Boycott des élections : Les Usa appellent l’opposition à la raison

27 juillet 2011

Actualités


(L’Avenir Quotidien 27/07/2011)

* Johnnie Carson, Sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires africaines félicite la Ceni pour avoir réussi la révision du fichier électoral. * L’opposition développe le dialogue de sourds. Elle a sollicité et obtenu les concertations avec la Ceni, mais elle refuse d’y aller le moment venu. *Le langage de la rue par des manifestations est une expression claire de ne pas vouloir des élections et des élections apaisées.

L’histoire va-t-elle se répéter en Rdc avec une partie de l’opposition hors du processus électoral ? Les Usa qui suivent de près le processus électoral en Rdc voient venir cette possibilité. C’est la raison pour laquelle, le Sous-secrétaire d’Etat en charge de l’Afrique sonne l’alarme. L’homme d’Etat américain, dans un cours message, se félicite su succès de l’opération de révision du fichier électoral. C’est l’opération la plus laborieuse dont dépend le succès du processus électoral. Car, qui réussit le fichier électoral réussit plus de 50% du processus électoral. Le jugement du Sous-secrétaire d’Etat contraste avec une certaine agitation au sein de l’opposition congolaise.

Connaissant les pratiques dans ce pays, les Usa montrent à l’opposition la nécessité de ne pas boycotter les élections. Le Sous-secrétaire d’Etat américain rappelle également l’impérative d’aller aux élections apaisées. Plus important, le Sous-secrétaire d’Etat américain félicite le bureau de la Ceni, le peuple congolais et tous ceux qui ont contribué à la réussite du processus de révision du fichier électoral. Ce message clair du Sous-secrétaire d’Etat américain a été lu devant les délégués des partis politiques réunis en forum au Palais du peuple. Malheureusement, aussitôt après, l’opposition a démontré qu’elle n’est pas prête à suivre les conseils des partenaires vers lesquels elle court pourtant, lorsqu’elle cherche le soutien. Le spectacle de lundi n’est pas un signal clair pour aller aux élections ou pour contribuer à des élections réellement apaisées.

On ne se pose plus beaucoup de questions sur les vraies motivations de l’opposition. Elles sont claires. Lorsque les manifestants quittaient le siège de la Ceni le lundi, ils promettaient d’y revenir le mardi. Cette fois, se disait-on, avec le mouvement des vendeurs, on va paralyser la ville. Hier, les manifestants de l’opposition ont fait deux incursions au siège de la Ceni. La première fois, ils ont été calmement dispersés par la police. Croyant que les éléments de la police avaient tous quitté les lieux, ils sont revenus en force. On ne sait plus pour quelles raisons viole-t-on systématiquement le siège de la Ceni. On assiste donc à un dialogue de sourds. L’opposition sollicite et obtient un cadre de concertation, elle refuse d’y aller. Elle préfère au contraire s’exprimer dans la rue. Pour les observateurs avertis, le décor est planté pour des élections agitées. C’est le moment d’épingler les agitateurs plutôt que d’attendre des enquêtes pour déterminer les responsabilités de ce qui pourrait arriver demain. C’est le mérite du message du Sous-secrétaire d’Etat américain.

Des revendications pour des revendications

Une chose est d’avoir le droit de protester, de marcher, une autre est de présenter des revendications claires et d’avoir une attitude d’écoute. C’est ce que l’opposition n’est pas prête à faire. Elle a raison contre tous. On doit s’aligner à ses positions sinon c’est le chao. Hier, c’est l’opposition dite extraconstitutionnelle qui était dans ce mouvement de contestation de la Ceni. On se disait que parce que cette opposition n’avait pas de délégués dans la Ceni. Mais depuis lundi, l’opposition parlementaire est entrée en danse. C’est cette opposition qui a pris le devant pour exiger des préalables qu’elle n’a pas été en mesure de présenter une fois lui a été donné la parole. Finalement, il a été décidé des concertations à l’issue desquelles cette opposition ira voir le bureau de la Ceni. On croit savoir que c’est seulement au cours de ces concertations que l’opposition va réunir les fameux préalables.

Avait-on besoin pour ce faire de quitter la salle où l’opposition était appelée à un séminaire que l’on ne pouvait confondre à un parlement où opposition et majorité s’affronteraient. L’objectif de l’expression dans la rue n’est pas une manifestation de la volonté d’aller aux élections. Puisqu’on est en démocratie, si on ne veut pas des élections, par quel moyen va-t-on conquérir le pouvoir ? L’homme d’Etat américain a-t-il prêché dans le désert ? Apparemment ! Voici le message du Sous-secrétaire d’Etat américain : « Secrétaire d’Etat du Département d’Etat des Etats-Unis chargé des affaires africaines Johnnie Carson a pris bonne note de l’achèvement couronné de succès du processus de révision de la liste électorale menant aux élections présidentielles et législatives congolaises. Le processus électoral promet un bon départ.

Le Sous Secrétaire d’État adresse ses compliments au Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), aux membres du Bureau de la CENI et au personnel de la CENI pour le travail qu’ils ont abattu. Le Sous Secrétaire d’Etat félicite aussi les citoyens congolais pour leur participation pacifique à cette phase du processus électoral. L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa prend bonne note des réunions hebdomadaires organisées par la CENI pour inclure tous les partis politiques et les représentants de la société civile. L’ambassade encourage vivement tous les partis politiques à signer le code de bonne conduite électorale et encourage davantage les partis politiques à participer paisiblement aux élections et à ne pas les boycotter. Les Etats-Unis soutiennent pleinement un processus électoral crédible dans lequel tous les partis peuvent participer ouvertement et équitablement et dans lequel la volonté du peuple congolais est respectée. Pour conclure, les élections sont une partie importante du processus politique démocratique et nous espérons que tous les citoyens du Congo et tous les partis politiques participeront et paisiblement au processus électoral en cours ».

La querelle autour du fichier électoral

Le fichier électoral, un des points d’achoppement au cours de ce processus électoral est en cours de nettoyage. Les résultats seront affichés. L’occasion sera donnée à quiconque de contester telle ou telle autre personne qui n’aurait pas qualité de voter mais se serait enrôlé. Cette possibilité était déjà donnée aux partis politiques qui pouvaient relever les numéros des cartes irrégulières en suivant les données que la Ceni affichait chaque jour après avoir inscrit des électeurs. Une autre possibilité sera donnée aux partis politiques de veiller à la qualité des personnes appelées à voter au moment de vote. Les témoins des candidats auront dont le temps de signaler des votes irréguliers. On ne voit pas le péril qui pousse l’opposition à compromettre les élections apaisées. On dit en français qu’il faut battre le fer pendant qu’il est encore chaud. A bon entendeur, bonne comphéhension.

Joachim Diana G.

 

© Copyright L’Avenir Quotidien

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22