22/07/11/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

22 juillet 2011

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

La rédaction de la RP finit par poser un problème presque déontologique de vocabulaire. Faut-il dire que les élections sont le sujet principal, mais qu’il y en a d’autres, que la presse parle de sujets divers sur fond d’élections, ou que les élections, comme la sauce tomate, sont l’ingrédient obligatoire dans lequel baigne toute information congolaise ? Choisissez ! 

 

Sécurité aérienne

Encore que les candidats fassent en général un large usage de l’avion, ce sujet est l’un de ceux qui échappent à peu près  à l’omniprésence électorale. Dans son article à la Une consacré à la redevance IDEF, redevance qui fait l’objet d’une enquête à la RVA  (Régie des voies aériennes), Le Potentiel souligne que le crash le 8 juillet 2011 à Kisangani d’un régulier de Hewa Bora aura été l’élément de déclic. Désormais, le gouvernement veut voir clair sur la gestion des fonds générés par la RVA au titre de la redevance IDEF, censé avoir été institué il y a deux ans pour moderniser les installations aéroportuaires de la RDC. Avec le crash de Kisangani, le gouvernement exige des explications sur ce qui a été fait des millions de dollars américains collectifs à ce jour par la RVA. Décidément, des têtes vont tomber.

Processus électoral

« La CENI va déposer le fichier électoral au Parlement *Le rendez-vous est pris pour le 28 juillet », annonce le vice-président Jacques Djoli, explique Le Climat Tempéré.

La Commission électorale nationale indépendante, CENI, va déposer le fichier électoral nettoyé jeudi 28 juillet 2011 à l’Assemblée nationale et au Sénat, a annoncé mercredi le vice-président de cette structure électorale, le professeur Jacques Djoli. Le dépôt de ce fichier électoral pourra permettre d’avoir exactement le nombre de sièges par circonscription électorale, a-t-il précisé lors d’une intervention en tant qu’invité du journal de la chaine privée Numerica TV.

« Nous avons sept jours pour terminer ce travail (de nettoyage) sur lequel les équipes travaillent 24h/24. Le président (de la CENI) s’est déplacé pour s’installer près du Centre national de traitement, où se fait ce travail de conciliation », a indiqué le vice-président de la CENI. Jacques Djoli croit qu’à partir du 4 août prochain, les bureaux de réception et de traitement des candidatures seront mis en place.

« Cette fois, il y aura un traitement informatisé de ces candidatures, pour gagner du temps, en termes de leur gestion intégrée », a-t-il signalé. Et la CENI dispose au moins de 10 sites qui vont recevoir les candidatures pour les élections législatives.

Jusqu’au 6 septembre 2011, la CENI va présenter les candidatures retenues. « Ce système est déjà mis en place. Et nous sommes déjà prêts à aborder les autres étapes. Nous sommes convaincus qu’avec la bonne volonté des parlementaires, nous avons aussi un débat sérieux mais responsable, pour que les sièges par circonscription soient approuvés aussi dans la sérénité par les deux Chambres. Il faut connaître le nombre de sièges, pour que les partis politiques et les indépendants puissent déposer leurs candidatures pour les élections », a-t-il indiqué.

Le vice-président de la CENI a explicité les irrégularités dénoncées par l’UDPS et d’autres partis politiques. « Donc, il est important que nous puissions comprendre  que la lutte contre la fraude, qui est une réalité électorale en Afrique  essentiellement, ne peut être menée avec efficacité que si les partis politiques déploient, dans le centre d’enrôlement, les témoins et les observateurs (…) De même, demain dans les 64.000 bureaux de vote, il faut que les partis politiques mettent les témoins, sinon il y aura des tentations à frauder », a fait savoir Jacques Djoli.

Il a ainsi appelé les partis politiques, les citoyens et la société civile à « se donner les moyens pour lutter contre la fraude qui est une éventualité qu’il faut intégrer dans le jeu électoral ».

Le vice-président de la CENI a également souhaité que tous les Congolais aillent à des élections libres, transparentes et justes, qu’ils puissent désigner des futurs dirigeants, « de manière à renforcer l’efficacité et la légitimité des institutions, à améliorer la gouvernance politique de ce pays ».

