18/12/10/ revue de la presse congolaise de ce samedi

18 décembre 2010

Aujourd'hui dans la presse

 (CongoForum)

Deux feuilletons à épisodes multiples et à rebondissements nombreux occupent la presse de Kinshasa aujourd’hui. Le premier est la privatisation des entreprises publiques qui ne semble ni se passer bien, ni avancer à l’allure souhaitées. Le second, une superproduction nettement pus ambitieuse à financement international, ce sont bien sûr les élections : mariage que d’aucuns taxent de « contre nature » entre l’UPC et L’UNC, mise en place de la Ceni, adhésions à l’Amp, etc,

Privatisations

Le Potentiel doute de la transformation des entreprises publiques congolaises en sociétés commerciales d’ici la fin de l’année en cours.C’est en principe le 31 décembre 2010 à minuit que toutes les entreprises publiques à transformer en sociétés commerciales doivent boucler leur processus de mutation. Mais, au terme d’une réunion convoquée le jeudi 16 décembre 2010 par le Premier ministre, seules six entreprises sur les 20 inscrites sur la liste de départ seront présentes au rendez-vous du 31 décembre. Nouveau challenge pour le Copirep.     
Depuis le 24 avril 2010, les 20 entreprises inscrites sur cette liste avaient bénéficié d’une prorogation de six mois, sur ordre du Premier ministre pour les aider à rattraper le retard. Ainsi, après la date du 31 décembre 2010, aucune autre prorogation ne devait être possible.
Cependant, le jeudi 16 décembre 2010, au sortir d’une réunion convoquée en son cabinet de travail par le Premier ministre Adolphe Muzito, pour faite le point du processus de transformation, un constat malheureux a été fait par les experts associés à cette rencontre.
Le 31 décembre 2010 est donc la date butoir fixée pour transformer les entreprises publiques en sociétés commerciales. Sur les vingt entreprises concernées, six seulement sont partiellement prêtes pour ce rendez-vous.

Elections/CENI

 « Ceni Rdc : le schéma ivoirien en perspective », titre à la Une L’Avenir. Il souligne que pour attendre l’éventuelle libération de son leader, Jean-Pierre Bemba détenu à la Cpi, le Mlc a décidé à bloquer la CENI par tous les moyens, jusqu’à demander aux partenaires à ne pas financer les élections. Il estime que devant la ferme volonté de l’opposition, de rester sur ses positions, il y a risque de boycotter les élections prochaines.        
« A propos de la tenue des élections, l’opposition congolaise s’est battue, se bat encore pour que la Constitution soit respectée. Pour cette opposition, le respect de la Constitution reposerait sur l’organisation des élections présidentielles 90 jours avant l’expiration du mandat du président en fonction. Il n’y a aucun cas de force majeure qui compte pour elle. Si tel est le cas, l’opposition avec le Mlc en tête, exigerait des négociations politiques pour faire accepter par tous le moindre décalage par rapport à la date de la tenue de l’élection présidentielle.      
On pensait que l’opposition irait jusqu’au bout de ce légalisme. Malheureusement, il s’arrête au bout des calculs politiciens et de la stratégie qui consiste visiblement à retarder la tenue des élections. Pour le Mlc, il s’agit de retarder tant que faire ce possible (sic), la tenue des élections avec espoir que son leader puisse être libéré. Si le Mlc peut obtenir des négociations avec par exemple une petite transition qui permettrait tout le monde d’aller aux élections avec les mêmes chances (sic), ce sera une bonne façon d’attendre la libération de JP Bemba. »

