25/05/11/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

 (CongoForum)

Les journaux parus à Kinshasa offrent un large éventail de titres et abordent plusieurs sujets d’actualité: notamment, la désillusion sur la stabilisation de l’Est, la crise au sein du MLC et le procès F. Mwamba contre le Mlc dont le round décisif se déroule ce matin au Tribunal de Grande Instance de la Gombe, l’économie, y compris diverses magouilles financières et fiscales, la coupure d’électricité en pleine plénière de l’assemblée nationale, l’interdiction de fonctionnment du parti politique Bundu dia Mayala (BDM)

Est

« Stabilisation de l’Est : la désillusion » titre Le Potentiel. Il note qu’au vu des recommandations fleuve formulées par la réunion du 24 mai au Grand Hôtel Kinshasa, il ressort que le Plan de stabilisation et reconstruction des zones sortant des conflits armés (Starec) a du plomb dans l’aile.
Tant au niveau du plan d’action que des priorités futures arrêtées par la superstructure dénommée « Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilisation » (ISSSS) dont le rayon d’action est réduit aux seules provinces de l’Est de la RDC.
Les résultats mitigés récoltés à mi-chemin par cette énième initiative de la communauté internationale sont assimilés à une désillusion concernant le retour durable de la paix en RDC. « Depuis l’installation des institutions issues des élections, des initiatives se succèdent dans le but avoué de stabiliser et sécuriser l’Est du pays en proie depuis plusieurs décennies à des conflits armés dont les soubassements ne sont pas que politiques ou identitaires. L’on a enregistré la grande Conférence de Goma, le programme Amani leo de même que des offensives militaires conjointes avec les armées rwandaises et ougandaises (kimia1, kimia 2, Rudiya1, Rudiya 2, Umoja wetu, etc.).
Toutefois, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. C’est le cas de la dernière initiative en date, à savoir le Plan de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés (STAREC). C’est, en fait, une énième trouvaille de la communauté internationale qui la présente comme une application au niveau de la RDC de la stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilisation (ISSSS).
Le dernier compte rendu fait hier 24 mai dernier à Kinshasa par le coordonnateur de la Starec, M. L’Abbé Malu Malu, au cours d’un point de presse qu’il a animé au Grand Hôtel Kinshasa conjointement avec le président du comité de suivi, le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Adolphe Lumanu, n’indique pas de progrès notables par rapport à avril 2011. Celui-ci a reconnu que de nombreux défis demeurent concernant les cinq composantes de cette structure. En fait, il est constaté la persistance de l’insécurité, la non restauration de l’autorité de l’Etat, la difficile relance socio-économique et la problématique de la lutte contre les violences sexuelles.
Parlant des résultats positifs, M. l’Abbé Malu Malu a indiqué que depuis la mise sur pied de Starec en 2009, beaucoup de choses ont été réalisées, notamment en ce qui concerne les six axes routiers stratégiques dans les zones de non droits dans l’Est du pays. Lesdits axes ont été rouverts à la circulation des personnes et de leurs biens. D’autres axes routiers stratégiques, seront rouverts notamment dans les provinces du Maniema et de l’Equateur.
« Cela permet l’accès à la force de la Monusco et aux forces de sécurité du gouvernement le long des axes stratégiques. Les routes sont également rouvertes pour tous les travaux d’autorité de l’Etat planifiés, à l’exception de Minembwe dans le Sud-Kivu et deux centres de négoce dans le territoire du Nord-Kivu. Le principal problème qui émerge pour les routes est lié aux ‘software’ : système de péages et de maintenance pour garantir la durabilité des travaux de réhabilitation. Un effort pilote pour cartographier les capacités du gouvernement dans ce domaine est en bonne voie dans le Sud-Kivu », peut-on lire dans le rapport trimestriel (janvier à mars 2011) de la Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilité (ISSSS) pour la République démocratique du Congo.
Le coordonnateur de Starec a également fait état des actions concertées pour la construction de cinquante-quatre commissariats de police, de quatre tribunaux de paix. Il s’agit aussi de la question de réfugiés et déplacés internes qui a enregistré une avancée significative grâce aux accords tripartites signés entre la RDC, le Rwanda et le Burundi. Pour les premiers, beaucoup d’entre eux ont regagné leurs pays respectifs et pour les seconds, la plupart sont retournés dans leurs milieux d’origine.
Concernant la lutte contre les violences sexuelles, il a laissé entendre qu’elle a été lancée dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et en Ituri dans la Province Orientale où il y a eu concentration des projets à réaliser. Cela devrait s’étendre dans d’autres provinces.