Le processus électoral appartient avant tout aux partis politiques qui sont eux les acteurs appelés à travailler dans une totale liberté.

Kabila

« J. Kabila et le Bandundu : Un mariage de raison ! » titre Le Climat Tempéré.

Clôturant  dimanche dernier à Kinshasa l’opération de révision du fichier électoral, le président de la CENI, Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, a fait état d’un chiffre brut de 31 424 938 électeurs enregistrés sur l’ensemble du territoire national, à travers les 11 provinces de la République.  Il a de même noté que le travail de ramassage des CD et de nettoyage du fichier électoral  allait se poursuivre afin d’avoir un fichier consolidé à remettre d’ici peu à l’Assemblée Nationale, à qui il a demandé de faire diligence pour donner à la CENI l’annexe à la loi électorale devant déterminer le nombre de sièges par circonscription. A cette occasion, le président  a  affirmé qu’aucun doute n’était plus permis, que les élections allaient bien se tenir cette année, pour la présidentielle et les législatives nationales. Il a rappelé  les dates importantes du calendrier électoral : 4/08/2011 : Convocation de l’électorat et inscription des candidats pour l’élection présidentielle et la députation nationale ; 7/09/2011 : Publication de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle et la députation nationale ; 28/11/2011 : Election présidentielle et députation nationale ; 6/12/2011 : Annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle ; 20/12/2011 : Prestation de serment du Président élu .

Depuis lors, l’on a l’impression que la scène politique s’agite de plus belle. Certains partis qui trainaient encore les pieds ont décidé de hâter leur sortie. On annonce par exemple pour ce dimanche la sortie officielle du parti  Union des Forces du Changement dont Léon Kengo wa Dondo est l’autorité morale.  D’autres ont convoqué leur congrès : l’UNAFEC (Union des Nationalistes Fédéralistes du Congo)  de Kyungu wa Kumwanza, depuis hier jeudi ; le MLC (Mouvement de Libération du Congo) de Jean Pierre Bemba, à partir de ce vendredi 22 juillet jusqu’au 24 juillet ; le MSR (Mouvement Social pour le Renouveau) de Pierre Lumbi, du 25 au 28 juillet. Dans la même foulée, le Bureau Politique de la Majorité présidentielle (MP) réuni à Kingakati, le 19 juillet,  a procédé à la mise en place des membres du Secrétariat Général de la plate-forme présidentielle.

Sont donc désignés  : – Secrétaire Général de la MP : l’Honorable Aubin MINAKU (PPRD) ; Secrétaire Général Adjoint : l’honorable docteur Didier MOLISHO (MSR) ;  Secrétaire Nationale chargée des relations avec les organisations politiques et les structures associatives : Madame KIKUNGU (COFEDEC) ;  Secrétaire National chargé de l’organisation et logistique : l’honorable Sénateur Sébastien ADAMBU (PDC) ;  Secrétaire Nationale chargée des Finances : Madame Béatrice LOMBEYA ;  Secrétaire National chargé des Questions Stratégiques : l’honorable Alain Muliya (PMR). La remise-reprise entre l’équipe sortante et l’équipe entrante de l’Exécutif de la MP a eu lieu mercredi. Et annonce a été faite que les dispositions seront prises bientôt, en ce qui concerne le gouvernement central pour en compléter l’équipe, dont plusieurs membres ont perdu leurs fonctions. Des informations indiquent que ce remaniement ministériel devrait intervenir ce week-end. Avec le président Kabila, l’on ne peut jurer de rien. Voilà près d’une année, à chaque fois que la presse s’est risquée à annoncer ce remaniement pour acquis, elle  s’est plantée. Les faits l’ont démentie.

