10/05/11 REVUE DE LA PRESSE CNGOLAISE DE CE MARDI

10 mai 2011

Actualités

 (CongoForum)

Les Elections, le pillage des matières premières, le procès Chebeya et l’économie sont au menu de ce jour. Nul ne s’étonnera, sans doute, de voir que le chapitre « Elections » est particulièrement copieux.

Elections

Les journaux parus ce mardi 10 mai à Kinshasa s’intéressent essentiellement au processus électoral en RDC. AFP a demandé leurs avis à quelques personnalités sur le calendrier de la CENI.
Louis Koyagialo, secrétaire général de la majorité présidentielle : « Même si on accordait une transition, lorsque la volonté de contester, de trouver que tout ce qui est fait n’est pas bien fait, tel que j’observe, il y aura toujours une crise. Donc pour moi, une transition n’est pas souhaitable ».
Même refus du coté de l’opposition, par la voix de Jean-Claude Vuemba, président du MPCR qui soutient Etienne Tshisekedi : « L’opposition rejette un gouvernement de transition qui serait un gouvernement d’irresponsabilité ! Est-ce que vous voyez le président national Etienne Tshisekedi, être le Premier ministre de Monsieur Kabila ? Je ne le pense pas ! ».
De son coté, le président de la CENI, le pasteur Ngoy Mulunda, répète à qui veut l’entendre que ce calendrier est le fruit d’une concertation. Ce qui est vrai. Mais en mûrissant, ce fruit tourne à la pomme de discorde.

 «RDC : le pouvoir et l’opposition refusent en chœur une période de transition», annonce Radio France Internationale. «Plus d’une semaine après sa publication, le calendrier électoral congolais est au centre du débat politique en RDC, rappelle l’auteur de l’article. Il prévoit des élections le 28 novembre, une semaine avant la fin du mandat présidentiel». RFI signale que «vingt-six partis d’opposition ont signé un texte pour dénoncer ce calendrier». Conséquence : «Les deux camps, pouvoir comme opposition, se prononcent contre une éventuelle période de transition». Selon la radio française, «l’opposition soutient mordicus que le calendrier électoral publié par la CENI est inconstitutionnel et irréaliste, mais elle réaffirme en même temps sa décision irrévocable de participer aux prochaines échéances électorales». «L’opposition rejette un gouvernement de transition qui serait un gouvernement d’irresponsabilité», souligne la même source.

Les Dépêches de Brazzaville révèlent que «l’opposition juge le calendrier électoram inconstitutionnel et irréaliste». «Dans une déclaration rendue publique le week-end dernier, l’opposition politique fait une lecture critique du calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), explique le quotidien de Brazzaville. Elle le qualifie d’inconstitutionnel et d’irréaliste». Toutefois, l’auteur de l’article indique que «tout en renouvelant leur engagement à participer aux élections «avec responsabilité et dans un esprit apaisé, les signataires de cette déclaration ont, néanmoins, émis quelques appréhensions par rapport à la conduite du processus électoral». Des incohérences ont été décelées dans le document de la CENI en ceci que pour avoir fixé au 28 novembre 2011 la tenue du scrutin présidentiel. «Ce calendrier électoral viole l’article 73 de la Constitution, écrit le journal. Gilbert Kiakwama, Ingele Ifoto, Matthieu Kalele et les autres estiment, en outre, que cet agenda ne fait pas obligation au président de la République élu de prêter serment à la date du 6 décembre». «Pour l’opposition qui s’en tient au respect strict de la Constitution, le gouvernement est astreint à rencontrer ses préoccupations et à lui donner une suite dans les meilleurs délais, sinon il assumera seul la responsabilité de tout éventuel échec du processus électoral en cours», révèlent Les Dépêches de Brazzaville.

« Présidentielle 2011 : Des lobbies veulent le report », titre Le Climat Tempéré.

Les partis politiques de l’opposition ont, au terme d’une concertation de quelques jours, publié le week-end dernier   une série d’observations  par rapport au calendrier électoral définitif tel que rendu public par la CENI qu’ils qualifient le calendrier électoral d’inconstitutionnel et d’irréaliste.

