REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI 02/11/10

2 novembre 2010

Aujourd'hui dans la presse

  (CongoForum)

Les sujets exploités par la presse congolaise de ce mardi convergent vers les élections de 2011 que devrait organiser la CENI. Celles-ci constituent en quelque sorte la toile de fond sur laquelle se profilent les autres sujets : anniversaire et publications du MLC, disputes autour de la CENI, affaire Tungulu et autres sujets divers…

Elections/MLC

«Le MLC n’entend pas cautionner n’importe quel type d’élections», rapporte Le Potentiel. Le journal rappelle que lors de la célébration du 12eme anniversaire de la création du Mouvement de Libération du Congo (MLC), François Muamba, le secrétaire général du parti a «déploré l’absence de Jean-Pierre Bemba, le leader du MLC, retenu pour des raisons politiques par la Cour pénale internationale à La Haye». François Muamba considère qu’au moment où son procès injuste va commencer, le MLC exhorte la Cour Pénale Internationale «à œuvrer dans l’impartialité, afin qu’elle puisse faire justice à son président national dans un délai raisonnable». Le MLC qui redoute une crise politique et institutionnelle, à la suite de la publication du calendrier électoral par la Commission électorale indépendante appuyée par la réunion dite interinstitutionnelle. Pour le secrétaire général du MLC, «la CEI a publié un calendrier électoral en violation de la Constitution et qui conduira inévitablement, s’il est littéralement appliqué, à une crise politique et institutionnelle». Pour les élections de 2011, a indiqué François Muamba, «le MLC présentera des candidats à tous les niveaux, sur l’ensemble du territoire national. Et son parti ne cautionnera pas n’importe quel type d’élections».

Revenant sur le même sujet, Le Phare révèle que pour le MLC, «Joseph Kabila deviendra un chef de l’Etat illégitime à partir du 7 décembre 2011». S’attardant sur les futures échéances électorales, François Muamba estime que «le calendrier électoral proposé par la CEI conduira inévitablement, s’il était littéralement appliqué, à une crise politique et institutionnelle en RDC». Pour le MLC, «ce planning stoppe le processus entamé en 2005 et que l’abbé Malu Malu voudrait certainement se substituer au peuple congolais, souverain primaire, pour proclamer orbi et urbi la victoire de son candidat, Joseph Kabila, dès le premier tour de la présidentielle de 2011!». «Sur ce dernier point, poursuit le journal, même à considérer l’hypothèse inverse d’un second tour, pour le grand parti de l’opposition institutionnelle, le calendrier de l’abbé Malu Malu conduirait tout aussi inévitablement à une crise politique, car le mandat que les Congolais ont confié à l’actuel Chef de l’Etat s’achève le 6 décembre 2011, alors que la CEI fixe le second tour à mars 2012». Sur ce, Le Phare cite le Secrétaire général du MLC qui a déclaré haut et fort que «le 7 décembre 2011 au matin, le chef de l’Etat actuel serait devenu illégitime».

A propos des élections de 2011, La Prospérité signale que J. P. Bemba ordonne la veillée d’armes au Mlc et note que la rencontre de la Fikin, du 30 au 31 octobre dernier, a montré de quoi le Mlc est capable. D’abord, de mobiliser ses troupes. Ensuite, d’orienter l’opinion sur les grands débats et enfin, d’engager ses partisans à saisir la portée des enjeux électoraux. Célébrant le 12ème anniversaire de son existence, le Mlc est resté formel quant au délai butoir du 6 décembre 2011 : le pouvoir en place sera illégitime le 7 décembre 2011 en cas d’un second tour à la présidentielle.

