Quel est le véritable agenda ?

14 mai 2011

Interview

Plaine de la Ruzizi, Sud-Kivu, République Démocratique du Congo 

L’est de la RD Congo est-il pacifié ? Les opérations militaires qui s’y font depuis deux ans ont-elles abouti à leur but déclaré de contraindre les combattants Hutu rwandais des FDLR à rentrer chez eux ? Nous avons posé des questions à un défenseur des droits humains de la Plaine congolaise de la Ruzizi, Mr. Eric Muvomo, de l’Association ACMEJ (Association contre le Mal et pour l’Encadrement de la Jeunesse).

 La Plaine de la Ruzizi et les Moyens et Plateaux où se trouvent-ils ? 

La Plaine de la Ruzizi est une vaste étendue de la province du Sud Kivu, à l’extrême est de la RD Congo. La rivière Ruzizi la sépare à l’est du Burundi et, plus à nord, du Rwanda. Les Moyens et Hauts Plateaux sont les montagnes fort peuplées qui la limitent à l’ouest. La population y vit de l’agriculture et de l’élevage. La Plaine de la Ruzizi a été la porte d’entrée de toutes les guerres que la RD Congo a connues : celle des Mulélistes en 1964, celle de l’AFDL en 1996 et celle du RCD en 1998. Depuis un an et demi, sont actives dans la Plaine ainsi qu’à l’intérieur du Nord-Kivu et Sud-Kivu, des opérations militaires dans le but déclaré de contraindre les combattants hutu rwandais des FDLR à rentrer chez eux. Il s’agit de l’opération « Kimya II » (Silence), débutée en juillet 2009, changée en janvier 2010 en « Amani Leo » (Paix aujourd’hui). 

Quelle était la situation de la population de la Plaine avant ces opérations ? Avant ces opérations, la population de la Plaine et de ses environs vivait avec les FDLR dans le calme. Les FDLR avaient des positions, cultivaient ; certains parmi eux avaient pris en mariage des filles du milieu. Nous avions avec eux une bonne collaboration. Même si pendant l’occupation de la part du RCD il y avait eu des tueries, les gens commençaient à oublier, à pardonner. 

Et quelle est sa situation actuelle ? 

Dès qu’on nous a amené ces opérations militaires, la population a connu des pillages, des assassinats, aussi bien de la part des FDLR, déstabilisés dans leurs activités de survie, que de la part des militaires impliqués dans l’opération Kimya II et Amani Leo. Jusqu’à présent, partout il y a des enlèvements, des violences sexuelles, même des viols collectifs. Beaucoup de vaches et beaucoup de champs ont été pillés. En décembre 2010, suite au retard d’un mois dans le paiement de leur solde, les gens étaient paniqués et passaient la nuit à l’extérieur, car ces militaires avaient annoncé des pillages, qui ont eu lieu. A Fizi, entre le 1er et le 2 janvier 2011, au moins une quarantaine de femmes ont été violées, par des militaires d’Amani Leo basés à Fizi centre, qui récemment ont été condamnés à des peines sévères. A Mwenga, à Shabunda, les FDLR arrêtent des camions, les dévalisent, emportent les gens en demandant 400 $ de rançon par personne. 

La guerre a changé de peau, en devenant guérilla et la situation de la population s’est empirée. A présent, les paysans sont dans la misère : ils n’ont plus à manger, plus de vaches. Comme au Congo, jusqu’à présent ce sont les parents qui couvrent une grande partie du salaire des enseignants, beaucoup d’enfants n’ont plus d’accès à l’école. Beaucoup de monde se demande si les militaires d’Amani Leo sont venus chasser les FDLR ou exterminer la population paysanne. Dans les villes, c’est assez calme : or, les paysans ne sont-ils pas aussi des Congolais ? Comment vivraient les villes sans les produits de leur travail des champs ? Qu’on songe au moins à cela. 

Qui surtout est frappé par cette guérilla ? 

Depuis décembre 2010 ce sont les chefs locaux et les défenseurs des droits humains qui sont ciblés, assassinés. Nous avons perdu un chef à Kinyinya, vers Lubarika ; un autre à Mashuza, localité de Murhunga, vers Kiringye. En janvier 2011 les militaires d’Amani Leo, 411e Brigade (ex-CNDP), ont arrêté plus de six chefs de la localité de Mulenge, en les imputant, sans preuves, d’être des collaborateurs et ravitailleurs des FDLR. L’un de ces chefs est mort, suite aux tortures. Si les combattants FDLR, qui sont devenus très agressifs,  arrivent chez eux, qui n’ont pas d’armes, et exigent de la farine, est-ce qu’ils peuvent refuser? Il est aussi très difficile de poursuivre les auteurs des forfaits. Si on s’adresse à l’Auditorat militaire qui a la compétence de les juger, on nous dit : « Ce militaire dépend de l’opération Amani Leo, c’est difficile de l’atteindre ». Et si on parvient à le localiser, on nous dit : « Ce militaire n’est plus ici, est à Goma, il est rentré dans le maquis », alors qu’il est là. 

