(CongoForum)
Quant aux sujets exploités par les journaux parus à Kinshasa, c’est toujours « Elections à la Une ». On n’a pas fini de gloser sur le thème de la candidature commune, sur les rapports partis/CENI, sur le processus électoral en cours qui se trouve dans la phase de l’inscription des candidatures. Autres sujets : le procès Bemba à La Haye, les opérations militaires près du Tanganyika, l’économie…
Candidature commune de l’Opposition
«Opposition en RDC: Etienne Tshisekedi met l’unité à rude épreuve», titre le journal burkinabé Le Pays. « L’élection présidentielle en République démocratique du Congo est fixée pour le 28 novembre prochain, rappelle l’auteur de l’article. A trois mois de cette échéance électorale aux enjeux certains pour bien des candidats en lice, les grandes manœuvres ont commencé, en particulier dans l’opposition ». Pour le journal burkinabé, «la présidentielle de novembre est d’autant digne d’intérêts que le mode de scrutin adopté après des remous politiques est celui d’un tour ». C’est pourquoi, souligne Le Pays, «des candidats de taille comme Etienne Tshisekedi, mènent des tractations souterraines pour fédérer autour d’eux les autres forces politiques congolaises afin de s’offrir les chances de remporter la victoire ». Mais, interpelle le journal, «encore faut-il savoir s’y prendre ». En effet, fait remarquer l’auteur cde l’article, «il a fallu que quelques partis, pour la plupart en rase-motte dans l’échiquier politique congolais, se rallient à l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, pour qu’il se déclare candidat commun de l’opposition ». Et Le Pays de conclure : «A dire vrai, pour vieux routier de la politique qu’il est, Tshisekedi manque de tactique. A force de ne voir midi qu’à sa seule porte au point de s’adjuger ce titre qui se conquiert par une stratégie de longue haleine, l’opposant de tous les régimes politiques de la RDC met finalement l’unité de l’opposition à rude épreuve ».
La Prospérité signale qu’après Tshisekedi, Vital Kamerhe, Léon Kengo et Jean-Pierre Bemba ont été proclamés candidats à la présidentielle par leurs partis politiques. « L’ambiance était tout à fait singulière, hier jeudi 25 août 2011, au Cercle le Gourmand de la Gombe, rapporte le journal. Léon Kengo wa Dondo a été désigné Président National de l’UFC et candidat à la magistrature suprême pour la présidentielle de novembre prochain, par le Collège des Fondateurs ». Satisfait sur toute la ligne, poursuit le quotidien de Mont Fleury, «Léon Kengo s’est prononcé clairement sur le consensus qui doit se dégager au sein de l’Opposition quant à la candidature commune ». Sans y aller avec le dos de la cuillère, explique La Prospérité, « Léon Kengo propose un schéma qui préconise la rencontre de tous les candidats qui briguent la présidence de la République. Quitte à eux de désigner, en leur sein, celui qui va répondre au profil, pour représenter toute l’Opposition ». D’après le journal, «Léon Kengo croit dur comme fer, que c’est là l’unique stratégie de l’Opposition pour parvenir à l’alternance». A quand cette rencontre de tous les leaders de l’Opposition ? Kengo répond sans ménagement que celle-ci est prévue pour aujourd’hui, 26 août 2011, à l’Hôtel Sultani. « C’est pour une mise au point et une évaluation par rapport au processus électoral », a-t-il soutenu. Quant au choix porté sur Etienne Tshisekedi par les autres membres de l’Opposition, le président de l’UFC estime que le débat est faussé.
