REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE SAMEDI 13/11/10

14 novembre 2010

Aujourd'hui dans la presse

  (CongoForum)

Désignation des membres de la Ceni, refroidissement de l’axe Kinshasa- Luanda, cogitation autour de Cinq chantiers, coupure de courant prévue à Kisangani….tels sont les sujets abordés par la presse parue ce week-end à Kinshasa.

CENI

Le Palmarès consacre sa manchette à la désignation des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et signale qu’en attendant les délibérations de l’Assemblée nationale, quatre candidatures posent problèmes.
Il s’agit de Jacques Ndjoli, Matthieu Mpita, Carole Kabanga, tous des cadres confirmés de leurs partis politiques respectifs alors que ce sont des personnalités indépendantes qui doivent faire partie de la Ceni.
Jacques Ndjoli, le candidat du MLC, est même Sénateur pour le compte de son parti.
Pourtant, rappelle Le Palmarès, l’article 17 de la loi organique sur la Ceni frappe leurs candidatures d’incompatibilité.

(Il était fatal qu’on en arrive là un jour ou l’autre, tant il est manifeste, depuis la désignation des premiers candidats par l’opposition, qu’il y a un fossé énorme entre la loi et l’application qu’on en fait dans les deux camps. Si l’on peut d’étonner de quelque chose, c’est de ce que l’on ait attendu aujourd’hui pour s’en apercevoir. Il faut ajouter que les candidatures à problèmes ne se trouvent pas seulement parmi les candidatures de l’opposition. Que penser du pasteur Ngoy Mulunda, qui a été l’un des membres-fondateurs du PPRD et est notoirement un ami personnel, voire un parent éloigné, de Joseph Kabila ? On peut s’attendre à ce que ‘on coupe les cheveux en quatre au sujet de la limite exacte de l’incompatibilité. NdlR)

RDC/Angola

« Kinshasa et Luanda : le froid s’installe », titre à la Une Le Potentiel. Entre Kinshasa et Luanda, l’on joue à sauver les apparences. Mais à peine. Car, le froid dans les relations finit toujours par transpirer. Parfois à grosses gouttes.
Les invités de l’ambassadeur Emilio Guerra le 11 novembre 2010, à Kinshasa, à la réception marquant les 35 ans d’indépendance de l’Angola, s’en sont rendu compte tout de suite. Les officiels congolais ne se sont pas empressés comme à l’accoutumée. C’est à peine si l’on a vu dans la foule un ministre congolais et un membre du bureau du Sénat.
Entre les deux capitales, il y a bien des sujets qui fâchent. Le premier –du reste le plus sensible- est la réclamation par la RDC d’une partie de ses eaux territoriales, actuellement intégrées dans le patrimoine de l’Angola. Il y a aussi bien entendu les expulsions répétitives et massives par l’Angola des ressortissants congolais sur son territoire dans des conditions qui blessent la morale.
(Cette dernière allusion pointe du doigt un autre problème : celui du diamant. Les fouilles crporlles humiliantes dont se plaignent les expulsés congolais sont de règle dans toute affaire où il y a suspicion de fraude diamantaire. Du fait de son prix élevé, le diamant est en effet l’une des rares matières qui peut être transportée en quantité valant une fortune dans une cavité corporelle quelconque, d’où des fouilles rectales et vaginales. Mais il va sans dire que ces fouilles doivent être organisées de manière à ne compromettre ni l’hygiène, ni la dignité, ni la pudeur, et c’est là que l’on est loin du compte.
Il y a dans le contentieux angolo-congolais une sorte de dialogue de sourds où les revendications de l’autre partie ne sont systématiquement entendues que partiellement. Ainsi, les Congolais mettent toujours en avant le mécontentement de l’Angola dans l’affaire des eaux territoriales, et une certaine xénophobie anti-congolaise dans l’affaire des expulsions. Celle-ci heurte d’autant plus que, sur toute sa longueur, la frontière partage des gens appartenant aux mêmes ethnies, et que, pour la mentalité coutumière, un Lunda du Congo est davantage « chez lui » quand il rend visite à un cousin d’Angola, que n’y est un Kongo angolais. Mais on ne souligne jamais que les Angolais voient dans cette perméabilité de la frontière une possibilité de fraude qui leur coûte cher, qu’ils ont matière de diamant certaines revendications p. ex. concernant les diamants d’alluvions, et que le tracé de la frontière héritée des Belges et des Portugais est problématique et devrait être redéfini. Il y a aussi la question du Cabinda. Il va de soi qu’on ne facilite par le dialogue avec un voisin en se faisant de ses revendications une image fauséée. NdlR)

Atelier à Bukavu

L’Avenir rapporte qu’il s’est ouvert depuis mercredi 10 novembre 2010 à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud -Kivu, un atelier de haut niveau sur les « Cinq chantiers » en milieu rural et la gouvernance du secteur du développement rural. Au cours de cet atelier, les participant ont défini les stratégies pour offrir l’eau, l’électricité, l’habitat rural, les routes de desserte agricole, les centres de santé, les écoles etc.
(Ce sujet a été avoqué dans la RP d’hier d’arès d’autres sources, et nous n’y reviendrns donc pas. NdlR)

Kisangani

Radio Okapi annonce « Kisangani : 30 jours de délestage du courant électrique à partir de ce dimanche » et précise que « Cette situation est due à une panne de l’une de deux turbines en fonctionnement à la centrale hydroélectrique de la Tshopo ». L’annonce a été faite jeudi par le ministre provincial en charge de l’énergie au cours d’un point de presse.
Les travaux de réparation prendront 30 jours et seront exécutés par des techniciens de la Gécamines sur fonds propres de la SNEL (Société nationale d’électricité).
Le programme du délestage que cette entreprise prévoit une fourniture de l’énergie électrique pendant huit heures par jour. Gilles Limbaya, directeur provincial intérimaire de la SNEL donne des explications techniques à ce sujet: « Il s’agit de la réparation d’une des deux machines en  fonctionnement aujourd’hui à la centrale. La machine numéro trois fonctionne effectivement, mais elle a des problèmes importants dans son aspirateur. Vous avez le blindage qui est fait en tôles, et on a coulé du béton tout autour. Mais ce blindage là est abîmé, et le béton est en train d’en souffrir. Si on ne fait rien, dans le temps on ne répare pas, la machine va s’affaisser, et c’est fini, on a perdu. Nous sommes obligés d’arrêter la machine, ce qui implique une baisse de puissance disponible pour la ville. Nous passons de 12 mégawatts, qui est une situation pas très normale, parce que nous sommes déjà en délestage d’environ 4 ou 5 mégawatts. Et que nous allons descendre jusqu’à 5 tout simplement. Il y aura en ce moment là un délestage beaucoup plus draconien que celui que nous connaissons maintenant, il faudra que la population comprenne ».     
(Les Boyomais auront ainsi un privilège rare, non pas d’être sans courant durant un mois, mais d »en être avertis à l’avance et de savoir pourquoi ! NdlR)

© CongoForum, le samedi 13 novembre 2010

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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