(Jusqu’ici, l’idée d’une sorte de « date magique » où le pouvoir tomberait à terre et le ramasse qui en veut était un fantasme qui se cultivait surtout à l’UDPS où bien entendu il s’accompagne de la supposition que , la couronne à peine au sol, le peuple la ramassera pour en coiffer Tshisekedi. Mais voilà le MC, atteint du même virus, qui se présente aussi pour le ramassage. Bagarre en perspective. NdlR)

Le Climat Tempéré titre « Le MLC annonce une crise politique ». Samedi et dimanche, dans l’enceinte de la FIKIN, le MLC a célébré ses 12 années d’existence. François Muamba Tshishimbi, secrétaire général, a déploré les ratés du processus électoral par manque de volonté politique : «D’une part, les élections municipales, communales et locales n’ont toujours pas été organisées; les 26 nouvelles Provinces n’ont pas été mises en place dans les délais constitutionnels et le bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, tarde à être institué. C’est ici le lieu de saluer le patriotisme des partis de l’opposition qui ont su donner dans les délais imposés, les 3 noms de leurs représentants au Bureau de la CENI; alors que ceux qui clamaient haut et fort leur cohésion ainsi que l’avantage supposé de bénéficier de l’unité de commandement, tardent à donner les 4 noms attendus. Que devrions-nous comprendre alors ? Qu’ils sont divisés ou que tout ça manque de leadership ?».
La perturbation de ce processus risque de déboucher sur une grave crise politique et institutionnelle à cause des interférences du président de l’ancienne Commission Electorale Indépendante, CEI, qui devait abandonner ses fonctions dès la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI: «En effet, le calendrier que veut imposer Monsieur l’Abbé Malu-Malu, alors qu’il n’en a pas qualité, stoppe le processus électoral entamé en 2005 en ce qu’il n’organise pas les élections locales, tel que prévu par la Constitution. Last but not least, il voudrait certainement se substituer au peuple congolais, souverain primaire, pour proclamer orbi et urbi la victoire de son candidat, Joseph Kabila, dès le premier tour de la présidentielle de 2011 ! Sur ce dernier point, même à considérer l’hypothèse inverse d’un second tour, le calendrier de Monsieur Malu-Malu conduirait tout aussi inévitablement à une crise politique, car le mandat que les Congolais ont confié à l’actuel Chef de l’Etat s’achève le 6 décembre 2011, alors que la CEI fixe le second tour en mars 2012. Le 7 décembre 2011 au matin, le Chef de l’Etat actuel serait devenu illégitime. L’impasse est donc bien devant nous, car il n’appartient certainement pas au Président de la CEI d’instituer dans notre pays une transition politique soit-elle de fait».

François Muamba souligne que le MLC est aligné pour les prochaines élections. Mais, seulement, il précise que ce parti n’est pas prêt à accepter le schéma des élections, comme celui qui a été organisé en 2006. A cet effet, il a lancé un signal fort: «Le MLC ne cautionnera pas n’importe quel type d’élections. Autant nous sommes prêts à concourir à des élections réellement libres, démocratiques et transparentes, autant nous combattrons par toute voie légale, toute tentative, d’où qu’elle viendrait, de faire revivre aux Congolais le cauchemar qu’ils ont vécu en 2006. Notre acceptation des résultats de ces élections là, en ce temps là, a eu pour raison notre patriotisme mais, en aucun cas, la manifestation d’une quelconque faiblesse de notre part. Que l’on se le dise: on ne nous y reprendra plus». Au regard du bilan du gouvernement actuel, le secrétaire général du MLC croit que ce parti représente une alternative crédible. En effet, le pays affiche des indicateurs rouges. L’état de l’économie est des plus pitoyables, selon le MLC: «Sur le plan économique, en dépit de l’atteinte du point d’achèvement dont les retombées se font attendre, l’amélioration du climat des affaires reste un leurre, comme en témoigne la multiplication des procès intentés à l’Etat congolais devant les juridictions internationales. L’aggravation de la corruption et son érection en système de gestion de l’Etat heurte toutes les bonnes consciences. En plus de l’indice de développement humain qui place la République Démocratique du Congo à la queue du classement mondial, la mauvaise gouvernance caractérise toujours notre pays, si bien que dans le «Doing business» de la Banque Mondiale pour l’année 2010, la RDC occupe toujours la 182ème place, sur les 183 pays classés. Triste record de stabilité !».

