30/05/11/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

 (CongoForum)

Les journaux parus à Kinshasa se penchent essentiellement sur le processus électoral congolais. Mais ils le font sous des angles multiples, de sorte que malgré tout plusieurs sujets se disputent la manchette.

Elections

(Beaucoup de commentaires parus aujourd’hui portent encore la marque d’une certaine surprise devant le rejet unanime par le Parlement des modifications proposées à la loi électorale. La supposition dominante semble être qu’il y aurait eu là quelque chose de machiavélique, d’où des propos sur « le positionnement, le repositionnement » ou « l’opportunisme ». Il n’est pas nécessaire de chercher aussi loin l’explication de votes très naturels. Ils découlent tout simplement de la date où nous sommes.
Les alliances politiques basées sur un rapport de force datant des élections de 2006 ne sont plus guère contraignantes en fin de législature. Partis et politiciens réagissent déjà en fonction de la campagne électorale, c’est-à-dire en adversaires de tous les autres. Le moment était donc mal choisi pour vouloir imposer des modifications qui visent à donner une majorité absolue au PPRD. Ce parti a eu, en 2006, 111 élus. Vouloir la majorité absolue signifie qu’il priverait au minimum 140 députés actuels – d’autres partis, y compris de la majorité – de leur siège. Les intéressés ne sont pas d’accord et le font savoir. C’est tout simplement « Je défends mon bifteck ». Les résultats de ce débat parlementaire, qu’ils soient bons (rejet du « seuil » à 10 % ou du « redécoupage » de Kinshasa) ou mauvais (refus de prendre en compte les revendications féminines) ont été marqués purement et simplement par des considérations matérielles et carriéristes, que des alliances touchant à leur fin sont désormais incapables de discipliner. NdlR)

« Après l’implosion des alliances, Place au calcul électoral », titre à la Une Le Potentiel. Il note que le front commun, créé le mercredi 25 mai 2011 à l’Assemblée nationale par la Majorité et l’Opposition lors de l’examen de la loi électorale est un signe annonciateur de grands bouleversements dans la classe politique. Après l’implosion apparente des alliances politiques de 2006, la voie est ouverte au calcul électoral. Désormais, positionnement et repositionnement riment avec opportunisme. Pour le journal, «l’adoption à l’unanimité de la nouvelle loi électorale a mis à nu la fragilité de la majorité au pouvoir de même que les coups bas que les concepteurs des dispositions liberticides tentaient d’administrer au processus démocratique chèrement acquis». «Dans la MP, on ne se fait pas d’illusions, poursuit Le Potentiel. En interne, les principaux ténors se sont rendus à l’évidence que la disposition rejetée mettait en péril l’avenir politique des candidats aux législatives prochaines». «D’aucuns l’ont déjà dit : les alliances conclues en 2006 vont s’en ressentir, prévient le quotidien kinois. Des lignes politiques vont changer si elles ne le sont déjà et une recomposition des cartes dans le microcosme politique congolais devient inévitable». Pendant ce temps, «une sorte d’attentisme s’observe au sein de l’Opposition, fait observer le journal. L’expectative l’emporterait sur un éventuel sursaut d’unité en vue d’affronter le candidat unique de la Majorité. Il est fait état de fissures qui mineraient les tenants de l’alternance politique».       
Or, le temps coule très vite. Les acteurs politiques ne semblent pas prêts pour les joutes électorales dans les temps impartis. La bataille électorale de 2011 s’annonce rude, analyse le journal. Désormais, positionnement et repositionnement riment avec opportunisme. Au sein de la MP, les politiques cherchent à se positionner, tandis qu’à l’Opposition, il se constate une distraction, avec cette sorte d’attentisme. Le Potentiel relève que les engagements conclus au sein de la MP n’ont pas eu raison de calculs individuels des élus. Apparemment, aucune consigne de la direction de la MP n’a donc été respectée. Par contre, certaines indiscrétions laissent entendre que la consigne sur ce point précis n’aurait pas été donnée. Qu’importe ! Ce qui est vrai c’est que les jours à venir s’annoncent des plus mouvementés sur la scène politique congolaise.