Selon le ministre de l’Intérieur, l’insécurité récurrente dans l’Est du pays ne relève plus de l’implication militaire, mais de la sécurité et de l’ordre publics. Il a fait savoir que ce sont des groupes armés résiduels et des coupeurs de routes qui sèment l’insécurité dans l’Est du pays. Il a soutenu qu’« il n’y a plus de menaces venant de l’extérieur du pays et ni de problème de sécurité qui inquiéterait la mise en place de la Starec. ». Son avis est que « Tout va bien dans l’Est du pays », du fait que les bandits sont traqués tous les jours.
S’agissant de la relance socio-économique, l’abbé Malumalu a laissé entendre qu’elle n’est possible qu’avec la stabilisation. On pourra alors parler, par exemple, de la relance des activités agricoles mais à valeur ajoutée pour qu’on ne connaisse plus l’agriculture de substance, a-t-il ajouté.
A noter que cette réunion, qui s’inscrivait dans le cadre de la poursuite de celle tenue en février 2011 à Goma, dans la province du Nord-Kivu, s’est tenue en présence du représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies, Fidèle Sarassoro, des autorités nationales et provinciales, des partenaires internationaux, des chefs de bureaux des agences onusiennes, ainsi que des chefs de sections de la Monusco. En février 2011, le rapport indique qu’il restait d’importants défis à relever en matière de sécurité ; les progrès par rapport aux résultats escomptés dans le cadre de la composante sécurité étaient limités et que la situation à l’Est restait difficile. Ce qui a retardé ou catégoriquement empêché le déploiement de la police dans certains cas.
La réunion de suivi des partenaires de Starec/ISSSS du mardi 24 mai 2011 a formulé une série de recommandations. Au niveau du plan d’action, il faudra procéder à une revue du programme Starec/ISSSS en 2011; coordonner au niveau du ministère du Plan, la budgétisation des interventions du gouvernement dans le programme Starec/ISSSS; accélérer le déploiement des agents de l’Etat par une prise en charge effective de six mois et un chronogramme de déploiement en 2011; renforcer la coordination entre les gouvernements provinciaux et les ministères nationaux dans le cadre du Starec/ISSSS.
Au niveau des priorités futures, il s’agit de consolider les six axes stratégiques Starec/ISSSS; poursuivre le désenclavement par l’extension des axes stratégiques de stabilisation; cartographier l’ensemble des priorités et attentes des provinces vis-à-vis du programme Starec/ISSSS; établir une séquence des priorités en adéquation avec les ressources disponibles; continuer les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration sociale des ex-combattants, ces derniers demeurant un facteur potentiel d’insécurité; appuyer la formation et le déploiement des agents de l’Etat et de l’ordre; faciliter le dialogue entre les communautés de base, l’administration locale, et provinciale; continuer à faciliter les conditions de retour volontaire des populations; appuyer la relance économique et agricole (avec un accent sur la formation professionnelle, les initiatives visant l’emploi des jeunes et les technologies nouvelles); renforcer les mécanismes de coordination et de mobilisation des ressources nationales et internationales; améliorer la communication sur tous les aspects du programme STAREC / ISSSS afin de gérer les attentes et d’informer sur les résultats obtenus ; encourager la concertation, au niveau de différentes composantes, entre la partie nationale et internationale et définir les standards des ouvrages à réaliser dans le cadre du programme Starec/ISSSS »
(Tout cela mène à une série de constatations qui sont aussi autant de questions.
La première est qu’au vu des résultats à mi-parcours du Starec, ils font état d’un échec, car il est constaté sur le terrain: la persistance de l’insécurité, la non-restauration de l’autorité de l’Etat, la difficile relance socio-économique et la problématique de la lutte contre les violences sexuelles. La seconde que, même en faisant un constat d’échec de la politique menée depuis la Conférence de Goma jusqu’à ce jour, on demeure incapable de suggérer autre chose que de la continuer. Le Ministre de l’Intérieur est incapable de répondre au « Tout va mal » que par un « Tout va bien », alors même qu’il doit reconnaître que l’insécurité est suffisante pour l’empêcher de déployer ses propres policiers. On va de constat d’échec en constat d’échec sans jamais admettre qu’un échec montre qu’une politique est erronée et que donc il faut en changer. Il est à noter que pendant que l’abbé Malumalu expliquait que « beaucoup de choses ont été réalisées », son propre village natal était attaqué par des « Rwandais armés » – qui ne sont pas identifiés plus précisément.
Une autre encore est de savoir comment expliquer l’attitude du Potentiel -  mais aussi du reste de la pressequi alterne les articles relevant du « Tout va bien » officiel avec ceux où de temps à autre la vérité se fait jour. C’est particulièrement flagrant pour le Pot, qui s’est par ailleurs fait une spécialité de la dénonciation périodique des « plans de balkanisation » du Congo. NdlR)