En fait, Joseph Kabila vient de mettre en place l’équipe de campagne de la Majorité présidentielle. Les observateurs notent que ce n’est pas un moindre signe qu’au jour d’aujourd’hui les deux exécutifs de la coalition au pouvoir, celui du gouvernement, d’une part,  et celui du cartel politique, d’autre part, se retrouvent entre les mains de ressortissants du Bandundu, avec Adolphe Muzito comme Premier ministre et Aubin Minaku, comme secrétaire général de la MP. Lorsque l’on regarde la cartographie électorale telle qu’elle ressort des suffrages de 2006, lors de la présidentielle,  le KasaÏ Occidental, le Kasaï Oriental, l’Equateur, Kinshasa et le Bas-Congo ont voté majoritairement pour le candidat de l’opposition, Jean Pierre Bemba. Tandis que le Katanga, le Nord Kivu, le Sud Kivu, le Maniema et la Province orientale ont choisi Joseph Kabila. Quand l’on se réfère aux chiffres bruts de la révision du fichier électoral pour les élections de 2011, l’on se rend compte qu’en gros les deux blocs « antagonistes » se neutralisent en nombre d’électeurs avec quelque 14 millions de part et d’autre. Si l’on part des chiffres de 2006, et à voir comment les choses se passent, il est difficile de penser qu’il se soit produit un tel séisme que la cartographie électorale va être bouleversée de fond en comble. Cela revient à placer le Bandundu dans le rôle d’arbitre pour la prochaine présidentielle. D’où sans doute le positionnement en pointe du Bandundu dans la cote amour-raison de Kabila. Il s’agit de tout faire pour conforter l’alliance avec le PALU d’Antoine Gizenga.  Adolphe Muzito est pour le moment en train d’achever une tournée dans son Bandundu où il a visité un certain nombre de territoires pour vanter les réalisations du gouvernement des nationalistes mis en place par Joseph Kabila. Il s’agit également de tout faire pour  séduire l’électorat du Bandundu en faisant monter à l’attaque ses fils les plus représentatifs. L’Honorable Aubin Minaku n’est pas un dinosaure de la politique. Mais, c’est un jeune turc qui en veut et qui a démontré des capacités d’impulsion évidentes  à l’Assemblée nationale, tout au long de la législature  qui s’achève, de par le rôle qu’il a joué au sein de la famille politique du chef de l’Etat à l’hémicycle. Il peut être compté au nombre des révélations politiques de cette mandature. Ce qu’il est important de souligner est que dans tous les aménagements politiques qu’il opère en ce moment, Joseph Kabila veut mettre toutes les chances de son côté en attendant d’affronter la présidentielle. Si l’opposition reste divisée, Joseph Kabila verra l’horizon s’éclaircir nettement devant lui. Mais si cette opposition arrivait à s’unir, la bataille sera bien rude. Alors l’on se dit : si Joseph Kabila n’avait pas poussé à la révision de la Constitution pour imposer un tour unique, qu’est-ce que ça aurait été ?

Katumbi

Les vacances de M. Katumbi auraient-elles fait l’objet de spéculations si l’on n’était en période électorale ? En tous cas, sous le titre « Moïse Katumbi, l’inoubliable », les vacances du gouverneur du Katanga sont à la une du Potentiel. «Gouverneur élu de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe aura marqué d’une empreinte indélébile son passage aux affaires, fait remarquer l’auteur de l’article. A ne pas confondre avec business». «Spécial, Moïse Katumbi l’a été sur tous les plans, enchaîne le quotidien kinois. Il s’est distingué dans la gestion des affaires. Il a marqué de son empreinte la gestion d’une province à laquelle on n’accordait plus aucune chance de relèvement. Son bilan a mis en déroute ses adversaires politiques et créé de nouveaux jaloux. Son malheur, c’est d’avoir su se différencier de tous ses prédécesseurs. Le Katanga s’est remis debout. Il a repris sa place de contributeur numéro un au budget national, à concurrence d’au moins 51% ». Malheureusement, souligne Le Potentiel, «cet élan n’a pas plu à ses adversaires politiques qui ont vu en son ascension politique et managériale quelqu’un à abattre. Les bonnes œuvres ont été combattues par ceux-là mêmes qui les appréciaient. Une connotation a été conférée à ses actions dans le cadre de son mandat public. Calomnies, suspicions, colportages, peaux de banane, bâtons dans les roues se sont succédé à un rythme tel que l’on en est arrivé à des attaques frontales». Selon le journal, «on a attenté plusieurs fois à son intégrité physique». L’objectif était clair : le décourager dans son engament à chasser la misère des Katangais en leur donnant l’opportunité de vivre des produits de son sol et de son sous-sol. Conclusion du journal Le Potentiel : «Tout est fait pour l’irriter en permanence, le mettre à l’aise et le pousser à quitter vite le gouvernorat de province du Katanga. Dans l’ignorance totale de la Constitution et des lois de la République. On met dans sa bouche ce qu’il n’a pas dit. On lui brûle la politesse dans des rencontres ou manifestations publiques. On tente vainement de réduire sa visibilité, qu’il s’agisse des médias publics ou des officiels. Tout est orchestré à dessein. Il doit partir revient comme une ritournelle dans tous les milieux hostiles».