A ce tableau sombre, s’ajoutent l’insécurité grandissante et de graves violations des droits de l’homme. Quelques cas sont épinglés par le MLC: «Les droits de l’homme continuent toujours à être bafoués dans notre pays, comme en témoigne à titre d’exemples les deux cas d’exécutions extra judiciaires que vous avez encore tous en mémoire. Je voudrais, à cet effet, vous demander de vous lever, afin d’observer une minute de silence en mémoire de nos regrettés compatriotes, Floribert Chebeya, Armand Tungulu, ainsi que celle d’autres victimes anonymes». Pour aboutir un véritable regain de la RDC, François Muamba lance un appel au rassemblement des forces acquises au changement: «Nous devons donc fédérer nos atouts, à commencer par nos valeurs morales, pour pouvoir offrir enfin à notre peuple et à l’Afrique, une gouvernance congolaise à même de transformer en richesses et en progrès social, les potentialités dont notre pays est pourvu».


Elections/CENI

« L’AMP bloque la CENI », affirme Le Potentiel. Il note que ça va de mal en pis. Le processus électoral est en péril par la faute de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) qui multiplie des astuces pour en avoir à tout prix le contrôle. Ainsi, après avoir piégé ses alliés en leur accordant juste un siège sur les quatre qui reviennent à la Majorité, l’AMP s’est résolu à bloquer la CENI. Les informations dont dispose Le Potentiel  indiquent que toutes les autres composantes de coalition au pouvoir attendent que l’Autorité morale s’implique dans la désignation des représentants respectifs au bureau de la CENI.  Le souci serait de privilégier une répartition géographique équitable. La donne géopolitique serait toujours de mise.
(La gageure de représenter avec sept commissaires seulement  11 provinces et près de 500 ethnies devait se poser tôt ou tard. On souhaite bien du plaisir à ceux qui vont tenter de le résoudre ! NdlR) 

L’Avenir n’est bien sûr pas d’accord avec cette façon de voir.  Il note pour sa part que le problème reste entier à l’Opposition. De son coté, ce quotidien s’attarde sur la composition du Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en indiquant que   «Dans une fuite en avant, l’opposition institutionnelle a désigné des membres au bureau de la CENI en utilisant un mécanisme contestable, souligne le journal. A moins que le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) décide de baisser les bras, l’opposition sera obligée de revoir sa copie en reconsidérant le groupe parlementaire comme structure de désignation de membres de la CENI». Le quotidien kinois croit même que la majorité qui avait voulu jouer à l’orthodoxie en désignant au bureau de la CENI des personnalités réellement indépendantes, pourrait être poussée à revoir ses prévisions pour désigner elle aussi des personnes politiquement engagées. «Une façon de refaire la copie au point de provoquer le retard que l’on déplore aujourd’hui, fait remarquer L’Avenir. Dans certains milieux, on fait croire que le retard viendrait de la difficulté pour le PALU et l’UDEMO de se partager le seul poste qui leur est dû». A en croire l’auteur de l’article, «ce ne sont que des spéculations dans la mesure où, officiellement, rien n’a été dit à ce sujet». Selon la même source,  «tout indique que le PALU serait mieux placé, même dans le cas où on devrait procéder au vote au Parlement entre les membres de ces deux partis politiques». L’Opposition institutionnelle a désigné des membres du bureau de la Ceni en utilisant un mécanisme contestable. A moins que le Rassemblement des Congolais pour la démocratie (RCD) décide de baisser les bras, l’Opposition sera obligée de revoir sa copie en reconsidérant le groupe parlementaire comme structure de désignation de membres de la Ceni. La majorité qui avait voulu jouer à l’orthodoxie en désignant au bureau de la Ceni des personnalités réellement indépendantes, ne serait-elle pas poussée à revoir ses prévisions pour désigner elle aussi des personnes politiquement engagées, se demande L’Avenir.