D’autres groupes armés s’ajoutent, sans que les autorités s’en inquiètent. En aout 2010, des rebelles FNL du Burundi ont traversé la rivière Ruzizi et sont partis dans les Moyens et Hauts Plateaux, vers Kangombe. Certains ont rejoint les FDLR. Les sept qui ont été capturés ont déclaré vouloir aller faire le maquis dans les Hauts Plateaux. Quel maquis dans un pays étranger ? 

Dans cette situation, quelle est la condition des femmes ? Les femmes aussi sont une cible. Le paysan voit partir sa femme au marché sans avoir la certitude de la voir revenir. En cours de route, des femmes sont enlevées et gardées pendant deux jours dans la brousse. Difficile reconnaître leurs ravisseurs, car les militaires d’Amani Leo et les FDLR ont la même tenue, la même figure et parlent la même langue rwandaise. 

Dans la journée du 28 novembre 2010 à Katala, vers Lubarika, ont été enlevées cinq femmes, qui ont passé la nuit dans la brousse, près d’une position des militaires. Parmi elles, une fillette de 14 ans, qui par après a été soignée au Centre de santé de la place. Les militaires sont venus faire l’enquête. Une semaine après, la jeune fille a été à nouveau enlevée et portée chez le même militaire qui l’avait enlevée. Cela montre à l’évidence l’identité des auteurs du forfait. Maintes fois nous avons cherché ce militaire, mais le commandant du camp dit : « Il n’est plus ici, peut-être est-il rentré à Goma ». Tous connaissent la vérité, mais les militaires ont déclaré : « Si quelqu’un parle, ce sera sa fin ! ». 

Ces opérations militaires n’ont-elles donc pas atteint leur but ? Faire rentrer les FDLR c’était un bon objectif, mais après deux ans et demi d’opérations (si on tient compte de la première opération, Umoja wetu, qui a débuté au Nord-Kivu en janvier 2009), ce qu’on constate c’est plutôt le contraire : les combattants hutu rwandais sont encore là nombreux et sont en train de récupérer leurs anciennes positions. 

Des opérations floues, donc… 

Les militaires d’Amani Leo appartiennent en grande partie à l’ex-CNDP, la milice de Nkunda qui a versé beaucoup de sang au Nord-Kivu et par après a été hâtivement intégrée à l’armée congolaise et qui demeure d’obéissance rwandaise. Il est difficile de les distinguer des combattants FDLR : ils ont la même morphologie, parlent la même langue rwandaise, font les mêmes forfaits et ont la même culture de tuer les gens, qui n’existait pas au Congo avant la guerre. Qu’est-ce qui nous prouve que les FDLR ne coopèrent pas avec le gouvernement de Kigali ? Tout est possible en politique. Avant les opérations militaires, les FDLR vivaient bien avec nous ici, alors qu’à Kaniola faisaient des choses horribles. Cela, c’est la politique. Le colonel des FDLR Amahoro, qui était à Lemera, avait été rapatrié au Rwanda avec ses éléments en 2007. Cinq mois après, on les a revus à Walungu,  pour quelle mission maintenant ? 

Dans un village, occupé par les FDLR, un matin on les a vus quitter le village. Trois heures après, sont arrivés le militaires d’Amani Leo, qui ont commencé à tirer des balles en l’air… Parfois les combattants FDLR se trouvent à peu de distance des militaires d’Amani Leo, mais ces derniers ne bougent pas : ils préfèrent exploiter les carrés miniers d’or et de cassitérite. Et ces minerais vont au Rwanda, qui est devenu grand exportateur de minerais qu’il ne possède pas ou qu’il possède en toute petite quantité. La 412e Brigade, pour la plupart constituée de Congolais, a subi beaucoup d’attaques de la part des FDLR et a perdu des gens ; mais quand attaquait la 411e Brigade,  pour la plupart composée par l’ex-CNDP, elle avait un peu de succès. 

Des sources affirment qu’on veut maintenant mettre à l’écart les militaires d’Amani Leo de la Plaine et amener des militaires rwandais pour une opération de ratissage des FDLR. Or, l’armée rwandaise a été ici de 1998 à 2003 et n’a pas réussi à ramener les FDLR chez eux : si elle revient aujourd’hui, y a-t-il des garanties qu’elle réussira ? D’ailleurs, en Amani Leo n’y a-t-il pas déjà des Rwandais ? Ce serait fragiliser nos militaires, alors qu’au Congo il y a de vaillants militaires. Ce qui manque, c’est leur encadrement. Derrière le chaos qui règne dans notre région, la population commence à comprendre qu’il y a un agenda caché. 

