27/07/11/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

27 juillet 2011

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

Parmi les sujets qui font la Une des journaux à Kinshasa, certains gravitent autour du processus électoral en RDC, marqué par le nettoyage du fichier électoral. Il est question aussi du mécontentement social dans le secteur du petit commerce.

 

Elections / Forum

« Les trois faux pas du forum de la CENI avec les partis politiques » est le titre d’un article d’Oscar Masimengo (Canada), publié sur Beni-Lubero Online. Tenant compte du fait que le peuple congolais est attaché aux symboles et pour qui le lieu, l’ornement, les mots, les gestes, et la qualité des participants déterminent l’échec ou la réussite d’une palabre ou d’une rencontre familiale, on peut relever trois faux pas de la CENI, à savoir, le choix d’une salle de cinéma, l’intitulé de l’ordre du jour, et le choix des invités avec droit à la parole. On se demande si le choix d’une salle de cinéma, fut-elle celle du palais du peuple, pour une question aussi vitale que l’adoption du code de bonne conduite électorale en RDC, n’est pas à la base du fiasco du lundi 25 juillet 2011. En effet, on a vu les opposants congolais s’adonner à la théâtralisation d’un débat politique qui se voulait pourtant sérieux. Après le cinéma tant décrié des élections de 2006, on peut penser que, en choisissant la salle du cinéma, la CENI à insinué sans le vouloir ( un lapsus) que celles du 28 novembre 2011 seraient aussi un cinéma ou « un théâtre de chez nous » où le héros est connu d’avance.
L’intitulé du forum : « Adoption du code de conduite électorale » n’était pas des mieux choisis. Dans la mesure où les opposants n’avaient pas participé à l’élaboration du code de bonne conduite présenté par la CENI séance tenante, le forum devrait commencer par un débat contradictoire avant de passer à une adoption ou à un rejet. La prise de connaissance du code et son étude dans les différentes officines politiques était donc nécessaire. Si le texte du code avait été publié dans les journaux ou distribué bien avant aux participants, l’intitulé de la CENI pouvait être acceptable. Mais sans débat préalable, la demande d’un temps d’étude par l’opposition politique est défendable. 
La CENI avait certainement pensé démontrer sa force en exposant son artillerie lourde dans la salle du forum. La présence du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, de diplomates accrédités à Kinshasa, dont ceux des USA, de la France, et de la Belgique, trois pays constituant la veille troïka qui fait le beau temps et la pluie en RDC depuis des décennies, etc. Au lieu que cette présence de la troïka soit simplement protocolaire, la CENI a choisi de donner la parole à l’Ambassadeur des USA qui à son tour a lu le message du département d’Etat de la première puissance militaire mondiale. Cela suscite la question de savoir pourquoi donner la parole à l’ambassadeur des USA et non pas à celui du Swaziland par exemple. Au lieu d’une simple salutation protocolaire, le message du Département d’Etat Américain a non seulement félicité la CENI et le peuple congolais pour la réussite de la révision du fichier électoral par ailleurs très contestée par l’opposition politique et par le peuple congolais parce qu’entachée de plusieurs irrégularités. Comme si cela n’était pas suffisant, le message des USA a volé aux opposants et au peuple congolais leur droit et leur liberté de boycotter les élections s’ils trouvaient que les préalables de celles-ci n’étaient pas encore réunis. C’est cela en fait la démocratie. Le fait de donner la parole à la première puissance militaire mondiale dans un forum sur un acte de souveraineté congolaise a envoyé des signaux rouges à plusieurs observateurs. La CENI a fait douter une fois de plus de sa neutralité et de son entendement de la mission lui confiée. Les élections étant une afffaire du peuple congolais,  seul le peuple congolais constitue une instance devant approuver ou désapprouver le travail abattu par la CENI.
Pour réussir le pari des élections apaisées en RDC, la CENI doit favoriser l’obtention d’un consensus avec les politiciens et le peuple congolais sur les questions brûlantes de l’heure, telles que : 
La pacification de tout le territoire national avant la tenue des élections,
Le nettoyage du fichier électoral non pas à Kinshasa mais dans chacune des provinces où les irrégularités telles que l’enrôlement des étrangers, des enfants, des militaires, ont été signalées.
L’affichage des listes électorales dans tous les centres d’enrôlement pour que les experts des partis politiques les exploitent,
La transparence dans le financement des partis politiques,
L’accès équitable aux medias d’Etat pendant la campagne,
L’adoption du mécanisme de sécurisation des bureaux de vote,
L’adoption du mécanisme de validation résultats des urnes.
L’adoption du code de bonne conduite électorale.
Si la CENI et les politiciens passent outre ces préalables, il ne faudrait pas qu’ils soient surpris du rejet des résultats.