(C’est là une interprétation… disons pour être gentils « quelque peu sollicitée » de ce qui est moins une position du MLC que son gros problème : la quasi impossibilité d’ouvrir la succession d’un homme encore en vie. L’adhésion à un parti est vécue, au Congo, comme quelque chose qui ressemble à un hommage féodal à son leader. La mort seule peut le délier. Or, le « Chairman », non seulement est absent, mais doit le rester, tout simplement parce que son remplacement par un de ceux que l’on accepte comme « intérimaires » ne serait sans doute pas accepté ar la base et par les électeurs du parti. Quant à ses chances d’être rentré au Congo en temps utile, personne, sans doute, ne se fait d’illusions mais, à nouveau, nul ne peut, sans passer pour un « traître », se risquer à le dire… NdlR)      
L’Avenir poursuit : « La meilleure façon pour le Mlc d’atteindre ce but, c’est de mettre la Ceni dans l’impossibilité de voir le jour pendant que ce parti politique dénonce la suppléance de la Cei, conformément aux dispositions finales de la loi sur la Ceni qui demandent que la Cei continue à travailler jusqu’à l’installation effective de la Ceni.
Dans cette même manœuvre, il nous revient que le Mlc va bientôt demander à ses membres qui siègent à la Cei de démissionner. La conséquence de cette démission, selon le souhait du Mlc, sera de paralyser la Cei. Au même moment, le Mlc a pris la tête du peloton des partis politiques de l’opposition qui ne veulent rien entendre de l’indépendance des membres de la Ceni. L’opposition se met purement et simplement en parallèle de la position de la majorité qui voulait à travers le respect de cette disposition de la loi, voir les partis politiques désigner des membres de la société civile en lieu et place des membres engagés des partis politiques.
 » (Cette explication laisse rêveur, dans la mesure où le MLC ne fait que répondre à une manœuvre de la Majorité. Comme celle-ci vise à confier la présidence de la CENI au pasteur Ngoy, membre fondateur du PPRD et relation personnelle de JK, le MLC s’obstine à présenter le sénateur Ndjoli, en qui il voit un possible vice-président qui ferait contrepoids. L’intéressant, c’est que le journal kabiliste par excellence reconnaît que ce que la loi demandait aux partis était de désigner des membres de la société civile en lieu et place des membres engagés des partis politiques, ce qui revient à reconnaître que les partis ont cochonné leur boulot et qu’il est à refaire, position que nous avons maintes fois exprimée ici. NdlR). Il poursuit en exposant sa ropre vue de l’« indépendance qui n’est pas la neutralité » : « La majorité estime également que l’indépendance exigée aux membres du bureau de la Ceni n’est pas à confondre avec la neutralité en plein exercice de ses fonctions. Par indépendance des membres du bureau de la Ceni, le législateur, estime la majorité, veut voir des personnes dont le comportement au sein de la Ceni ne devrait pas être dicté par l’appartenance à un camp politique au point de passer pour son défenseur, son œil et son oreille. La précaution n’était pas gratuite lorsqu’on sait qu’en 2006, un membre de la Cei, au nom de son engagement, de son affiliation à un parti politique dont le président était concourant, avait tenté de bloquer la proclamation des résultats électoraux. Ce qui est arrivé en Côte-d’Ivoire avec des membres de la Cei de ce pays, membres du parti du président sortant qui ont bloqué la Cei en vue de faire entrer en danse le Conseil constitutionnel, devrait instruire les politiciens congolais de bonne foi. Malheureusement, la bonne foi est la chose la moins bien partagée dans les milieux de l’opposition congolaise. L’opposition est restée catégorique. Elle ne changera pas sa liste. En termes clairs, elle ne se soumettra pas au critère d’indépendance. Pour sa part, la majorité, l’Amp en tête, se dit prête à désigner d’autres personnes pour replacer celles dont l’indépendance est contestée. Au Palu, a-t-on appris, les négociations ont eu lieu pour remplacer Mathieu Mpita.
Devant la ferme volonté de l’opposition de rester sur ses positions, on allait vers un beau prétexte pour boycotter les élections. Il nous revient que l’on irait vers l’abandon de ce critère. Peut-on le faire sans amender la loi ? Dommage que les juristes hésitent à s’y risquer. Les observateurs des élections sont aphones et attendent jouer aux sapeurs pompiers. Que dire des organismes de défense des droits de l’homme ? Ils n’ont pas de la matière tant que c’est la majorité qui est sur la bonne voie, celle du respect de la loi. »
(La « flèche du Parthe » en direction des observateurs et des ONG fait partie de la panoplie maison ; Mais la référence à un possible changement des propositions de la Majorité, même si l’on ne parle pas du pasteur du PAREC, est intéressante .Car il est encore possible de composer une CENI vraiment indépendante et neutre, même si L’Avenir n’aime pas ce mot ! NdlR)       
Que vaut la comparaison avec ce qui s’est passé avec la CEI ivoirienne ? En réalité pas grand-chose, étant donné que dans celle-ci, les partisans de Gbagbo étaient minoritaires non pas, comme on l’a prétendu, parce que cette commission était « composée de manière à avantager Ouattara » mais parce qu’une commission chargée d’organiser les élections est bien sûr composée longtemps avant le premier tour, et comprend donc des partisans de tous les candidats éliminés au premier tour. L’épisode dont question visait avant tout à empêcher la diffusin télévisée des résultats. L’avis de la Cour Constitutionnelle était connu d’avance, puisqu’elle est entièrement à la dévotion de Gbagbo.