Quel est le rôle de la Police ? La Police est aussi délaissée, parfois elle manque même de tenue. A Lubarika, localité où habitent onze mille personnes, il n’y a que trois policiers, dont deux recrutés dans la rue, et une seule arme.  La Police aussi commence à maltraiter la population, par des arrestations arbitraires pour des faits qui ne constituent pas une infraction, comme la dot, une dette…, et à des heures nocturnes. Et pour sortir, la personne doit payer de 50 à 100 dollars : comment peut payer ce chiffre à un paysan qui a déjà subi le pillage de son champ de manioc ? Faute d’argent, il fera toute une semaine au cachot, alors que la loi prévoit un maximum de 48 heures, par après devrait intervenir soit la libération soit l’envoi au ministère public. « Vous parlez beaucoup – nous disent-ils quand nous protestons – : vous serez aussi comme votre frère Floribert Chebeya », assassiné en juin 2010 à Kinshasa. Tout cela parce qu’à l’est, à l’intérieur, il y a l’anarchie. 

Que pense la population ? 

Nous toutes les populations congolaises de l’est, Bafuliro, Banyamulenge et Banyindu, nous voulons la paix et avons une bonne collaboration entre nous. Suite aux guerres, il était devenu difficile qu’une fille congolaise mnyamulenge se marie à un garçon congolais mfuliro. Nous sommes en train de sensibiliser toutes les communautés à se marier entre elles, et maintenant cela commence à se passer, nous avons des cas. Pour faire échouer ce parcours de paix, on nous amène des opérations militaires. Aujourd’hui on est en train de distribuer des armes aux jeunes, parmi lesquels des démobilisés. Ils reçoivent gratuitement une arme s’ils en payent cinq. Ils constituent ainsi la local defense. Où va cet argent et quel est le sens de cette mesure, alors que dans le pays il y a un gouvernement et une armée ? Sera-t-il facile d’obtenir qu’ils les remettent ? Veut-on nous ramener à la situation de guerre, où un garçon mfuliro ne pouvait pas aller dans un village de banyamulenge, et un mnyamulenge ne pouvait pas aller dans un village de Bafulero ? 

Quelle serait cet agenda caché ?  

Ce ne sont pas les FDLR qu’on est en train de poursuivre. James Kabarebe, chef de l’armée rwandaise, qui a été chef d’Etat Major au Congo au temps de la guerre de l’AFDL, en début 2009, quand les militaires rwandais sont entrés à Goma a déclaré : « Maintenant c’est le début de l’opération, de la guerre en RD Congo ». Ce qu’on est en train de viser c’est la balkanisation de la RD Congo, ou bien d’amener une autre communauté dans l’Est du pays. Tout cela dans le flou, parce que personne, même pas la Monusco, la force ONU en RD Congo, n’informe la population de ce qui est en train de se passer réellement. Si on veut balkaniser le pays, qu’on nous le dise et qu’on cesse de nous tromper en disant : « Nous vous amenons la paix ». 

Ces militaires des FARDC, surtout les congolais, manquent d’un véritable soutien de la part du Gouvernement. Dans la Monusco, chaque sous-lieutenant a son jeep, mais un colonel commandant de brigade des FARDC n’en a pas et doit se déplacer en recourant à des motards. 

Le Rwanda a un problème d’espace, alors que la RD Congo est un vaste pays… Depuis le temps de la colonie, les Rwandais ont trouvé chez nous une espace de vie. A Kamanyola, le village de la Plaine frontalier du Rwanda, beaucoup de Hutus rwandais passent chaque jour la frontières pour cultiver au Congo. A présent, les Rwandais occupent dans l’économie, la politique et l’armée un espace en proportion bien supérieure à celle de leur présence numérique. 

Mais dans l’ensemble, les Rwandais viennent-ils chez nous pour cultiver ou pour dominer? S’ils viennent s’installer chez nous, que ce soit officiel : que leur gouvernement fasse la demande, que nos autorités y réfléchissent, en consultant la population. Occuper l’Est de la RD Congo est leur projet depuis longtemps, qu’ils veulent réaliser par force ou par ruse. S’ils occupent, est-ce que nous Congolais de l’Est deviendrons rwandais ? Pouvons-nous accepter cela ? Partout au monde il y a des étrangers qui demandent la nationalité. Ce n’est pas l’exclusion que nous voulons, mais la justice et le développement du pays. 

Beaucoup d’initiatives sont proposées par des organismes internationaux pour apprendre aux Congolais la réconciliation. Qu’en pensez-vous ? Peut-être ces experts ne connaissent-ils pas la situation sur terrain. Au Congo la réconciliation n’est pas un besoin principal. On se réconcilie du jour au jour, même à l’Eglise. Un congolais n’a pas l’habitude de garder la rancune ; nous avons la culture de la paix. Chez nous jusqu’à présent il y a la baraza : chaque samedi les sages du village se rencontrent et discutent de tous les problèmes. 