 « L’Opposition menace de bloquer le processus », constate Le Potentiel dans son édition de ce mercredi 27 juillet 2011. En effet, note le confrère, le dialogue a été instauré officiellement entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les partis politiques pour le bon déroulement des élections 2011. Malheureusement, les premières notes sont apparues discordantes. L’Opposition a claqué la porte et pose des préalables pour la poursuite du dialogue. Bien plus, elle menace de bloquer le processus électoral en discréditant la CENI.

Pour Le Potentiel, le premier des défis est la transparence. Sur ce point, des difficultés subsistent, la confiance est loin d’être acquise. Pour contourner le blocage, il revient à la CENI de maintenir le cap de dialogue en puisant dans tout son charme pour convaincre les protagonistes. Le Potentiel fait remarquer qu’à quatre mois exactement de l’organisation des élections, toutes les parties sont en train d’être rattrapées par le facteur temps. Si déjà le Code de Bonne conduite n’est pas signé le 2 août, c’est-à-dire dans six jours exactement, ce sera un deuxième couac. Mauvaise présage. Saluant le courage politique de la CENI d’instaurer ce cadre de dialogue, de concertations pour vite élaguer des malentendus dans l’intérêt général des élections apaisées, il y a des défis à relever. Le premier des défis est bien sûr la transparence. Sur ce point, indique l’auteur de l’article, «des difficultés subsistent, la confiance est loin d’être acquise». «Le fait que les ponts ne soient pas encore coupés et que le président de la CENI plaide pour la poursuite du dialogue, c’est bon signe, conclut le quotidien kinois. Bon signe tant il y va de la crédibilité même du processus électoral ».

Sous le titre « les partis politiques vivement interpellés, Washington contre le boycott des élections ! », La Prospérité  annonce que le département d’Etat américain a félicité la Ceni pour le travail abattu mais aussi le peuple congolais pour sa participation pacifique à cette phase. De même, le pays de Barack Obama encourage les partis politiques à signer le Code de bonne conduite et les encouragent davantage à participer paisiblement aux élections et à ne pas les boycotter. Le code de Bonne conduite en question que devront signer les partis politiques a été adopté en l’absence des partis politiques de l’Opposition qui ont choisi de claquer la porte, bien avant les discussions, rappelle La Prospérité. Ce, au motif que ce document a été distribué le même jour et qu’il fallait leur accorder un peu plus de temps pour y apporter des amendements. Bien plus, l’Opposition y a ajouté des préalables à l’adoption de ce code, entre autres, l’audit du fichier électoral.

Le Phare indique dans sa livraison de ce mercredi, « Washington satisfait de la CENI ». Alors qu’au pays la Commission électorale nationale indépendante se trouve sous les feux croisés de l’Opposition, il n’en est pas de même en dehors des frontières congolaises. Dans plusieurs capitales occidentales, constate ce journal, les officiels font une autre lecture du travail abattu par le « pouvoir organisateur des élections » en RDC. Le dernier satisfecit en date vient de Washington. En effet, dans une déclaration rendue publique lundi 25 juillet par le Département d’Etat, sous la signature du Sous-secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires africaines, Johnnie Carson, il est fait état de la totale satisfaction du gouvernement américain face aux opérations de nettoyage du fichier électoral que vient de boucler la CENI. Selon les USA, le travail ainsi réalisé augure un bon départ vers l’organisation d’un processus électoral apaisé et transparent. M. Carson félicite nommément à cet effet le président de la CENI, Ngoy Mulunda, ses collaborateurs du Bureau ainsi que l’ensemble du personnel de l’institution qu’il pilote. Le Phare évoque aussi «  les 10 préalables de l’opposition ». Ceci est un document préparé par l’Opposition, à remettre à la CENI. Prémices préalables, note–t-il, il y a l’exigence de la gestion collégiale du serveur du fichier électoral, de la nécessité d’élaguer les militaires, les policiers, les étrangers et les mineurs enrôlés. La sécurisation des membres de l’opposition et de leurs électeurs, de la correction à apporter aux territoires et secteurs introuvables dans le fichier électoral,….     

