Revue de la presse congolaise de ce vendredi 26/11/2010

26 novembre 2010

Aujourd'hui dans la presse

 (CongoForum)

Le procès Jean Pierre Bemba à la Cp, l’Est avec le Plan Obama pour la neutralisation des rebelles ougandais de la LRA et la déclaration du clergé de Beni-Butembo, le retour annoncé de Tshisekedi, le blocage de la CENI, une menace d’épidémie à  l’Ouest, un débat sur la peine de mort à la Chambre, la grogne sociale aux Affaires Etrangères sont les divers sujet qui intéressent la presse congolaise ce vendredi.

Bemba

La Prospérité, au sujet du procès de Jean- Pierre Bemba  titre : « Les accusations du témoin 38 au procès de Jean –Pierre Bemba ». Pendant l’interrogatoire, l’accusation est revenue longuement sur les déclarations du témoin, pour lui faire préciser certains faits. L’homme au visage dissimulé et à la voix transformée est présenté sous le numéro 38. Depuis ce mardi, il raconte les exactions commises en 2002 et 2003 en Centrafrique par les hommes de Jean-Pierre Bemba, rapporte ce journal. La Prospérité décrit par ailleurs : « Difficile, ce mercredi de suivre l’audience interrompue à de nombreuses reprises. Lorsque la présidence de la Cour déclare le huis clos, les micros et les écrans se ferment. Du coup, lorsque la séance reprend, les sens des questions ou de réponses n’est pas toujours très compréhensible. »     

L’Avenir qui en ce qui le concerne consacre son éditorial à ce procès titre : «Le 38, un témoin dangereux ». Ce journal écrit : «Alors que la défense a, depuis le début du procès dit à qui voulait l’entendre, que JP Bemba n’avait jamais mis les pieds à Bangui, le témoin 38 persiste et signe que JB Bemba était bel et bien au PK 12. Il dit n’avoir pas été seul à le voir. Toute la foule était non seulement là, mais elle manifestait. Elle attendait de JP Bemba une seule parole pour que les violences cessent ».  Pour L’Avenir, ce témoignage est très important. C’est ici dit –il, ici que se joue l’acte d’accusation. « Il fallait que les avocats démentent, je voulais dire démontent le témoignage de ce témoin qui à notre avis est le plus important de tous », estime L’Avenir.        

Pour sa part, Le Phare en ce qui le concerne constate « Des trous de mémoire chez le témoin 38 ». A travers ce titre, ce journal note « sous le feux des questions de la défense le témoin 38 a présenté des trous de mémoire bizarres quant aux circonstances de temps et de lieu des faits qu’il avait pourtant dénoncés avec volupté les deux premiers jours de son audition. »

Est

Au sujet du plan américain pour la neutralisation de LRA, L’Avenir titre : « Est de la Rdc : Plan Obama contre la LRA». De la parole aux actes, le président américain, Barack Obama avait promulgué la loi sur la lutte contre les groupes armés étrangers à l’Est de la Rdc, au Sud Soudan et en République Centrafricaine, annonce ce journal. Dans une certaine opinion, écrit L’Avenir,  on était loin de prendre le président américain au mot. Car, dit-il, on était habitué aux différentes résolutions voire aux différentes conventions qui n’ont jamais été suivies d’effets. Le président américain Barack Obama entend démontrer dans ce domaine de la paix internationale que réellement, « yes we can ». C’est dans ce cadre, apprend-on de la Maison Blanche, que dans le cadre des modalités de mise en application de sa loi, le président américain, Barack Obama, vient d’envoyer au Congrès américain, la stratégie concrète de lutte contre les rebelles ougandais de la LRA, souligne encore ce journal qui ajoute que cette stratégie est arrivée le mercredi 24 novembre 2010 au Congrès.    
Avec cette stratégie, se réjouit L’Avenir, l’administration Obama entend combattre la violente rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA). Selon la Maison Blanche, cette stratégie qui intervient six mois après le dépôt de la loi par le président se présente sous forme d’un plan d’action qui, une fois adopté par les élus américains, va aider les Etats de la région à désarmer la LRA et à traduire ses chefs en justice, à protéger les civils et à accroître l’aide humanitaire aux personnes touchées, estime ce journal.      