Le Climat Tempéré, dans « LE BILLET », intitulé « Vivement la CENI ! » constate : « Les images comme celles dont nous avons été gratifiés le week-end dernier font à tous égards honneur à la jeune démocratie congolaise. L’on a vu des forces politiques de la majorité et de l’opposition se déployer simultanément sur le terrain et développer des discours contraires sinon contradictoires dans une tolérance remarquable. Les tenants du pouvoir en place ont laissé se jouer le jeu, sans se livrer à des manœuvres qui  avantagent leur camp au détriment des adversaires. 

A Salongo-Sud, à Lemba, il y avait de l’effervescence samedi  sous les assauts du parti présidentiel, le PPRD… Il s’agissait d’une descente à la base pour l’installation d’un certain nombre de cellules du parti. Une occasion pour célébrer les succès de la gouvernance en place en épinglant les avancées des travaux du programme des 5 chantiers…

A quelques encablures  du lieu de ce rassemblement PPRD, à l’entrée de Lemba, on a assistait  également à une véritable démonstration de force du MLC qui célébrait ses 12 ans d’existence. Là, par contre, on fustige  la gouvernance actuelle. Il met en cause le système parlementaire lui-même, qui, au lieu d’être « le socle de la démocratie naissante dans notre pays, a été remplacé par un système de majorité automatique qui impose à notre pays une sorte de parti unique ». Il indexe « un gouvernement  qui ne se préoccupe guère de l’amélioration des conditions de nos populations, en dépit des discours pleins de promesses mirifiques ». Il déplore qu’en dépit de l’atteinte du point d’achèvement, les retombées se font attendre, l’amélioration du climat des affaires reste un leurre, comme en témoigne la multiplication des procès intentés à l’Etat congolais devant les juridictions internationales ». Il met en exergue l’aggravation de la corruption (placée au 163ème rang sur 178 par Transparency international, la RDC est un pays gravement atteint  par le fléau) d’une part, et la mauvaise gouvernance, d’autre part, (la RDC  aujourd’hui occupe la 182ème place sur 183 du classement doing business).      
Pendant ce temps, ce week end même, le samedi, à Faden House,  une plateforme de l’opposition pro-Bemba, l’Union pour la Nation, publiait son premier bulletin sur l’état de la nation couvrant la période de 2006 à octobre 2010. Là encore, un discours totalement accusateur, qui décrit tous les secteurs de la vie nationale comme affectés par la crise. Ici, on dépeint ‘’un Congo qui se porte mal’’, on dénonce  la désarticulation du tissu socioéconomique du pays, un manque criant de vision managériale, un climat des affaires  délétère, une situation politique incertaine et des droits de l’homme bafoués. Pour l’UN, la RDC reste encore  » un pays fragile qui a besoin d’être accompagné dans la consolidation de la démocratie et de ses institutions « …

En somme, le pluralisme politique s’est exprimé de belle manière ce week-end. L’on peut constater que tous les camps s’organisent pour se mettre en ordre de bataille en vue des élections de 2011. On bat le rappel des troupes, on structure son discours et on le muscle. Cap sur 2011, tiens ! En même temps, cette observation d’une mobilisation générale vers les échéances électorales qui pointent à l’horizon tranche avec les pesanteurs qui se dessinent sur le processus visant le renouvellement démocratique des institutions du pays. Le point le plus navrant concerne la mise en place de la CENI censée prendre le relais de la très controversée CEI qui ne finit pas de prolonger le régime transitoire. Alors que l’opposition a déjà désigné ses trois candidats au directoire de la CENI, la coalition au pouvoir dont on vantait la cohésion et la discipline de groupe derrière son Autorité morale traîne toujours les pieds. Dans la répartition des 4 postes dévolus à la majorité au pouvoir, l’on rapporte des tiraillements entre le PPRD et les autres membres de l’AMP, d’un côté, et entre celle-ci et ses partenaires de PALU et UDEMO, de l’autre.