Economie

«La Société civile réfléchit sur l’avenir des industries extractives en Afrique», lit-on dans les colonnes du journal Le Potentiel. «La transparence dans les industries extractives ne laisse pas indifférentes les organisations de la Société civile, écrit le journal. C’est ce qui justifie l’organisation à Kinshasa du 24 au 27 mai 2011, d’une réunion régionale sur les industries extractives africaines, cinquante ans après les indépendances». D’après le quotidien kinois, «cette réflexion se fait à travers une réunion régionale pour l’Afrique organisée par la coalition publiez ce que vous payez de la République démocratique du Congo, en collaboration avec des partenaires internationaux tels que le groupe de la Banque mondiale, South african ressource watch (SARW) et les autres». «Pendant quatre jours, les participants à cette réunion vont axer leurs réflexions autour de l’agenda de la transparence des industries extractives en Afrique après cinquante ans d’indépendance : réalisations, défis et perspectives d’avenir», indique Le Potentiel qui souligne, par ailleurs, que «plusieurs autres sous-thèmes seront également abordés au cours de ces assises». Entre autres, l’examen des opportunités et les pratiques de la transparence dans les industries extractives. A l’issue des travaux, écrit l’auteur de l’article, «les participants à cette réunion devront arrêter les stratégies clés pouvant leur permettre de faire avancer l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)».

«Énergie : le ministère envisage la suppression du monopole de la Société nationale d’électricité», révèlent Les Dépêches de Brazzaville. Selon le journal de l’avenue colonel Ebeya, «le texte sur le code d’électricité présenté, le 20 mai, devant à la plénière de l’Assemblée nationale pour adoption apporte, à en croire des sources proches du ministère de l’Énergie, plusieurs innovations». Selon ces informations, les changements proposés contribueront à étendre davantage la desserte de l’électricité en faveur de l’ensemble de la population. Parmi les nouveautés, décrit le quotidien brazzavillois, «l’on cite la libéralisation du secteur, l’ouverture du marché de l’électricité et la clarification du régime juridique des activités différent de celui des ouvrages». Ceux-ci demeurent la propriété de l’opérateur alors qu’entre aussi en ligne de compte la fixation des principes clairs de tarification de l’électricité. «Le ministre de l’Énergie propose également la création d’un nouveau cadre institutionnel composé, à part le ministère en charge de l’électricité, de l’autorité de régulation pour promouvoir la libre concurrence et le contrôle des activités des opérateurs du secteur, fait savoir le journal. Il encourage, en outre, la répression des certains comportements jusque-là infractionnels en vue d’encourager l’efficacité sans oublier une gestion rationnalisée et plus responsable de l’énergie disponible».

Sous le titre : « Accord confidentiel sur l’étain : le gouvernement congolais suspecté ! », Le Palmarès  rapporte que la Malaysia Smelting Corporation Bhd, géant international de l’étain, vient de conclure un accord de confidentialité avec le gouvernement congolais.
Signé le vendredi 20 mai dernier, cet accord fait jaser dans tous les salons huppés de Kinshasa. En cette veille d’élections, cette affaire est en passe de se transformer en casus belli. Le gouvernement a l’obligation d’éclairer l’opinion de toute urgence, estime le confrère.