En ce qui le concerne, Le Potentiel titre : « Barack  Obama prend les choses en mains ». Barack Obama répond-il à l’appel à l’aide lancé au mois de juillet 2010 par la République Centrafricaine ou à celui, plus récent, de l’Union africaine réunie à Bangui en octobre dernier ?, s’interroge ce journal. Au-delà d’une réponse, poursuit Le Potentiel, la certitude aujourd’hui est qu’il vient de décider de traquer les rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) jusque dans leurs derniers retranchements. Le plan contre la LRA, qu’il a envoyé mercredi dernier au Congrès américain, en fait foi. Et Le Potentiel de conclure : « On espère que cette fois-ci sera la bonne et qu’après la traque de Kony, Obama va s’occuper des rebelles rwandais des FDLR qui sévissent dans les provinces du Kivu ».

« Nouvelle alerte au génocide, écrit Le Climat Tempéré, L’évêque de Butembo-Beni largue un brûlot »

Dans une déclaration, rendue publique par Mgr Sikuli, évêque du diocèse de Butembo-Beni, et son clergé décrient la situation d’insécurité, qui règne dans le Nord-Kivu. A la suite de l’assassinat de l’Abbé Christian Bakulene, curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Kanyabayonga, les religieux du Nord-Kivu se sont concertés pour interpeller les autorités du pays et la communauté internationale pour garantir la paix et la sécurité dans cette province. Le clergé de Butembo-Beni contredit les évidences officielles, qui rassurent la population: «En dépit de ce slogan sécuritaire, et même si certains estiment que la situation du pays s’améliore chaque jour d’avantage, qualifiant les problèmes d’insécurité à l’Est de «résiduels», les populations de l’Est du pays restent soumises à un régime de terreur grandissante : insécurité, violences, tueries, viols et assassinats sont enregistrés chaque jour. A côté de la fréquence de coupeurs de routes, l’insécurité rencontre et poursuit les citoyens dans leurs domiciles, pourtant inviolables.»

C’est dans ce sens  que Mgr Sikuli et le clergé de Butembo-Beni ont dénoncé la vision partisane des autorités gouvernementales, qui sont plus préoccupées par la sécurisation des provinces autres que celles du Kivu: «Nous dénonçons cette sorte de complot contre les peuples du Nord-Kivu en général et du Grand-Nord du Nord-Kivu en particulier. Alors que les Pouvoirs publics se préoccupent des situations d’insécurité qui troublent les autres provinces, comme ce fut le cas lors des opérations du BDK au Bas-Congo ou de la révolte des Enyélé à l’Equateur, nous regrettons de constater que pour le cas du Nord-Kivu, les autorités préfèrent se réfugier derrière une implication des populations locales pour justifier leur indifférence ou leur impuissance face à ce fléau. Une telle indifférence risque d’être interprétée par les populations victimes et meurtries comme une complicité de la part de ceux-là mêmes qui s’apprêtent encore à solliciter leur suffrage et qui ont le mandat de protéger la population et ses biens. Il est anormal d’entendre de la part de ceux-là qui ont mandat de faire régner l’ordre et la paix sur toute l’étendue du territoire national nous dire que l’insécurité au Nord-Kivu est affaire des populations locales. Quand bien même deux frères seraient en train de se battre sur le territoire national, la mission des autorités politiques et administratives sera de les départager de gré ou de force afin de faire régner l’ordre et la paix sur le territoire. Dire (ou faire) autre chose serait faire preuve d’une irresponsabilité politique sinon d’une (vaine) tentative de faire accréditer une idéologie génocidaire. » La déclaration de Monseigneur Sikuli et de son clergé est en ligne sous

http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=172529&Actualiteit=selected

 