«Candidat commun de l’opposition : le MLC, l’UFC et l’UNC favorables à la poursuite des concertations», rapporte l L’Avenir. «L’Union pour la nation congolaise, (UNC) le Mouvement de libération du Congo (MLC) et l’Union des forces du changement (UFC) pensent que l’opposition doit se concerter autour d’un programme commun et dégager la personne qui incarnerait mieux les idéaux de l’opposition pour la présidentielle de 2011, écrit le quotidien kinois. C’est la réaction de ces partis enregistrée, jeudi 25 août, au lendemain du plébiscite d’Etienne Tshisekedi comme candidat de l’opposition à la présidentielle de 2011 en RDC par une vingtaine de partis». Pour Jean Lucien Busa, secrétaire général adjoint du Mouvement de libération du Congo (MLC), cité par le journal, «l’opposition veut l’alternance démocratique en RDC. Cette alternance, le MLC la propose en termes de projet et pas forcément en termes d’individus». «Le MLC reste ouvert aux concertations autour d’une candidature à travers un programme commun et rassembleur», a-t-il déclaré. Pour sa part, Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’UNC, le parti de Vital Kamerhe, a déclaré : «Nous sommes en contact. Nous débattons de la question du candidat commun et d’un programme commun, du Premier ministre commun de l’opposition, des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat communs, du gouverneur de la Banque centrale commun. Nous devons faire un ticket. C’est de cette manière que nous défendrons les idéaux de l’opposition». «L’UNC refuse qu’un parti roule les autres dans la farine, parce que le problème de l’opposition est de débarrasser le pays d’un régime qui l’a appauvri et qui lui a apporté la misère», a-t-il souligné. Enfin, pour l’UFC de Kengo wa Dondo, le principe du candidat commun suppose que tous les partis de l’opposition se mettent d’accord. M. Kaninzia, l’un des cadres de ce parti, s’interroge : « Comment voulez-vous qu’on parle d’un candidat commun de l’opposition dans un contexte où certains partis de l’opposition présents dans la réunion ont claqué la porte ? Les amis qui ont plébiscité le candidat commun, doivent, au nom de l’unité de l’opposition, revenir à la raison afin qu’on trouve une voie d’ensemble… ».
Le Phare s’intéresse au parti de JP Bemba, le MLC, qui serait menacé, à en croire ce quotidien, par une grande distraction. Alors que la plupart des partis politiques mettent la dernière main aux listes de leurs candidats aux élections présidentielle et législatives, le MLC semble se complaire dans une grande distraction. La première surprise est venue de son dernier Congrès, au terme duquel les participants ont retenu JP Bemba comme leur unique candidat à l’élection présidentielle. Il relève que ce choix a été opéré dans un contexte où toute la planète sait que le « Chairman » est politiquement mort depuis son inculpation dans le dossier des crimes contre l’humanité commis par ses troupes à Bangui, à l’époque de la rébellion, entre 2002 et 2003. Par ailleurs, le conflit judiciaire Mwamba – Luhaka risque d’être lourd de conséquences pour les membres de ce parti, en cette période électorale.
CENI
L’Opposition vient de rendre publique une « Déclaration politique » au lendemain de la convocation, par la CENI, de l’électorat et de lancement de l’inscription des candidats pour l’élection présidentielle et la députation nationale sur toute l’étendue du territoire nationale, rapporte Le Potentiel sous la manchette : « CENI-Opposition : guerre de communiqués ».
«Le dialogue entre la CENI et les partis politiques se poursuit à coups de communiqués, indique le journal. Avec tous les risques de tendre vers un langage des sourd (sic)». Le quotidien rappelle qu’une frange de l’Opposition a refusé de signer jusqu’ici le Code de bonne conduite ; elle revient à la charge en accusant la CENI d’avoir fixé unilatéralement les nouvelles dates de dépôt et de traitement des candidatures. «L’Opposition vient de rendre publique une Déclaration politique au lendemain de la convocation, par la CENI, de l’électorat et le lancement de l’inscription des candidats pour l’élection présidentielle et la députation nationale sur toute l’étendue du territoire national, rapporte Le Potentiel. Cela suite à la promulgation de la loi n° 11/014 du 17 août 2011 portant répartition des sièges par circonscriptions électorales pour les élections législatives et provinciales». «Cette déclaration politique datée du 23 août 2011 est signée par les responsables de 13 partis politiques de l’Opposition, à savoir le MLC, UNC, UN, MR, UMR, PCB, CRP, UREC, ANADER, RCD, ATD, Forces du Futur et UFC, décrit le journal. Ces partis politiques de l’Opposition reprochent au Bureau de la CENI d’avoir pris cette décision de façon unilatérale, sans concertation préalable avec les principaux partenaires au processus électoral». Les signataires relèvent que la CENI a écourté les délais qui passent de 32 jours à 18 jours et de ne pas avoir pris en compte les contraintes administratives, techniques, logistiques ainsi que celles liées au transport. Déjà, rappelle Le Potentiel, dans son point de presse du 21 août, la CENI y avait livré quelques éléments de réponse. En ce qui concerne l’audit du Fichier central, le pasteur Ngoy Mulunda avait déclaré que «le Fichier électoral est la base de toute architecture du processus électoral. Point n’est besoin de rappeler les prescrits de la loi portant identification et enrôlement des électeurs. Il apparaît juridiquement difficile d’initier d’autres mécanismes. Cependant, nous proposons la désignation des techniciens spécialisés en informatique émanant de la Majorité et de l’Opposition parce que la question est essentiellement technique pour aborder et discuter la méthodologie de travail utilisée par nos techniciens pour fiabiliser le fichier». Apparemment, le train du « processus électoral » poursuit sa marche. La CENI qui est confrontée au facteur temps, laisse la porte ouverte mais ne donne pas l’impression de revenir sur ses décisions. Le Potentiel fait observer que si l’Opposition, du moins une partie de celle-ci, s’en tient à ses déclarations politiques en adoptant la même attitude comme celle qu’elle a affichée lors de la signature du Code de bonne conduite et la désignation du candidat de l’Opposition à la présidentielle 2011, elle n’aura qu’à s’en prendre à elle-même. Ainsi, le langage des sourds aura fait ses premières victimes.