Inconstitutionnel, parce que le mandat de l’actuel président est prolongé de 14 jours alors qu’il doit se terminer le 6 Décembre, date à laquelle le nouveau président élu doit  impérativement avoir prêté serment.

Irréaliste,  parce que, considèrent les partis de l’opposition,  la révision complète du fichier électoral ne pourra pas s’achever d’ici le 30 juin, comme l’indique le calendrier, alors que ces opérations commencent à peine dans certaines provinces et n’ont  débuté  que samedi dernier dans la ville de Kinshasa. L’Opposition politique constate que la révision du ficher électoral telle que menée par la CENI la laisse perplexe en ce que le nombre des bureaux d’enrôlement, la mauvaise qualité et la vétusté des kits électoraux ainsi que leur répartition inégale demeurent d’actualité. L’opposition appelle par ailleurs le gouvernement et les Nations unies à mieux garantir la sécurité des acteurs politiques à l’approche des élections, et la CENI à publier les listes électorales dans les provinces où leur révision est terminée.

Pour l’Opposition politique,  la tenue des élections  est un leurre si toutes ses préoccupations sur le calendrier électoral, l’environnement politique, le fichier électoral et la sécurisation des élections ne sont pas rencontrées.

Malgré ces critiques, les partis de l’opposition n’appellent pas à un quelconque boycott du processus électoral .Ils affirment en conclusion de leur déclaration du week-end dernier  leur décision irrévocable de participer aux prochaines échéances électorales.

L’on connaît la position de la CENI sur cette question  de l’inconstitutionnalité du calendrier électoral. Et l’article 70 alinéa 2 lui donne pleinement raison. Puisqu’aussi bien, il est prévu, pourvu qu’il s’agisse d’attendre l’installation du nouveau président d’ores et déjà élu,  qu’à la fin de son mandat , le président sortant reste en fonction jusqu’à la prestation de serment du nouveau président. Il est supposé donc que le nouveau président est déjà connu, élu. Pourtant, tel ne sera pas le cas, au vu du calendrier  de la CENI, fait  remarquer  l’AETA « Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées ». L’AETA note que le calendrier fixe au 06 décembre 2011 l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la CENI et au 17 décembre 2011, la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour Suprême de Justice.

Ceci implique deux observations : Primo,  le dénouement du scrutin est prévu au 17 décembre 2011, en dehors du temps constitutionnel exigé. Secundo, en conséquence, à la fin de son mandat, le président de la République sortant ne connaitra pas encore le nouveau président élu  car la proclamation des résultats définitifs par « la juridiction compétente » ne se fera qu’au 17 décembre 2011 ou plus tard, en cas d’éventuels recours.  Pour l’AETA, il faut savoir qu’il y a une contrainte du pouvoir organisateur du scrutin de faire identifier le nouveau président avant la fin du mandat du président sortant. De cette analyse, l’AETA recommande à la CENI soit de tout faire pour ramener  au 6 décembre 2011 la date de proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle, soit de rechercher déjà le Consensus Electoral avec toutes les parties prenantes au processus électoral autour de la date du 17 décembre 2011 prévue par le Calendrier Electoral pour la proclamation de ces résultats définitifs.

Pour sa part, International Crisis Group plaide purement et simplement pour un report des élections. Il recommande  à la majorité et l’opposition  de:

 -1. Négocier un nouveau calendrier électoral dans l’éventualité très probable d’un report des élections et négocier un accord de transition qui établisse une nouvelle échéance pour ces élections et limite l’action du gouvernement à la gestion des affaires courantes durant cette période de transition.

-2.  Signer solennellement durant une cérémonie publique un code de bonne conduite promouvant le respect des libertés politiques, prohibant les appels à la haine, obligeant les candidats à contester les résultats uniquement par les voies légales et interdisant tout acte de violence contre les candidats vaincus et leurs militants.

-3.  Etablir un comité de surveillance de l’application de ce code, composé de représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des ambassades et de la mission des Nations unies en RDC (MONUSCO) qui évalueront ensemble le respect du code de bonne conduite. L’on parle de tractations engagées.

