès car, soutient-t-elle, le rubicond (sic) de la trahison vient d’être franchi. »
Magouilles gouvernementales
Les dossiers CINAT et OKIMO font dire au Phare : « Mabunda a peur ! ». En effet, une commission d’enquête parlementaire vient d’être mise sur pied en vue d’examiner la régularité ou non des procédures ayant abouti à la vente, l’année dernière, de plusieurs actions de la Cinat (Cimenterie nationale) et de l’Okimo (Office des Mines d’or de Kilo-Moto) à des groupes d’investisseurs privés étrangers.
C’était à la suite d’une question orale du député national Fidèle Babala adressée en avril dernier à la ministre du Portefeuille Jeannine Mabunda. Cet élu du peuple soupçonne la précitée de bradage des intérêts de l’Etat et d’enrichissement personnel dans l’exercice de ses fonctions.
AfricaNews rapporte en manchette que le fils du ministre Congolais des Affaires étrangères qui porte le même nom que son père Alexis Thambwe Mwamba, serait en cavale à Bruxelles après s’être régulièrement servi de la contrepartie du gouvernement congolais destinée à la prise en charge d’une partie du fonctionnement de la Cellule d’appui du Fonds européen de développement où il assumait les fonctions de Coordonnateur et ordonnateur national.
L’argent détourné par le fils Thambwe Mwamba comprendrait également les salaires et primes des agents.
L’Observateur évoque une autre affaire sous un titre ironique : « Qui a dit que la DGDP (ex OGEDEP) n’a pas d’argent ? Détournement spectaculaire de plus de 1,9 million de dollars américains ! », accompagné de deux sous-titres : « * Pourquoi sabote-t-on l’opération » Tolérance zéro » initiée par le Chef de l’Etat ? * Présumé auteur de ce détournement, le chargé des missions Kévin Lumbila suspendu de ses fonctions »
« Plus de 1,9 millions de dollars américains se sont volatilisés dans les caisses de la Direction générale de la dette publique (DGDP, ex OGEDEP). Le pot aux roses a été découvert au terme d’un audit effectué, en bonne et due forme, au sein de cette direction par une équipe diligentée par le Secrétariat général des finances. La conclusion de l’audit vient de révéler un hold up opéré par Kévin Lumbila Numbi, chargé des missions à la DGDP. Il lui est reproché d’avoir occasionné, dans sa gestion, le détournement de l’ordre de 1 956 625, 03 USD. Des fonds versés par les acquéreurs des biens zaïrianisés au cours de trois dernières années ».
Informée de cette pratique contraire à l’intérêt supérieur de la population congolaise, la hiérarchie a tôt fait de procéder à la suspension de Kévin Lumbila Numbi pour permettre aux services compétents de mener à terme les diligences subséquences sur le plan administratif et judiciaire.
En effet, il s’est remarqué une indélicatesse financière au sein de la Direction générale de la dette publique, avec comme conséquence, la dilapidation des ressources que mobilise cette Direction. Quand les acquéreurs paient leurs dettes vis-à-vis de l’Etat, on ne sait pas où va cet argent. Pourtant, il devrait se trouver logé dans les comptes ouverts à la BCC et permettraient à l’Etat de s’acquitter de ses dettes vis-à-vis de ses créanciers…
Comment est-on parvenu à découvrir ce détournement ?
Une équipe des cadres et fonctionnaires du ministère des Finances effectue une mission d’audit au sein de la DGDP. Cette mission débute le 31 août 2010 avec comme objectifs précis: examiner la gestion des fonds versés par les acquéreurs au cours des trois dernières années ; identifier les biens zaïrianisés, leurs acquéreurs, les sommes versées pour chaque bien; procéder au rapprochement des données recueillies auprès des différentes intervenants en la matière et en dégager les responsabilités (BCC, DGDP et le ministère du Portefeuille).
Des conclusions tirées de cette mission d’audit, l’on constate, après examen de la gestion des fonds versés par les acquéreurs des biens zaïrianisés au cours de trois dernières années, il ressort un détournement spectaculaire de l’ordre de 1 956 625,03 dollars américains. Détournement opéré, selon la mission d’audit, par le chargé des missions Kévin Lumbila, pourtant ancien fonctionnaire à la Banque mondiale, Institution qui met l’accent sur le gestion transparente des ressources financières.