ACP annonce «  Une arme contre les violences sexuelles » qui pourrait être fort utile dans l’Est de la RDC. Le docteur Sonnet Ehlers, une Sud-Africaine , a mis au point  un  préservatif féminin muni de « dents », qui « agrippent » le pénis du partenaire, comme nouveau moyen de lutter contre les agressions sexuelles. Le préservatif, appelé Rape-aXe, est inséré par la femme à la manière d’un tampon. Ses crochets, similaires à des dents, s’attachent au pénis du violeur au cours du rapport sexuel forcé. « C’est douloureux, l’agresseur ne peut ni uriner ni même marcher, tant qu’il a le préservatif agrippé au pénis », a expliqué le docteur Ehlers, citée dans un document diffusé sur Internet. « Si le violeur essaie de le retirer, le préservatif va se resserrer plus encore », a-t-elle ajouté. Une fois le « piège » refermé, seul un médecin pourra enlever le préservatif et l’assistance médicale pourrait alors permettre d’arrêter le criminel sans difficulté. Selon le Dr Ehlers, l’idéal serait que les femmes le portent lorsqu’elles traversent une zone où elles se sentent en danger. « Ceci fera réfléchir plus d’un homme avant d’agresser une femme », a estimé le médecin. Le premier prototype du Rape-aXe a été dévoilé en 2005, rappelle-t-on.

Tshisekedi

Dans « LE BILLET » du Climat Tempéré, L. Mantha anonce « Le nouveau Tshisekedi »

« Etienne Tshisekedi revient au pays début décembre prochain. Candidat virtuel de son parti aux prochaines présidentielles, le leader de l’UDPS vient mobiliser ses troupes pour la mère des batailles électorales. Jusqu’il y a quelque temps, ce genre d’annonce faisait plutôt ricaner le camp de la coalition au pouvoir. Futur président de la République ! Ce Tshisekedi malade, gâteux, perclus, incapable de tenir une heure debout, lessivé ? Un journal s’est même laissé aller à ce que d’aucuns avaient perçu comme de l’inélégance, en persiflant un futur « président en fauteuil roulant » ! Président de la République ! En s’appuyant sur quelle machine électorale ? Lui, Tshisekedi, qui n’a pas été foutu de sauvegarder le patrimoine humain de cette mythique UDPS, mais qui a laissé aller en lambeaux un parti réputé jadis comme la terreur des tenants du pouvoir. Dans ses fanfaronnades éculées, Etienne Tshisekedi, général émoussé aux yeux de ses détracteurs, serait un homme plus à plaindre qu’à craindre. Ça, c’était hier. Aujourd’hui, la situation semble avoir nettement évolué. Depuis le week end dernier, le microcosme politique congolais a reçu une secousse. Le sphinx est de retour ! Jamais, depuis sa retraite de Bruxelles pour ennuis de santé, Tshitshi n’était apparu aussi en jambes que sur les images diffusées par France 24. L’interview à la chaîne française a montré un Etienne Tshisekedi des grands jours. Frais, requinqué, maître de son propos, Tshisekedi est réapparu tel qu’en lui-même les années de lutte contre la dictature de Mobutu l’avait figé. Plein de bagou, sûr de lui, l’air de quelqu’un qui ne voit personne en face, Tshitshi paraît être bien dans sa tête, ancré en la position qu’il a toujours affectionnée, celle de la provoc et de l’attaque. Son combat, il le reprend où il l’a laissé. Avec le même refrain : contre la dictature. ‘‘Celle de Mobutu d’abord, ensuite celle de Kabila père, et maintenant celle du fils’’. Et de stigmatiser les droits de l’homme bafoués en RDC, l’assassinat de Floribert Chebeya et d’Armand Tungulu, le musellement des partis politiques de l’opposition, « interdits de réunions publiques ». De Bruxelles, Tshisekedi a sa propre vision de la RD Congo. Un pays où tout serait en noir ! Et les cinq chantiers ? Bof ! Il balaie tout d’un revers de la main : « ce n’est pas parce qu’on a bitumé quelques tronçons de route qu’on peut prétendre diriger le pays », dit-il ! Non ! Le peuple congolais serait en danger, et lui, Tshisekedi, se sent investi de la mission de venir à son secours, pour ne pas, dit-il, « être accusé de non assistance à peuple en danger » ! Du coup, l’homme a fait mouche. Cette sortie là a ragaillardi d’ores et déjà les combattants de base qui s’apprêtent, dit-on, à réserver un accueil haut en couleurs au lider maximo. Intervenant au moment même où s’ouvre le procès de Jean Pierre Bemba à la Haye, et alors que l’on prédit que le leader du MLC devrait être retenu en prison pendant de nombreux mois encore, la venue de Tshisekedi vient, dirait-on, au moment qu’il fallait pour relancer le débat politique. Dans un contexte marqué par les ralliements successifs de partis et personnalités politiques au camp du président Kabila, l’opposition paraissait groggy, comme incapable de créer un quelconque événement autour d’elle. Le retour annoncé d’Etienne devrait pouvoir créer un électrochoc. Voilà une opportunité qui devrait amener bon nombre d’affidés de Bemba, pour faire un pied de nez aux bourreaux de leur leader, de réaliser un transfert de sentiments à l’avantage de Tshisekedi. Pour l’opposition plurielle, parlementaire et extraparlementaire, l’on pourrait bientôt assister à des rassemblements d’envergure. Pour cela, Etienne doit éviter un certain nombre d’erreurs du passé. D’abord cette sorte de messianisme politique qui lui a toujours fait croire que ce sont les autres qui ont besoin de lui, mais que lui, Tshisekedi, il peut se passer de tout le monde. C’est cette attitude qui a vidé l’UDPS. Ensuite, il faudra bien articuler un programme minimum d’union.  Jusqu’ici, Etienne n’offre pas un quelconque aperçu programmatique. Son discours est purement incantatoire. Il nomme le mal, le décrit, le condamne et promet d’ « aller à Kinshasa en décembre pour changer les choses ».  En quoi faisant concrètement pour rassembler ? C’est là qu’on attend le nouveau Tshisekedi.