L’opposition fait pression :   Faute d’appliquer ses recommandations, l’opposition estime que le gouvernement et la CENI seront responsables de l’échec des élections. Si l’on considère bien la position de l’opposition, elle n’envisage pas du tout une élection présidentielle cette année.  Et la ville haute bruit d’une rumeur selon laquelle Joseph Kabila aurait d’ores et déjà décidé d’anticiper sur les événements en négociant une petite Transition qui permettrait d’éviter une surenchère quelconque à la date du 6 décembre 2011. L’on parle de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Il est aussi indiqué que le lider maximo, Etienne Tshisekedi, a été contacté pour apporter la caution de l’UDPS à la participation à un tel processus. Certains en prennent pour preuve le fait que lors de sa prestation du 24 avril dernier au Stade Tata Raphaël, l’on a eu droit à un Tshisekedi  plutôt modéré qui n’a pas  suivi la pression de son peuple qui   préconisait d’entamer  le schéma de Tunisie ou d’Egypte. C’est parce qu’Etienne est bien en situation de quelqu’un qui négocie. Etienne, disent certaines  informations, se verrait proposer une situation semblable à celle qu’a connue le patriarche Gizenga : un Premier ministre, avec tous les arrérages du pouvoir. Tant qu’à parler d’élections, qui ne se laisserait pas tenter par un tel  arrangement, alors que l’on a besoin d’argent justement pour financer les futures campagnes électorales ?

Dans les salons de Kinshasa, il se raconte également que François Muamba  s’est inscrit pour mener le MLC dans le schéma de la participation à un tel gouvernement. Que les tractations étaient déjà très avancées.  Que donc son limogeage du poste de secrétaire général est la pire contrariété qui puisse survenir à son ambition de reprendre le portefeuille du Budget. Et que c’est ce qui justifie  sa détermination à se battre bec et ongle pour s’accrocher à son poste de secrétaire général, sans lequel il ne pourra plus rien négocier à son avantage.

En toute hypothèse, le schéma d’une petite transition politique concertée nous ramènerait à des schémas d’ores et déjà révolus. Pour la majorité au pouvoir, ce serait la preuve flagrante de son échec  que de n’être pas parvenue à préparer les conditions d’organisation sans faille des nouvelles élections de 2011 pour installer définitivement la RDC dans une tradition démocratique. Plusieurs inconnues se dressent à l’horizon de ce schéma. Emprunter la voie d’un gouvernement d’union nationale, comme évoqué ici, c’est ouvrir la brèche  à des dérapages incontrôlables. L’on mettrait entre parenthèses certaines dispositions de la Constitution en entrant dans une sorte d’Etat d’exception. La situation de violation de la Constitution serait pire que celle du simple retard  dans la prestation de serment du nouveau président élu tel que consigné dans le calendrier de la CENI, dit-on. Entre deux maux, il faut choisir le moindre.

Il est à noter que la CENI a reconnu  les difficultés techniques et les retards  dans  l’opération de révision du fichier électoral. Mais elle  affirme pouvoir rattraper le temps perdu sur tout le territoire national d’ici le 30 juin. La seule question qui vaille la peine aujourd’hui est celle d’appuyer la CENI pour qu’elle soit en mesure de tenir le pari de son calendrier électoral. Pour cela la solution est une : mettre à sa disposition les moyens financiers et les instruments législatifs de son action.

