Encore des troubles à l’Unikin !

27 avril 2011

Actualités

(La Prospérité 27/04/2011)

*Un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels importants. Tel est le bilan provisoire et non officiel des échauffourées qui ont opposé hier, mardi 26 avril 2011, étudiants et certains éléments de la Police dépêchés sur le Campus.

Il était question de rétablir de l’ordre, après un mouvement de contestation des apprenants de cet alma mater qui protestaient brutalement contre l’augmentation de certains frais académiques. A en croire le reporter de La Prospérité envoyé d’urgence à la Colline inspirée, plusieurs revendications des étudiants seraient à la base de ces troubles. Le Comité de gestion aurait majoré ou encore fixé unilatéralement certains frais et donc, sans concertation préalable avec la communauté estudiantine. Ainsi, les frais d’enrôlement seraient-ils passés de 5.000 FC à 25 $us pour la première et la deuxième session ; la carte d’étudiant de 0$us à 25$us ; les frais de dépôt du rapport de stage de 0$us à 15$us ; dépôt TFC de 50$us à 100$us ; dépôt mémoire de 75$us à 150$us. Approchés par La Prospérité, les étudiants affirment avoir tenté, mais en vain, de rencontrer le Recteur afin de renégocier tous ces frais. Selon eux, c’est le refus catégorique du Recteur de les recevoir qui a mis de l’huile au feu. Le Ministre de l’ESU, le Prof. Mashako Mamba qui est descendu sur le lieu pour constater les dégâts, a promis des sévères sanctions à l’endroit des fauteurs des troubles. Une commission d’enquête a été mise sur pied, pour établir les responsabilités. Un mouvement de contestation a gagné hier, mardi 26 avril 2011, dans l’avant-midi, le Campus Universitaire de Kinshasa. Des étudiants de cet établissement d’enseignement supérieur et universitaire s’en sont pris brutalement aux bâtiments administratifs de l’Université. Alertée, la police aurait dépêché quelques éléments sur le lieu. Il s’en est suivi des échauffourées entre la police et les étudiants. Bilan provisoire et non officiel : un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels importants. A en croire le reporter de La Prospérité dépêché sur le site universitaire de l’Unikin, plusieurs revendications des étudiants de cet établissement public seraient à la base de ces troubles. Le Comité de gestion aurait majoré ou encore fixé unilatéralement certains frais et donc sans concertation préalable avec la communauté estudiantine. Ainsi, les frais d’enrôlement seraient passés de 5.000 FC à 25 $us pour la première et la deuxième session ; la carte d’étudiant de 0$us à 25$us ; les frais de dépôt du rapport de stage de 0$us à 15$us ; dépôt TFC de 50$us à 100$us ; dépôt mémoire de 75$us à 150$us. Approchés par La Prospérité, les étudiants affirment avoir tenté, mais en vain, de rencontrer le recteur afin de renégocier tous ces frais. Selon eux, c’est le refus catégorique du Recteur de les recevoir qui a mis de l’huile au feu. Avaient-ils droit de tout détruire sur leur passage ? Toutes les voies de recours étaient-elles épuisées ? Pas du tout, la violence provoque la violence. Elle n’a jamais été la vraie source de solution aux problèmes. En l’espèce, qui a raison et qui a tort ? Difficile à dire. Mais toujours est-il que les responsabilités devraient être partagées. D’autant plus que les gestionnaires de l’Université ont l’obligation de tout faire pour maintenir un climat apaisé dans le Campus. Et que tout acte de provocation devait être évité. D’ordinaire, lorsqu’il s’agit de revoir à la hausse les frais, le Comité de gestion a l’obligation de se concerter au préalable avec la Coordination des étudiants, pour éviter des décisions imposées et donc impopulaires. Dans l’après-midi, signale-t-on, le Ministre de l’ESU, le Prof. Mashako Mamba est descendu en personne sur le lieu, accompagné du Bourgmestre de la Commune de Lemba pour constater les dégâts. Le Ministre Mashako a décidé de mettre sur pied une commission d’enquête chargée d’établir les responsabilités. Il promet des sanctions sévères à l’endroit des étudiants fauteurs des troubles. Pour une certaine opinion, le Ministre devrait plutôt s’attaquer à la cause des incidents qu’aux conséquences. Ici, la responsabilité première incombe au Comité de gestion qui n’a pas su prévenir ce qui est arrivé. Gérer, c’est prévoir, dit-on. En tout cas, calculatrice en main, un étudiant finaliste, outre les frais académiques exorbitants, doit en sus, débourser plus de 250$us. C’est inacceptable dans cet environnement où les parents dont la plupart sont des fonctionnaire de l’Etat, n’ont pas connu d’augmentation de salaire. Le bon sens aurait voulu qu’on négocie, au préalable, avec les étudiants, au lieu de leur imposer des frais qu’ils ne peuvent nullement être en mesure de payer. S’agissant de l’identité de la victime, des informations sont contradictoires. Certains parlent d’un gardien universitaire, d’autres d’un étudiant en médecine (D1) qui s’appellerait Masudi Mbisha. C’est encore à prendre un minimum de réserve jusqu’à ce que les autorités académiques se prononcent sur ce qui s’est réellement passé. Les blessés, quant à eux, auraient été acheminés aux cliniques universitaires.

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À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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