Moïse Katumbi est en vacances, écrit L’Avenir. Et le Katangais fera bientôt un come-back retentissant. Cela depuis la fin des festivités du 51ème anniversaire de l’indépendance de la RDC qui se sont déroulés au Katanga. Après avoir tout donné pour faire vivre sa province, le gouverneur du Katanga a pris des vacances bien méritées. La rumeur sur son départ en exil prépare, sans le vouloir, la population du Katanga à lui réserver un accueil chaleureux, rapporte L’Avenir qui affirme, par ailleurs, que le retour de Moïse Katumbi à Lubumbashi n’est plus qu’une question de jours. Il balaie ainsi une rumeur persistante, selon laquelle le gouverneur du Katanga aurait quitté le pays sur la pointe de pieds, laissant derrière lui la population katangaise qui n’a pas encore fini de compter sur lui, les affaires qui n’ont pas cessé d’être prospères, une équipe de TP Mazembe qui compte sur lui comme le corps compte sur le sang pour fonctionner et enfin, un président de la République qui, dans le cadre de prochaines élections, attend beaucoup de ce cadre qui compte parmi les 15 dont Joseph Kabila a besoin pour réussir son programme de reconstruction du pays. Ce sont autant de responsabilités qui ne font pas de Moïse Katumbi, la personne à monter dans le premier avion oubliant tout». «A l’analyse de toutes les réponses reçues de coups de téléphone que la rédaction de L’Avenir a donnés, il n’y a aucune raison qui puisse obliger Moïse Katumbi à filer en exil, conclut le journal. Car, en effet, n’ayant rien à se reprocher, il n’y a aucune raison que le gouverneur du Katanga, quand bien même il aurait décidé de quitter le pays, le fasse sur la pointe de pieds comme un malfaiteur».

Muzito

D’après La Prospérité, «Remaniement : Adolphe Muzito ce matin à Kinshasa», «Contrairement aux rumeurs qui ont circulé dans la ville haute, évoquant l’interruption brusque de son voyage d’itinérance dans le Bandundu, le Premier Ministre a poursuivi normalement son séjour dans cette partie de la République, souligne le journal. La grande boucle a été bouclée hier, jeudi 21 juillet 2011, à Masi-Manimba d’où il est parti, sauf changement de dernière minute, vers les premières heures de ce vendredi 22 juillet, pour regagner la capitale». «Avec ce retour annoncé de Muzito, des sources concordantes renseignent que la publication de la nouvelle équipe gouvernementale ne saura plus tarder, poursuit le quotidien de Mont Fleury. Les vides laissés par des Ministres révoqués et démissionnaires n’ont que trop duré. L’heure est aux tractations». Selon La Prospérité, «le réaménagement technique risque d’être très prononcé». «Les élections étant attendues dans plus ou moins 4 mois, il n’est pas exclu que, pour des raisons stratégiques et tactiques, certains membres de l’exécutif laissent leur place à d’autres, pour s’y préparer», fait remarquer le journal. « Déjà, révèle le quotidien kinois, le mardi dernier, la réunion de la ferme présidentielle de Kingakati qui a regroupé les sociétaires de la MP a mis la puce à l’oreille de beaucoup de cadres de cette famille politique du Chef de l’Etat».

Le Phare revient sur la tournée du Premier ministre Adolphe Muzito dans le Bandundu et croit savoir qu’après six jours d’inspection dans une province qu’il connaît comme le fond de sa poche, Adolphe Muzito ramène à Kinshasa une abondante moisson d’informations de nature à mieux cibler les dernières actions politiques, économiques et sociales à mener avant que son équipe ministérielle ne rende le tablier en décembre 2011.