La question se pose alors, que le Climat évoque dans  LE BILLET : « Retour à la Transition ? » La CENI a lancé  samedi  l’opération complémentaire  de  révision du fichier électoral dans 17 communes  sur les 24 que compte la ville province de Kinshasa.  Il s’agit des communes de Bandalungwa, Barumbu, Bumbu, Gombe, Kalamu, Kasa-Vubu, Kinshasa, Kintambo, Kisenso, Lemba, Limete, Lingwala, Makala, Matete, Ngaba, Ngiri-Ngiri et Selembao. Pour se rendre personnellement compte de l’effectivité des opérations sur terrain, le président de la Ceni,  Ngoy Mulunda, le Vice-président,  prof  Djoli  Es’Engekeli, la Questeur,  Mme Carole Kabanga  et  la Questeur adjointe, Elisée Muhimira  ainsi que les délégués de la Division électorale de la MONUSCO ont visité trois centres d’inscription, à la Gombe, à Kintambo et à Matonge dans la commune de Kalamu. Le bureau de la CENI s’est dit encouragé par les premiers pas de l’opération de révision à Kinshasa. L’on note cependant déjà quelques problèmes techniques. Depuis le début des opérations de révision du fichier à travers les provinces, ce sont les mêmes questions qui sont posées à l’organisation : le manque de moyens financiers pour maintenir le personnel de la CENI au poste de travail ; le déficit en capacités techniques des agents dans plusieurs centres d’enregistrement ; la vétusté des kits et matériels électoraux ; le manque de moyens de communication et de transport du personnel et des matériels. A Kinshasa, le programme prévoit que l’opération soit bouclée en 60 jours au lieu de 90 retenus pour les autres provinces.  Mais les voix se font de plus en plus pressantes pour dire que la révision du fichier électoral ne pourra pas être conduite à terme de façon satisfaisante. L’on estime qu’en raison des difficultés qui se présentent  à elle, la CENI ne sera pas en mesure d’achever l’enrôlement de tous les Congolais désireux de voter et que plusieurs électeurs potentiels seront laissés sur le bord de la route.  En considération de quoi, livrant le week end dernier sa position concertée sur le calendrier électoral, l’opposition le qualifie justement  d’irréaliste. Mais encore  elle réitère le reproche concernant l’inconstitutionnalité du calendrier du fait  du prolongement d’office du mandat de l’actuel président.  Il semble bien que l’on risque de déboucher sur un dialogue de sourds. Et d’ores et déjà des lobbies commencent à envisager sérieusement l’hypothèse d’une concertation entre les partis de la majorité et ceux de l’opposition pour un compromis politique global devant permettre  de mettre en place un gouvernement d’union nationale pour la gestion de la transition qui devrait s’ouvrir  à partir du 6 décembre 2011, date de la fin du mandat constitutionnel du président de la République sortant. Il est un fait que le calendrier  électoral est très serré. Pour le tenir, il faudra une exécution parfaite, presque chronométrée des différentes étapes. Dans ces circonstances, poser le problème de la prolongation des délais ne relève peut-être pas simplement d’une volonté des politiciens congolais de compliquer la tâche. Une nouvelle question vient s’ajouter au débat pour appuyer la thèse de la prolongation. Dans la situation où l’on est, quand bien même l’on parviendrait à réduire les délais des opérations électorales de manière à rentrer dans la norme constitutionnelle concernant la fin du mandat du président actuel, qu’arrivera-t-il si par malheur la CENI devait, en bout de course, se retrouver devant l’obligation de prononcer l’annulation pour tout ou partie de l’ élection présidentielle ? Que deviendrait dans ce cas le délai constitutionnel ? L’on voit donc bien la pertinence de la disposition qui indique qu’à la fin de son mandat, le président sortant reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président élu. Pour toutes ces raisons, plusieurs avis considèrent donc que la  négociation d’un consensus politique autour de la problématique de la date du 6 décembre 2011 demeure impérative, pour pouvoir organiser les élections sereinement et ne plus se laisser enfermer dans le carcan du fétichisme de dates à tenir à n’importe quel prix. Mais, dans ce cas là, devrait-on absolument envisager l’organisation d’une transition politique exceptionnelle ? Le débat reste ouvert.