Or, le retard dans la mise en place de la CENI va immanquablement se répercuter sur la conduite des autres étapes du processus électoral. Ceci induit qu’il devient, jour après jour, impossible de ne pas avaliser le calendrier contesté de l’abbé Malumalu  qui fixe au-delà de la date constitutionnelle du 6 décembre 2011 la fin de l’actuel mandat présidentiel. Et le MLC de prévenir d’ores et déjà: on nous conduit  » inévitablement à une crise politique, car le mandat que les Congolais ont confié à l’actuel Chef de l’Etat s’achève le 6 décembre 2011, alors que la CEI fixe le second tour en mars 2012. Le 7 décembre 2011 au matin, le Chef de l’Etat actuel serait devenu illégitime. » Faut-il vraiment en arriver là ? Que non, bon sang ! Alors, vivement la CENI ! »

Le Palmarès signale dans un article publié dans ses pages intérieures que la diaspora congolaise de Suisse réclame un Prix Nobel de la Paix pour le Pasteur Daniel Mulunda. Cela ressemble fort à une « pub » bien placée pour l’hmme qe JK voudrait mettre à la tête de la CENI ! Le Pasteur Mulunda, qui préside l’Ong PAREC, a animé une conférence de presse à Lausanne en Suisse, conférence au cours de laquelle, il a fait le bilan de l’opération « arme contre 50 dollars » que le PAREC mène à l’Est pour pacifier cette partie du pays. En Suisse, le PAREC a une antenne qui est dirigée par M. André Grossmann, un Horloger de renommée internationale et un homme d’affaires ayant pignon à Monaco. M. Patrick Diassouka, une grande figure de la diaspora congolaise en Europe assume les fonctions de coordonnateur adjoint.


Elections/ Insécurité
      

Le Phare fait état de l’insécurité au Nord-Kivu et titre : « Le CNDP menace les élections ». Le confrère est convaincu que si les choses restent en l’état, à savoir dans l’ambiance d’un dialogue de sourds entre Kinshasa et le Cndp, le risque le plus immédiat à craindre est l’impossibilité d’organiser les élections au Nord-Kivu et peut-être aussi au Sud-Kivu voisin. Au regard des paramètres actuels d’insécurité et de retour au non-Etat, il parait de plus en plus certain que la CEI (Commission Electorale Indépendante) n’est pas en mesure d’identifier et d’enrôler des électeurs dans plusieurs territoires et localités du Nord-Kivu et du Sud, présentement sous contrôle de Cndp, de plusieurs groupes armés internes mais aussi des Fdlr.    

Affaire Tungulu


« 
Une famille de Kinshasa se présente puis renonce à identifier la dépouille ce mardi » dit Le Climat Tempéré.

Selon des sources à Kinshasa, une famille, présentée comme celle de feu Armand Tungulu, a été admise pour l’identification aujourd’hui, mardi, de la dépouille mortelle du défunt à l’hôpital général de référence de Kinshasa. Jeudi 28 octobre, des membres de cette famille, conduits par une dame, mère d’une fille Tungulu, âgée de 19 ans, a été reçue à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo, MONUSCO, sollicitée pour assister à la reconnaissance du corps de Armand Tungulu. Se confiant à l’Agence France Presse, AFP, Me Willy Bolio, avocat d’une fille, d’une sœur et de deux frères d’Armand Tungulu, résidant à Kinshasa, a révélé que le médecin légiste a donné son accord pour cette opération qui se déroulera en présence des membres de la MONUSCO. La semaine dernière, la mère du défunt a affirmé qu’elle ne reconnaissait pas la fille aînée et des personnes contactées par les officiels congolais pour reconnaître le corps de son fils. Me Willy Bolio, qui n’a toujours pas atteint son confrère Jean-Claude Ndjakanyi, avocat de la veuve et des enfants Tungulu à Bruxelles, insistait sur l’implication de la MONUSCO car «vous savez comment ça se passe ici d’habitude, ils vont vous obliger à accepter le corps de quelqu’un d’autre ».

