Une semaine après l’investiture de son propre parti, le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila a été investi comme l’unique candidat de la Majorité présidentielle (MP) à l’élection présidentielle de novembre 2011. Pendant ce temps, l’opposition congolaise ne parvient toujours pas à se mettre d’accord sur le nom d’un candidat commun.
A 90 jours de la prochaine élection présidentielle, Joseph Kabila a donc été désigné et investi sans surprise par le bureau politique de la Majorité présidentielle (MP) qui s’était réuni à Kinshasa. Le président sortant sera donc l’unique candidat de sa famille politique pour cette élection à un seul tour, alors que l’opposition congolaise n’est toujours pas encore parvenue à s’accorder sur une candidature unique.
Le 24 août dernier, plusieurs partis de l’opposition réunis à la paroisse Notre Dame de Fatima à Kinshasa avaient désigné Etienne Tshisekedi, le président de l’UDPS comme candidat unique de l’opposition. Mais le reste de l’opposition, notamment le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et l’Union des forces congolaises (UFC) de Léon Kengo wa Dondo, se sont désolidarisés de cette démarche, estimant que la priorité pour l’opposition est la mise sur pied préalable d’un programme commun et non le choix du candidat à la présidentielle.
L’épreuve de force continue donc entre Etienne Tshisekedi et les trois autres candidats de l’opposition (Kamrehe, Bemba et Kengo). Tshisekedi s’estime en effet le plus légitime à représenter l’opposition à Joseph Kabila, fort de son expérience et de son appui populaire. Candidat « coûte que coûte » et « jusqu’au boutiste » à la présidentielle, le patron de l’UDPS espère bien faire plier ses concurrents, quitte à leur faire porter la responsabilité d’un échec en cas de candidatures multiples dans un scrutin présidentiel à un seul tour.
En attendant, l’UNC, le MLC et l’UFC ont mis sur pied une commission mixte chargée d’élaborer un programme commun de l’opposition et qui aura aussi à négocier avec les autres partis, dont l’UDPS, sur la question de la candidature unique.
Christophe Rigaud








31 août 2011
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