«Avocat du diable : Crisis Group dit haut ce que l’opposition dit bas», titre L’Avenir.  «Dans la réaction de l’opposition sur le calendrier électoral, il n’y a ni hasard de calendrier ni coïncidence, tranche le journal proche du parti présidentiel. Tout se fait dans une coordination plus ou moins parfaite». «Pendant la semaine, l’opposition n’a pas rendu publique sa position après la concertation sur la position à donner au sujet du calendrier électoral, poursuit l’auteur de l’article. Pour sa part, Crisis Group qui a adopté son rapport depuis le 5 mai, a attendu presque la même période que la position de l’opposition pour le rendre public». Pour L’Avenir, «on peut pas démontrer un certain hasard de calendrier, car ce qui compte, ce sont les contradictions partagées entre Crisis Group et l’opposition congolaise». Pour le quotidien kinois, «la grande contradiction, c’est que les deux croient en la nécessité d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. En même temps, les deux pensent que compte tenu de l’étendue du pays, des problèmes techniques et du prétendu retard dans l’inscription des électeurs sur le fichier électoral, le calendrier fixé par la CENI serait serré». Selon le journal, «l’opposition n’est pas prête à boycotter les élections pour causes qu’elles seraient organisées hors délai constitutionnel, tout simplement elle veut s’offrir un alibi pour justifier la contestation post-électorale. Si elle gagne les élections, elle oubliera tout. Si elle les perd comme cela semble évident, elle va s’appuyer sur l’inconstitutionnalité du calendrier électoral. Une chose est vraie, cette opposition est incapable de démontrer qu’une élection hors délai profiterait à la majorité actuelle».   

(On peut se demander, à lire tout ceci, si l’Opposition a rédigé intelligemment sa critique du calendrier CENI. En concentrant ses critiques sur la question de la Saint Nicolas, elle prête le flanc à la critique de chercher la petite bête et de préparer des contestations post électorale, comme le dit L’Avenir, bref, de céder à son penchant à la victimisation. La deuxième partie est un fourre-tout, où des craintes pour la sécurité des candidats, qui peuvent en partie venir de cette même victimisation, côtoient l’objection la plus grave et la plus sérieuse : le manque de moyens financiers pour maintenir le personnel de la CENI au poste de travail ; le déficit en capacités techniques des agents dans plusieurs centres d’enregistrement ; la vétusté des kits et matériels électoraux ; le manque de moyens de communication et de transport du personnel et des matériels, bref, l’actualisation très défectueuse des listes d’électeurs. Avoir un président installé quelques jours plus tard que prévu n’est, n’en déplaise aux ergoteurs, pas chose graves. Par contre, avoir un Président élu, non seulement par une minorité – à cause du vote à un tour – mais en plus par un corps électoral douteux et incomplet serait purement et simplement une ateinte à la Souveraineté du peuple. NdlR)

Suivant toutes ces querelles de la lointaine Côte d’Ivoire qui sort d’une expérience électorale meurtrière, Guillaume Ngefa confirme sa candidature à la prochaine présidentielle en RDC. Le journal AfricaNews qui annonce cette information à sa Une, indique que «Guillaume Ngefa attendait l’officialisation et la publication du calendrier électoral par la Commission Election Nationale Indépendante (CENI) pour confirmer sa candidature». Numéro 2 du département chargé des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), il se dit prêt  à servir son pays en briguant la magistrature suprême. «Pendant que Vital Kamerhe et Etienne Tshisekedi se battent – à travers leurs entourages respectifs – pour s’arracher l’étendard pour le compte de l’opposition, Guillaume Ngefa se présente, lui, comme un candidat indépendant», souligne le journal. «Malgré ma volonté déclarée de compétir pour la prochaine élection présidentielle, aucun de mes collègues de l’opposition qui opèrent ne m’a approché pour me faire part de leur plan face au pouvoir en place», se défend Guillaume Ngefa face à ceux qui l’accusent de vouloir amenuiser les chances de l’opposition. Pour Monsieur Droits de l’Homme de l’ONUCI, le combat entre les différents candidats à l’élection présidentielle se jouera autour des projets de société. «Après les élections de 2006, les populations congolaises ne prendront le risque de donner leurs voix candidats qui vont leur tourner le dos une fois élus, croit-il. Cette fois-ci les Congolais vont s’appuyer les programmes qui leur seront pas ceux qui vont se lancer dans la course».

«Révision du fichier électoral à Kinshasa: pas encore d’engouement », lit-on sur le site de Radio Okapi. «Les opérations de révision du fichier électoral à Kinshasa ont débuté le samedi 7 mai dans 543 centres d’inscription implantés à travers dix-sept communes de la capitale, mais les bureaux d’enrôlement ne connaissent pas encore d’engouement, fait constater la radio onusienne. Motif: les Kinois ne sont pas suffisamment informés». Selon Radio Okapi, «certains ne savent pas localiser les bureaux d’enrôlement, d’autres se demandent s’ils sont vraiment concernés par ces nouvelles opérations». Le secrétaire exécutif adjoint de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Beshir Bungu, affirme que «les centres sont implantés dans des endroits publics comme les écoles, les centres de santé, les églises… ». «La plupart de centres sont les mêmes qui ont abrité les bureaux d’enrôlement en 2005 et 2009», indique-t-il.