Katanga

Le Phare s’intéresse à la province du Katanga où, après la retraite politique annoncée de Moïse Katumbi, les coups bas ont commencé. Il constate que la guerre de succession est visiblement ouverte à la tête de la province cuprifère. Une très grande agitation est observée dans les milieux politiques de cette province. Depuis peu en effet, des noms sont cités dans l’opinion comme virtuels successeurs du « retraité » prématuré. Dans ce panel apparaissent le gouverneur honoraire Kisula Ngoie, le Pprd Muyej Mangez, l’Udps Mutomb Kan Kato, Vano Kiboko, Muyambo Kyassa, Sanguza Mutunda, Mutumbo a Mutomb, mais aussi le député provincial et homme d’affaires Nazem Nazemde (C’est-à-dire le « héros » de la récente affaire Hyperpsaro et Socodam de fraude à la douane).

UDPS

AfricaNews fait état de confidences en Belgique du président national de l’Udps, Etienne Tshisekedi, déclaré candidat unique. A Bruxelles où il a rencontré des personnalités de l’Union européenne dont il sollicite l’appui, Etienne Tshisekedi réfute le principe d’un ticket de l’opposition aux scrutins de novembre 2011 et conditionne le partage aux résultats des urnes. (« Ticket » désigne aux Etats-Unis le couple que forment les candidats à la Présidence et à la Vice-présidence. Le sens s’est ensuite élargi à toute « association avant élections », par exemple « Président + Premier Ministre ». NdlR)

Au sujet de M. Tshisekedi, L’Avenir estime qu’au lieu de préparer les élections, le président de l’Udps prépare la contestation. «Le leader de l’Udps est sûr de gagner les élections sur les dix provinces sur onze, faire le plein des voix au Kasaï et seulement partager les voix au Katanga», écrit le journal, avant de rappeler qu’Etienne Tshisekedi est en tournée en Europe. «Il saisit cette occasion pour multiplier non seulement les déclarations, mais aussi les assurances de gagner les élections de novembre prochain», souligne l’auteur de l’article. Pour L’Avenir, «le but de voyage du leader de l’UDPS en Europe est sans aucun doute de paniquer les partenaires de la RDC». « Dans le cas où il ne serait pas élu, le pays basculerait dans la violence, soutient ce quotidien proche du PPRD, le parti présidentiel. Pour que ce qu’il dit soit bien compris, il démontre, sans moindre preuve à l’appui que son parti politique, l’UDPS serait le mieux implanté du pays à travers le territoire national. Il dit donc à qui veut le croire qu’il gagnera les élections dans toutes les provinces du pays.
(On ne saurait nier que la tendance à attribuer tout échec non à la désaffection de l’électorat, mais à des basses intrigues, fraudes et manœuvres de l’adversaire, de qui permet de draper dans la toge du martyre, est un péché mignon, non du seul Tshisekedi, mais de l’Opposition congolaise en général. Quand à ETwM, on sait que son point de vue est, depuis longtemps, qu’il y a des élections libres, transparentes et démocratiques s’il les gagne et que la victoire de tout autre candidat est la preuve qu’elles ont été truquées. C’est simpliste, mais il ne faut pas oublier que c’est la première fois, à un âge avancé, qu’il sera candidat à une élection au moins en partie digne de ce nom. NdlR)