CENI

« L’Opposition ne changera pas des candidats », affirme le député Médard Mulangala d’après Le Climat Tempéré.

La mise en place de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, devra répondre à deux logiques, celle du consensus pour la tenue des élections apaisées et celle de la solidarité pour conforter la refondation de l’Etat congolais. Mais cette logique, dit-on à l’Opposition, ne semble pas être partagée par certains ténors du camp de l’Alliance de la majorité présidentielle. Dans un entretien  mercredi avec la presse, l’Opposition a accusé l’AMP de chercher à tout prix à « interférer dans les choix des autres ».

« Notre choix a été fait de manière sincère, de manière  crédible. Nous estimons que c’est ce choix et rien que celui-là, qui doit être respecté », a tranché le député national Médard Mulangala Kabwanga devant une brochette de journalistes rassemblés sur le parvis du Palais du peuple. En clair, le choix porté par l’Opposition politique sur ses candidats  à savoir le sénateur Jacques Djoli, le député Laurent Ndaye et Mme Carole Kabanga « doit être respecté », a martelé mot pour mot, le député Mulangala. « A notre niveau de l’Opposition politique, nous avons respecté toute la procédure. Après  des consultations internes avec nos amis qui sont hors  des institutions, une liste a été dégagée au niveau de l’ODR par consensus. Il n’y a pas eu vote. Chacun des partis, des groupes membres de l’Opposition et de ceux de l’Assemblée nationale a soumis un nom. Les trois noms trouvés ont été  envoyés au bureau de l’Assemblée nationale », a rappelé Médard Mulangala. « La désignation des membres de la CENI est un processus politique dans lequel nous allons nous assurer mutuellement. Pour avoir des élections apaisées, nous respectons le choix de la Majorité. Elle doit respecter le nôtre. Notre choix a été fait. Il demeure  et ne sera pas changé », a-t-il soutenu devant la presse. Médard Mulangala afait observer par ailleurs qu’à l’issue de la réunion court-circuitée au Centre catholique Nganda, le président de la commission spéciale et technique, le député Grégoire Katende s’est vu gratifié en étant nommé en qualité de président du Conseil d’administration de la Société minière de Bakwanga (MIBA).