Monusco

Le Phare affirme que « la Monusco sème le doute » en cette période d’élections Il rapporte que dans sa dernière résolution en rapport avec la prolongation du mandat de la Monusco jusqu’en juin 2012, le Conseil de sécurité a donné des consignes strictes à son « antenne » en territoire congolais en vue de la sécurisation du processus électoral.
Il faut entendre, par là, une participation active à la sécurité des kits électoraux, des infrastructures et du personnelle de la Commission électorale nationale indépendante, des électeurs et des candidats. Selon Le Phare, alors que son mandat l’autorise expressément à sécuriser le processus électoral, la Monusco brille plus par la dénonciation à travers ses rapports d’observation que par des actions. Pourquoi a-t-elle attendu souvent le pire avant de voler au secours des populations civiles à l’Equateur, en Province orientale, au Nord- Kivu, au Sud- Kivu, au Maniema et au Nord- Katanga ? Pourquoi reste-t-elle inopérante face au sort des acteurs politiques et de leurs futurs électeurs victimes de l’intolérance politique, se demande Le Phare. « Au regard du climat délétère qui prévaut en cette période de campagne préélectorale, où les responsables de la territoriale, de l’armée et de la police semblent prisonniers du système en place et portés à restreindre les espaces de liberté pour tous ceux qui évoluent en dehors de la majorité au pouvoir, la Monusco ne devrait plus attendre pour s’assumer », juge Le Phare. Curieusement, poursuit le journal, au lieu de se porter au secours des compatriotes qui subissent des tortures physiques et morales de toutes sortes en raison de leurs convictions politiques, cette « structure onusienne donne l’impression de ne pas faire très attention à ce qui se passe autour d’elle. »

CENI

Elle a droit, dans Le Climat Tempéré, à la rubrique « LE BILLET », sous le titre « Affaire de responsabilité »

Ce lundi, dans la salle de cinéma du Palais du Peuple, la CENI invite à une rencontre inédite l’ensemble des partis politiques légalement constitués en RDC. Si l’on pense qu’il existe quelque 400 partis enregistrés au ministère de l’Intérieur, le forum devrait réunir 800 personnes au moins, car, la CENI demande que les partis invités soient représentés à cette rencontre par deux hauts responsables. Selon le communiqué de la CENI, la réunion portera sur l’état des lieux du processus électoral. Elle se concentrera en outre sur la discussion et l’adoption du Code de bonne conduite des partis politiques. L’on peut voir dans ce rendez-vous politique deux préoccupations essentielles. D’abord, la volonté de mettre en vedette les véritables acteurs du processus électoral, à savoir les partis politiques. La CENI, en tant que  pouvoir organisateur des élections n’est que l’arbitre chargé de faire appliquer les règles de la compétition.  Ce sont les acteurs politiques qui sont dans l’arène et se donnent sportivement des coups pour conquérir ou conserver le pouvoir grâce aux suffrages populaires. Rien de plus normal que les jouteurs disposent d’un espace pour tenir ce qu’en sport l’on nomme « les réunions techniques » relatives au match. C’est  dans ce cadre de concertation que doivent être posées toutes les questions en rapport avec la compétition : la sécurité du  terrain,  la qualité des équipements, la fiabilité des juges, l’égalité de traitement, le rappel des règles…  Aujourd’hui, le processus électoral est arrivé à une phase cruciale, celle du nettoyage du fichier électoral. C’est une opération strictement technique. Elle constitue une étape décisive dans la consolidation du fichier électoral et la détermination des sièges dans les assemblées d’élus. Elle conditionne donc la suite. Il est par conséquent important que cette opération se déroule dans la sérénité. Que les uns et les autres comprennent de quoi il s’agit et en quoi vont matériellement consister ces opérations analytiques. C’est lorsque tout le monde comprend que l’on peut voir jusqu’où des garanties peuvent être données pour le bon déroulement de cette opération. L’on sait que l’UDPS est en  train de faire monter la pression.