L’Avenir consacre sa manchette à la réception des candidatures. Il rapporte qu’au regard de difficultés de transport soulevées par les députés, la CENI vient de trancher, en autorisant le dépôt des dossiers de candidature dans les Bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) situés au niveau des chefs-lieux de provinces. Il n’y a plus de doute, note ce journal, ni d’inquiétude pour la tenue des élections, car la période d’ajout, de retrait et de substitution des candidatures fixée du 06 au 10 septembre 2011 est également ouverte pour le dépôt des dossiers des candidatures.
«RDC: le Sénat adopte une motion pour la prolongation du dépôt des candidatures jusqu’au 15 septembre», lit-on sur le site de Radio Okapi. Selon la radio onusienne, «les sénateurs congolais ont adopté, jeudi 25 août, à l’unanimité une motion demandant au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de prolonger jusqu’au 15 septembre la date de dépôt des candidatures aux élections présidentielle et législatives prévues le 28 novembre 2011 ». Depuis le début de l’opération de dépôt des candidatures, jeudi 18 août, rappelle la même source, «peu d’engouement a été observé dans les centres de réception et de traitement des candidatures en RDC. De nombreux formulaires ont été retirés mais les candidatures ne sont pas déposées ». «Nous avons des inquiétudes quant à notre propre sort. Vous savez que nous sommes en session extraordinaire qui prendra fin le 4 septembre. Et le calendrier de la CENI prévoit la date limite au 5 septembre», a déclaré Henri Thomas Lokondo pour justifier la demande de prolongation formulée par les sénateurs.
Médias
L’Avenir écrit que « les journalistes en marche de colère réclament la déchéance du député Yves Kisombe ». Pour avoir tenu des propos injurieux à l’endroit de la journaliste de RTVS 1, Eugénie Ntumba, les journalistes kinois seront dans la rue, vendredi 26 août. L’Avenir renseigne que la marche partira du croisement des avenues des Huileries et Colonel Ebeya pour le Palais du Peuple. Là, les journalistes vont déposer un mémo pour demander la déchéance du député Yves Kisombe. Et L’Avenir de commenter : « il faut dire que c’est à moitié l’image de sa famille politique, le PPRD, sorti fraîchement de son deuxième congrès, qui est mise à mal. Le comportement du député fera certainement réfléchir les prochains électeurs par deux fois avant de placer un bulletin dans l’urne les honorables déshonorés.
(L’Avenir a pris dès l’origine un ton très agressif dans l’affaire Kisombe, alors que politiquement ce journal est PPRD et que son patron, Pius Muabilu, est un parlementaire de la majorité. Cela n’a pas échappé aux regards acérés des observateurs de l’Internet congolais dont certains ont déjà annoncé que Muabilu claquait la porte du PPRD. On peut imaginer plusieurs explications : d’abord, quand on s’en prend aux journalistes, il est d’usage que toute la corporation réagisse d’une seule voix. Cela vaut même pour les patrons de presse / personnages politiques, comme Pius Muabilu mais aussi Modeste Mutinga, Colette Tshomba, Kin Kiey Mulumba… Il est dangereux de remonter contre l’opinion de toute la profession !
