LE PRIX DE LA DEMOCRATIE EN RDC

10 novembre 2010

Au fil des jours

Par Toussaint Kafarhire Murhula, S.J. – Loyola Unversity

 

« Ce texte soulève le paradoxe de la démocratie en Afrique, nommément, le compromis entre financements extérieurs des élections et aspirations démocratiques du peuple. Ces financements ne consistent-ils qu’à apaiser la conscience de la communauté internationale et à créer une légitimité du pillage international tout en ignorant les sacrifices et les attentes du peuple ? Quelques exemples illustrent cette contradiction de « démocraties autoritaires » en Afrique. Cet article suggère qu’en RDC, le prix de la démocratie ne se limite pas seulement a totaliser les dollars dépensés pour payer les urnes et la main d’œuvre, mais surtout qu’il tienne compte des sacrifices consentis et du sang versé par les Congolais pour construire une nouvelle société fondée sur le droit, la justice, le respect de la vie et de la liberté ».

La récente publication du calendrier électoral qui prévoit les prochaines élections présidentielle et les législative en novembre 2011 n’est pas venue sans soulever un certain malaise dans l’espace politique congolais. De bilan, l’on se demande si l’actuel régime mériterait qu’on lui accorde un second mandat. Cette question n’échappe à personne. Déjà, une pléthore des candidatures s’annonce chaque jour, rappelant les 33 candidats au premier tour en Juillet 2006. Etienne Tshisekedi – qui s’était abstenu alors et avait appelé ses partisans de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) à boycotter les élections – signale lui aussi sa prochaine candidature. Des spéculations vont bon train autour du silence énigmatique de Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée Nationale dont le divorce avec la majorité présidentielle et la popularité sans cesse croitssante ont de quoi inquiéter le pouvoir en place. Va-t-il lui aussi annoncer sa candidature? Pour une alternative à l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP), d’aucuns augurent une éventuelle coalition Tshisekedi-Kamerhe-Bemba quoique ce dernier soit encore entre les mains de la justice internationale à la Haye. Face à cette animation et ces calculs politiques, quels  critères proposer pour s’orienter dans le choix de bons dirigeant lors des prochaines élections? Comment prévenir l’inéluctable naïveté politique qui caractérise la participation sporadique de nos démocraties tropicales? Peut-on prédire le comportement du pouvoir de Kinshasa face à la demande de l’élargissement des droits démocratiques?

La démocratie en RDC : l’écueil qu’il faudra éviter

En 2006, les Nations Unies qualifiaient les élections d’un « petit miracle » démocratique puisqu’elles venaient de mettre un terme, pensait-on, à une longue transition marquée par des années de violence, d’arbitraire, et d’une guerre de tous contre tous. La stabilisation et la refondation de l’Etat en RDC fut l’aboutissement d’un long processus, la conjugaison des efforts entre la communauté internationale, les acteurs politiques, et la société civile congolaise. Il convient toutefois de reconnaître, au bout d’un premier quinquennat démocratique, que les élections n’ont pas été une panacée aux problèmes du Congo.

Il existe un dilemme démocratique dans la plupart des pays d’Afrique auquel la RDC n’échappe pas. Ce dilemme résume la trajectoire des états africains qui, cinquante ans apres les indépendances, cherchent encore à sortir de la perplexité entre l’urgence économique et l’essentiel dans l’institutionalisation des valeurs démocratiques. D’une part, les gouvernements en Afrique sont en manque de financement. Ils ont souvent recours aux institutions financières internationales (IFIs) qui leur imposent  alors des impératifs de conditionnalité tels que la dévaluation de la monnaie locale et la réduction des dépenses alouéés  par le gouvernement au programme social (éducation, santé, etc.), la privatisation ou la libéralisation de l’économie. En plus de ces ajustements structurels, il y a certes la nécessité de la bonne gouvernance. Ainsi, l’on comprend la pression et le contrôle qu’exercent la Banque Mondiale, le FMI, et d’autres bailleurs des fonds bilatéraux qui doivent convaincre des investisseurs à pourvoir le pays en capitaux.

D’autre part, la politique domestique reste en général imbue des revendications multiples, des conflits des classes, les aspirations aux droits démocratiques, des questions de transparence dans la gestion de la république, de justice sociale dans la distribution des ressources, d’impartialité juridique, etc. Dans cette dialectique du domestique et de l’international, la démocratie peut arriver à réconcilier ce dilemme. Elle représente à la fois la norme internationale de bonne gouvernance en même temps qu’elle répond à la demande domestique de participation poliitique pour plus de liberté et de justice. Cependant, et quoi qu’elle paraisse avoir une vocation universelle, la résurgence de la norme démocratique, en Afrique, à la fin des années 80 n’est pas une coïncidence fortuite. Par ailleurs, et c’est l’écueil qu’il faudra éviter, la démocracie ou la souveraineté des états pourraient-elles s’appliquer de manière universelle comme si elles répresentaient partout et dans tous les contextes une meme et unique réalité? Pour s’en rendre compte, il suffit de jeter un regard rétrospectif sur le chemin démocratique parcouru par la RDC, ainsi poser le « lieu » par où commencer une nouvelle réflexion sur la signification de la démocratie et les écueils à éviter dans l’avenir.