L’Union pour la démocratie et le progrès social exige la présence de deux ou trois de ses experts à l’opération du nettoyage du fichier électoral pour être rassurée de la régularité des listes électorales définitives qui seront publiées  par la CENI. Ce parti estime que la CENI doit accepter d’être auditée à tout moment par les acteurs principaux du processus  que sont les partis politiques ; et accepter  notamment de rendre accessibles aux experts des partis  le Centre national de traitement, le serveur central, le code source applicatif utilisé pour la compilation des données et le code source des programmes de traitement des résultats de l’enrôlement.  Il s’agit là de revendications posées dans son mémorandum du 4 juillet à la CENI, laquelle y avait donné des éléments de réponse le 11 juillet. Mais, l’UDPS n’en démord toujours pas. Qui pourrait lui en vouloir ? Il est du droit des acteurs de voir clair et de s’assurer que les jeux sont bien ouverts, que les dés ne sont pas pipés. Pour autant, l’UDPS n’est pas un parti à part. Le fût-il, l’on ne peut pas, sauf à énerver le principe de l’égalité de traitement,  lui accorder  un droit qui ne serait pas étendu à tous les autres partis. Imagine-t-on alors, s’il faut compter deux experts  par parti,  voir  au minimum 800 experts envahir le Centre national de traitement  de la CENI pour  contrôler ce qui s’y fait ?  C’est vrai, il n’est pas possible que chaque parti aille poser individuellement ses problèmes à la CENI. Voilà pourquoi ce genre de Forum constitue un cadre idoine de dialogue. Et dans le cas précis des questions qui font l’actualité en ce moment, si le Forum des partis politiques se convainc de la pertinence des revendications formulées, il peut s’accorder avec la CENI sur un mécanisme de suivi permettant de rassurer tout le monde. C’est là l’intérêt de ce cadre de concertation entre les partis politiques et la CENI.  La deuxième préoccupation importante que prend en compte le Forum du 25 juillet, c’est la nécessité de renforcer le climat apaisé des élections grâce à l’adoption du Code de bonne conduite. Au fur et à mesure  de l’approche des échéances, on le voit, la tension grimpe. Cela est normal. Mais, l’on doit gérer la situation. Un Code de bonne conduite  qui leur soit opposable à tous, prescrivant aux partis leurs obligations éthiques, constitue un adjuvant de taille pour la conduite sereine des élections. Le Code de bonne conduite met en évidence la responsabilité de chaque parti politique  dans la lutte contre tout ce qui peut porter préjudice à la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes, dans un climat d’apaisement et de tolérance.  Sinon à vouloir encourir la dénonciation publique et l’opprobre de la Nation. A bien dire les choses, le Forum des partis politiques méritait d’être mis en route. Mieux vaut tard que jamais !

Katebe Katoto         

Sous le titre : «  Katebe Katoto dément toute alliance avec l’AVK de Kamerhe », Le Phare signale que le président national de l’Union des libéraux démocrates (ULD), Katebe Katoto, a démenti, mercredi 20 juillet, avoir conclu un accord avec d’autres partis ou plateformes politiques dans la perspective de prochaines élections en RDC. Il a réagi ainsi à une information diffusée sur Radio Okapi relative à la sortie officielle de la plateforme « Alternance Vital Kamerhe » (AVK), qui a repris l’ULD sur la liste de ses partis membres.
    

Selon La Prospérité, « Katebe Katoto est non- partant » pour la présidentielle 2011. Est-il vraiment allié à Vital Kamerhe pour la présidentielle de novembre prochain ? Le richissime homme d’affaires du Katanga Katebe Katoto, souligne la consoeur, n’est pas du genre à laisser libre cours aux spéculations autour de ses faits et gestes.Au cours d’une mise au point faite mercredi sur les antennes de la Radio Okapi, il a jeté l’anathème sur tous ceux qui avaient inscrit l’ULD son parti sur la liste des membres de l’AVK. « Jusqu’à présent, mon parti n’a signé aucun accord politique avec quiconque, ni par le biais de son président national que je suis », a-t-il fait savoir.