D’autre art, le Groupe l’Avenir est parmi les victimes, non pas de Kisombe, mais d’un autre incident PPRD/Médias, celui des cameramen au Stade des Martyrs. On a cassé du matériel payé par Muabilu et maltraité des journalistes de sn groupe. Cela n’a dû mettre de bonne humeur ni le patron, ni les employés ! Enfin, ce pourrait être lié aussi à la grogne interne au sein du PPRD, à propos des sommes considérables gâchées à rater une démonstration de force au Stade, au détriment des campagnes personnelles et des autres formesde campagne, dont bien sûr la presse… NdlR)
Des réflexions similaires à celles de L’Avenir, on en trouve aussi dans les colonnes de L’Observateur. Dans son éditorial de ce vendredi, « les honorables déshonorés », ce quotidien estime que les basses insultes proférées par l’ex-député MLC envers la journaliste de la chaîne de radio et télévision RTVS1 doivent sans doute inquiéter les autorités du PPRD où « le député incriminé a installé ses pénates depuis quelques mois ». Quand bien même l’intéressé aurait une certaine base qui l’a porté à la chambre basse du Parlement à l’issue des législatives de 2006, poursuit L’Observateur, il serait maladroit de la part du parti présidentiel de prendre cause et fait pour une personne de ce genre qui vous apporte plus de malheur que de bonheur aussitôt qu’elle entre dans votre maison. L’Observateur conclut son article par ce conseil : «Honorables, ne vous déshonorez plus même si vous êtes à la fin de votre mandat».
Pour Le Phare, les organisations professionnelles des journalistes ont décidé depuis mardi dernier de former une chaîne de solidarité autour la journaliste concernée, rédactrice en chef à la chaîne privée RTVS1. A côté de la sanction d’embargo, il indique qu’une plainte au pénal a été déposée auprès du Procureur général de la République. Cependant, la chaîne de solidarité a été entendue, surtout, lorsque Le Phare publie les communiqués de « Femmes de Médias », et « Toges Noires », deux ONG qui sont d’accord avec l’embargo total imposé au député. Cependant, Le Phare constate que l’agression contre Eugénie Ntumba témoigne de la «multiplication des actes d’intolérance» envers les journalistes, à l’aube de la présidentielle prévue, comme les législatives, le 28 novembre 2011 en RDC. C’est le cas, soutient le confrère, le week-end dernier d’un cameraman de la RTGA «violemment agressé» à Kinshasa pour avoir filmé les gradins vides du stade des Martyrs où s’ouvrait le congrès du PPRD.
Divers
De larges colonnes des journaux kinois sont consacrés à d’autres aspects encore du processus électoral.
L’Observateur et Le Phare constatent que «La Russie enverra des observateurs neutres en RDC». Pour Dimitry Korepanov, cité par L’Observateur,la Russie enverra 5 à 6 observateurs neutres lors des élections en RDC. Cependant, elle ne prévoit pas une enveloppe financière dans le cadre des élections de 2011 en RDC, selon le diplomate russe à Kinshasa. Le Phare ajoute que l’organisation des élections libres et transparentes est une question prioritaire et importante que la Russie souhaite voir s’accomplir au nom du maintien d’une politique diplomatique assez efficace entre les deux Etats.
