Unique exigence : des élections apaisées

11 juillet 2011

Au fil des jours

(Le Potentiel )
La tension politique monte de plus en plus alors que l’on s’approche inexorablement de la tenue d’élections voulues libres, démocratiques et transparentes par tous. Les derniers accrochages -répétés – entre les forces de l’ordre et les combattants de l’UDPS, de même que l’escalade verbale anticipant sur la campagne électorale proprement dite, sont un signe prémonitoire du climat qui risque de régner avant, pendant et après les prochains scrutins. Avec comme conséquence de déboucher sur la contestation des résultats et ramener le pays plusieurs décennies en arrière.

Jeune, la démocratie congolaise refuse de grandir. Les hommes politiques ne semblent pas tirer les leçons du passé. Le climat qui s’observe actuellement n’est pas du tout rassurant quant à l’avenir immédiat ou proche. L’éthique politique demeure une gageure. Les politiciens congolais continuent à se considérer comme des ennemis. Alors qu’en réalité, ils ne sont que des compatriotes positionnés en adversaires politiques du fait de la divergence d’opinions politiques. La législature finissante ne semble pas avoir beaucoup appris aux formations politiques et à leurs animateurs. Les tares du passé reviennent à la surface après un semblant d’avancée positive. Les comportements affichés par les uns et les autres sont tels qu’il n’est pas exagéré de dire qu’en termes d’apprentissage, les cinq années qui s’achèvent n’auront été que du gâchis.

Intolérance politique, contestations des textes, suspicions, violences verbales et physiques, se conjuguent au quotidien, en ce moment précis où l’on s’achemine vers la deuxième expérience de l’accession au pouvoir par les urnes.

D’aucuns se souviennent que lorsqu’il s’agit de partager le pouvoir, les politiciens oublient leurs divergences et se mettent vite autour d’une table. Dès lors, qu’est-ce qui les empêche de se mettre ensemble et de s’accorder autour des textes et autres liées à l’organisation des scrutins ? C’est la préoccupation de tous les observateurs avisés qui se demandent si on peut vraiment construire ou reconstruire le pays dans la confusion, la non acceptation de l’autre. Et pourtant ce qui se passe ailleurs sur le continent devrait ramener tout le monde à la raison, surtout à adopter des attitudes responsables pendant cette période critique et, partant, fragile.

Si les prochains scrutins ne se déroulaient pas dans un climat de sérénité et que par malheur les violences s’ensuivaient, c’est le développement même du pays qui s’en ressentirait. Dans ce cas-là, l’on sera rentré plusieurs décennies en arrière, au temps des hommes forts et des partis-Etat. On aura ainsi brisé le rêve de tout un peuple dont l’exercice du pouvoir passe par le choix libre des dirigeants à tous les niveaux. Lequel choix a pour soubassement l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes. Dans un climat apaisé et le respect des règles du jeu par tous.
 

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À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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