Tshisekedi

«Province du Katanga : Risque d’attentat contre Tshisekedi?», lit-on sur le site congoindependant.com. «Dans un communiqué publié jeudi 21 juillet, Tharcisse Loseke, Coordinateur Europe de l’association « Dynamique Tshisekedi Président (DTP) – une coalition des partis politiques qui soutient la candidature d’Etienne Tshisekedi à la Présidence de la République – fait état de menace d’attentat qui planerait sur la personne d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l’UDPS, lors de son prochain voyage dans la province du Katanga», rapporte l’auteur de l’arbitre. Se reportant à des sources généralement bien informées, poursuit congoindependant.com, «la Coordination en Europe de la DTP dit avoir reçu des informations inquiétantes au sujet de menace qui pèse sur la sécurité d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba lors de sa prochaine tournée au Katanga». Qui voudrait attenter à l’intégrité physique du leader de l’UDPS? «Le communiqué parle des réseaux maffieux étrangers évoluant dans les secteurs miniers, forestiers, agro-alimentaires et de travaux publics en RD Congo», indique la source. Qu’en est-il du mobile? s’interroge congoindependant.com. «Ces milieux n’auraient pas goûté certaines déclarations faites par le candidat Tshisekedi dans la presse occidentale et des perspectives de son élection quasi inévitable comme président de la RD Congo en novembre 2011», souligne le communiqué de la DTP qui ajoute que «ces réseaux généralement bien connus pour leur implication dans la corruption et l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RD Congo, prépareraient un attentat visant l’élimination physique de Monsieur Tshisekedi et certains membres de sa délégation lors de leur tournée au Katanga».

Sécurité électorale

 «Sécurité électorale : échange entre parlementaires et acteurs de la Société civile». L’information est rapportée par le journal Le Potentiel. «La sécurité en période électorale et la révision du code de bonne conduite entre les partis politiques et les médias sont au cœur d’une table ronde organisée par AWEPA à Kinshasa, fait observer le journal. Des parlementaires, représentants du gouvernement, acteurs politiques et membres de la Société civile réfléchissent, depuis hier jeudi 21 juillet, au Cercle Français, sur la sécurité en période électorale et la révision du code de bonne conduite entre les partis politiques et les médias. Ils débattent de la question au cours d’une table ronde organisée à leur attention par l’Association des parlementaires européens avec l’Afrique (AWEPA)». L’objectif principal poursuivi par ces assises est de permettre aux participants, indique l’auteur de l’article, «est de s’assurer que tous les mécanismes sont mis en place pour organiser des élections paisibles et de réfléchir sur les expériences vécues en 2006 en matière de sécurité et leur apport aux prochaines élections». Pendant deux jours, c’est-à-dire du 21 au 22 juillet, les participants «ont analysé sans complaisance les rapports entre les acteurs politiques, les médias et leur arbitre tels que vécus lors du processus électoral de 2006». Ils ont, par la même occasion, «proposer les pistes sur une meilleure prestation des acteurs politiques en présence en 2011». Par ailleurs, les participants devraient «étudier comment intégrer la nouvelle vision des rapports entre les politiques et les médias dans le Code de bonne conduite». Les travaux devraient permettre aux principaux acteurs politiques et de la communication médiatique, «d’adopter une version revue et adaptée du Code de bonne conduite pour les partis politiques et les médias».

Droits de l’Homme

«Droits de l’homme: l’ASADHO salue la loi sur la criminalisation de la torture», lit-on sur le site de Radio Okapi. Le président Joseph Kabila a promulgué, mercredi 20 juillet 2011, la loi sur la criminalisation de la torture en République Démocratique du Congo, rappelle la radio onusienne. Le président de l’ONG Association Africaine pour les Droits de l’Homme (ASADHO) considère cette loi comme une étape franchie dans le combat pour sanctionner les actes de torture, mais attend son application effective». Après la promulgation de cette loi, Me Jean-Claude Katende estime qu’il faut maintenant l’appliquer. «Pendant plusieurs années en RDC, de nombreuses personnes ont été victimes d’actes de torture notamment des coups et blessures», rappelle le président de l’ASADHO. «Pour nous, la loi qui vient d’être promulguée est un outil qui va nous permettre d’assurer davantage la protection des personnes qui sont sous notre mandat», affirme Me Jean-Claude Katende, estimant que «cette loi est une grande victoire dans le combat pour la protection des droits humains». Il suggère que la nouvelle loi soit vulgarisée non seulement auprès de la population mais auprès de «certains services qui ont toujours été identifiés comme experts en matière d’actes de torture».

© CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le vendredi 22 juillet 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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