Ni les élections de 2006 ni les échéances de 2011 ne résument pas la trajectoire démocratique de la RDC. L’exercice électoral ne signifient que le Congo a finalement pris sa condition historique et sa destinée politique entre ses mains. Puisque si des élections ont effectivement lieu en novembre de l’année prochaine, cette conditionnelle prouve que le fait qu’elles soient financées par la communauté internationale fait d’un état souverain un simple agent dont l’acteur principal demeure celui qui détient les ressources économiques. D’ailleurs, sachant que rien n’est gratuit en politique, la variable internationale rattache  encore plus la RDC à l’histoire du capitalisme, la globalisation, et la compétition pour le contrôle des ressources. Les élections ne sont donc que le lieu où s’articule,de l’intérieure, la souveraineté du peuple face à la volonté d’une communauté internationale rapace des intérêts économiques incontestables que represente la RDC. Et puisque le passé se trouve dans le présent, meme le contrôle de la démocratie Congolaise par la communauté internationale est un signal, un rappel que l’espace politique Congolais ne dépend pas de la volonté populaire (qui manque des moyens pour assurer sa politique), mais par cette communauté des puissants qui veulent s’assurer que nul autre ne vient doubler ce qu’elle considère etre son droit: les normes internationales et l’accès aux ressources dans les pays qu’elle aide à organiser et à maintenir. Ainsi, financer les élections serait-il une manière de placer un état failli sous la tutelle internationale?

Peut-on justement financer la souveraineté d’un peuple sans de nouveau l’assujetir par le fait même? A quoi ressemble la démocratie au Congo sans les bailleurs des fonds, et par conséquent à la Monuc (devenue Monusco), qui financent les élections? Est-ce le désir du pouvoir de soumettre son mode de gouvernement à l’évaluation et à la sanction populaire par la voie des urnes? En d’autres termes, qui de la population qui se présente aux urnes ou la communauté internationale qui finance les élections contrôle l’avenir de la démocratie en RDC ? Puisque la condition de la RDC n’est pas unique en Afrique, me diriez-vous, la dialectique entre le domestique et l’international, même en matière de démocratie, est inévitable. Peut-on encore parler de néocoloniallisme lorsque le langage de la globalisation semble soustraire les états postcoloniaux et faussement souverains en Afrique de ces rapports de force établi par le capitalisme?

Par exemple, pour sortir la Côte d’Ivoire de l’illégitimité dans laquelle elle s’est installée depuis preque une décennie, les Nations Unies offrent assistance technique et financière qui, en fait, est une « douce » pression afin que le pays s’en tienne au scrutin présidentiel prévu ce 31 octobre 2010. Au Niger, l’inquiétude ne cesse de grandir pour savoir si le second tour sera finalement organise ce 24 octobre, après la saga de tergiversations, coups d’état, attentats politiques, et répression violente qui en septembre 2009 avait dressé la communauté internationale contre le pouvoir militaire de Moussa Dady Camara. Ailleurs, comme au Sénégal, à défaut de voir son fils lui succéder au Sénégal, Abdoulaye Wade pense changer la constitution pour se donner la possibilité de se représenter à sa propre succession contrairement aux deux mandats permis par la constitution. On a vu cela se produire en Tunisie, pays qui jouit d’un grand prestige international malgré une politique des élections dans un climat anti-démocratique. Toutefois, il y a quelques hommes politiques qui se sont distingués même en Afrique en quittant volontairement le pouvoir. C’est le cas de Senghor au Sénégal, de Nyerere en Tanzanie ou de Mandela en Afrique du Sud. D’autres comme Kenneth Kaunda en Zambie, Kamuzu Banda au Malawi ou Abdou Diouf au Sénégal ont accepté de céder leur fauteuil après avoir perdu dans le combat des urnes. D’autres pays tels que le Ghana, le Mali, le Bénin ou le Botswana démontrent que la démocratie n’est pas incompatible avec les cultures africaines comme certains l’ont affirmé.