La commission Katende est allée au-delà des compétences  qui lui ont été confiées par la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Cette commission n’a pas bien travaillé, puisqu’il y a eu deux rapports », a-t-il noté. L’Opposition a également dénoncé  ce qu’elle considère comme « une volonté de retarder  la mise en place de la CENI. Pour quel objectif ? Toute la question est là .  Nous allons à la CENI sans avoir eu le moindre  rapport de la CEI à ce jour. C’est  quand même un fait non négligeable. Il n’y a pas eu le moindre rapport de la CEI discuté au niveau de la Chambre basse et de la Chambre haute (du Parlement). C’est quand même inhabituel, a fait savoir le député Mulangala. Il a également saisi l’opportunité pour appeler l’Assemblée nationale à « s’inspirer  de bonnes pratiques ». Au Sénat par exemple, il est dit clairement que les membres  du bureau ont des fonctions précises, a-t-il indiqué, soutenant que l’article 34 du Règlement intérieur du Sénat  précise que personne n’a à interférer dans les prérogatives de l’autre. Cette disposition peut être proposée dans le Règlement intérieur de la CENI que Médard Mulangala a qualifié de « démarche politique par excellence » négociée il y a deux ans. Acteurs de l’Opposition comme de la Majorité avaient pris la décision commune de ne pas intégrer la société civile comme membre au bureau de la CENI.

« On a levé une option politique pour nous assurer mutuellement, pour nous assurer qu’à la CENI chacun de nous est bien représenté et sait sa situation. Nous n’entrons pas dans le choix fait par ceux de la majorité », a-t-il dit. L’Opposition ne veut pas se mettre dans le choix de ses collègues de l’AMP. Elle aussi devra faire de même.

(« C’est la faute des autres » est un refrain d’un grand usage en politique, mais il ne faut pas pousser. TOUS LES PARTIS, aussi bien dans la Majorité que dans l’Opposition, n’ont pas respecté ce qui découlait clairement de la loi et ont remis des listes de candidats beaucoup trop politisés. Mais il est évidemment plus facile d’accuser l’autre camp que de reconnaître qu’on a « cochonné le boulot ». NdlR)

Santé

Le Climat Tempéré résume : « Epidémie de poliomyélite : 409 cas dont 169 décès au Congo-Brazza et 63 cas en RDC « 

Le ministre Makwenge a tiré la sonnette d’alarme sur la résurgence de la poliomyélite en RDC. 63 cas de poliomyélite dus au poliovirus sauvage de type 1 ont été répertorié dans 4 provinces de la RCSC de janvier à novembre 2010. Il s’agit 50 cas au Kasaï-Occidental, 9 cas au Bandundu, 3 cas dans la ville de Kalemie au Katanga et un seul cas dans le Sud-Kivu. Ces 63 personnes sont victimes de la paralysie due à la polio. Une équipe fera une descente au Bandundu où 11 cas suspect de polio avec 9 décès viennent d’être signalés à Kikwit dont l’âge des personnes concernées varie entre 1 et 30 ans. Cette situation, a-t-il précisé, est la conséquence de la réapparition du poliovirus sauvage en RDC depuis février 2006 en provenance de l’Angola. De 2001 à 2005, la RDC avait réussi à interrompre la circulation sur son territoire du poliovirus sauvage.

Par ailleurs, une épidémie de polio sévit au Congo Brazzaville depuis le début d’octobre 2010. 409 cas dont 169 décès ont été notifiés jusqu’ici. Pointe Noire est l’épicentre de l’épidémie qui touche particulièrement les adultes. C’est donc une menace pour la RDC. 

Dans le but de faire face à cette nouvelle résurgence, une campagne de vaccination  synchronisée contre la polio a été organisée.