« Nazem-PSARO Makis la haute maffia », affiche en manchette Africanews. Ce journal signale que des sources bien informées dans le chef-lieu de la province du Katanga, affirment que l’entreprise PSARO Makis s’illustre par une fraude fiscale à travers son douanier Socodam, appartenant au député provincial Nazem Nazembe. La fraude consiste en l’importation de nombreux produits dont le sucre, la farine de froment… déclarés comme de la farine de maïs et du mazout qu’on fait passer pour de l’essence. Flou, le dossier PSARO Makis l’est. Des tas d’interrogations fusent au premier contact avec la réalité. Une évasion fiscale, une véritable maffia qui fait perdre des millions de dollars au trésor public est entretenue par un député provincial aux ambitions parfois pharaoniques.

L’Avenir annonce la tenue du 9 au 10 juin 2011 d’un forum économique sur la RDC à Bruxelles. La première édition de ce forum se tiendra sur le thème : « Reconstruction de la RDC : Secteur financier, Investissement et Diaspora ». Cette action de l’Ambassade de la RDC à Bruxelles est plus qu’un acte de marketing. C’est un geste hautement politique et économique. Ce forum, souligne L’Avenir, tombe à propos pour donner la réplique à tout ce que certains Congolais en quête du pouvoir racontent pour s’attirer la sympathie des milieux européens et autres.

MLC

Le Phare consacre sa manchette au procès Mwamba-Mlc dont le dernier round décisif aura lieu ce mercredi 25 mai 2011 au Tribunal de Grande Instance de la Gombe. L’audience de ce matin sonnera comme une heure de vérité non seulement pour les deux camps en conflit mais aussi et surtout pour les milieux politiques, toutes tendances confondues, qui ne se priveraient plus de se servir de la décision du juge comme d’une jurisprudence juteuse pour l’avenir.
L’affaire oppose François Muamba, président intérimaire et secrétaire général du MLC au collège des fondateurs, qui l’avait révoqué de ses fonctions en date du 18 avril 2011. François Muamba est allé en justice pour demander au TGI/Gombe d’annuler la décision du collège des fondateurs.
(Il est clair que chercher la solution de ce conflit en justice est un exemple qui risque d’être suivi, car ce type de conflit est singulièrement fréquent dans les partis congolais. Certes, la situation du MLC, avec son président empêché pour cause de détention à la CPI, est très particulière. Il est difficile de « laver son linge sale en famille » quand, pour voir le père de famille, il faut prendre l’avion ! Mais en même temps l’on a vu, à propos de conflits concernant les gouvernorats de diverses provinces, les parties intéressées s’adresser aux tribunaux pour trancher des litiges concernant des décisions politiques. Si les partis devaient suivre l’exemple des Parlements provinciaux, on pourrait se trouver très vite devant une situation inextricable. NdlR)

Parlement

La Prospérité s’exclame: «Pagaille au Palais du Peuple ! » La coupure de l’électricité n’a pas permis, mardi 24 mai,  aux députés à travailler jusque tard dans la nuit. Le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, n’avait d’autre choix que de suspendre les travaux. « C’est presque en catastrophe que les Députés ont quitté la Salle de Congrès du Palais du Peuple. Ils se sont servis de leurs téléphones portables, comme des lampes torches, pour sortir de l’obscurité. Et comme dans pareille circonstance, les spéculations prennent le dessus, certains Honorables Députés ont soutenu que cette coupure de l’énergie électrique n’était pas fortuite. ‘’Un ordre serait parti soit de l’intérieur ou de l’extérieur’’. Pour d’autres, il s’agit tout simplement d’une panne. Vrai ou faux ? Ce qu’il faudra éviter de part et d’autre, c’est d’élaborer une loi électorale taillée sur mesure ».
Cette panne électrique est intervenue, selon le journal, au moment où le débat était devenu très passionné autour de la section première du Chapitre II de la loi électorale, qui traite de l’élection des députés nationaux et, plus particulièrement, du paragraphe 1er qui décrit la circonscription électorale et le mode de scrutin. Cette section, à en croire des sources proches du Palais du peuple, divise Opposition et Majorité. 
« L’opposition s’oppose à l’idée d’ériger les 24 communes de la Capitale en circonscription électorale. En 2006, rappelons-le, Kinshasa avait quatre circonscriptions électorales qui ne sont autres que ses quatre districts, à savoir : la Tshangu, le Mont Amba, la Lukunga et la Funa. Un autre débat qui divise les deux grands blocs de l’agora politique, c’est l’affaire du seuil de 10% qui modifie dans une certaine mesure le mode de scrutin proportionnel de 2006. C’est donc ce désaccord qui a fait dire à certains Honorables Députés de l’opposition que cette coupure de l’énergie électrique n’était pas fortuite... La Majorité, pensent les accusateurs de cette thèse, se trouvant en ballottage eu égard aux consignes données sur ces matières précises, n’aurait mieux trouvé que d’arrêter les travaux, le temps pour elle, de peaufiner d’autres stratégies, avant le vote des articles amendés. Il s’agit là, estiment les Députés de la majorité contactés par nos reporters, d’accusations dénouées de tout fondement, le Palais du peuple n’étant pas à l’abri d’une éventuelle panne électrique ».
(Que cela soit vrai ou faux importe moins que le fait très prévisible que, en entreprenant de modifier de modifier les règles en cours de partie – si l’on considère, comme la plupart des observateurs en conviennent, qu’en fait le pouvoir a lancé la campagne électorale en juin 2010 – on s’expose à être soupçonné d’avoir d’autres intentions que de respecter la volonté des électeurs. NdlR)