Qu’on ne trompe pas la communauté internationale : nous vivons en bonne collaboration avec nos frères congolais banyamulenge. En 1999, quand il y avait le fléau des groupes Maï-maï dans la Plaine, nous avons soutenu leur droit de fréquenter les marchés et le commandant Maï-maï a accepté. En 2009 les gens de l’ANR (services nationaux de renseignement) demandaient des cartes aux Banyamulenge qui venaient des Haut Plateaux jusqu’ici. Nous leur avons dit qu’il fallait alors les demander à tout monde et ils ont compris. Quand, suite aux affres de la guerre, il y avait tendance à chasser des chefs locaux banyamulenge installés à l’époque du RCD, nous avons soutenu qu’eux aussi ont le droit de diriger, et la population a accepté. Récemment, j’ai rencontré le représentant des Banyamulenge à Uvira, qui m’a dit : « Nous ne voulons plus de guerre, parce que nous avons vu que nous avons perdu notre temps ». C’est ce que disent aussi les gens aux Hauts Plateaux et même au Nord-Kivu.  Cela c’est la paix. Que veut-on de nous encore ? 

Que les experts de réconciliation aillent demander aux gens de l’intérieur : ils leur diront qu’ils sont en paix. Depuis longtemps nous vivons avec nos frères banyamulenge, avec les rwandophones de Rutshuru. Ce n’est qu’en 1994 que les gens de l’est de la RD Congo ont appris à distinguer les rwandais tutsi et les rwandais hutu, avant ils savaient seulement que c’était un rwandais. Nous nous réconcilions chaque jour, dans nos baraza, gratuitement. Cet argent qu’on affecte à ces sessions, il faut l’affecter autrement : à l’eau potable, à la sécurité, et qu’on mette fin au système de prime scolaire. 

Où est donc le nœud du problème ? 

Au Congo il n’y a pas de conflit ethnique, mais conflit politique, lié à des intérêts. On est en train d’utiliser Paul Kagame, pour venir envahir, fragiliser le Congo. Pour asseoir ce projet, il faut d’abord insécuriser celui qui dit la vérité pour qu’il quitte le pays ou même le tuer.  

Quelle solution proposez-vous pour une véritable paix ? Il faut chercher une voie autre que celle des armes. Les FDLR doivent rentrer chez eux et pouvoir entamer un dialogue franc et constructif avec les autres composantes rwandaises, comme on a fait en RD Congo. La communauté internationale doit chercher les moyens de convaincre le gouvernement de Kagame. Voilà à notre avis la solution durable à la présence des combattants FDLR sur notre territoire. Mais la politique est complexe et nous comprenons que derrière toutes ces opérations il y a des objectifs autres que la rentrée des FDLR au Rwanda. 

La RD Congo a-t-elle le moyen de résoudre ses problèmes sans recourir à l’extérieur ? 

Notre gouvernement a le devoir de ramener la paix au Congo, il ne peut pas permettre à un petit pays en Afrique d’occuper tout un continent, car le Congo c’est comme un continent. Il faut d’abord qu’on reforme l’armée et la police et alors le Rwanda ne pourra pas se permettre n’importe quoi. 

Que demandez-vous à toute la population congolaise, aux autorités du pays et à la communauté internationale ? La tâche d’amener la paix, la tache ne revient pas qu’aux défenseurs des droits humains : ils sont peu et on est en train de les tuer! Toute la population doit être vigilante, se mobiliser pour défendre le pays, dans la voie pacifique, en informant nos amis qui sont à l’extérieur, en faisant des recommandations au gouvernement. Nous les faisons et, même si elles n’ont pas de succès, nous continuerons à en faire. 

Que nos autorités provinciales et nationales rencontrent la population pour savoir ce que vit la population. La richesse que Dieu nous a donnée nous voulons bien la partager, mais dans la voie de la légalité. Si les grandes puissances veulent y puiser, qu’elles coopèrent avec notre gouvernement, au lieu de passer par le Rwanda, pour déstabiliser le pays et s’emparer de la richesse de notre pays. Que tous ceux qui militent pour la paix en RD Congo, continuent à le faire. J’ai voulu les informer pour qu’ils connaissent ce qui se passe sur terrain. 

A l’époque du RCD, nous avons perdu nos parents, nos frères, nos sœurs, nos amis… Rien qu’à Katogota, le 14 mai 2000, plus de 380 personnes ont été massacrées. Que les hommes de bonne foi nous aident à éliminer les causes politiques de la guerre. A quoi bon faire des œuvres de développement, si la population aura disparu? 

Plaine de la Ruzizi, le 1er mai 2011. 

Propos recueillis par TC

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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