«RDC: l’opposition exige son implication dans la gestion du serveur central de la CENI», rapporte Radio Okapi sur son site. «Lundi 25 juillet lorsqu’ils ont quitté le Palais du Peuple refusant d’adopter le code de bonne conduite pour les élections, les opposants avaient promis de se concerter et de poser des préalables, rappelle la radio onusienne. C’est fait. Mardi 26 juillet à Kinshasa, ils ont demandé à la CENI d’impliquer l’opposition dans la gestion du serveur central de la Commission Electorale Nationale Indépendante et dans l’audit du fichier électoral». Selon Jacquemin Shabani, secrétaire général de l’UDPS, qui  a lu la déclaration de l’opposition à l’issue d’une concertation de 24 heures, «les préalables posés par l’opposition avant l’adoption du code de bonne conduite électorale sont des instruments majeurs pour évaluer la confiance entre elle et la CENI». Outre son implication dans la gestion du serveur central, renseigne Radio Okapi, «l’opposition exige aussi à la CENI de prendre en compte le vote et la publication de l’annexe de la loi électorale avant le dépôt des candidatures. Les opposants veulent aussi que les bureaux de vote soient mis en réseau avec les serveurs». En plus, poursuit la même source, «l’opposition a rappelé que la sécurisation du processus électoral passe par l’installation de la cour constitutionnelle et des autres juridictions qui doivent trancher les contentieux électoraux».

«Boycott des élections : Les Usa appellent l’opposition à la raison», lit-on à la Une du journal L’Avenir. «L’histoire va-t-elle se répéter en RDC avec une partie de l’opposition hors du processus électoral ?» s’interroge le journal. «Les Usa qui suivent de près le processus électoral en RDC voient venir cette possibilité, soutient l’auteur de l’article. C’est la raison pour laquelle, le Sous-secrétaire d’Etat en charge de l’Afrique sonne l’alarme». L’homme d’Etat américain, rapporte L’Avenir, «dans un cours message, se félicite su succès de l’opération de révision du fichier électoral». «Connaissant les pratiques dans ce pays, les Usa montrent à l’opposition la nécessité de ne pas boycotter les élections, écrit le journal. Le Sous-secrétaire d’Etat américain rappelle également l’impérative d’aller aux élections apaisées». L’Avenir rappelle que «ce message clair du Sous-secrétaire d’Etat américain a été lu devant les délégués des partis politiques réunis en forum au Palais du peuple». Malheureusement, souligne le journal, «aussitôt après, l’opposition a démontré qu’elle n’est pas prête à suivre les conseils des partenaires vers lesquels elle court pourtant, lorsqu’elle cherche le soutien». A en croire L’Avenir., « le langage de la rue par des manifestations auxquelles l’Opposition recourt est une expression claire de ne pas vouloir des élections et des élections apaisées ».


Forum des As rapporte pour sa part, que l’ambassade des USA à Kinshasa salue les réunions hebdomadaires organisées par la CENI pour inclure tous les partis politiques et les représentants de la société civile. L’occasion faisant le larron, l’ambassade des Etats-Unis « encourage vivement tous les partis politiques à signer le code de bonne conduite électorale et encourage davantage les partis politiques à participer paisiblement aux élections et à ne pas les boycotter ». Car, poursuit-elle, « les Etats-Unis soutiennent pleinement un processus électoral crédible dans lequel tous les partis peuvent participer ouvertement et équitablement et dans lequel la volonté du peuple congolais est respectée ».

Katanga

Deux sujets, ce jour, concernent la province du cuivre, sans avoir de rapports essentiels entre eux.