Dialogue

La 13 mai, La Prospérité avait titré à la Une: «Attention, attention, attention…Pas de transition, ni de partage de gâteau! ». Les Congolais ont beau être réputés pour leur mémoire courte, 17 jours, ce n’est pas bien long. Aussi vaut-il mieux ne se dédire que discrètement, en désignant la même chose par un autre nom. C’est pourquoi, sans doute, La Prospérité se demande dans son éditorial, en un  mot: « Dialogue ? ». En tout cas, l’idée fait du chemin, note le quotidien. Elle est venue d’ailleurs. C’est une ONG de droit étranger qui avait sonné le tocsin. «  Cette idée-là circule sur toutes les lèvres. Elle traverse des salons ouatés, sans se faire prier. Il semble qu’elle fait bouger des intestins, pour ceux qui ont la gouvernance, en mains. Même l’œsophage en est, semble-t-il, atteint. Passons! »  (Nous laissons à la rédaction de La Prospérité la responsabilité de ces intéressantes constatations concernant les répercussions de l’actualité sur le transit intestinal. Nul doute que cela n’intéresse fort les médecins ayant des hommes politiques dans leur clientèle ! NdlR).
« A Kinshasa comme partout ailleurs, à travers le monde, la situation de la RD. Congo inquiète moins qu’elle ne rassure. L’International Crisis Group en avait, du reste, déjà parlé, en évoquant particulièrement, le dilemme ‘’électoral’’. L’Asadho, G1000 et Synergie, des Organisations non gouvernementales locales, y sont revenues. Ce week-end encore, Z’Ahidi Arthur Ngoma, l’ex-Vice Président de la République qui avait en charge la colonne gouvernementale sociale et culturelle sous l’empire 1+4, a abondamment insisté. Il prévient que les maladresses d’une commission électorale, fût-elle dirigée par un Pasteur, ne conduise dans un précipice, ce pays dont les traces de la guerre n’ont pas encore cessé d’effrayer. Le Président des Forces du Futur et du Camp de la Patrie reprend, pour son compte, des craintes justifiées par l’assombrissement qui entoure le processus de révision du fichier électoral. Il émet des doutes sérieux et en revient à la question du sérieux du processus et de son aboutissement heureux. Là-dessus, il est sceptique. Curieusement, toutes les avancées engrangées notamment, avec l’adoption récente de la loi électorale à la petite chambre du Parlement, la publication du calendrier électoral, le déblocage de quelques millions en vue de la nouvelle commande des kits électoraux, les marathons aux Usa du Président de la Ceni, ses rencontres avec des Officiels Sud-africains dont Jacob Zuma, le Président du pays de l’Arc-en-ciel, et la Présidente de la Commission électorale, l’une des dames qui a fait la fierté du pays de Nelson Mandela, ne semblent pas pour autant pousser ceux qui subodorent le spectre du mal, à reculer dans leurs analyses ‘’négatives’’. Tous, séparément et à un rythme non saccadé, reprennent les mêmes mots et les mêmes thèses. Agissant tantôt comme observateurs, tantôt acteurs, chaque groupe met en alerte la nation sur les dangers qui la guettent. La paix, les garanties de paix, c’est selon, mais pour peu que les élections n’engendrent ni guerre, ni nouveaux conflits en chaîne. Apparemment, la préoccupation fondamentale, celle qui soulève des montagnes, reste axée sur la suite, après les élections, si elles venaient à être mal organisées. Gérer, c’est prévoir. Gérer, c’est administrer. Gérer, disent les classiques, c’est anticiper. Z’Ahidi n’y voit aucun mal, si l’on organisait encore un dialogue, si la classe politique dégageait un consensus, pour recréer des conditions de confiance en un destin qui demeure commun. Cette fois-ci, à son avis, il ne serait plus possible de revenir sur les causes qui avaient présidé au dépeçage de la République entre belligérants. Mais, plutôt, d’aplanir les vues sur la crise de légitimité qui, contre toute attente, se profile à l’horizon, avec sa kyrielle de conséquences aussi bien fâcheuses qu’enchanteresses. A l’opposé, tout ceci est loin de rejoindre les positions du gouvernement. Certainement que Lambert Mende va rejeter tout, en bloc. Il l’avait déjà fait, d’ailleurs. Peut-on dire que pour ce dialogue d’aujourd’hui ou de demain, la croisade n’est pas finie ? L’optimisme de Tshisekedi est-il un piège ou une stratégie ? Des appels de Laurent Monsengwo pour un vote utile et des élections, n’ont-ils pas bougé le temple, il y a quelques semaines, à Kinshasa ? L’histoire est là. Elle est têtue. Qui a raison ? Qui dit vrai ? Qu’en pense le Président Kabila ? Où sont les Gizenga et Muzito ? »

Sur ce même sujet, Forum des As titre: « Z’ahidi Ngoma tire la sonnette d’alarme ». Face au retard évident et manifeste enregistré dans la préparation des élections, le leader du camp de la patrie appelle à l’organisation d’une concertation politique, remarque le journal.