Lundi soir, rebondissement : La famille de Kinshasa fait marche en arrière. D’après AFP, la famille en RDC d’Armand Tungulu a décidé de renoncer à aller reconnaître sa dépouille mortelle à la morgue de l’hôpital  général de référence de Kinshasa. « Nos frères de Belgique nous ont demandé de retirer la plainte, nous l’avons fait« , a déclaré Philo Mudiandambu, une soeur de l’opposant, qui avait déposé plainte notamment avec une fille et deux frères de M. Tungulu.

A Bruxelles, des proches du défunt avaient critiqué cette plainte, certains contestant même l’identité des membres de cette famille vivant en RDC.

Dans sa plainte déposée à Kinshasa la semaine dernière, la famille jugeait l’Etat congolais « responsable » de la mort de M. Tungulu, et réclamait une autopsie indépendante et d’aller reconnaître le corps avec des membres de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). Cette dernière demande avait été acceptée par le médecin légiste de l’hôpital général de Kinshasa, où la famille envisageait de se rendre ce mardi avec la Monusco.

« Toutes ces réclamations sont retirées, la famille de Kinshasa ne fera plus rien« , a confirmé à l’AFP son avocat Willy Bolio.

« Il y a déjà une action contre le gouvernement congolais, nous demandons qu’il restitue le corps de Tungulu en Belgique. Seuls ses membres vivant ici sont à même de le reconnaître« , a déclaré à l’AFP l’avocat de la famille vivant en Belgique, Me Jean-Claude Ndjakanyia, joint à Bruxelles.

Selon lui, l’acte de décès n’a pas encore été délivré et « il ne peut y avoir de reconnaissance sans (cet) acte. Voilà pourquoi la famille ici en Belgique a souhaité que ceux de Kinshasa retirent leur plainte« .

Me Ndjakanyia avait estimé mi-octobre que les tribunaux belges étaient compétents car le « corps appartient à sa famille » qui « réside en Belgique » et qui souhaite qu’il y soit inhumé, « et parce que ses enfants sont belges« .

 «Décès d’Armand Tungulu : retrait de la plainte déposée à Kinshasa», renseigne Jeune Afrique, qui fait observer que «la famille en RDC d’Armand Tungulu a décidé de retirer sa plainte contre l’État congolais, qu’elle jugeait responsable de la mort de l’opposant, et de renoncer à son droit d’aller reconnaître la dépouille de l’opposant». «Nos frères de Belgique nous ont demandé de retirer la plainte, nous l’avons fait», a déclaré Philo Mudiandambu, une sœur de l’opposant, qui s’était associée dans ses démarches judiciaires avec une fille et deux frères de Tungulu. «A Bruxelles, les proches et la veuve de l’opposant, qui résidait en Belgique avant de revenir s’installer en RDC il y a peu de temps, avaient vivement critiqué la plainte, souligne Jeune Afrique. Certains avaient même contesté l’identité des membres de cette famille vivant en RDC». Pour Henri Muke, président du Haut Conseil pour la libération du Congo, une plateforme d’associations congolaises dont faisait partie Armand Tungulu, il s’agissait d’«une manœuvre des autorités destinée à faire perdre du temps à la procédure lancée en Belgique». «Il y a déjà une action contre le gouvernement congolais, nous demandons qu’il restitue le corps de Tungulu en Belgique. Seuls ses membres vivant ici sont à même de le reconnaître», a déclaré à Bruxelles l’avocat de la famille vivant en Belgique, Me Jean-Claude Ndjakanyia. Pour rappel, le 13 octobre, un tribunal belge avait en effet ordonné que la dépouille de l’opposant soit restituée à ses proches et rapatriée en Belgique. Kinshasa avait réagi en s’opposant à cette demande, la considérant comme une «insulte à la souveraineté».