Toujours au sujet des élections, l’Assemblée nationale examine la loi électorale modifiée

Et  Mme Mamy Enongo remplace Flavien Misoni au bureau de la CENI (LCT). Les députés nationaux vont entamer ce mardi 10 mai l’examen du projet de loi portant modification de la loi électorale de mars 2006. « Il faut l’examiner avec toute diligence. Il ne faut pas remettre à demain ce qu’il convient de faire aujourd’hui », a fait observer le président de la Chambre basse du Parlement, Me Evariste Boshab, au cours d’une séance plénière qu’il a présidée hier lundi au Palais du peuple. L’examen de cette matière sensible est très attendu par le bureau de la Commission électorale nationale indépendante, CENI. D’après les observateurs avisés, cette réforme en matière électorale va permettre aux acteurs des partis politiques et de la société civile de se lancer et se relancer dans la vraie bataille électorale en RD Congo.

L’examen de la loi électorale modifiée intervient quelques semaines, après de longues discussions engagées autour de la procédure entre partisans de la majorité présidentielle et ceux de l’Opposition. Evariste Boshab est d’avis que ses collègues députés vont examiner en profondeur cette loi pour permettre à la CENI d’accélérer le processus électoral sur le terrain.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a annoncé, devant les députés, la désignation de Mme Mamy Enongo Eloke a Lukata en qualité du 2ème rapporteur adjoint  de la CENI, en replacement de Flavien Misoni qui s’est désisté pour raison de convenances personnelles. Cette candidature, présentée par l’ex-Alliance de la majorité présidentielle, a été entérinée par les députés nationaux au cours de cette séance plénière consacrée au débat général sur les projets de loi autorisant la ratification des accords internationaux.

Licenciée en Sciences économiques de l’Université de Kinshasa, Mme Enongo est originaire de Lodja (Sankuru) dans le Kasaï Oriental.

Pourl Le Potentiel, une plénière de tous les enjeux se tient aujourd’hui à l’Assemblée nationale en ce qui concerne la révision de la loi électorale. «A l’Assemblée nationale, le débat général sur la loi électorale est programmé pour ce mardi 9 mai, écrit le journal. Dans les faits, il semble que la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) de la Chambre basse du Parlement a pu se mettre d’accord – à son niveau d’abord – sur les amendements apportés à la loi électorale de 2006». D’après le quotidien kinois, «tout a été fait pour faire correspondre la nouvelle loi électorale à la Constitution du 20 janvier 2011». «Si à la Commission PAJ, les violons ont pu s’accorder au point de dissiper des divergences sur des sujets jugés sensibles, souligne Le Potentiel, il ne reste que le dernier mot revient à la plénière qui doit statuer sur le texte final, celui sur lequel tout candidat aux prochaines élections devrait s’aligner». Dans tous les cas, conclut l’auteur de l’article, «le black-out  a été respecté. Le silence a été de marbre. Pas un mot à la presse, malgré toutes les insistances des journalistes. Seule la plénière de l’Assemblée nationale avait la primeur de la décision. Car, de la clarté de la loi électorale dépendent les chances d’un scrutin apaisé».

La Prospérité, pour sa part, fait état du boycott de l’enrôlement par Norbert Luyeye, président de l’Union des républicains. Le journal note que cet homme politique pose cet acte, à l’image de Tshisekedi en 2006. «C’est une voie suicidaire», dit le président de l’Union des républicains. Pas question de s’enrôler, ni d’accepter le calendrier électoral au-delà du délai constitutionnel, soutient Norbert Luyeye, dans une déclaration politique. 