Parlement : La proposition de loi Mbata sur l’Abolition de la peine de mort rejetée

La proposition de loi relative à l’abolition de la peine de mort a été déclarée « irrecevable » par les députés. A l’issue d’un débat général ayant mobilisé les interventions de 18 députés nationaux, la proposition de loidu député  André Mbata, a été rejetée à une majorité écrasante, en dépit des arguments qu’il a présenté devant ses collègues. « La proposition de loi relative à l’abolition de la peine de mort est déclarée irrecevable », a affirmé le président de la Chambre basse du Parlement. Si cette proposition de loi était approuvée, elle contribuerait à donner moins de souffrances aux condamnés à mort, a fait savoir Evariste Boshab. « La peine de mort n’a plus sa place dans notre société », avait soutenu l’initiateur de la proposition de loi, soulignant que ce débat  capital intéresse la nation, l’Afrique et le monde. Il a tenté de répondre à la question de savoir s’il y a une contrainte en droit interne et en droit international pour abolir ou supprimer la peine de mort en RDC. « Il y a des contraintes en droit interne, qui nous poussent à abolir la peine de mort. Je ne suis pas l’avocat des assassins et de ceux qui violent… », a-t-il avancé, avant d’implorer, dans sa requête, la bonne foi des députés pour solliciter l’avis de la Cour constitutionnelle. « Prenons ce point capital et envoyons la question à la Cour constitutionnelle », a estimé André Mbata. Mais l’exposé des motifs de cette proposition de loi avait suscité un débat houleux dans la salle des Congrès du peuple où abolitionnistes et non abolitionnistes ont eu à croiser le fer sur cette matière très sensible.

« Culturellement, la suppression de la peine de mort est prématurée » en RDC, a jugé le député Christophe Lutundula Apala. « Si la loi ne répond pas à la condition sociale du moment, elle déstabilise et ne vaut pas la peine », a-t-il tranché. Dans un argumentaire, M. Lutundula justifie que « l’Etat doit prendre toutes les mesures pour assurer la vie à chacun de nous ». Il a plaidé pour le maintien de la peine capitale. Cette démarche a été contredite par le député Jean Ernest Louis Kyaviro, qui a relevé les faiblesses de la peine de mort. « L’application de la peine capitale n’a pas contribué à réduire le taux de la criminalité », a-t-il dit. M. Kyaviro va pousser plus loin sa réflexion en soutenant que l’Etat n’applique pas ses lois et n’améliore pas la justice. C’est ainsi que l’on assiste à des scenarii tels que « le coupable est acquitté et la victime est condamnée ». « Je pense que le fait de tuer quelqu’un n’est pas une solution au crime », a fait savoir le député Kyaviro, qui a apporté un soutien visible à l’abolition de la peine de mort dans le pays. « L’inviolabilité du droit à la vie », a été le sujet de l’intervention de  M. Zulu : « Il est de notoriété publique que tous les courants  philosophiques, toutes les religions et opinions diverses, qui coexistent à travers le monde, se livrent tous à la sublimation des principes sacro-saints de la sacralité, de l’inviolabilité du droit à la vie et à l’intégrité physique de la personne humaine », a rassuré  de son côté le député-ambassadeur Fabien-Emery Zulu Kilo Abi dans une déclaration à la presse. Il a qualifié de « peu responsable et peu réaliste » de confier à l’homme la responsabilité d’ôter à un autre homme la vie et ce, rien que pour le punir. « Ce que l’on devrait promouvoir, c’est la rigueur du juge au moment de prononcer à l’endroit des coupables des crimes les plus graves, des peines d’emprisonnement à terme ou à perpétuité », a-t-il dit. Ces peines à perpétuité devront être couplées éventuellement d’amendes, de confiscation des profits et autres biens tirés du crime, a argué le député Zulu. « Toutes ces justices sacralisent le droit à la vie considéré comme un droit inhérent à la personne humaine et qui doit être protégé par la loi », a-t-il souligné. Dans le domaine du recul des frontières de la peine capitale, la RDC, avec le moratoire  adopté en 2001, a déjà fait « quelques avancées notoires et significatives », a-t-il rappelé. A l’hémicycle, la tendance a été de rejeter la loi sur l’abolition de la peine de mort. Et les originaires de la partie orientale de la RD Congo ont beaucoup pesé sur la balance. Les députés élus de l’Est sont convaincus que l’abolition de la peine va être considérée comme une prime accordée à tous ceux qui ont eu à commettre des crimes dans cette  partie de la RDC, théâtre des conflits armés. La suppression de la peine de mort est une question capitale qui relève du droit. (d’après Le Climat Tempéré)