L’audit a établi aussi que le cumul des sommes recouvrées de plus des deux millions de dollars soit 2.276.828,07 USD, seul un montant de 301.988,42 USD se trouve consigné à la caisse de la DGDP ainsi que dans ses comptes ouverts auprès des banques commerciales dont Rawbank et BIAC, violant l’article 14 point de la Loi n°78-003 qui exige que les sommes payées par les acquéreurs soient versées à la BCC.
Un simple calcul fait ressortir que la différence de 1.956.625,03 USD qui aurait du être versée intégralement au compte de la DGDP ouvert auprès de la BCC pour indemnisation des anciens propriétaires des biens zaïrianisés a été consommée par le Comité de gestion au titre des diverses dépenses de fonctionnement de cette direction.
La mal gouvernance entretenue par le chargé de mission et ses complices ne se limite pas seulement à détourner de l’argent liquide. La pieuvre a étendue ses tentacules dans le détournement des deniers publics. C’est pourquoi, la DGPD ne dispose d’aucun fichier exhaustif comportant l’ensemble des biens zaïrianisés. Cette situation est délibérément entretenue par le directeur de la Dette Intérieure et Créances pour flouer tout le calcul, Dego Muziko.
La mission révèle aussi qu’il existe au sein de cette direction un dysfonctionnement entre différents départements de la DGDP dans la gestion des biens zaîrianisés, le non versement à la BCC des fonds provenant des acquéreurs en vue de l’indemnisation des anciens propriétaires, la subtilisation par certains agents ayant rangé leurs fanions de certains dossiers des acquéreurs conservés au département de la Direction intérieur et créances. Conséquence logique : impossible de déterminer à ce jour le montant exact de cette créance. On renseigne que depuis le mercredi dernier, par deux fois, le chargé de mission, Kévin Numbi Lumbila a refusé de manière ostentatoire à venir procéder à la remise-reprise avec le Directeur Thomas Mate Kombi qui a été désigné par le secrétaire général aux Finances pour diriger provisoirement la DGDP. Ce lundi, en cas d’une nouvelle absence, la remise-reprise sera faite devant un OPJ.
Interrogations
Au fil des éléments, il s’avère aussi bien pour le commun des mortels congolais que nous, que l’argent détourné à la DGDP n’est que la face cachée de l’Iceberg. L’on se demande comment un cadre qui a eu à rouler sa bosse à la Banque mondiale ( BM ) et à la Banque africaine de développement (BAD), détenant de titres académiques impressionnants, peut se permettre à dilapider les fonds publics.
Aujourd’hui rangé comme mauvais gestionnaire, il détient par devers lui un doctorat en Economie, méprisant ainsi l’art de gestion de deniers public. Pourquoi alors faire appel à des compatriotes dont on ne connaît pas trop bien le cursus et le parcours professionnel. Bon nombre d’entre se permettent de vider les caisses des entreprises ou services publics où ils détiennent une parcelle d’autorité ?
Pour le cas d’espèce, quelle crédibilité accorder aux institutions financières internationales qui ont employé M. Kévin Numbi Lumbila ? Alors que ces dernières font de la bonne gouvernance leur cheval de bataille, l’ancien fonctionnaire à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement est accusé d’avoir dilapidé des fonds, non de moindres. 1 950 625, 03 USD, c’est trop !
(Ne devrait-on pas se demander plutôt si Numbi Lumbila ne montre pas simplement le vrai visage à la fois des universitaires diplômés en économie et des institutions financières internationales ? NdlR)
Elections
Les hommes politiques congolais sont depuis longtemps présents sur Internet. Mais bien entendu, dans la cadre de la campagne électorale anticipée qui ne dit pas son nom, on fourbit son matériel, on le modernise et on le diversifie. C’est sans doute dans ce cadre qu’il faut situer un article de La Prospérité « Kabila vendu sur les autoroutes de l’information ! ». Ce journal rapporte que pour rendre de plus en plus visible les actions du chef de l’Etat, Joseph Kabila, à l’échelle planétaire, un haut cadre du PPRD, Alain Lubamba vient de lancer un site web multimédia. Pour son initiateur, ce site s’assigne une triple mission : soutenir les réalisations de J. Kabila ; promouvoir les idéaux du PPRD et servir de cadre d’échange.
© CongoForum, le lundi 25 octobre 2010










25 octobre 2010
Aujourd'hui dans la presse