Sur Afrikarabia, Christophe Rigaud voit « Kengo wa Dondo dans les « starting-block » pour 2011 ». Le Président du Sénat congolais n’a pas encore arrêté sa décision sur une hypothétique candidature à la présidentielle de novembre en République démocratique du Congo (RDC). Certains observateurs affirment pourtant qu’il vient de créer un nouveau parti, l’UFC, et se préparerait donc à se déclarer prochainement. D’autres le donnent dans un « ticket » avec Jean-Pierre Bemba, du MLC. Mais tous sont d’accord sur une chose : Kengo wa Dondo pourrait devenir président de la République, sans avoir à se présenter ! En tant que Président du Sénat, il assurerait l’intérim en cas de transition prolongée du pouvoir… une éventualité qui ne serait pas sans déplaire à Kengo wa Dondo.
Sur internet, le nom de l’actuel Président du Sénat de RD Congo suscite toujours de nombreuses spéculations : candidat… ou pas ? Formera-t- il un « ticket » avec le leader du MLC, Jean-Pierre Bemba, actuellement en prison à La Haye ? Pour l’heure, le Président du Sénat n’a pas encore dévoilé sur ses intentions, mais plusieurs indices laissent penser qu’il ne néglige aucun éventualité : la création d’un nouveau parti, l’UFC (Union des forces du changement), son rapprochement avec le MLC de Jean-Pierre Bemba qui cherche un allié pour le représenter au scrutin et éventuellement essayer de le faire sortir de prison. Sa récente décoration par l’ambassadeur de France comme Commandeur de la Légion d’honneur de la République française ranime la proximité de l’ancien Premier ministre de Mobutu avec Paris. La France qui pourrait faire le pari de l’arrivée à la présidence de Kengo wa Dondo à la suite d’un vide constitutionnel ou d’une « vacance du pouvoir ». Le Président du Sénat serait alors bien placé pour assurer l’intérim présidentiel.
Pourtant, une seule personne voit une réelle opportunité à la candidature de Kengo wa Dondo à la présidentielle… il s’agit du Président sortant Joseph Kabila. Avec une élection présidentielle à un seul tour, Joseph Kabila a tout intérêt à voir se présenter un maximum de candidatures et être ainsi certain de sa réélection ».

(La Constitution prévoit que le Président du Sénat assure l’intérim en cas d’urgence. Les cas  prévus sont évidemment ceux auxquels on pense d’ordinaire : mort ou destitution du titulaire. Il ne devient cependant pas un Président de plein droit et est chargé avant tout d’organiser les élections. Une façon élégante de résoudre le « problème du six décembre » pourrait être un « intérim Kengo » où il serait chargé, non d’organiser, mais de terminer le processus électoral.

D’autre part, prêter à Kabila un raisonnement suivant lequel toute candidature supplémentaire affaiblirait l’opposition c’est lui prêter une vue vraiment très simpliste des choses. Lui aussi y perdrait des voix. NdlR)

Chebeya

Forum des As rapporte que «la République décline sa responsabilité», dans le procès Chebeya. Les avocats de la République ont réaffirmé cette position au cours des plaidoiries de lundi 9 mai. Ils ont trouvé que les présomptions mises en charge des agents de la police, employés de l’Etat, n’ont pas été démontrées. L’Etat n’a donc pas à payer les dommages réclamés par la partie civile, écrit ce quotidien.
(Le seuls points obscurs de l’affaire Chebeya concernent l’implication ou non du Gal Numbi, le fait de savoir si les policiers ont agi de leur propre chef ou sur ordre et quelle est la répartition exacte de la culpabilité entre les différents acteurs. Il est par contre limpide que les faits sont survenus dans un local de la police, donc occupé et contrôlé entièrement par l’état, que Chebeya a été pour y voir Numbi, haut fonctionnaire de l’Etat, dans le cadre de ces fonctions et que tout ce qui lui est arrivé entre le moment où il a passé la porte jusqu’au moment où il est ressorti à l’état de cadavre a été le fait d’autres policiers, fonctionnaires de l’Etat, dans l’exercice de leurs fonctions. Trouver, dans un tel contexte, des arguments pour nier qe l’Etat soit responsable des actes de ses préposés… Faut le faire ! NdlR)