Social

« Grève au ministère des Affaires étrangères : Les agents s’insurgent contre Alexis Tambwe Mwamba » annonce Le Climat Tempéré.

Les agents du ministère des Affaires étrangères observent, depuis hier jeudi, un mouvement de grève pour exiger du ministre de tutelle, Alexis Tambwe Mwamba, le paiement de la prime spécifique. Selon l’association syndicale des agents du ministère des Affaires étrangères, Alexis Tambwe Mwamba a bloqué le paiement des fonds servant au paiement de cette prime qui auraient pris un circuit inconnu. Cela, sans avoir préalablement recueilli l’aval du Parlement, l’autorité budgétaire.

Là où le bas blesse, font savoir les syndicalistes, c’est que le ministre Tambwe refuse d’ouvrir les négociations avec les délégués des agents, afin de raccorder leurs violons et de rétablir la paix sociale. A les entendre, les agents du ministère des Affaires étrangères semblent déterminés à ne pas baisser les bras aussi longtemps qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause.

Ils envisagent, pour ce faire, de faire entendre leur voix auprès du président de la République que la Constitution déclare être le chef de la diplomatie congolaise.

Contacté par Le Climat Tempéré, le porte-parole du ministre Alexis Tambwe, Patrick Mutombo, pour qui cette grève n’a pas sa raison d’être, explique que la gestion de ces fonds était transférée au ministère du Budget où les agents devraient exprimer leur ras-le-bol. «Ces fonds issus de la vente des formulaires servaient non seulement à la paie de la prime spécifique, comme le laissent entendre quelques syndicalistes, mais aussi au fonctionnement du ministère», a-t-il fait savoir. «La gestion de ces fonds a été transférée au ministère du Budget qui a gelé la paie de la prime. Mais la rétrocession continuera à être payée aux agents qui feront preuve de régularité dans l’accomplissement de leurs tâches», a précisé le porte-parole du ministre Tambwe. Patrick Mutombo, qui appelle les agents au calme, promet que ce problème trouvera une issue favorable dans les prochains jours. C’est à l’avènement de Mbusa Nyamwisi à la tête de ce ministère que cette prime a été instaurée. Le déclenchement du mouvement de grève au ministère des Affaires étrangères risque quelque peu de porter un coup dur aux personnes désireuses de se rendre à l’étranger pour diverses raisons. Bien plus, il contribue à ternir davantage l’image de la diplomatie congolaise.

« Les Lumières de la ville »

Une polémique relative au « 5 Chantiers » se déroule depuis quelques jours sur « l’Internet congolais ». Un internaute a, en effet, mis en circulation des photos, expédiées depuis son GSM, qui montrent différents lieux de Kinshasa (30 juin, av. Victoire, rond-point de la Gare, etc… ), photographiés de nuit. Ils sont  en bon état, propres et éclairés. Ce qui mène bien sûr à la conclusion que les « 5 Chantiers » ne sont pas uniquement du bluff. Il s’est aussitôt attiré des répliques des plus vertes (dont quelques « noms d’oiseaux ») le sommant de montrer plutôt Kimbanseke, Bandalungwa ou d’autres quartiers populaires, que des sites de prestige.

La campagne électorale va décidément se fourrer partout !

© CongoForum, le vendredi 26 novembre 2010

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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