Ancien vice-Président de la République sous le régime 1+4 et candidat malheureux à la Présidentielle de 2006, Arthur Z’ahidi Ngoma plaide pour une rencontre de la classe politique. «Le président des Forces du futur et de la plate-forme Camp de la patrie a appelé samedi 28 mai au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, à une rencontre des responsables politiques du pays, rapporte Radio Okapi. D’après lui, cette rencontre permettra une gestion responsable de la situation présente, caractérisée par des  facteurs qui ne favorisent pas une fin apaisée d’une légitimité démocratique». «J’énonce un principe. Et le principe c’est quoi ? Les négociations politiques entre Congolais, la rencontre des hommes. Rien et absolument rien ne peut se faire sans la rencontre des hommes. Nous ne sommes pas en train de nous préparer à la bataille, à la guerre mais aux élections. Nous ne sommes pas des ennemis», a affirmé le président du Camp de la Patrie. Parlant des conclusions d’une telle rencontre, Arthur Z’Ahidi voudrait voir des compatriotes divorcés d’avec le totalitarisme de la différence. «Essayons de résoudre par nous-mêmes nos crises. Nous disons aujourd’hui, nous ferons tout très bien, dans le délai constitutionnel. Bon sang, nous n’y arrivons pas. Qu’est-ce qui se passe ? On va commencer à appeler la communauté internationale ? Ne pouvons-nous pas nous-mêmes prévenir les choses et nous rencontrer ? », a-t-il conclu.

Est

L’Observateur fait remarquer que la situation sécuritaire dans l’Est du pays reste encore précaire. Des groupes armés et forces négatives continuent encore aujourd’hui à perpétrer des attaques, qui causent mort et désolation au sein de la population.
La société civile de Rutshuru s’indigne du fait que des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont encore attaqué la localité de Kiwanja, au Nord-Kivu, dans la nuit du samedi à dimanche 29 mai.
Voilà qui constitue un obstacle à la paix. Le journal croît savoir que le rapport qui sera présenté cette semaine à New York par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, l’ambassadeur Roger Meece, va souligner la menace que constituent encore aujourd’hui tous ces groupes armés et forces négatives dans le processus électoral en RDC.

Economie

«Il faut l’investissement privé pour le futur de la Miba». Cette déclaration, faite Neil Wigan, ambassadeur de Grande-Bretagne, est publiée sur le site de Radio Okapi. La radio onusienne indique que «le diplomate britannique, a  terminé le 26 mai une mission de travail à Mbuji-Mayi où il a visité le réseau d’adduction d’eau dans la commune de la Kanshi, un projet financé par l’Agence britannique de Développement (DFID), le polygone de la Miba ainsi que d’autres ouvrages exécutés par la Coopération Technique Belge (CTB)». «Pour la Miba, il faut de l’investissement privé. Nous avons un programme avec le ministère des Mines pour améliorer la gestion de ce secteur. Nous pensons que l’avenir de la Miba, c’est vraiment avec l’investissement privé. Pour ça, la Miba a repris son travail, j’ai été impressionné par ce que j’ai vu ce matin et j’espère que des sociétés britanniques vont participer à la réforme de la Miba», a déclaré l’ambassadeur Neil Wigan. «Le financement pour la relance effective de la Miba est estimé entre 100 et 150 millions de dollars américains, rappelle la radio onusienne, avant d’indiquer qu’«après avoir annoncé, en novembre 2009, un plan de redressement de cette société de l’ordre de 20 millions, Joseph Kabila a, au cours d’une visite à Mbuji-Mayi, remis un cheque de 10 millions USD aux autorités de la Miba».