Le Palmarès consacre sa manchette au leader de l’Udps Etienne Tshisekedi dont – selon lui– l’annonce de son arrivée à Lubumbashi met la capitale du Katanga en effervescence, le Lider Maximo, pour reprendre une expression consacrée, y serait attendu comme un messie.
En effet, drapeaux, calicots et signes distinctifs comme drapelets, badges et macarons de l’Udps avec effigie de Tshisekedi se vendaient jusque hier dans toute la ville cuprifère. Le premier meeting de Tshisekedi après sa tournée euro- américaine devant le siège de l’Assemblée provinciale à Lubumbashi est prévu ce mercredi matin. Pourtant, rapporte le confrère, Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée nationale, avait laissé entendre que le retour de Tshisekedi était un fait divers, un non-événement… il considérait que c’est un Congolais qui rentrait dans son pays par la ville de Lubumbashi.

«Moïse Katumbi, star à la une», écrit le journal Le Potentiel. «Jamais personnalité politique congolaise n’a été aussi agacée, acculée et torturée physiquement et moralement comme Moïse Katumbi Chapwe, tranche l’auteur de l’article. La presse, les cercles politiques, culturels et privés battent au rythme de la prononciation de ce nom dont on veut faire un démiurge». L’homme de Kashobwe serait-il devenu un centre d’intérêt national ou alors un fonds de commerce qui rapporte gros ? Serait-il devenu l’unité de mesure de courants et hommes politiques congolais ? s’interroge le journal. «Pour être parti en vacances avec sa famille cela est interprété comme un exil», souligne Le Potentiel, avant de se demander si le gouverneur du Katanga n’a pas le droit de passer ses vacances en compagnie de sa famille. «C’est choquant!», clame un de ses proches qui demande qu’on lui fiche la paix, cité par le quotidien kinois. L’homme se dit étonné que les médias à Kinshasa et dans le reste du pays fassent de belles affaires avec le nom du gouverneur élu du Katanga. Conclusion du journal : Ils en ont fait une star à la une.

Petit commerce

L’Avenir annonce que  le Syndicat national des vendeurs du Congo revendique le petit commerce aux nationaux. Les vendeurs affiliés aux différents syndicats font grève pour riposter contre les tracasseries de toutes sortes dont ils sont victimes et dénoncer la concurrence déloyale qui sévit dans divers marchés avec notamment l’exercice du petit commerce auquel les expatriés sont devenus des « champions attitrés ».En même temps, poursuit le confrère, on voit ces expatriés comme des Libanais, des Chinois ou autres Pakistanais vendre des articles de friperie, des poissons chinchard ou autres articles alimentaires. Ces expatriés violent impunément l’ordonnance loi sur le petit commerce en vigueur depuis onze ans et qui n’a jamais été abrogé.

L’Observateur titre « des commerçants détaillants en colère contre les expatriés ». L’Observateur a constaté, pour sa part, une journée sans marché à Kinshasa. Les commerçants congolais en ont « ras-le-bol de voir ces expatriés sensé faire le commerce de gros faire le commerce en détail », indique le journal. Les plus visés sont les Chinois et les Indopakistanais, qui sont présent même dans les petits marchés de Kinshasa, constate L’Observateur. Pire encore, ces commerçants expatriés vendent des produits encore moins cher que les nationaux qui ne vendent presque plus. Les Chinois étaient venus pour autre chose, mais les voilà en train de faire autre chose, a déclaré un vendeur au journal. Or, en Chine cette pratique est strictement interdite et suivie à la loupe au risque de faire même la  prison, poursuit-t-il. L’Observateur a même observé que les vendeurs détaillants de la capitale congolaise ont reçu le soutien total de la population kinoise qui les a encouragés à aller jusqu’au bout. Et au journal de conclure que le gouvernement  doit prendre des mesures au plus vite pour éviter une catastrophe sur le plan social.

Divers

L’Observateur annonce « le circuit de traitement des dossiers allégé au port de Matadi». Le journal en veut pour preuve, le passage à 4 étapes au lieu de 48 pour le traitement des dossiers de dédouanement au Port de Matadi. C’est l’œuvre d’une équipe de travail dela Société commerciale des transports et des ports (SCTP) laquelle, a réussi, grâce à l’Informatique, à rassembler beaucoup de ces étapes. Les démarcheurs en douane vont devoir passer dans la machine sans intervention humaine.