Exploitation des richesses naturelles de la RDC

A ce sujet, Ne Muanda Nsemi relance son cri d’alarme. Kongo dieto ; le bulletin d’information de «Bundu dia Mayala», BDM,  vient de réagir à ce qu’il appelle «  le complot  ourdi contre la République Démocratique du Congo  par les étrangers ».  Ne Mwanda Nsemi, député national et président de Bundu dia Mayala,  affirme que les «étrangers»  s’adonnent aux pillages des ressources naturelles de la RDC par les multinationales et d’autres groupes étrangers, «qui se sont installés au Congo-Kinshasa, au bradage de la terre du Congo et de sa confiscation au détriment des populations autochtones ». Ce message a aussitôt soulevé un lever de boucliers dans le Bas-Congo, où Kongo Dieto dispose des relais, jusqu’ à Kinshasa-Matete, où ses éditions sont exposées.

A la suite de la reprise des activités de «Bundu dia Mayala», des sources indiquent que ce parti politique est, une fois de plus, soumis à  des traques de la part des services des renseignements. Et pour cause ? Dans un message publié par Kongo dieto, Ne Mwanda Nsemi s’est adressé aux multinationales.

Dans son  message, il a offert des garanties à la communauté internationale : «Les ressources de la RDC vous intéressent?, Si oui, alors sachez-le,  que pour notre peuple congolais, vos capitaux et votre expertise nous intéressent. Ainsi, faites confiance aux purs Congolais, qui sont intelligents, sages et bons gestionnaires. Venez travailler avec nous, car nous ne décevrons jamais l’investisseur loyal».

Les déclarations de Ne Mwanda Nsemi ont effectivement suscité la réaction  des partisans de BDM, qui ont réagi face à la recrudescence de la violence face aux partisans de BDM. De  Muanda, des sources signalent la traque menée contre MM. Makala, Monsieur Bienvenu, Koni Menayame, Makasi Mingi, Bala Muladi et Zanga Mbongo, qui étaient présentés comme les relais de BDM dans le Bas-Congo.

En réalité, ces «suspects» de Bundu dia Mayala sont accusés de relayer le discours de Ne Muanda Nsemi à travers le Bas-Congo et dans la ville de Kinshasa. Malgré son existence comme parti politique, Bundu dia Mayala est toujours confondu par le pouvoir avec Bundu dia Kongo, accusé d’être une organisation mystico-politique.

Economie

«La politique monétaire de la Banque centrale en 2010 : débat de fond à l’Unikin», peut-on lire dans les colonnes du journal Le Potentiel. «Après la publication – première de la série depuis sa création il y a plus d’un demi-siècle – la Banque centrale du Congo est allée, le samedi 6 mai 2011, confronter sa stratégie de politique avec les théoriciens de la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université de Kinshasa», explique l’auteur de l’article. Pour l’occasion, poursuit le journal, «l’Institut d’émission a délégué son directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaire (PMOB), Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, également chef de travaux à la Faseg». Organisée avec le concours du Cercle des monétaristes de la Faseg sous forme de séminaire sur la conduite de la politique monétaire en 2010 et perspectives à court terme pour l’année 2011, rappelle Le Potentiel «la séance a été une belle occasion pour le directeur général Jean-Louis Kayembe de décrire le contexte, le cadre tant opérationnel qu’institutionnel de la politique monétaire mise en œuvre au niveau de la Banque centrale du Congo pour répondre à la mission lui confiée par ses statuts, c’est-à-dire la stabilité du niveau général des prix». Après la séance, des recommandations ont été faites à la Banque centrale. Comme recommandations d’ordre général, la faculté a souhaité voir la BCC : poursuivre le processus de systématisation de la politique monétaire engagée depuis décembre 2005, au niveau tant du cadre d’analyse que de mise en œuvre ; diffuser, sur une période hebdomadaire les statistiques du bilan monétaire et sur un horizon mensuel les statistiques sur l’activité (baromètre de la conjoncture). Pour affiner les diagnostics du cadre monétaire ; développer au sein de la BCC, la fonction de recherches permettant l’approfondissement des certaines questions de politique monétaire.

© CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le mardi 10 mai 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22