Pour le journal L’Observateur qui parle d’un coup de théâtre à l’Assemblée nationale, «la brusque interruption de la plénière de ce mardi 24 mai qui aurait dû se poursuivre jusque tard dans la soirée, aurait été provoquée pour permettre à la majorité de procéder au rappel des troupes comme elle l’a toujours fait pour obtenir le passage de certaines dispositions de la loi contestées et par les députés de la majorité et par ceux de l’opposition». Dans ce dernier camp, poursuit le quotidien de l’avenue colonel Ebeya, «on crie déjà à des manœuvres tendant à obtenir le passage d’une loi taillée sur mesure comme ce fut le cas en 2006».

Revenant sur le même sujet, Radio Okapi révèle que «cette coupure qui n’a touché que la salle du Congrès du Palais du peuple, où siège la chambre basse du Parlement». «Les députés ont quitté d’eux-mêmes la salle, en colère pour la plupart, explique la radio onusienne. Ce qui a fait dire à nombre de députés, surtout de l’opposition, que cette coupure était une manœuvre préméditée, destinée à retarder les choses». «Dans tous les cas, ce n’est qu’une partie remise, a laissé entendre de son côté Delly Sesanga, député de l’opposition. Même si on tire les choses en longueur, les articles à problème finiront toujours par être examinés».

BDM

L’Observateur rapporte fait état d’un bras de fer entre le ministère de l’Intérieur et le parti politique Bundu dia Mayala (BDM). Selon le message du ministère de l’Intérieur, ce parti, né sur les cendres du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo (BDK), n’est pas autorisé à fonctionner en RDC en vertu d’un arrêté ministériel portant rejet de son enregistrement.  Cependant, le président de cette formation politique, Ne Mwanda Nsemi dénonce une mesure qui vise à l’écarter simplement de la compétition électorale. « Le leader du parti politique Bundu Dia Mayala, le député Ne Muanda Nsemi a vivement dénoncé hier mardi 24 mai 2011 la décision portant interdiction des activités de son parti politique sur l’étendue du territoire national y compris dans son fief du Bas-Congo. «   Cette décision est une grave violation des droits, une atteinte à la démocratie. Je vous informe que notre parti se prépare à mener une série d’activités dans la perspective des élections à venir. Rien, en tout cas rien ne saurait  arrêter la détermination des membres de notre parti le Bundu Di Mayala à mener des activités politiques en toute légalité et dans le respect des lois républicaines « , a-t-il expliqué.  Sur décision du vice-Premier ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adophe Lumanu Bwana Sefu, le parti Politique Bundu Di Mayala  (BDM) du député Ne Muanda Nsemi vient d’être interdit depuis le samedi dernier , de fonctionner sur l’ensemble du territoire national. Le ministre provincial de l’Agriculture, genre et  Famille et porte-parole du gouvernement provincial  du Bas-Congo, M. Marie-Ludovic Manoka Nzuzi l’a confirmé le week-end dernier dans son compte rendu de la session hebdomadaire ordinaire du conseil des ministres, sans donner  de précisions sur cette décision.

© CongoForum, avec le service de Communication du CNONGD  le mercredi 25 mai 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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