(Le Potentiel 25/11/2010)
Les activités des groupes armés sont en augmentation au Sud-Kivu, d’après la Monusco. L’opération « Protection shield» a pour objectif d’endiguer ce phénomène. « L’essentiel dans notre mission est de neutraliser les éléments des Forces démocratique pour la libération du Rwanda et d’encourager ceux qui souhaitent se rendre », commente le Lieutenant colonel Amadou A. Gueye, porte-parole militaire pour la Monusco. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de mercredi, les questions des journalistes étaient nombreuses le problème des FDLR.
Pourquoi n’arrive-t-on pas à enlever les FLDR de la RDC? Telle est la question primordiale posée au porte-parole. Selon ce dernier, la mission de la MONSCO travaille sur une réintégration volontaire de ces éléments. « On ne va pas les chercher. C’est eux qui doivent se rendre. Ils retournent dans le pays et c’est ce dernier qui les prend, ensuite, en charge», explique-t-il.
Une technique qui semble porter ses fruits. Cette année, 66 officiers des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda sont partis du Sud-Kivu. Un chiffre en progression par rapport à l’année passée. « Les activités de la population, ainsi que le développement économique ont repris dans cette région », souligne le lieutenant colonel.
Evidemment, ce sont principalement les régions du Kivu qui ont été la cible des FDLR, ces derniers jours. Du 19 au 22 octobre, 13 femmes auraient subi des violences sexuelles et 9 auraient été violées par des présumés combattants du mouvement FDLR. Ces attaques ont épargné peu de civils. Le groupe armé a aussi procédé à des pillages sur 65 maisons, une mosquée et une école primaire.
Afin d’enrayer l’augmentation des activités de ces groupes armés, la Monusco a lancé l’opération « Protection shield» ou « bouclier de protection », au Sud-Kivu. Pour ce faire, les Forces Armées de la République démocratique du Congo coordonneront entièrement l’opération. « Avec Protection shield, nous souhaitons, avant tout, sécuriser la population civile. Dans cette région, nous avons constaté une recrudescence des groupes armés comme le FDLR. 900 soldats, dont des forces spéciales, seront sur le terrain pour les neutraliser ». Par neutraliser, Amadou A. Gueye veut signifier, les empêcher d’être actifs. La section se chargera préalablement de localiser ces opposants. Les FARDC continueront ensuite l’action.
D’après le communiqué de la Monusco, cette opération permettra de créer des conditions favorables pour le retour des expatriés. Parmi les autres objectifs de l’opération, se trouve aussi la prévention de l’infiltration et du ravitaillement de ces groupes armés à partir du lac Tanganyika.
DEBORAH TOUSSAINT (STAGIAIRE DE LOUVAIN-LA-NEUVE)
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25 novembre 2010
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