Parlant également de la Ceni, Le Potentiel écrit, sous le titre « La Grande Cabale », que la désignation de sept personnalités devant siéger au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le processus électoral se trouve encore au point mort. Car, poursuit-il, plus d’une semaine après l’appel du Chef de l’Etat devant le Parlement réuni en congrès, la mise en place du bureau de la Ceni se fait toujours attendre. « Il y a vraisemblablement une grande cabale qui, apparemment aurait miné, tout le processus de mise en place de cet organe censé jouir pleinement de son indépendance, même si les membres devant siéger à son bureau ont été désignés sur base de critères d’appartenance politique.    
Sans doute prévenu de la difficulté dans laquelle se trouve confronter
(sic) la CENI, ce n’est donc pas par hasard que le président de la République a noté, quelques jours avant que le président de l’Assemblée nationale ne lui emboite le pas, que la « neutralité de la CENI ne doit souffrir d’aucune contestation ». Convaincu que son appel sera bien perçu par ceux qui, à l’Assemblée nationale, bloquent la marche de la CENI, le chef de l’Etat insistait sur le fait que « sa mise en place » ne devait également souffrir « d’aucun retard supplémentaire ».         
Dix jours après, le président de la République semble avoir vraiment prêché dans le désert. Personne dans la classe politique, particulièrement celle qui compose l’Assemblée nationale, n’a tenu compte de sa mise en garde. Chaque groupe campe sur sa position. Pourtant, le même mercredi 8 décembre 2010, le chef de l’Etat invitait la classe politique – Majorité et Opposition – « au sens de responsabilité » pour éviter un départ en catastrophe du processus électoral par la mise en place, en situation de conflit, du bureau de la CENI.   
«
Certes, argumentait le chef de l’Etat, les élections sont une compétition. Mais, une compétition singulière et exigeante ; particulièrement dans un pays comme le nôtre : un pays post-conflit ; une jeune démocratie ! » « Une compétition, a-t-il nuancé, exigeante en termes de respect des règles et des procédures ». Et de poursuivre, « exigeante aussi en termes de patriotisme et de sens de dépassement de soi ». Termes utilisés une semaine plus tard ( ???) par Evariste Boshab dans son discours de clôture de la session de septembre.        
Il y a un os dans la machine. Des clivages politiques et des calculs politiciens semblent avoir confisqué la primauté des textes censés régir l’organisation et le fonctionnement de la CENI. Ces divergences portent des germes de contestation des résultats de futurs scrutins.
Le peuple congolais a tellement souffert qu’il faut éviter de le plonger dans le schéma ivoirien. Il faudrait alors, à la suite du chef de l’Etat, se mettre à l’esprit que «
les élections n’ont réellement d’utilité sociale, que si elles permettent la paix sociale, et si l’ultime vainqueur en est davantage le peuple, l’intérêt général, plutôt que l’un ou l’autre des compétiteurs ». La Majorité et l’Oppositions à l’Assemblée nationale ont donc le devoir d’accorder leurs violons, se dépasser en vue de doter la RDC d’une CENI réellement neutre et indépendante, fonctionnant en dehors de toute forme de pression politique ou idéologique. »
       
(Le « schéma ivoirien » semble vraiment être devenu l’épouvantail à la mode. Et sans doute l’est-il devenu parce qu’il a été mal interprété. D’où vient le problème ivoirien ? Il ne vient pas de la CEI, mais du refus par les candidats d’accepter les résultats qui leur déplaisent et du refus de la Cour Constitutionnelle de faire son travail. Car, devant l’ampleur des suspicions, tant du côté de Ouattara que de Gbagbo, la SEULE issue crédible était d’annuler tout le scrutin et de le faire recommencer. Ce ne sont donc pas les institutions spéciales mises en place pour les élections qui sont cause du désordre !!! NdlR)