(Dès l’apparition de la « deuxième famille Tungulu », on a émis les pires suppositions sur une manœuvre des autorités. Il s’avère cependant, à plus ample informé, que la « famille de Kinshasa » ne relevait pas d’une farce montée par les autorités. Et l’harmonisation des points de vue entre les deux branches de la famille ne laisse plus en piste que l’action judiciaire intentée en Belgique. NdlR)

Divers

«Retraités de l’IGF : les dessous des cartes». Ce titre barre la Une du journal Le Potentiel paru ce matin. «L’entêtement d’une catégorie d’inspecteurs des finances à se soumettre à une décision du président de la République les renvoyant à la retraite soulève bien des questions, écrit le journal. Ces inspecteurs des finances, commente-t-on dans les milieux spécialisés, s’appuieraient sur une lettre du directeur de cabinet du chef de l’Etat pour se maintenir en fonction». Par le fait de doublon créé à certains postes, poursuit l’auteur de l’article, «l’Inspection générale des Finances (IGF) est au bord de la paralysie». Dans sa livraison à la Une du 20 octobre dernier, Le Potentiel faisait état de la situation de rébellion qui prévaut à l’Inspection générale des finances (IGF). Ces 42 inspecteurs des finances retraités par ordonnance présidentielle ont adressé une pétition au ministre de la Fonction publique pour lui signifier leur refus d’exécuter cette ordonnance pour cause d’illégalité. Des sources concordantes rapportent qu’au lendemain de la publication en février dernier de «l’ordonnance portant mise à la retraite de 42 inspecteurs des Finances, l’inspecteur général des Finances et chef de Service – également retraité – avait demandé et obtenu du directeur de cabinet du chef de l’Etat une lettre l’autorisant ainsi que ses collègues retraités à demeurer en service». Il se fait, notent ces sources, que cette lettre du directeur de cabinet du chef de l’Etat semble être inconnue du ministre de la Fonction publique qui, en toute logique, a adressé des notifications de leur retraite aux concernés qui les lui ont renvoyées sans autre forme de procès. C’est donc une véritable confusion juridique et administrative qui règne à l’Inspection générale des finances depuis février dernier. Et pourtant, depuis décembre 2009, ce service de contrôle du gouvernement a été rattaché à l’autorité directe du président de la République, sans doute pour lui donner une hauteur et une indépendance nécessaires à l’accomplissement de sa mission de contrôler les finances de l’Etat. «Mais, malgré ce rattachement à l’autorité suprême, et même depuis ce rattachement, fait remarquer Le Potentiel, l’Inspection générale des finances cache mal son visage actuel d’une institution paralysée et qui assiste passivement aux beaux jours des déprédations qui ne font que se multiplier dans le domaine des Finances publiques».

Sous le titre : « Inflation des taxes : la Fec contre-attaque », Forum des As note que depuis quelques temps, on assiste, dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires en RDC, à une conjugaison des forces au niveau des opérateurs économiques, toutes tendances confondues, à la moindre création d’une nouvelle taxe, une taxe de plus. Après la victoire de la Fec sur les cinq provinces congolaises qui tentaient d’instaurer de nouvelles taxes non comprises dans la nomenclature officielle, au terme d’une compétition officiée par le Premier ministre Adolphe Muzito, voilà qu’un autre exploit vient d’être réalisé, cette fois-ci, dans le secteur aérien, à travers le gel de la taxe dite IDEF, une redevance instaurée par la régie des voies aériennes (RVA) pour le développement des infrastructures aéroportuaires en RDC.

        

Radio Okapi annonce que «la Société civile est à l’école de la gestion des conflits forestiers». «La société civile de la République démocratique du Congo a terminé, samedi 30 octobre à Kinshasa, un séminaire axé sur la gestion des conflits forestiers, peut-on lite sur le site de la radio onusienne. Ceux-ci opposent généralement soit les communautés locales les unes aux autres, soit les exploitants forestiers aux communautés locales». «Nous voulons échanger mutuellement, renforcer les capacités des acteurs de la Société civile en province surtout les grandes provinces forestières pour qu’ils arrivent à prévenir les conflits; étant donné que ces conflits sont légion en provinces présentement,  a expliqué Joseph Bobya, coordonnateur du réseau Ressources naturelles au sein de la Société civile de la RDC. Nous avons jugé utile de faire venir quelques acteurs pour qu’ensemble, nous arrivions à échanger, parler des cas concrets qui se sont déroulés, comment on a approché ces cas, comment on les a résolus et faire participer aussi les spécialistes de droit pour qu’ensemble on voit comment ces spécialistes de droit peuvent aider les acteurs de la société civile à détenir des informations, des techniques, de manière à ce qu’une fois sur le terrain, devant un conflit, qu’ils arrivent à prévenir d’abord avant que ces conflits ne soient portés devant les tribunaux» . Le séminaire de Kinshasa a réuni les participants venus du Bandundu, de l’Equateur, du Kasaï occidental, du Katanga et de la Province Orientale.