Divers

Pendant ce temps, le Réseau National pour l’Observation et la Surveillance des Elections au Congo (RENOSEC) est en atelier sur la professionnalisation dans l’observation des élections. «Les préparatifs des élections de 2011 se multiplient à travers le pays, souligne l’Agence Congolaise de Presse (ACP). C’est ce qui explique la tenue d’un atelier sur la professionnalisation dans l’observation et la surveillance du cycle électoral en RDC organisé, du 25 au 28 mai, par le RENOSEC». Selon le secrétaire exécutif national du RENOSEC, Me Marie-André Mwila Kayembe, cité par le journal, «ce séminaire-atelier a pour objectifs spécifiques : raviver la mémoire des participants sur le processus électoral antérieur et leur fournir des informations sur le contexte et le processus électoral en cours». Pour lui, «les travaux du Centre pour handicapés physiques sont destinés à vingt personnes ressources éligibles à l’animation du secrétariat exécutif national du RENOSEC». A en croire la même source, «ces assises entendent aussi renforcer les capacités des participants dans la connaissance de l’observation du cycle électoral et de l’organisation d’une mission électorale répondant aux normes internationales et faire une réflexion sur les actions et les stratégies que le RENOSEC doit entreprendre pour l’observation et la surveillance professionnelle du cycle électoral en cours».

«Décentralisation : Mbusa Nyamwisi lance la deuxième phase de vulgarisation à Boma, dans le Bas-Congo», rapporte Le Potentiel. «Après la première phase de la campagne de vulgarisation des textes de lois sur la décentralisation, le ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire, Antipas Mbusa Nyamwisi, a lancé, à Boma, province du Bas-Congo, la deuxième phase de la campagne nationale de communication sociale sur la décentralisation, écrit le journal. Cette dernière vise particulièrement Cette dernière vise particulièrement la population des Entités territoriales décentralisées (ETD)». «Cette deuxième phase de vulgarisation fait suite à la première lancée, le 15 mai 2010, à partir de la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa», rappelle Le Potentiel qui fait remarquer le peuple Kongo étant rompu à la cause de la décentralisation depuis toujours, Mbusa Nyamwisi a expliqué en des termes clairs les contours de ce processus qui fait couler beaucoup d’encre. «La décentralisation suppose deux choses : transfert des compétences et transfert des ressources». Comme tout processus, le ministre a reconnu que tout n’est pas fait, mais il faut saluer le début. La décentralisation, c’est un idéal. «Nous n’avons plus le droit de reculer (…) le bout du tunnel est très proche», a-t-il déclaré. «La campagne va s’étendre sur l’ensemble du territoire national, révèle le journal. Il s’agit principalement de la vulgarisation des textes de lois de la décentralisation et du cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation auprès des masses populaires». «La campagne va s’étendre sur l’ensemble du territoire national, révèle le journal. Il s’agit principalement de la vulgarisation des textes de lois de la décentralisation et du cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation auprès des masses populaires». «Cette campagne est une réponse à la Constitution de la RDC qui consacre la décentralisation comme nouveau mode d’organisation et de gestion des services publics, répondant ainsi aux exigences d’un service public de proximité», rappelle le quotidien kinois.

«Droits de l’Homme : la Société civile encourage la création d’une commission nationale», lit-on dans les colonnes du journal Le Potentiel. «La table ronde, entre les autorités publiques congolaises et les défenseurs des droits humains, organisée par le Groupe Lotus, du 25 au 27 mai 2011 a rendu ses conclusions le vendredi 27 mai tard dans la soirée», écrit l’auteur de l’article. «Les défenseurs des droits de l’homme réunis en une assemblée, avec comme interlocuteurs les autorités publiques congolaises durant trois jours, ont rendu publique une déclaration, rapporte Le Potentiel. Au terme de laquelle ils encouragent la création d’une commission nationale des droits de l’Homme, l’adoption d’une loi portant promotion et protection des droits humains et l’opérationnalisation de l’entité de liaison de droits de l’Homme à tous les échelons de la vie nationale». A en croire le journal, «les défenseurs des droits humains ont pris acte du discours du ministre de la Justice qui, en des termes clairs, a rappelé le rôle majeur que jouent au quotidien les défenseurs des droits de l’Homme dans la promotion de la démocratie et l’Etat de droit ainsi que l’engagement des institutions de la RDC à garantir aux défenseurs des droits humains la protection légale, la sécurité et la sérénité dans l’accomplissement de leurs tâches». Les défenseurs des droits humains ont saisi cette opportunité pour réitérer l’appel lancé le 22 mai 2011 en direction des institutions de la République par 216 ONG qui demandent une justice équitable et impartiale en faveur de leurs regrettés collègues Floribert Chebeya et Fidèle Bazana.

© CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le lundi 30 mai 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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