Elections/AMP

« Le Crdd signe l’acte d’adhésion à l’Amp ». L’Avenir qui donne cette information, précise qu’il ne se passe pas un jour sans que l’Amp enregistre un nouveau membre. Le Crdd du professeur Mulongo est très connu à Goma. C’est un parti qui a volé la vedette à beaucoup de partis politiques, à l’occasion de l’arrivée de Joseph Kabila au chef-lieu de la province du Nord-Kivu.  « Le soutien de la Crdd à Joseph Kabila remonte à celui de son fondateur à ce qui est reconnu comme l’arbre généalogique politique de Joseph Kabila. Un des lieutenants de Frederick Kibasa Maliba, le prof Mulongo est un des jeunes turcs qui avaient mené le combat au sein de l’opposition radicale, combat qui a permis de descendre le dictateur de la cime où il se confondait aux dieux, pour le ramener sur terre, totalement démystifié.       
Homme de culture, le prof Mulongo est un de ceux, en plus de l’agitation politique, ont apporté à ce forum qu’est la Cns, la dimension pensante. La commission socioculturelle de la Cns portait donc ses marques. On reconnaît par exemple son implication dans la défense de la loi sur l’exercice de la liberté de la presse. Il est dans le bateau de la libération par Mzée et il a cheminé dans cette logique jusqu’à la formalisation de l’adhésion de son parti politique dans l’Alliance de la majorité présidentielle (Amp).
Le leader de la Crdd a fustigé le comportement de certains politiciens congolais qui se déclarent « ennemi » politique de Joseph Kabila alors qu’ils sont incapables de dire le tort qu’il leur aurait commis. Pour revenir à la cérémonie, elle avait été présidée par Christian Kambinga, chargé de l’organisation au sein de l’Amp en l’absence du secrétaire exécutif ai, Louis Koyagialo. Après la lecture de la charte, Christian Kambinga a rappelé aux nouveaux adhérents la philosophie de l’Amp, à savoir le soutien à Joseph Kabila.
Chaque parti membre de l’Amp, dans ses déclarations, doit se conformer aux idéaux de l’Amp, il est tenu de ne pas déstabiliser tout autre membre de l’Amp. Cependant, tous les partis membres ont la liberté de se présenter à d’autres échelons des élections autres que présidentielles. En échange, les membres de l’Amp attendent beaucoup de la plate-forme, notamment le fait d’être consulté toutefois qu’il se pose des problèmes majeurs engageant la vie de la plate-forme.
 »   
(Il est manifeste que l’attitude de JK vis-à-vis de « son » propre parti, le PPRD est de plus en plus étrange. Manifestement, des deux objectifs de Kisangani – « JK au premier tour » et « majorité absolue » – il n’a retenu que le premier. Sans doute compte-t-il encore une fois se présenter comme « indépendant » et garder les mains libres pour conclure, entre les deux tours de la présidentielle, des accords tactiques qui hypothéqueront encore une fois la législature. NdlR)

Elections/Kamerhe

L’Upc de Thomas Lubanga s’allie à Kamerhe, annonce le journal La Référnce +. L’alliance déjà formalisée à Kinshasa entre les deux partis, en novembre dernier, a été révélée hier à Bunia dans une déclaration publiée par les dirigeants de l’Upc. Aux termes de l’accord, l’Upc entend soutenir la candidature de Vital Kamerhe au prochain scrutin présidentiel.

D’après Radio Okapi, on a assisté àKindu à ce qui ressemble fort à un embouteillage pour cause de surabondance de politiciens : « Kindu : accalmie, après la paralysie créée par les militants de l’UNC, du PPRD et de l’ARC ». Voici l’histoire : « Les activités ont repris petit à petit, vendredi 17 décembre dans la soirée à Kindu, après la paralysie observée tout l’avant midi à cause du déplacement massif de la population, en particulier en direction de l’aéroport. Il s’agit surtout des militants de l’Union de la nation congolaise (UNC), qui attendaient l’arrivée d’une délégation de ce parti. Le bilan provisoire de cette tension fait état d’une dizaine des blessés, une personne arrêtée.
Pendant cette mobilisation des militants de l’UNC, ceux de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ont été autorisés à se rendre à l’aéroport avec des mégaphones.  Ils attendaient aussi les cadres de leurs partis respectifs.         
Depuis 6 heures du matin, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) se sont déployés dans les principaux ronds points de la ville, surtout au niveau de Tchomba, à environ 1 kilomètre de l’aéroport.  Aucun taximan à moto ne devait dépasser cette barrière, ont indiqué certaines sources de la PNC.  Pour les piétons, seuls les travailleurs de la Monusco ou de la Régie des voies ariennes (RVA) pouvaient passer. Selon certains agents de la police, ce filtrage faisait suite à un ordre reçu de la hiérarchie.
Le gouverneur a indiqué que la délégation de l’UNC est venue clandestinement à Kindu, ses militants n’ayant pas obtenu l’autorisation d’organiser des manifestations publiques.  Pour le point focal de l’UNC, Juvenal Kabwende, les activités proprement dites n’ont pas encore commencé.  L’heure est à la sensibilisation de la base pour l’accueil de la délégation attendue ce vendredi soir à Kindu. Il a déclaré:
«Nous avons été subitement envahis par les badauds qui ont blessé certains de nos membres. Ce matin, un autre membre a été arrêté à l’Agence nationale des renseignements (ANR).»  
Pour sa part, le président de la société civile du Maniema, Fasili Shakodi, souligné qu’en pleine démocratie, il est inadmissible d’interdire les activités du parti de Vital Kamerhe qui a déjà obtenu son agrément.  « C’est vouloir une chose et son contraire à la fois. » a t-il poursuivi.

© CongoForum, le samedi 18 décembre 2010

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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