« Réquisitionnés lors de la sortie officielle de l’UFC, des conducteurs de taxi-bus en colère contre Kengo wa Dondo », rapporte La Tempête des Tropiques. Ils avaient transporté le dimanche dernier les militants de cette nouvelle formation politique qui devaient se rendre au Stade des Martyrs pour la sortie officielle de leur parti politique  Mais le soir, après cette manifestation, le parti de Kengo wa Dondo n’a pas concrétisé son engagement vis-à-vis de ces automobilistes tel que convenu avec les chauffeurs. C’est ainsi que dimanche dernier, ils se sont mobilisés pour faire un sit-in devant la résidence de Léon Kengo au quartier Batetela pour réclamer leur argent. « Si pour les frais des bus pris en location pour transporter les militants, on ne parvient pas à respecter les engagements vis-à-vis des automobilistes, quelle sera la situation quand l’UFC dirigera le pays ? », se demande ce journal.

 «Kinshasa accueille les gouverneurs africains du FMI et de la Banque mondiale», rapporte Le Potentiel. «Avec le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, assumant la présidence du Caucus africain, Kinshasa accueille, du 3 au 4 août 2011, la réunion des gouverneurs africains auprès du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, renseigne le quotidien kinois. Ce rendez-vous sera donc une occasion pour la RDC, de réaffirmer son engagement plus dynamique entre ministres africains des Finances en vue de mieux faire entendre la voix de la RDC dans différents fora des institutions de Bretton Woods». A Kinshasa, les gouverneurs africains auprès du FMI et de la Banque mondiale se sont donné deux jours pour débattre de grandes questions d’intérêt commun. Il s’agira, indique-t-on, de lever l’équivoque sur certains points de divergences entre francophones et anglophones d’Afrique, notamment sur la désignation d’un troisième administrateur pour l’Afrique au Conseil d’administration de la Banque mondiale.  En effet, indique le journal, «ce nouveau statut de président du groupe des gouverneurs africains auprès du FMI et de la Banque mondiale fait de la RDC, par l’entremise de son ministre des Finances, porte-parole des pays africains membres des institutions de Bretton Woods». Pour Matata Ponyo, qui a hérité de ce poste le jeudi 7 octobre 2010 au terme d’une réunion ténue au siège de Banque mondiale à Washington D.C., il a fait remarquer que le rôle dévolu à la RDC était «important dans la mesure où le président du Caucus africain a pour mission de défendre tous les pays membres lors de grands forums organisés au sein des institutions de Bretton Woods».

«Universités publiques: les étudiants dénoncent la commercialisation des documents académiques», peut-on lire sur le site de Radio Okapi. La radio onusienne renseigne que «les étudiants des universités publiques se sont opposés, mardi 26 juillet, aux dépenses onéreuses au sein de leurs institutions». Ils achètent des syllabus, travaux pratiques et des recueils d’exercices à 10 voire 20$US par cours. Conséquence : le coût des études dans les universités publiques rivalise parfois celui des institutions privées. A l’Institut supérieur pédagogique (ISP), une institution qui forme des enseignants, un étudiant de troisième année de graduat (Bac+3), Freddy Ekoso, est consterné de la somme «inimaginable» qu’il a dépensée pendant son cursus. «Je donne le cas du cours d’Economie politique (Ecopol). Le syllabus est vendu en deux parties, à 10 $US chacune. En dehors de ce syllabus, nous devons encore débourser 10 $US pour des recueils d’exercices et des résolutions», a-t-il ajouté, avant de faire remarquer que «le programme académique de cette promotion de l’ISP prévoit dix-sept cours». A l’Institut supérieur de commerce (ISC), les étudiants ont protesté contre la commercialisation des fiches de recours. Le secrétaire général académique de l’ISC a déclaré que les étudiants ignorent leurs droits et leurs devoirs envers les institutions universitaires. «Raison pour laquelle ils se laissent parfois exploités», a-t-il dit.

© CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le mercredi 27 juillet 2011

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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