Pour se consolider, une démocratique a besoin de se doter des institutions qui refusent de troquer les institutions pour des individus. La plus grande menace contre la démocratie en Afrique, c’est le sacrifice des institutions pour le culte des personnes. Si on l’a vu dans le Zaire de Mobutu ou le Togo d’Eyadema, on le voit encore aujourd’hui en Ouganda, au Cameroun ou au Congo-Brazza. Aucun individu n’est une nécessité historique à moins de vouloir réinstaller des dictatures qui monopolisent l’espace politique et la liberté de l’expression au nom d’une illusion de salut. il faut construire une opposition viable et des institutions impartiales et neutres. Les récentes élections au Rwanda sont un cas frappant qui rappelle le plébiscite de la dictature par des elections. Le président sortant, même face à plusieurs compétiteurs, s’est fait réélire avec plus de 93% de voix ! Face a pareille contingence qui réduit la démocratie à un folklore électoral même au nom d’une stabilité immédiate ou d’un progrès économique, peut-on saluer tels résultats comme « un petit miracle » démocratique ?

Le record de la démocratie congolaise

Comme partout ailleurs, la démocratie en RDC a aussi une histoire. Faudra-t-il qu’on s’arrête sur les récentes élections de 2006, ou doit-on la remonter au 24 Avril 1990, date à laquelle la RDC – encore le Zaïre d’un Mobutu larmoyant d’émotion – ouvrait son espace et son avenir politique au multipartisme et à la démocratie ? Nous sommes aujourd’hui à vingt ans de distance et le bilan démocratique, dirait-on, n’est pas si mal que ça! Encore que cela dépend de la perspective que l’on choisit. Il y a eu des guerres qui ont déchiré le pays pendant plus de dix années. Malgré tout, le Congo demeure un état souverain, unifié, doté d’une constitution, et en train de finir un premier quinquennat d’expérience démocratique. Pour en arriver là, certes, la RDC a traversé des étapes qu’il conviendrait de rappeler brièvement.

L’invasion rwandaise en Octobre 1996 faisait partie d’un schème politique et des ambitions cachées qui dépassaient l’entendement des Congolais utilisés comme paravent pour masquer une agression qui violait la souveraineté d’un pays. Tandis que la première transition vers la démocratie s’était enlisée dans des contradictions politiques sans issues qui ont duré jusqu’à la prise du pouvoir du 17 mai 1997 par Laurent Désiré Kabila et son Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), mettant ainsi fin à trente-deux ans de dictature Mobutiste, il aura fallu attendre la fin de la seconde transition, inaugurée par l’accord global et inclusif signé en Afrique du Sud le 17 décembre 2002 pour mettre fin à l’occupation et la division du territoire national par des groupes rebelles soutenu chacun par des armées des pays étrangers. Cet accord permit de mettre en place un gouvernement de transition et d’union nationale qui dura de Juin 2003 à Juillet 2006.

Ayant posé les préalables par l’adoption référendaire d’une nouvelle constitution votée le 18 décembre 2005, la commission électorale indépendante réussit à organiser les premières élections démocratiques, bravant les défis de la grandeur du pays et du manque d’infrastructures, en vue de refonder la légitimité de l’état mis en mal par des années de guerres et de pillages. Il faudra cependant reconnaître que c’est grâce au financement de la communauté internationale, la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) et au soutien de l’union européenne, les militaires de l’Eufor, que la commission électorale indépendante a pu mener ce travail de titan a bon port. Ainsi, le premier tour des présidentielles s’organisait le 30 juillet 2006. De trente-trois candidats retenus, les deux qui venaient en tête furent Joseph Kabila et Jean Pierre Bemba avec, respectivement, 44.8% et 20.0 % des voix. Joseph Kabila était déjà président du pays depuis le 24 Janvier 2001, après l’assassinat de son père Laurent Kabila tandis que Jean Pierre Bemba était l’un des quatre vice-présidents imposés par l’accord global et inclusif pour le partage du pouvoir pendant la période de la transition. Les résultats du second tour organisé le 29 octobre 2006 pour départager les deux candidats restés en lice sont fascinants. Même si Joseph Kabila était proclamé vainqueur avec 58%, nombreux se demandaient comment Jean Pierre Bemba avait-il réussi à obtenir jusqu’à 42% des votes de l’électorat congolais lorsque des accusations de cannibalisme pesaient sur son MLC et qu’un mandat d’arrêt international pendait sur lui-même à cause des viols et autres crimes contre l’humanité perpétrés en République Centre Africaine par ses hommes.

