
Offrir une chance de réinsertion sociale aux enfants de la rue, c’est l’ambition de l’école de Thiseleka, fruit d’une collaboration entre l’ambassade du Congo à Rome et la fondation Patrizio Paoletti
Il ne s’agit pas seulement d’une école. Depuis cette année, en périphérie de Kinshasa, Thiseleka est aussi une structure qui peut dispenser des soins de santé aux enfants de la rue, leur apprendre un métier et leur donner la chance de s’intégrer à la société et ce qu’elle peut offrir aujourd’hui de facilités. Les enfants peuvent, en toute sécurité, y naviguer gratuitement sur internet. Le repas leur est assuré sur place, ce qui résout aussi un problème crucial, à la base de multiples abandons scolaires : la faim.
La fondation Patrizio Paoletti est à pied d’œuvre dans de nombreux pays du monde sortant de conflit. Au Congo, c’est l’ancien ambassadeur en Italie Albert Thiseleka Felha et son épouse Gina Kumbi Kumbi, aujourd’hui décédée, qui ont insisté pour que la capitale dispose d’un établissement intégré où les enfants de la rue reçoivent soins, formation et nourriture. La fondation italienne estime que donner à manger peut être nécessaire, tout comme soigner des personnes malades. Mais pour se donner de meilleures garanties, le développement durable passe par la pédagogie.
Essayée en Inde, au Pérou et en Amazonie brésilienne, la méthode a donné des résultats encourageants. Elle a donc été étendue partout où les humanitaires italiens interviennent désormais. Le succès du centre de Kinshasa se mesure aussi à l’affluence. Le bouche-à-oreille a fini par produire de l’effet. D’un nombre initial de 50 enfants, Thiseleka compte aujourd’hui 600 enfants qui vont s’en sortir avec la possibilité d’entrer dans la vie active munis d’un métier.
Appuyée en Italie par des structures sanitaires de renom et la Farnesina, le ministère des Affaires étrangères, la fondation Patrizio Paoletti a lancé la semaine dernière à Rome la Caravane du cœur. Il s’agit d’une vaste campagne de sensibilisation qui traversera les cinq continents pour, affirment ses organisateurs, « promouvoir un monde à la mesure des enfants ».
Lucien Mpama










8 juillet 2011
Actualités