«Cour pénale internationale : Poursuite cette semaine du procès de Jean-Pierre Bemba», écrit L’Observateur. « Après une suspension de quelques semaines, le procès opposant Jean-Pierre Bemba contre le procureur Luis Moreno O’Campo à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas, va se poursuivre cette semaine, explique le journal. La Cour va continuer l’audition des témoins, principalement le 26ème témoin ». Au total, poursuit l’auteur de l’article, «26 témoins ont déjà défilé devant la barre depuis l’ouverture en novembre 2010 du procès de Jean-Pierre Bemba Gombo, sénateur congolais et président national du Mouvement de libération du Congo (MLC) ». Au nombre desquels, cite le quotidien de l’avenue colonel Ebeya, «des ex-militaires, des marchands ambulants qui sont revenus, dans leur témoignage, sur l’arrivée des soldats de Jean-Pierre Bemba en République centrafricaine, ses liens avec l’ex-président Ange Félix Patassé, le pillage des habitants et le viol des femmes par les soldats de Jean-Pierre Bemba que les Centrafricains appellent Banyamulenge». Selon Radio Okapi, cette semaine a été marquée particulièrement par les affirmations d’un témoin selon lesquelles le parti de Jean-Pierre Bemba avait utilisé la République centrafricaine comme base arrière et source d’approvisionnement en armes et autres provisions. Luis Moreno a considéré ce témoin – témoin 168 – comme l’un de ses témoins. Pour assurer la sécurité des témoins, le procureur Luis Moreno O’Campo avait demandé que plusieurs parties de ce procès soient entendues à huis clos. Pour lui, les témoins courent beaucoup de risques en allant faire des dépositions à la CPI. Voilà pourquoi les juges ont refusé à maintes reprises d’accorder au candidat malheureux à la présidentielle de 2006 une mise en liberté provisoire. Selon le journal, «les proches de Jean-Pierre Bemba n’entendent pas baisser les bras. Ses avocats, membres des barreaux de Bruxelles et de Kinshasa tiennent à obtenir la liberté provisoire à leur client, estimant que M. Bemba, qui bénéficie de la présomption d’innocence, a le droit de pouvoir exercer ses droits civiques ». Voilà pourquoi, explique L’Observateur, «le congrès du MLC a désigné le 23 juillet Jean-Pierre Bemba candidat à la présidentielle de novembre 2011, en même temps, il l’a reconduit à la tête du parti pour un nouveau mandat de 5 ans». En prenant une telle décision, souligne le journal, «le MLC est-il sans doute certain de la libération du chairman. Ce qui paraît, aux yeux de l’opinion nationale, une sorte d’utopie, estimant que le MLC est en train de rêver pour le sort du chairman».
«Uvira: FARDC et Maï-Maï s’affrontent dans les moyens plateaux de Kiliba», révèle Radio Okapi. «De violents combats ont opposé, mercredi 23 août, les FARDC aux miliciens Maï-Maï dans les moyens plateaux de Kiliba, groupement de Muhungu, chefferie de Bafuliiru dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, relate la radio onusienne. Le bilan des accrochages reste controversé ». Selon la même source, «les Maï-Maï déclarent avoir tué sept militaires des FARDC lors des combats qui ont débuté mercredi matin à Kiyanda, à 10 Kms de Kiliba-centre, à l’Ouest, dans les moyens plateaux ». En plus, «ils affirment aussi avoir récupéré six armes AK 47 de l’armée régulière ». De son côté, le lieutenant colonel Héritier Byamungu, commandant des FARDC du 104e régiment, a rejeté en bloc cette version des faits. Selon lui, ce sont les militaires des FARDC qui ont pris au dépourvu les assaillants. Ils ont démantelé leur camp et récupéré quelques minutions trouvées sur place, a-t-il poursuivi, avant de repousser les assaillants dans la forêt de Manana, vers les hauts plateaux. Toujours selon lui, ces Maï-Maï regroupent: des déserteurs de l’armée régulière, des combattants rwandais des FDLR, des ex-combattants burundais du FNL. Cette information a été confirmée par le chef de localité de Kiliba, précisant qu’aucune perte en vie humaine ne lui a été rapportée, ni du côté des civils ni du coté des FARDC.
«Bas-Congo : les banques de monnaie se popularisent», écrit L’Avenir. « Dans la province du Bas-Congo, les petits épargnants commencent à refaire confiance aux banques de monnaies, indique le journal. Dans un contexte de stabilité monétaire, celles-ci multiplient les offres alléchantes pour capter les économies des moins nantis, parmi lesquels certains préfèrent encore garder chez eux leur argent sous les matelas, voire sous les nattes». Dans cette enquête, écrit le quotidien kinois, «Syfia grands lacs souligne que c’est un cas de force majeure qui a contraint F.M. à ouvrir un compte en banque pour y placer ses revenus de fin du mois ». Ce fonctionnaire a été dépouillé de ses maigres économies, après un vol perpétré à son domicile, début 2011. «J’ai alors décidé de renouer avec la banque. Pourtant, je ne gagne chaque mois que 127 000 Fc», maugrée-t-il. «Ce n’est pourtant pas la principale raison qui pousse de nombreux habitants de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, à faire ou refaire petit à petit confiance aux institutions financières, révèle L’Avenir. Une confiance que les Congolais ont perdue depuis quelques décennies de cela… »
©CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le vendredi 26 août 2011.










26 août 2011
Aujourd'hui dans la presse