Le prix de la démocratie en RDC

La question du financement des élections est à l’ordre du jour. Pour réussir le petit miracle démocratique de 2006, la communauté internationale avait dû débloquer plus de 430 millions d’euros. Sans compter l’assistance technique et logistique qu’elle devait fournir à travers la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) et le contingent de deux mille militaires de l’Eufor venus uniquement dans le but de superviser le processus électoral. L’expérience démocratique en RDC est encore jeune. Elle appelle non seulement à la vigilance mais surtout à la consolidation des principes démocratiques aussi bien dans les esprits que dans les institutions qui les incarnent. Si la démocratie ne peut se réduire aux élections, et que les élections ne peuvent constituer une panacée aux problèmes politiques de la RDC, la sacralisation de la constitution et le respect de ses articles est un préalable sine qua none pour la démocratie.

Si la constitution reconnaît l’inviolabilité de la vie humaine et prescrit de la protéger, ou de garantir les libertés individuelles, il n’en reste pas moins que le record des viols des femmes, des assassinats politiques, la corruption des dirigeants et l’impunité qui les accompagne depuis les élections de 2006 reste impressionnant. Quel autre critère chercher pour s’orienter dans le choix démocratique sinon celui de rendre le Congo Démocratique un Etat qui observe sa loi fondamentale avec la même révérence religieuse qui fait de la Bible un livre sacré pour le chrétien ? Demander par exemple que la communauté internationale protège les citoyens congolais est une insulte à la souveraineté du pays. Parfois, on a entendu quelques appels timides du gouvernement pour mettre fin à la présence tutélaire des Nations Unies au Congo. Ironiquement, le gouvernement reconnaît son incapacité à rétablir la souveraineté de l’Etat sur tout le territoire du pays. Tandis que les élections prochaines comptent encore sur la MONUSCO pour réussir un autre « petit miracle démocratique » en 2011, à qui la population doit-elle ses revendications et son allégeance ? A la MUNOSCO ou à l’Etat Congolais ?

Un rapide coup d’œil sur l’histoire de la RDC suggère que l’on ne puisse réduire la démocratie au simple exercice électoral même si le vote en constitue une dimension importante. Mais l’Afrique, il faut le rappeler, n’a pas souffert d’un grand déficit du vote. D’ailleurs, tous les dictateurs organisent toujours de semblants d’élections pour plébisciter leur pouvoir. Au Congo, Mobutu s’était souvent réélu par les mêmes personnes qui le haïssaient mais qui ne jouissaient d’aucune liberté pour le dire. Le grand problème donc, c’est de démocratiser les institutions qui constituent l’espace politique, de sorte que les personnes se sentent libres d’exprimer leurs opinions même quand cela est en désaccord avec l’autorité. Cette consolidation des institutions capables de garantir les droits et libertés fondamentaux du citoyen, la capacité de contrôler le pouvoir et les actions du gouvernement, la possibilité d’avoir une nette séparation entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, pour assurer les libertés de tous constituent le cœur même des principes démocratiques.

Conclusion

Il y a un prix à payer pour tout, mais le prix de la démocratie en RDC ne peut pas s’évaluer uniquement en termes d’argent investi  par la communauté internationale dans l’organisation des élections. Il y a surtout plus de vingt années d’effort, de tâtonnement, et de sacrifice consentis qu’il ne faudra pas ignorer ou balayer du revers de la main, comme Laurent Désiré Kabila a essayé de le faire avec son Allaince des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) en 1997. Le risque c’est de croire que le salut viendra du dehors! Il faut surtout se rappeler des millions de Congolais morts – conséquence des guerres et des pillages bien sur – mais aussi de l’irresponsabilité des gouvernements qui n’ont pas appris, comme ailleurs, comment protéger ses propres intérêts viteaux dont la vie de ses citoyens en priorité. La génération d’enfants nés au début des années 1990 n’aura connu qu’une société fragmentée, destructurée, violée, et sans projet d’avenir qui la mobilise! Tandis que Michel Serres pense que cette génération a de la chance car elle doit tout refonder, en RDC, elle n’a pas eu beaucoup de chance puisqu’elle a tout sacrifié, vu le contexte de violence dans lequel elle a grandi. Le prochain mandat devrait échoir au candidat qui comprend le besoin d’investir dans l’homme Congolais, dans l’éducation de cette génération et pour cette generation. Non pas à celui qui continuera à vendre la RDC à coût des contrats mal négociés, sacrifiant ainsi l’essentiel à l’urgence, pour paraphraser Edgar Morin. Seule la promotion des institutions et de la constitution saura valoriser la démocratie en ces acteurs d’en bas, le peuple, la société civile, et le sacrifice leurs vies depuis ce massacre des étudiants à Lubumbashi le 11 mai 1990, en passant par celui des chrétiens massacrés le 16 février 1992, les millions de compatriotes morts, jusqu’aux journalistes et activistes des droits humains assassinés alors qu’ils ne demandaient qu’un pays qui protège leurs droits et ceux de leurs concitoyens.

Toussaint Kafarhire Murhula, S.J

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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