Evoquant les relations Angola-RD Congo et sous le titre « La délégation congolaise empêchée de participer à la 3ème conférence sous-régionale des droits humains à Luanda », Le Climat Tempéré publie le communiqué dont CongoForum a fait état le 29 octobre :  http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=2&newsid=171805&Actualiteit=selected

Devant participer à la 3ème conférence sous-régionale des droits humains à Luanda, la délégation congolaise se plaint d’avoir été empêchée de se rendre en Angola. Cette conférence de Luanda se tient dans le cadre du Réseau bassin Congo-Océan, egroupant des défenseurs des droits humains de l’Angola, du Congo/ Brazzaville  et de la RD Congo.L’ambassade d’Angola à Kinshasa a laissé entendre que Luanda n’a pas accepté d’accorder les visas aux membres de la délégation de la RDC. 

Selon Radio Okapi, les aéroports internationaux de la N’Djili à Kinshasa, de Bangboka à Kisangani et de la Loano à Lubumbashi, vont bénéficier d’un montant global de 159 millions USD dans le cadre du projet prioritaire pour la sécurisation de la navigation aérienne congolaise. Le gouvernement congolais et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé lundi à Kinshasa un protocole de financement à cet effet. «La Banque africaine de développement a souscrit pour 88,6 millions USD dans cette enveloppe, soit 86,3%, contre 14,25 millions USD pour la RDC, soit environ 14%, détaille la radio onusienne. La RVA, Régie des voies aériennes, gestionnaire des installations aéroportuaires du pays se chargera de l’exécution du projet». A terme, souligne Radio Okapi, «ce projet devra rendre possible la réduction des accidents dans les aéroports congolais, réduire le coût d’entretien des infrastructures et des équipements d’exploitation par les compagnies». Les revenus générés par les activités aéronautiques devraient accroître et les performances du secteur de transport aérien devraient s’améliorer.

En attendant, indique Radio Okapi, «l’incorporation de la taxe dans les billets des vols internationaux est renvoyée à plus tard». «L’incorporation de la redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (IDEF) dans les billets d’avion des vols internationaux n’aura pas lieu à partir de ce 31 octobre 2010, date butoir fixée par la RVA, (Régie des voies aériennes), précise la même source. C’est une décision du ministre des Transports et Voies des Communications prise vendredi à l’issue d’une réunion à laquelle ont pris part, notamment, les compagnies aériennes internationales opérant en RDC et le comité professionnel des transports aériens de la FEC». Selon Radio Okapi, cette taxe de la RVA a été mal accueillie par les compagnies internationales, alors que pour la RVA, pourtant, «l’incorporation de l’IDEF dans les billets d’avion des vols internationaux lui épargnera des frais de production dus à l’impression des coupons GO-PASS et les frais à payer aux banquiers». La RVA soutenait également que ce nouveau mode de perception est approuvé par les passagers. Mais, le BAR, la plateforme des compagnies aériennes internationales en RDC, a rejeté cette nouvelle taxe (IDEF) qui, pour lui, a un caractère provisoire et ponctuel. Pour le BAR, «les passagers peuvent croire que le prix du billet a augmenté, et que par ailleurs, l’IDEF allait également augmenter les frais de gestion, en plus du fait que cette mesure lui apparaissait discriminatoire parce que ne concernant que les compagnies internationales».

© CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le mardi 2 novembre 2010

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22